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mardi 6 octobre 2026
Antananarivo | 14h54
 

Politique

Société

Justice : un projet de loi pour protéger les lanceurs d’alerte et les témoins

mercredi 16 septembre | Mandimbisoa R. |  3719 visites  | 5 commentaires 

Madagascar veut renforcer son arsenal juridique dans la lutte contre la corruption en instaurant un cadre spécifique pour les lanceurs d’alerte et les témoins. Un projet de loi élaboré par le gouvernement prévoit de définir leur statut, d’organiser leur protection et de sanctionner les représailles dont ils pourraient être victimes. Le sujet est au cœur d’un atelier régional organisé à Antananarivo du 15 au 17 septembre, avec des représentants des Comores, des Maldives, de Maurice, des Seychelles et de Madagascar.

Organisée conjointement par le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) et le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), avec l’appui de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), la rencontre doit permettre aux pays participants de confronter leurs expériences et de poser les bases d’une feuille de route régionale. L’objectif est notamment de créer des conditions permettant de signaler des faits de corruption sans craindre de représailles.

Interrogée en marge de cet atelier, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a apporté des précisions sur le texte malgache en préparation. Selon ses explications, celui-ci ne se limite pas à définir le lanceur d’alerte. Il doit également prévoir les mécanismes destinés à le protéger ainsi que des sanctions contre les auteurs de représailles. Une protection des témoins dans les affaires de corruption est également prévue.

Le projet entend parallèlement tracer une frontière entre l’alerte répondant à des critères précis et la dénonciation abusive. Selon la ministre, la qualité de lanceur d’alerte suppose notamment de disposer d’éléments de preuve, d’agir dans l’intérêt général et de ne pas être animé par la recherche d’un avantage financier ou par la mauvaise foi. Une personne diffusant des accusations infondées ou diffamatoires ne pourrait donc pas automatiquement revendiquer ce statut.

Cette distinction concerne aussi les pratiques observées sur les réseaux sociaux. Fanirisoa Ernaivo souligne qu’un lanceur d’alerte n’est pas nécessairement quelqu’un qui expose publiquement une affaire sur Facebook ou d’autres plateformes. Des personnes confrontées à des faits de corruption, notamment dans leur environnement professionnel, peuvent transmettre leurs informations directement aux organismes compétents susceptibles de saisir la justice. La possession de preuves et la possibilité de témoigner deviennent alors déterminantes pour permettre aux investigations d’avancer.

Le texte est déjà à un stade avancé de son élaboration. D’après la ministre, sa rédaction est terminée après un passage par la commission chargée de la réforme du système pénal. Il se trouve désormais en consultation au niveau gouvernemental. La prochaine étape doit conduire à son examen en Conseil des ministres, avant une transmission à l’Assemblée nationale.

Cette évolution législative s’inscrit dans un processus plus large. Les travaux techniques menés ces dernières années ont déjà fait progresser la réflexion sur la création d’un cadre national consacré aux lanceurs d’alerte et aux témoins. Le communiqué souligne que l’enjeu consiste désormais à traduire cette démarche en garanties juridiques concrètes.

L’atelier d’Antananarivo prolonge par ailleurs une première rencontre régionale organisée aux Seychelles en mars 2025. Pour les pays participants, la protection de ceux qui signalent ou témoignent constitue un élément important de la prévention, de la détection, de l’investigation et de la répression des faits de corruption.

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5 commentaires

Vos commentaires

  • 16 septembre à 12:00 | Vohitra (#7654)

    Concentrez-vous sur le processus de concertation nationale en phase de démarrage actuellement et qui, espérons, aboutira à la vraie refondation de la République.

    Ateliers et colloques, réunions et symposiums, ne mènent nulle part dans un contexte dominé par la marche de la Nation vers une concertation nationale.

    La liberté d’expression et d’opinions n’est-elle pas déjà un des axes principaux à débattre dans le cadre de la concertation nationale appelant la contribution de tout un chacun depuis la base de la société ?

    • 16 septembre à 12:03 | tonga soa (#11899) répond à Vohitra

      Il faut un homme comme vous à la tête de Madagascar. D’un claquement des doigts il vous règle tous les problèmes.

    • 16 septembre à 15:04 | RN13 (#11689) répond à Vohitra

      Tonga soa ne fait que polluer ce forum avec ces commentaires infantils, dommage.

    • 16 septembre à 18:22 | tonga soa (#11899) répond à Vohitra

      RN 13 vous aussi vous roulez pour vohitra ?
      Dites moi en quoi vos interventions personnelles apportent un souffle nouveau à ce forum ?
      Dites moi en quoi vohitra fait avancer le schmilblic en dénonçant tout ce qui se passe à Mada et en préparant SON futur.

  • 16 septembre à 12:28 | canal baobab 13 (#11848)

    La tongue est lucide ce matin en plébiscitant vohihi. ..on espère en ce mercredi il va déclarer sa flamme à béquille elle aussi gasy d empire siège social Londres depuis jhon law ministre des finances du 15 des versaillais hein si y a des questions hésitez pas sono l educatOR !
    Voui très bon article (en titre j ai pas encore lu) mais à traduire dans les actes..bibi canal baobab nom poumarat est pas le chevalier blanc tient à épargner mes gentils qui y a dans ( presque) tous les clans ethnies famille i tuti kuanti mais veut récupérer ses biens sa maison et pour ça va pas hésiter à balancer déjà sur le parti socialiste français dont la cogema était sa caisse noire et j espère les vaovao autorités gasy vont dépêcher quelqu un lors de mon procés...que les romains dits jacobins veulent éviter mais qu ils auront je suis pas un marchand de tapis hihihi

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