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jeudi 11 août 2022
Antananarivo | 03h35
 

Politique

Elections régionales

La frappe des Antsiranais !

vendredi 21 mars 2008 | Alphonse M.

Les résultats du scrutin du dimanche dernier sont déjà connus dans la ville d’Antsiranana. Ainsi, contre toute attente, l’association VAM de Patrick Mounibou a damé le pion au TIM par un score sans appel de 54,54% contre 45,46%. En effet, dans les 37 bureaux de vote sur 37 que compte cette capitale de l’Ankarana, la VAM a raflé 8 179 voix contre 6 817 voix pour le TIM, et ceci avec un taux de participation de 30,18% et des blancs et nuls au nombre de 1 222. De ce fait, chacune de ces deux formations politiques aura un représentant au sein du conseil régional de Diana. Dans la ville d’Antsirabe, un autre candidat non TIM a largement devancé le candidat du parti présidentiel. Lors des municipales, les électeurs de la capitale du Vakinankaratra ont déjà lancé un message fort en votant massivement blanc, faute de candidat concurrent.

Arrestation massive...

Selon les avis de quelques politiques et du simple citoyen, résidant ou originaires d’Antsiranana, que nous avons pu contacter hier, cette frappe des Antsiranais découle du mécontentement général généré par l’arrestation et le transfert à Antananarivo des jeunes locaux par les éléments des forces spéciales dépêchés de la capitale. Qualifiée d’abusive et même d’arbitraire, cette arrestation massive a été considérée par les notables locaux comme une véritable sanction infligée à la ville. Et la goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été cette décision du régime Ravalomanana de les transférer, notamment les mineurs, dans la capitale sans en avoir préalablement informé leurs parents. « Les dossiers pénaux afférents doivent généralement être traités par le tribunal de première instance d’Antsiranana alors que nos enfants ont été brutalement transférés à Antananarivo. Les enquêtes préliminaires adéquates pourraient-elles ainsi être menées dans les formes requises ? », s’est-on inquiété à Antsiranana. « Pis, on les a jetés à Tsiafahy, Antanimora et Anjanamasina comme de vulgaires condamnés alors qu’aucun verdict définitif n’a pas encore été prononcé à leur encontre. Tout ceci foule au pied le principe de la présomption d’innocence », a-t-on continué. En tout cas, les parents de ces jeunes, ayant déclaré ne s’immiscer dans les affaires de la justice, ont crié au scandale suite à ce fameux transfert de leurs progénitures dans la capitale. « Qui va s’occuper d’eux ? Leurs lieux de détention étant réputés ne disposer de nourritures acceptables et de médicaments adéquats », ont-ils scandé.

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