Le colonel Michaël Randrianirina fera bientôt ses premiers pas à l’Assemblée générale des Nations unies en tant que chef de l’État malgache. Il est attendu à New York pour la 81e session de l’Assemblée générale, dont le débat général de haut niveau se tiendra du 22 au 26 septembre, avant une dernière journée le 28 septembre. Durant cette séquence diplomatique majeure, les dirigeants du monde entier se succéderont à la tribune pour présenter leurs priorités et défendre les positions de leurs pays.
Pour l’heure, le jour et l’heure de l’intervention de Michaël Randrianirina ne figurent pas encore dans le programme détaillé des orateurs. Le calendrier du déplacement de la délégation malgache n’a pas davantage été rendu public. Une rencontre du chef de l’État avec des membres de la diaspora malgache aux États-Unis est toutefois annoncée pour le 23 septembre. Cette échéance laisse envisager un départ de Madagascar dans les prochains jours, possiblement vers la fin de la semaine.
Pour la Grande Île, cette Assemblée générale intervient surtout à une période hautement symbolique. Le 25 septembre marquera le premier anniversaire du déclenchement des manifestations de 2025, point de départ d’une crise qui allait bouleverser l’ordre politique malgache. Initialement nourrie par les difficultés du quotidien, notamment les coupures récurrentes d’eau et d’électricité, la mobilisation avait rapidement gagné en ampleur. La contestation avait ensuite évolué jusqu’à la rupture politique d’octobre et l’arrivée de Michaël Randrianirina à la tête de l’État.
Douze mois plus tard, le contexte est totalement différent. Celui qui se trouvait au cœur du basculement politique s’apprête désormais à représenter officiellement Madagascar devant la communauté internationale. New York constituera ainsi une étape importante pour les autorités de la Refondation, engagées depuis près d’un an dans une transition appelée à redessiner les institutions et le fonctionnement politique du pays.
Cette première participation de Michaël Randrianirina à l’Assemblée générale sera donc particulièrement suivie, notamment pour le contenu de son intervention. Le chef de l’État aura l’occasion de présenter la trajectoire engagée depuis son accession au pouvoir, mais aussi les orientations qu’il entend défendre pour Madagascar.
Dialogue politique, réformes institutionnelles et prochaines échéances électorales devraient notamment rester en toile de fond. Le président pourra également porter à la tribune les préoccupations d’un pays confronté à d’importants défis économiques et sociaux. Changement climatique, développement, sécurité alimentaire, énergie ou encore financement figurent parmi les dossiers internationaux qui touchent directement Madagascar.
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