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Editorial

Petites Réflexions sur le sommet de Nice

jeudi 10 juin 2010 | Lalatiana Pitchboule

Les malgaches ne sont ils plus que des pions dans le jeu de Zuma et de Sarkozy ?

1er Juin 2010 : Sommet de Nice. Le président Sarkozy déclare : « depuis le retrait à la présidentielle de Andry Rajoelina les positions de la France, la Sadc et l’Afrique du Sud se sont extrêmement rapprochées ». Jacob Zuma d’ajouter «  Le président Sarkozy a certainement raison. On se rapproche d’une solution. On est confiant de voir le problème se résoudre rapidement ».

La crise politique malgache est désormais, on le répète, le reflet d’un affrontement d’intérêts exogènes : aux intérêts et à la géopolitique française, s’opposent les intérêts et la géopolitique d’un bloc africain et d’un pays en particulier : la république Sud Africaine. Au soutien formel de Zuma à Ravalomanana s’oppose le soutien à peine moins formel de la France à la HAT TGV. « … les positions de la SADC et de la France sont PRESQUE en harmonie » disent ils. Le point d’achoppement restant probablement, quant à la résolution du conflit malgache, la question du retour de Ravalomanana et de sa participation à un processus électoral qu’il aurait peut être encore des chances d’emporter.

Et, bien qu’il soit irritant de l’imaginer, la résolution de la crise passera par l’aval conjoint de Paris et de Pretoria, sponsors respectifs de TGV et de Ravalomanana. Celui qui se fera lâcher par son sponsor n’aura plus voix au chapitre. On peut aisément imaginer que ce lâchage se fera sur la base d’une négociation entre les deux puissances. Elles se mettront d’accord sur le dos des protagonistes … on peut tout aussi aisément l’imaginer.

En prenant en compte cette hypothèse, on peut élaborer quelques modestes conjectures.

1. Au premier chef, la vision d’une Communauté africaine ou d’un ensemble économique et politique SADC-COMESA établi sur le modèle de la Communauté Européenne, qui conférerait à la région une puissance au rang des plus grandes, définit probablement l’ambition de l’Afrique du Sud : Zuma rêve faire de la RSA le moteur d’une Union Économique et Politique Régionale comme l’ont été l’Allemagne ou la France pour l’Europe. Dans ce sens, le panafricanisme convaincu de Ravalomanana et son idée de l’intégration de Madagascar dans cet ensemble régional, justifie à lui seul le soutien que Zuma lui apporte, au regard de l’irrespect de Rajoelina des institutions africaines et de son alignement sur les intérêts de la France. Ici, le conflit est plus idéologique qu’on ne l’a imaginé : alignement panafricain et régional contre alignement francophile.

2. L’Afrique veut montrer qu’elle peut changer et qu’elle peut mettre fin aux sempiternels cycles de coups d’Etat. Le conflit malgache devient un enjeu symbolique quand la prévention des changements de régime veut passer par un message aux candidats putschistes : NO PASARAN ! Ravalomanana, qui a été taxé d’hypocrisie à ce sujet, n’est ni le propriétaire ni l’inventeur de cette théorie. Et il ne sert à rien de ressasser 2002, la configuration géopolitique n’étant pas la même. Dans ce sens, les africains se sont aujourd’hui bien trop engagés jusque là pour pouvoir désormais se rétracter. Ils refuseront ainsi jusqu’au bout d’accorder la moindre légitimité aux putschistes. Rajoelina commet une erreur fondamentale en espérant que les africains reviennent sur leur position, d’autant que, d’une part, son absence de légitimité sociale les conforte dans cette voie et que, d’autre part, son fiasco à l’ONU a affirmé leur poids. Et il en commet une autre sur l’avenir (une de plus) en prétendant se moquer de l’intégration régionale.

3. L’Afrique du Sud avec sa place nouvellement acquise au G20 est désormais un acteur majeur avec lequel Sarkozy, qui présidera le dit G20 en 2011, doit désormais négocier dans le jeu d’alliances et de tractations qui se tiennent au sein de l’organisation, et dans l’ambition sarkozienne d’une réforme de la gouvernance mondiale. L’envergure économique de la nation arc en ciel en fait bien évidemment un partenaire à ménager avec précaution. Il était ainsi impossible de risquer le courroux de la RSA en invitant le TGV à Nice, ceci caractérisant le poids de Zuma dans le jeu Africain.

4. Les ambitions Onusiennes de l ‘Afrique du Sud, à l’aune des négociations actuelles pour la réforme du Conseil de sécurité et de la représentation de l’Afrique au sein de l’organisation - élargissement du Conseil à au moins un membre permanent avec droit de veto, membre issu du continent africain - caractérisent un autre élément du jeu diplomatique actuel. Le soutien que laisse miroiter Sarkozy quant à cette ouverture du Conseil de Sécurité à l’Afrique s’avère être probablement un élément essentiel des rapports entre Paris et Pretoria.

5. La France a-t-elle intérêt à la montée en puissance d’un groupe panafricain dans la région ? Oui, probablement, sur le plan économique et sur le plan de la stabilité politique, enjeu fondamental qui a largement eu sa place lors du sommet de Nice. Non probablement, sur le plan géopolitique : le jeu traditionnel du clientélisme français et des alliances est tout de même plus facile à jouer face à des états isolés, que face à un front uni et solidaire. Le discours de Sarkozy de Nice serait schizophrène : « faut que je m’appuie sur l’Afrique pour le G20, je vais donc leur promettre des choses quant à l’ONU ; mais en même temps ça m’enquiquinerait qu’ils s’entendent trop bien ».

6. Le sujet des intérêts de la métropole à sauvegarder a Madagascar, celui de la zone d’influence économique et stratégique à préserver, et celui de la défense des groupes d’influence ou des entrepreneurs francophones et francophiles - locaux comme extérieurs - lésés par Ravalomanana et en exécration de ce dernier qui refusent absolument l’idée de son retour, ont été largement débattus (cf articles « les enjeux de la France »). La détestation du personnage et le conflit historique que Paris a développé vis-à-vis de Ravalomanana s’y rajoutant, la France ne manque pas de raisons pour réfuter l’idée d’un retour de l’ancien dirigeant au pouvoir. Mais au-delà de l’erreur d’analyse qui n’a pas pris suffisamment en compte le rejet du TGV, Paris devra bien un jour revenir sur sa position pour considérer des enjeux plus essentiels. Les éléments d’une négociation Ravalomanana/Diplomatie française peuvent êtres posés sur la table. Pourquoi ce blocage ? La Real Politik aurait dû reprendre ses droits. Et si on accepte l’idée que le pouvoir fantoche de Rajoelina n’a probablement plus aucune crédibilité aux yeux de la France, en particulier au vu de son assise sociale quasiment inexistante, pourquoi le soutenir ?

7. Jusqu’où la situation peut elle rester bloquée à Madagascar ? Le TGV peut jouer le pourrissement de la situation. Au fil de l’eau des ralliements et des reconnaissances, des alliances tactiques de circonstance, il peut penser aller petit à petit vers une « normalisation » technique et une reconnaissance de facto : le peuple malgache a survécu, survit et survivra encore. Sa capacité d’adaptation et sa capacité de conservation sont parmi ses grandes qualités. Elles caractérisent aussi son plus grand défaut. Que cela prenne encore 6 mois, un an, ou deux ans ou 5 ans de transition HAT, tant qu’on arrivera, à coups de sparadraps économiques, à éviter l’explosion sociale et tant que, de reports en reniements et pseudo-médiations diplomatiques, on arrivera à endormir la communauté internationale (l’Iran et Israel font ça très bien aussi), on peut cyniquement s’en contenter… Et ce, quel que soit le prix à payer par la nation malgache. La question est combien de temps l’explosion sociale pourra-t-elle être contenue. Les acteurs qui (mé)jouent cette carte du pourrissement, prennent là une option bien dangereuse.

8. Les enjeux de développement et les intérêts du peuple malgache ? On en fait dans cette lecture bien peu de cas. Parce que la sortie de crise se réalisera quand les grandes puissances seront assurées de la satisfaction de leurs enjeux et d’une réponse adéquate à leurs visions stratégiques respectives. La RSA veut un accord qui préserve sa vision panafricaine. La France veut un accord qui préserve les intérêts de ses entrepreneurs. La personnalité des dirigeants de fait ou déchus importe peu, quelque part. Ils ne sont que le jouet de ces rivalités exogènes. Ravalomanana n’est peut être plus que le jouet de Zuma, quand il se croit son partenaire. Mais incapable de négocier directement avec Paris, il est enfermé dans une logique qui ne lui appartient probablement plus. Le TGV quant à lui ne gardera plus longtemps les faveurs d’une diplomatie française lassée de ses divagations et prête à le lâcher dès que la situation, les opportunités et les tractations nécessaires l’exigeront.

9. Les tensions et les rancoeurs sont tellement exacerbées localement, qu’une inquiétude majeure s’est imposée : l’installation dans la durée des conflits quels que soit le compromis adopté. Un retour de Ravalomanana laisse craindre des règlements de compte. Le compromis ne suffira plus. Il est indispensable qu’une véritable réconciliation nationale se fasse pour dépasser les erreurs et dérives des ces dernières années, afin que le pays ne reste pas le pion sacrifié de ce jeu d’échecs géopolitique et de cette internationalisation de la crise malgache.

10. Les autres acteurs, jouent leur propre jeu. L’Europe, dont la position est relayée par l’activisme de l’opposition de la Diaspora malgache, affirme son intransigeance en s’accrochant au sacro-saint principe de constitutionnalité, s’appuyant en cela sur les accords de Cotonou. Mais au-delà des principes affirmés sur la récente confirmation des sanctions de l’UE, il importe aux acteurs européens de ne pas laisser la France imposer sa vision de la situation et sa mainmise sur la région Océan Indien. Mais au bout du compte, ces oppositions formelles de points de vue, ne sont qu’arguments de tractations diplomatiques dans les jeux de pouvoir entre européens. Ainsi va la géopolitique. Les relations privilégiées de Ravalomanana avec les dirigeants de l’Europe du Nord et des USA font le reste.

11. La Chine, plus pragmatique elle, s’en moque. Quel que soit le régime en place, sa puissance économique et financière lui permettra de s’accommoder de n’importe quel pouvoir. Il est probable qu’elle ait d’ailleurs joué toutes les cartes, et alimenté jusque là tous les râteliers. Ravalomanana ou TGV ??? Ils prendront de toutes façons ses sous (Soalala, dont se gargarise le pouvoir TGV, était un dossier initialisé sous Ravalomanana). Ses intérêts géopolitiques et géostratégiques ne seront que le reflet de ses prises de position économiques.

12. Quant à la grande Amérique, elle comptera les coups. Si ils ont accordé un temps leur faveur à Ravalomanana l’anglophone anglophile, les Etats-Unis, à la base attachés au principe de démocratie qui faisait de l’AGOA l’outil de leur influence stratégique et politique, ont probablement mieux à faire quant à la préservation de leurs intérêts, pétroliers en particulier, sur le golfe de Guinée, en Angola et au Nigéria. Trop contente de contrer la France, l’Amérique s’alignera probablement provisoirement sur la stratégie de son allié traditionnel et de son partenaire économique majeur : l’Afrique du Sud.

Dans cette partie d’échecs à l’échelle mondiale, le pays et le peuple malgache importent peu. C’est rageant à imaginer, mais il en est ainsi. Et la situation perdurera au gré des tractations entre les grands, qui ne seront pas plus empressés que cela à la résolution de la crise, si celle-ci leur permet de servir leurs propres stratégies. Ravalomanana et Rajoelina ne sont probablement plus que des pions dans cette situation. Seules des initiatives fortes de la part de tous les acteurs malgaches, pour aller véritablement vers une réconciliation nationale et bâtir enfin une sortie de crise malgacho-malgache, peut permettre au pays de reprendre sa place, au lieu d’être le jouet des grands de ce monde. Au-delà des enjeux de pouvoir, de la sauvegarde des ego, et même des enjeux économiques et sociaux immédiats, il en va de la situation future de notre pays dans le concert des nations… En ont-ils seulement conscience ? Il suffit, là…

Quant à moi, ce ne sont là encore qu’hypothèses et conjectures…

Bien à vous tous…

Patrick Rakotomalala (Lalatiana Pitchboule)

22 commentaires

Vos commentaires

  • 10 juin 2010 à 07:57 | Noue (#2427)

    La France....parlons-en ! que des foutaises ! françafrique oblige ? Sarko , lui dit que c’est un coup d’état mais il est toujours là et ne lâche pas les intérêts de la France.

    Il a dit quoi exactement ?

    L’Afrique est l’avenir de l’Europe ? aiza re zany eee !!

  • 10 juin 2010 à 09:37 | bema (#828)

    La crise est MALGACHO-MALGACHE et la solution se trouve sur place.Il faut travailler maintenant pour les élections. Madagascar est Souverain et amis du monde entier. Misaotra Tompoko.

    • 11 juin 2010 à 09:13 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à bema

      bema

      Pas d’autre commentaire.

      Ce que vous dites va directement à mon couer.

      Bravo

      Cordialement,

      Bonne continuation.

      Basile RAMAHEFARISOA

      b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 10 juin 2010 à 09:51 | Rainivoanjo (#1030)

    Analyse que je partage à peu près complètement sauf sur : "L’Afrique veut montrer qu’elle peut changer et qu’elle peut mettre fin aux sempiternels cycles de coups d’Etat". En avalisant ce qui s’est passé au Niger par exemple, l’UA vient de montrer une fois de plus qu’en politique, il faut être souple, n’en déplaise ceux qui ânonnent en permanence le retour à la Constitution et autres démocraties de pacotille. Ce qui se passe à Madagascar est effectivement le reflet d’une lutte d’influence de différentes puissances qui veulent avoir leur mot à dire sur l’avenir du pays pour des intérêts économiques, géostratégiques ou politiques ou même seulement sentimentales. C’est à Madagascar de se prendre en charge et ne pas accepter les interférences extérieures, quelles qu’elles soient.

    • 10 juin 2010 à 14:00 | Ramarolanoana J (#1663) répond à Rainivoanjo

      Je ne vois pas comment des incompétents pareils (=hat) pourrait prendre en charge l’avenir du pays.

  • 10 juin 2010 à 10:06 | nicoud (#1446)

    enfin une analyse juste et précise de la situation de Madagascar : bravo lalatiana , vous exprimez ici toutes les ambiguites et toutes les raisons qui font que cette crise s’éternise : Madagascar n’est qu’un enjeu politique , géographique et économique pour les puissances extérieures et les malgaches , avec leur guerre de pouvoir , les jalousies et les revanches bref leur manque de solidarité , les malgaches laissent la porte ouverte à toutes les mains mises ; cependant , il est flagrant que les malgaches n’arriveront pas à résoudre eux même cette crise , et on en revient donc toujours aux accords de Maputo qui rappelons le ont été signés par toutes les parties , Rajoelina y compris ; Monsieur Candide dirait " pourquoi alors l’aide de la communauté internationale ne va pas elle dans ce sens ??? " .il faudrait des sanctions encore plus sévères et plus rapides à l’encontre de TGV car il faut être rapide , il faut que ces sanctions fassent couler le pouvoir en place au plus vite pour épargner le peuple , on ne peut plus continuer dans la durée ; ces dialogues , ces rencontres , c’est du pipeau , c’est la technique TGV pour gagner du temps car il espère toujours une manne financière miraculeuse qui le sortirait de là ; mais ces langueurs font souffrir une population au bord de la famine ( de la famille venue de là bas m’a affirmé que les adultes ne font plus qu’un repas par jour pour laisser le reste aux enfants)....

    • 10 juin 2010 à 11:05 | maminah (#2788) répond à nicoud

      A propos de sanctions sévères et rapides, vous avez vu la mollesse des réactions des grands de ce monde face aux abus israéliens ? Ils en sont quitte d’un invariable "Nous condamnons", et on considère l’affront lavé. On n’y revient plus jusqu’à la prochaine "fantaisie", qui connaîtra le même sort. La géopolitique se résume en la complaisance des forts d’un côté, et au soulèvement des peuples de l’autre. Est-ce pour autant un jeu gagné d’avance ? Un jeu est dangereux dès lors qu’il se joue sur une poudrière..

    • 10 juin 2010 à 14:38 | rayyol (#110) répond à maminah

      et oui aux states on remplace un bouffon par un autre plus a la mode et qui fait plus exotique et on l affuble d un prix Nobel cela fait plus serieux et comme il a du caractere le monsieur il se fache meme contre les méchants capilalistes BP qui salissent tout avec leur pieds tout plein d huile et menace meme isrel de lui donner une petite tape sur les doigts quel grand homme

  • 10 juin 2010 à 11:28 | Rabila (#1379)

    Les malgaches se sont mis tout seul dans cette position d’infériorité et ont offert un cas facile où tout le monde s’en mêle.

    Si M/car avait une frontière terrestre avec d’autres pays ou possédait des ressources stratégiques pétroles ou autres, on aurait eu des soldats étrangers dans nos rizières.

    Je pense néanmoins que c’est un moindre mal d’avoir la RSA et SADC dans la boucle. Ca fait un peu l’Afrique aux africains. Je ne cherche pas à taquiner Ra-Basile.

    Et finalement, j’observe que les télevisions françaises diffusent beaucoup de reportages sur les actions chinoises sur le continent africain. L’Afrique-France jalouse un peu la Chine-Afrique. Les longues oreilles n’ont pas les mêmes moyens que nos fréres bridés.

  • 10 juin 2010 à 11:35 | racynt (#1557)

    Merci et bravo Lalatiana pour cette excellente et pertinente analyse des enjeux géopolitique de la crise malgache. Donc en résumé je dirais que la France est officieusement mais pas officiellement seule contre l’UA, l’UE et les USA. Cela prouve le niveau de détermination de renimalala à défendre ses intérêts à Madagascar. Plus que jamais comme vous dites , les malagasy aujourd’hui devraient se réconcilier car l’union fait la force, dommage que certains malgaches n’ont toujours pas compris cela. Tous le monde profite de nos conflits entre malgache pour tirer leur épingle du jeu et les malgaches au lieu de se réconcilier , se réconforte dans l’esprit de vengeance et la zizanie.

    • 10 juin 2010 à 22:21 | agrovahaza (#2530) répond à racynt

      Ben oui, Madagascar c’est comme la Gaule en -100 av JC.
      Les tribus gauloises passaient leur temps à se foutre sur la gueule entre eux.

      Et Jules Cesar est arrivé !

      Certaines tribus gauloises (ethnies si vous voulez), se battaient avec l’occupant romain contre rémunération sonnante et trébuchante.

      Quand enfin, ils (les gaulois) ont compris le film, ils se sont unis mais trop tard, ils ont perdu à Alesia.

      C’était en -52 av JC.

      Faut vous réveiller, les petits gars !!!

    • 10 juin 2010 à 22:28 | agrovahaza (#2530) répond à agrovahaza

      cela dit, excellentissime analyse de lalatiana !!!!

      ça fait du bien de lire ça, ça nous change des âneries qu’on lit ailleurs.

    • 11 juin 2010 à 22:26 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à racynt

      racynt

      entre la France et les u.S.A.,l’affaire sur MADAGASCAR est réglée

      entre la France et l’U.E.,tout est réglé ;

      entre la France et l’AFS...,tout est aussi réglé

      PAS DE TAPAGE MEDIATIQUE

      La reconnaissance de Madagascar avance pas à pas pour ne pas froisser "autrui".

      VIVE MADAGASCAR !!

      VIVE LA COOPERATION MADAGASCAR/FRANCE

      Basile RAMAHEFARISOA

      b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 10 juin 2010 à 12:01 | Citoyenne Malgache (#599)

    Très bon article mon ami.

    Quelque soit ce que la France veut, elle a beaucoup manqué de tact et de discrétion durant cette crise.

    Et pourquoi l’Afrique ne pourrait-elle pas devenir un poids économique régional ? Les africains en rêvent. J’ai entendu des africains dire : si on avait deux ou trois présidents comme lui (devinez qui), on ne rira plus de nous. D’autres maintenant rigolent ouvertement de nous : vous avez vu votre président (devinez qui) ?

    Si cette transition unilatérale perdure, soit le peuple se laisse pourrir (et cela va sentir la pourriture), ou l’explosion sera terrible. Faut penser à faire provision de masques et de bouteilles d’oxygène... je vous le dis...

    • 11 juin 2010 à 09:17 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à Citoyenne Malgache

      citoyenne malgache

      quel jeu de devinette !!!!

      Maintenant,MARCHE ou CREVE !!

      Basile RAMAHEFARISOA

      b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 10 juin 2010 à 12:30 | maminah (#2788)

    Merci pour ce tour d’horizon, aussi vaste que circonstancié, sur les enjeux globaux de la crise malgache. Il nous aide à nous situer exactement dans cet échiquier complexe et, disons-le, pervers de la géopolitique. Ce qui doit nous renforcer davantage dans l’idée que c’est à nous qu’il appartient d’affirmer notre opiniâtreté et nos ambitions pour notre pays, quand bien même il ne pèserait pas bien lourd dans le concert de Nations.

    Les deux grandes nouveautés qui pourraient changer la face du monde, et à plus forte raison celle de Mcar, sont certainement l’intégration de l’Afrique de Sud au G20, et cette perspective de la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU, avec un droit de veto. La Chine, depuis longtemps, en a bien tiré des prérogatives qui ont infléchi le cours des choses. L’Afrique toute entière est bien sûr dans l’expectative. Mais ne vendons pas la peau de l’ours...

  • 10 juin 2010 à 15:13 | rayyol (#110)

    Analyse tres juste de la situation actuelle et de ce que sa pourrait devenir ,mais vous savez ici bas l homme propose et dieu dispose il y a encore plein de chose qui peuvent arriver il n en tient q u a la détermination des hommes le scenario est connu est ce quil va se realiser ce ne sera pas la premiere fois que les grands de ce monde auront été déboutés il y a d autres énergies latentes qui peuvent changer la donne une situation ne demeure pas statique mais évolue une analyse n est bonne que pour le moment qu elle est faite c est comme dire qu l homme descend du singe les specialistes changent continuellement d avis l iran avec la bombe atomique changerait surement la donne ceci n est qu un ex bien d autres choses vont arriver

  • 10 juin 2010 à 15:50 | da fily (#2745)

    Et un édito de lalatiana, un de plus. Bien joué cher ami, analyse éclairée et collant à la réalpolitik en vigueur dans la région. Je remercie d’avance.

    J’avais en son temps déja interpellé nos forumistes sur la pertinence de "couper le cordon ombilical" avec la puissance historique, bien sûr tout cela cadré et bien mené. C’est entre autres, ce qu’avait réussit Ra8 ou du moins c’est lui qui en est l’instigateur. Malgré sa faiblesse récurrente à articuler la langue de Molière, et pour cause il ne nourrit pas une reconnaissance aveugle envers la France, le laitier a laissé entrevoir une certaine posture internationale, et avec la SADC régionale en tous cas. Bien que faisant partie des Malagasys ayant une culture double, d’ailleurs source de friction quand il faille revendiquer, et étant francophone confirmé, je ne peux que féliciter Ra8 d’avoir su placer Mada en pointe sur l’échiquier de la géopolitique régionale. J’y vois en effet, une construction beaucoup plus visible d’un régionalisme dynamique conjoint avec la puissante Afsud qui ne peut que placer Mada parmi les incontournables du coin. S’affranchir en effet de la chape françafricaine des pays francophiles, donne de l’oxygène et dépoussière quelque peu les manies et autres vilains tics des "accords bilatéraux confortables" à fond perdu.

    Je voudrais revenir sur les nostalgiques de la Compagnie des Indes, qui s’offusquent et beuglent à qui mieux-mieux qu’il est tout à fait stupide, voir suicidaire, d’aller construire une alliance avec des gens comme J.Zuma qui est polygame, en tous cas hétéro, ou encore s’acoquiner avec des monarques malawites grands cosommateurs d’aphrodisiaques. C’est faire peu de cas du rôle de locomotive de ces pays dans des domaines comme l’industrie pour l’Afsud, de l’économie et de la démocratie pour le Botswana je crois, ou aussi pour le tourisme pour la plupart des pays de la SADC. Nous avons la particularité d’être les rares francophones de la SADC, cela ne nous empêche nullement de faire valoir un certain poids et d’être la plateforme incontournable de cette partie australe, et de concrétiser les potentialités pour devenir durablement la vraie perle lde l’OI. Bah... on peut rêver.

  • 10 juin 2010 à 16:38 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    Lalatiana

    Sarkozy vient de donner le feu vert pour qu’un sous marin nucleaire aille dans l’océan Indien

    Un signe : Tromelin ... aprés Mayotte

    Il ne faut pas trop réver : le torchon radomelina ayant été usé jusqu’à la moelle , cet Océan Indien qui est l’enjeu majeur du 21 ème siécle (Ratsiraka s’y est ’cassé’ les dents) sera le théatre de ’guerres’ en sourdine entre les puissances emergentes et la France en particulier

    Il n’y aura aucun cadeau

    A nous , malagasy de nous ’placer’ au bon moment

  • 10 juin 2010 à 23:38 | Jerry (#2173)

    Félicitations pour votre analyse magistrale de la crise malgache dans le contexte geo-economico-politique du moment. La question à laquelle il faudra répondre est la suivante : est-ce que Ra8 et TGV sont-ils conscients de leurs rôles de pions ? J’en doute fort ! Ils ne sont pas suffisamment éduqués pour cela.

    • 11 juin 2010 à 01:55 | rayyol (#110) répond à Jerry

      je peux vous dire que tgv en est conscient pour r-a-t 8 son orgeuil l e mpeche de voir si vous saviez heureusement qu il y a encore des gens qui ont l esprit de sacrifice et qui ne se laissent pas arreter par les mauvaises paroles car ils ont la foi en ce qu ils font l avez vous vous la foi

  • 11 juin 2010 à 09:23 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    C’est amusant !!sur les "DIVERSES" petites réflexions sur le sommet de NICE

    Pas d’autres commentaires personnels !!!

    Basile RAMAHEFARISOA

    b.ramahefarisoa@gmail.com

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