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Zaza Ramandimbiarison : « Les filets de sécurité, insuffisants »

jeudi 5 mai | Mandimbisoa R.

L’ancien vice-Premier ministre de Ravalomanana et non moins ancien directeur de cabinet de la présidence de la Haute autorité de la transition de Rajoelina, Zaza Ramandimbiarison remet en question les projets de filets de sécurité existants à Madagascar. Dans une tribune publiée mercredi, ce politicien se demande si l’atteinte de « quelques milliers de ménages bénéficiaires des projets de filets de sécurité du Fonds d’Intervention pour le Développement est-elle suffisante ? ». Il fait notamment référence au lancement, la semaine dernière, des projets de filets de sécurité dans les régions d’Itasy et de Menabe.

« Bien que des progrès aient été réalisés, il reste encore beaucoup à faire, à la fois en termes d’extension et de suivi de la couverture de la majorité des Malgaches en situation de pauvreté chronique, et en adaptant les interventions de protection sociale pour répondre aux nouveaux défis, tels que le changement climatique et les crises induites par la pandémie et la guerre en Ukraine », analyse-t-il. A son avis, « Une bonne politique de protection sociale devrait contribuer à la croissance économique inclusive, à la cohésion sociale et à la résilience. »

Madagascar bénéficie des aides de partout, notamment ces derniers temps, par le biais de la Banque mondiale, au sein de laquelle Zaza Ramandimbiarison a travaillé pendant plus de 4 ans, de 1998 à 2022. Connaissant bien le système des bailleurs de fonds et le pays, cet ancien ministre des Travaux publics estime que « La protection sociale devrait être financée de manière durable pour combler les lacunes pour la couverture totale du pays. »

« Elle ne devrait plus être considérée comme un « luxe » que seuls les fonctionnaires (par le Fonds de retraite), les travailleurs formels du secteur privé (par la CNAPS et c’est insuffisante et c’est tous les trois mois) et les quelques ménages de régions privilégiées actuelles ( par les projets de filets de sécurité en cours) peuvent se permettre, mais elle devrait être un programme intégré, essentiel et cohérent pour transformer la vie de la majorité des Malagasy pour pouvoir s’ adapter aux différentes crises socio –économiques que le pays pourrait traverser. »

« Au cours des quatre dernières décennies, nous avons assisté à une augmentation du volume d’aide dans des projets de protection sociale des pauvres les plus vulnérables par tous les partenaires financiers de Madagascar. Ces projets ont aidé des individus et des familles pauvres et vulnérables, (…), mais aussi servir de source de revenus pour les pauvres, améliorant leur niveau de vie. Ne serait-il pas temps d’envisager l’extension de ces projets de filets de sécurité à travers un plan d’action cohérent avec une vraie stratégie nationale pour la protection sociale », analyse-t-il.

D’après Zaza Ramandimbiarison, cette « stratégie devrait intégrer un programme pour le changement de comportement des Malagasy, pères et mères surtout, des futures générations malgaches. »

3 commentaires

Vos commentaires

  • 5 mai à 11:46 | lé kopé (#10607)

    Ce haut Fonctionnaire International , ayant fait ses preuves avec le laitier en étant l’un des artisans de la construction des routes durant le règne du propriétaire de l’Empire TIKO, a viré Casaque en étant le Directeur de Cabinet du Calife . On ne saura pas l’objet de leur discorde , mais le résultat est là , un Pays qui s’enlise dans le fond des Abysses depuis 2009 , date fatidique de notre déclin . Nous sommes persuadés qu’il a encore des solutions pour reconstruire ce Pays , et nous l’encourageons dans sa quête de Rédemption . Car d’après les Ecritures Saintes , "que celui qui n’a pas fauté me lance la première pierre". En étant humain , nous reconnaissons tous avoir nos propres défauts , l’essentiel est de s’en apercevoir , et de rectifier le tir après .

    • 5 mai à 17:14 | Stomato (#3476) répond à lé kopé

      L’on apprend que de ses erreurs. Après quoi l’on peut les corriger, s’amender.

      Encore faut-il avoir l’humilité d’accepter de les voire, et la volonté de les corriger.

      Facile à dire ; difficile à faire pour beaucoup, impossible pour certains.

  • 8 mai à 13:52 | olivier3 (#9833)

    @ stomato

    MWAIS

    sauf que les ANTI FOZAS passent leur temps a expliquer qu’ils sont "différents" des FOZAS...

    la réalité PROUVE LE CONTRAIRE..

    Ils parlent de guerre contre les fozas, de cocktails molotovs, de BBQ..

    Alors qu’ils font partie d’une même famille..

    en franchoullie, "on" pourrait parler de "foutage de gueule généralisé"...

    dans les milieux zozotorizés...evidemment..

     :)

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