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mercredi 20 octobre 2021
Antananarivo | 09h52
 

Société

Conseil des ministres

Pénurie d’eau : Antananarivo va bénéficier de 46 forages

jeudi 18 février | Mandimbisoa R.

Le projet de forage pour pallier aux problèmes récurrents d’approvisionnement en eau dans la capitale a été acté hier en conseil de ministres. La liste de communes qui vont bénéficier des ces forages ont ainsi été dévoilé hier. Les communes d’Ambohidrapeto, Fiombonana, Itaosy, Ampitatafika, Andoharanofotsy, Bongatsara, Alasora, Tsiadana, Ambohimangakely, Ankadikely Ilafy, Sabotsy Namehana, Ambohimanga Rova, Antehiroka, Ivato Firaisana, Anosiala et Antananarivo Renivohitra. En total, 46 forages seront répartis dans ces communes.

De même, le conseil des ministres a accordé la demande d’autorisation d’appels d’offres concernant le renforcement des « Réseaux interconnectés d’Antananarivo RING TANA 90k ». Ceci consiste dans le concret à renforcer l’approvisionnement en électricité de la JIRAMA afin de réduire les récurrentes coupures et de brancher en électricité d’autres endroits de la capitale.

8 commentaires

Vos commentaires

  • 18 février à 10:12 | nez_gros (#10715)

    Arrêter de défoncer la nature, Il faut détruire Antananarivo, et déplacer la Capitale, ... delenda Carthago... T’as capté ou pas ???

    Ce n’est pas écologique tout cela, le cyclone etc... c’est à cause de tout cela... t’as capté ou pas gros ???

    • 18 février à 10:39 | betoko (#413) répond à nez_gros

      Andry Rajoelina voulait désengorger Tana en voulant construire une nouvelle ville, mais les TIM lui ont mis des bâtons dans les roues et payant des gros bras et ont intimidés les habitants de ce projet de la nouvelle ville

  • 18 février à 10:48 | elena (#3066)

    46 forages, ils sont sûrs au moins de ce qu’ils font ? La ville transformée en gruyère !
    Bon, je l’admets, je ne suis pas ingénieur en fromage et forage.

    • 18 février à 11:04 | lé kopé (#10607) répond à elena

      La nouveauté est de faire des forages en plein centre ville , avec des nappes phréatiques polluées , et de ce fait de l’eau qui est loin d’être potable, causant d’autres maladies , comme si le Coronavirus ne suffisait pas ?. Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu pour mériter tout cela ?C’est ce que l’on appelle , retarder l’échéance en prenant les enfants du bon Dieu (encore Lui) pour des canards sauvages .Mais le compte à rebours est annoncé (Tic Tac ).

    • 18 février à 12:22 | vazahagasy taratasy (#10911) répond à elena

      Une étoile de plus à la dégradation de notre pays : Antananarivo plein de trous et bientôt un nouveau nom "Madagascar la trouée" peut- être...

  • 18 février à 11:41 | Tiaray (#7876)

    Où en est l’enquête sur l’incendie de l’ONE ? Ça y est ? On ne fait plus d’étude d’impacts dans ce pays ? On construit comme on veut, où l’on veut ?

  • 19 février à 07:31 | lancaster (#10636)

    LA DISPARITION DES FORÊTS N’EST PAS ÉTRANGÈRE AU MANQUE D’EAU

    Notre dernière Reine, Ranavalona III, qui avait 25 ans en 1886 c’est à dire 10 années avant l’invasion coloniale française, rappelait déjà le danger de la destruction des forêts. Son célèbre prédécesseur, le Roi Andrianampoinimerina le répétait déjà dans ses KABARY selon prescriptions écrites laissées par les historiens.

    CITATIONS article RFI

    Dans une lettre datée de 1886 et retrouvée par un historien, la souveraine de la Grande Île implore son peuple de stopper toute dégradation des forêts, car, insiste-t-elle, « c’est elle qui vous fait vivre ». Diffusée sur les réseaux sociaux, les paroles hélas visionnaires de la reine ont beaucoup secoué la Toile malgache.

    C’est un document ancien et pourtant plus que jamais d’actualité, qui vient de refaire surface à Madagascar. La semaine dernière, Tsiory Randriamanantena, historien et directeur du Musée de la photographie de Madagascar feuillette un ouvrage rare datant de 1940, chez un particulier. Il tombe alors sur une reproduction de cette lettre, écrite par Ranavalona III. « Je vous ai auparavant écrit concernant l’importance de la préservation de la forêt pour éviter la coupe incessante du bois ou autre dégradation », écrit la reine, alors âgée de 25 ans, dans une missive manuscrite datée de 1886.

    « Ce qui m’a frappé c’est le message véhiculé : la reine fait un rappel à l’ordre aux dignitaires de la colline d’Ambohimanga, c’est-à-dire de la colline sacrée voisine d’Antananarivo. Elle les enjoint de protéger la forêt parce que c’est en protégeant la forêt que l’on préservera le royaume, rapporte-t-il. D’ailleurs, elle écrit : "Fa ny ala no mandany Madagascar ary anton’ny fivelomanareo." C’est-à-dire, la forêt c’est elle qui nous protège et nous nourrit. Son message est quand même hyper avant-gardiste et prémonitoire. Parce qu’elle parle des conséquences sur le peuple de la disparition de la forêt. À savoir, "Mahatonga ny mosary, satria ho kely ny orana." C’est-à-dire, la destruction de la forêt entraîne l’absence de pluie qui engendre la famine. »

    Des alertes restées lettre morte

    Mais cette préoccupation de sauvegarde des forêts chez les souverains Merina des Hautes Terres est encore plus ancienne. D’après les historiens, le premier témoin à avoir alerté sur le danger de la déforestation, c’est Andrianapoinimerina qui a régné à partir de 1787. « Dans les retranscriptions qu’on a retrouvées de ses kabary, c’est-à-dire de ses discours à la population, on sait qu’il interdisait la coupe des arbres dans certaines forêts et qu’il interdisait de brûler les forêts pour le défrichement. Et quiconque enfreignait cette loi était puni de la peine de mort. »

    Des souverains précurseurs donc, mais qui n’ont hélas pas réussi à empêcher la déforestation quasi-totale sur les Hautes Terres. Dans la capitale et ses environs, recouverte de forêt primaire il y a 250 ans, les seuls arbres multiséculaires encore vivants sont des arbres sacrés ou préservés parce que plantés dans des propriétés privées.

  • 19 février à 07:32 | lancaster (#10636)

    LA DISPARITION DES FORÊTS N’EST PAS ÉTRANGÈRE AU MANQUE D’EAU

    Notre dernière Reine, Ranavalona III, qui avait 25 ans en 1886 c’est à dire 10 années avant l’invasion coloniale française, rappelait déjà le danger de la destruction des forêts. Son célèbre prédécesseur, le Roi Andrianampoinimerina le répétait déjà dans ses KABARY selon prescriptions écrites laissées par les historiens.

    CITATIONS article RFI

    Dans une lettre datée de 1886 et retrouvée par un historien, la souveraine de la Grande Île implore son peuple de stopper toute dégradation des forêts, car, insiste-t-elle, « c’est elle qui vous fait vivre ». Diffusée sur les réseaux sociaux, les paroles hélas visionnaires de la reine ont beaucoup secoué la Toile malgache.

    C’est un document ancien et pourtant plus que jamais d’actualité, qui vient de refaire surface à Madagascar. La semaine dernière, Tsiory Randriamanantena, historien et directeur du Musée de la photographie de Madagascar feuillette un ouvrage rare datant de 1940, chez un particulier. Il tombe alors sur une reproduction de cette lettre, écrite par Ranavalona III. « Je vous ai auparavant écrit concernant l’importance de la préservation de la forêt pour éviter la coupe incessante du bois ou autre dégradation », écrit la reine, alors âgée de 25 ans, dans une missive manuscrite datée de 1886.

    « Ce qui m’a frappé c’est le message véhiculé : la reine fait un rappel à l’ordre aux dignitaires de la colline d’Ambohimanga, c’est-à-dire de la colline sacrée voisine d’Antananarivo. Elle les enjoint de protéger la forêt parce que c’est en protégeant la forêt que l’on préservera le royaume, rapporte-t-il. D’ailleurs, elle écrit : "Fa ny ala no mandany Madagascar ary anton’ny fivelomanareo." C’est-à-dire, la forêt c’est elle qui nous protège et nous nourrit. Son message est quand même hyper avant-gardiste et prémonitoire. Parce qu’elle parle des conséquences sur le peuple de la disparition de la forêt. À savoir, "Mahatonga ny mosary, satria ho kely ny orana." C’est-à-dire, la destruction de la forêt entraîne l’absence de pluie qui engendre la famine. »

    Des alertes restées lettre morte

    Mais cette préoccupation de sauvegarde des forêts chez les souverains Merina des Hautes Terres est encore plus ancienne. D’après les historiens, le premier témoin à avoir alerté sur le danger de la déforestation, c’est Andrianapoinimerina qui a régné à partir de 1787. « Dans les retranscriptions qu’on a retrouvées de ses kabary, c’est-à-dire de ses discours à la population, on sait qu’il interdisait la coupe des arbres dans certaines forêts et qu’il interdisait de brûler les forêts pour le défrichement. Et quiconque enfreignait cette loi était puni de la peine de mort. »

    Des souverains précurseurs donc, mais qui n’ont hélas pas réussi à empêcher la déforestation quasi-totale sur les Hautes Terres. Dans la capitale et ses environs, recouverte de forêt primaire il y a 250 ans, les seuls arbres multiséculaires encore vivants sont des arbres sacrés ou préservés parce que plantés dans des propriétés privées.

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