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Santé

Hépatites

Des maladies dangereuses mais négligées

vendredi 16 mai 2008 | Joh

La date du 19 mai est la journée Internationale de la lutte contre les Hépatites Virales. Dans le cadre de cette journée, l’Association malgache de Lutte contre les Hépatites Virales (AMLHV) a organisé hier une séance d’information sur le thème « Hépatites B et C : Des maladies qui peuvent tuer ». Exposée par le professeur Rado Manitrala Ramanampamonjy, la session s’est déroulée à l’hôpital de Befelatanana. Le spécialiste a particulièrement centré son exposé sur l’aggravation du cas des hépatites à Madagascar.

  • L’hépatite est transmissible

L’hépatite est une maladie du foie. Elle est assez inquiétante. Essentiellement, il existe cinq espèces de virus, d’où les classements de A à E. Les plus dangereux de ces virus sont les hépatites B et C. D’après les données obtenues, en 2000, 5% de la population urbaine ont été contaminées par le virus « B » si 25% de la population paysanne ont porté le même virus. Par ailleurs, les virus peuvent se transmettre facilement : un rapport sexuel non-protégé peut être une cause. Ces virus peuvent aussi se transmettre par les contacts sanguins, ou encore entre mère et enfant, dans le cas d’une femme enceinte. Malgré l’existence de vaccin, la cure de cette maladie coûte plutôt cher pour les pays en voie de développement. La négligence de la maladie peut entraîner à une autre affection assez grave appelée « cirrhose », qui conduira sûrement au cancer du foie.

  • 2,6 millions d’Ariary pour un traitement

En outre, le traitement de cette maladie ne se fait à Madagascar que depuis cette année. Car, les médicaments ont été presque introuvables sur les marchés locaux. Mais actuellement, grâce à la collaboration entre l’AMLHV et le laboratoire suisse, « Roche Pharma », elle peut désormais être traitée à Madagascar. Les hépatites sont des maladies guérissables. Pour le virus « B », les chances de guérison varient entre 60 et 80 %. Celles du virus « C » varient de 30 à 35%. En outre, le coût du traitement est assez cher par rapport au pouvoir d’achat malgache : un patient infecté par l’hépatite « C » doit dépenser jusqu’à 2,6 millions d’Ar pour son traitement.

En plus, le soin demande un temps plutôt long, allant de 6 à 12 mois. C’est ainsi que le professeur Rado Manitrala Ramanampamonjy, un agrégé d’Hépato-Gastro-entérologie, sensibilise fortement tout le monde à vérifier son état sérologique.

Par ailleurs, seulement le dixième des contaminées présente les symptômes car, en général, ne se détecte que par les analyses sanguines. C’est pourquoi donc, le professeur préconise que « chacun doit connaître son état, s’il est contaminé ou non. Chacun doit également se faire vacciner ».

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- AMLHV

Comme plusieurs pays qui luttent déjà contre les Hépatites, Madagascar a aussi son groupement. C’est l’Association Malgache de Lutte contres les Hépatites Virales. Elle est née récemment. Son principal objectif est de sensibiliser tous les concernés des maladies hépatiques : « toutes les personnes infectées ou affectées ». L’association entretient une forte collaboration avec le laboratoire « Roche Pharma ». Ils ont déjà permis au contaminé dans le pays d’avoir les médicaments nécessaires à la guérison des hépatites. En outre, l’AMLHV procède notamment à plusieurs œuvres : sensibilisation à la prévention, soutien psychologique et financier des contaminés du virus. Ainsi, pour toutes les personnes intéressées ou concernées, l’AMLHV, les attendent sur la ligne téléphonique : 032 56 213 11.

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