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lundi 27 septembre 2021
Antananarivo | 18h56
 

Editorial

50 ans de Transition…. (2ème partie)

mercredi 11 janvier 2012 | Lalatiana Pitchboule

(Voir la première partie)

Les occasions ratées du tgv

De manière idéale, une transition caractériserait en fait une situation pendant laquelle le nouveau pouvoir en place devrait se préoccuper prioritairement de la tenue des axes suivants :

  1. (Re)construire des structures sociales et institutionnelles négociées avec tous les acteurs et acceptées telles qu’elles
  2. Gérer les réformes économiques et sociales indispensables à la reconnaissance de sa compétence,
  3. Assurer la légitimation du pouvoir et de l’État et la consolidation démocratique.

Trois ans après le début de la crise, on n’a pas toujours pas vu l’ombre du début du quart du commencement de la moindre velléité de progrès sur l’un ou l’autre de ces axes. Si notre processus d’évolution vers la démocratie doit se fonder sur l’émergence de pré-requis socio-économiques, combien de temps devra-t-on encore attendre ces progrès ?

Là, le TGV et sa clique ont eu tout faux : les échéances énoncées imprudemment et de manière inconséquente (qui donc a rêvé avoir des élections avant 2014 ?), le train - transformé en tortillard - de réformettes et autres mesurettes (trano mora, vary mora, antani mora etc …), le népotisme mis en place ont sapé toute possibilité de légitimation de leur pouvoir alors qu’ils avaient la chance de faire la preuve de leur capacité à gouverner et à affirmer la légitimité de leur régime. Très Grande Vitesse, ne devait pas signifier précipitation inconséquente au risque de ne plus être que Très Grande Vacuité.

Dans le même sens, leur refus de négocier (malgré des renoncements de façade qui n’ont pas su masquer un unilatéralisme effectif) est un non-sens dans le principe d’une transition vers une hypothétique démocratie.

Il aurait été nécessaire, pour contrôler le processus de transition et en maîtriser l’incertitude, que les acteurs de la HAT puissent parvenir à orienter cette dynamique sur une trajectoire de long terme. On en est bien loin… Et on les en savait malheureusement incapables, faute d’être dotés des valeurs éthiques et/ou de la compétence indispensables. Mais les suivants, alertés, sauront ils faire mieux ?

C’est adressée à ces futurs dirigeants que demeure une question essentielle pour peu que, comme nous le devrions, nous nous projetions à demain et à après-demain. Si les structuralistes affirment que la démocratie doit se fonder sur des pré-requis en termes de développement socioéconomique et sociopolitique, et si, cercle vicieux, notre absence de démocratie nous empêche d’atteindre le niveau de développement ad hoc, certains, séduits par le modèle chinois par exemple, rêveront la voie d’un développement… sans démocratie à travers un pouvoir autoritaire. Est-ce la voie que nous souhaitons ? Dans la négative, la question est alors : sur quelle voie théorique fonder une ligne politique cohérente ? [1]

Le modèle de D. Rustow

L’approche de Dankwart Rustow [2], pour réductrice qu’elle soit parfois, me séduit parce qu’elle offre un modèle alternatif qui nie dans sa dynamique la prééminence des fondamentaux socio-économiques évoqués plus haut. Elle décrit en particulier, comme pré-condition essentielle au passage à la démocratie, la formation d’un sentiment national et d’une identité nationale forts [3], thèse qui me convient tout particulièrement. Et pour cause… Voir le document « La majorité silencieuse, c’est pas nous »

La deuxième condition/phase est l’existence d’une crise politique prolongée et insoluble qui voit s’ouvrir une fenêtre d’opportunité à la démocratisation quand un constat absolu d’impasse au conflit est établi. Ça, on connaît …

La troisième phase est une phase de « Décision » qui émerge quand les acteurs, constatant l’impasse du conflit après avoir épuisé toutes les solutions, sont contraints de NÉGOCIER un compromis et des règles démocratiques. Là, il va falloir faire en sorte que les pseudo-élites en question se sentent suffisamment étranglées par un réveil civique et militant avant que le pays n’ait lui-même trépassé.

La dernière phase dite de « Consolidation » s’établit enfin qui voit les règles du jeu démocratiques se faire peu à peu routinières, dans une période de sélection/éducation et reconnaissance réciproque des acteurs et d’apprentissage - acceptation des règles. [4]

Au regard de ce processus théorique, la catastrophique crise actuelle serait donc une opportunité pour le pays. C’est un comble me direz vous. Mais l’histoire n’est elle pas faite de ce genre de « curiosités » ?

… 50 ans de transition ?

Le pouvoir actuel en termes de capacités de nuisance détiendra longtemps, du moins peut on l’espérer, un sinistre record, en se situant en particulier à des années lumière de ce modèle théorique. [5]Mais à l’aune de ce même modèle, « qu’ont donc fait les précédents détenteurs du pouvoir ? », diront avec raison nos détracteurs et autres griots de la HAT.

En fait, dans la construction de la Nation malagasy, si aucun des gouvernements successifs du demi siècle écoulé n’a su satisfaire pleinement [6] les trois axes de sa responsabilité, si nous vivons depuis 50 ans une situation structurellement instable de (re)construction de nouveaux repères, de nouvelles relations sociales et institutionnelles, de nouvelles règles du jeu communément acceptées, si cette instabilité récurrente prend son origine dans l’incertitude structurelle d’une situation de transition et dans des mutations permanentes des rapports sociaux (à plus forte raison dans un contexe de mondialisation exacerbée), ne devons nous pas considérer et accepter que nous vivons ainsi depuis l’indépendance une période de transition ?

… en nécessité : la responsabilité , le sens du collectif, la fierté nationale …

Accepter l’idée de ces 50 années passés en transition, c’est assumer pleinement que nous vivons une phase de mutation critique longue mais logique dans la composition de notre histoire, phase où l’indétermination est la règle. Mais l’incertitude étant une donnée de base du processus de construction de notre démocratie, de fait, la vigilance, la responsabilité collective, l’engagement de tous s’avèrent indispensables et vitaux.

On fait référence ici à un préalable essentiel : la reconnaissance fière de notre appartenance à une nation malagasy.

Mais c’est là un autre sujet. Je citerai de nouveau « Peut-être sommes nous devant l’une de ces occasions de l’Histoire où un peuple voit s’offrir à lui un destin d’autant plus grand que ses épreuves ont été pires. Mais nous ne saurions soutenir nos droits, ni accomplir nos devoirs si nous renoncions à devenir puissants… ».

Bien à vous tous …

Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule)
http://madagoravox.wordpress.com


Références :

« Les transitions démocratiques : mobilisations collectives et fluidité politique ». Richard Banegas (document accessible en ligne sur : http://conflits.revus.org/index443.html)

« Transition to democracy : toward a dynamic model ». Dankwart A. Rustow
(document accessible en ligne sur : http://polisci.osu.edu/faculty/mcooper/ps744readings/rustow.pdf)

« Sociologie des crises politiques, La dynamique des mobilisations multisectorielles ». Michel Dobry

P.-S.

J’ai écrit ce texte en pensant à mon ami Didier et à mon amie regrettée Nivo


PRÉCISIONS SUR LE CPIA :

Le CPIA (Country Policy and Institutional Assessment) est un indicateur composite, qui reflète lui-même un ensemble de 16 sous-indicateurs abordant divers domaines : management économique, politiques structurelles, politiques pour une inclusion/équité sociale, management du secteur public et des institutions.
La note de 2,5 concernant « la gouvernance, la transparence et l’absence de corruption dans le secteur public » et à laquelle faisait référence l’article d’hier (50 ans de transition - 1ère partie) est un de ces 16 sous-indicateurs qui rentrent dans le calcul du CPIA.
Le CPIA pour Madagascar est actuellement de 3,4 (chiffre de 2010). Le seuil pour être qualifié d’état fragile est fixé à 3,2.

Bureau de la Banque Mondiale
Antananarivo

Notes

[1Mon propos n’est pas ici de prétendre définir LA ligne et LA voie idéales, mais d’illustrer et de débattre de l’intérêt et de la nécessité d’un socle théorique pour la définition de pistes politiques.

[2Dankwart Rustow, “Transitions to Democracy : Towards a Dynamic Model”

[3Le MAP de Ra8 ne posait les enjeux de l’identité et de la fierté nationales qu’en Défi 3 de l’engagement 8 au sein d’un chapitre bâclé en une page, quand le sujet s’avère on le voit aujourd’hui, probablement crucial.

[4Chez nous, en termes d’acceptation des règles du jeu, quand l’arbitre veut siffler un penalty pour une faute dans la surface de réparation, les joueurs déplacent la ligne d’en-but… Reconnaissance réciproque avez-vous dit ???

[5[…] « En conséquence, le manque de transparence au niveau des reformes et de la gouvernance publique, combiné à la modicité de ressources domestiques pourrait à tout moment conduire à l’effondrement de l’économie malgache ». Dans « Éviter les pièges de fragilité en Afrique : des leçons à tirer pour Madagascar ». Rapport Banque Mondiale Octobre 2011.

[6Je tiens à reconnaître à Ra8, l’entrepreneur, d’avoir au moins fait preuve d’une certaine compétence en termes de réformes et d’économie. Son action aura malheureusement été moins probante sur le volet de la consolidation et de la négociation démocratiques.

33 commentaires

Vos commentaires

  • 11 janvier 2012 à 07:45 | debile profond (#6180)

    Cela fait 50 ans que nous attendons qu’un président élu nous dise :

    "ACTA EST FABULA"

    Mais les FOZA crierons encore longtemps (50 ans de + ?) "touche pas a mon nepote" !!!

  • 11 janvier 2012 à 08:18 | debile profond (#6180)

    Les occasions ratées du tgv

    le train - transformé en tortillard

    Très Grande Vitesse, ne devait pas signifier précipitation inconséquente au risque de ne plus être que Très Grande Vacuité.

  • 11 janvier 2012 à 09:05 | Tojo (#6209)

    Ouf...Je craignais le pire pour cette 2è partie...mais finalement Pitchboule s’est bien tenu. Une objectvité (rare mais) bienvenue !

    Alors, avouons-le : Un très bon texte. Un bon diagnostic, une bonne proposition, une formidable démonstration.

    Un texte que j’ai lu, par hasard sur Internet (et qui m’a beaucoup fait réfléchir) concernant la Transition à Madagascar et écrit - déjà - en 2008 pourraient compléter le tout (au delà du fait qu’ils aient été écrit contre une dictature au masque de démocratie) :

    (1) : http://www.madagasikara-soa.com/index.php/Chroniques-politiques/Transition-Democratique-Strategie-globale-de-combat-contre-la-dictature.html

    Auxquels pourraient s’ajouter deux autres, quasiment du même gabarit. On peut soulever effectivement la nature assez tendacieuse des auteurs, mais il n’empêche que les idées développées sont "crédibles" :

    (a) : http://www.madagasikara-soa.com/index.php/Chroniques-politiques/La-Transition-pour-refonder-la-Republique-et-les-Institutions.html

    (b) : http://www.madagasikara-soa.com/index.php/Chroniques-politiques/La-Transition-un-processus-legal-legitime-urgent-necessaire-et-vital-pour-Madagascar.html

    J’ai cherché d’autres textes d’analyses sur la Transition politique à Madagascar qui peuvent tenir la route mais je n’ai trouvé, hélas, que ces deux là. Du côté de l’opposition -sur leur site (tim.org par exemple), il n’y a aucune analyse de ce genre, ce qui est fort dommage.

    En tout cas, avec le genre de texte de Lalatiana, on en redemande, encore et encore. Les editorialistes de MT en sont capables - je le sais - mais qu’ils soient seulement habités par l’esprit de l’objectivité et qu’ils osent exorciser l’âme de Ravalomanana qui les hantent souvent. Ainsi on sera servi des bons plats.

    Bonne journée à tous.

    • 11 janvier 2012 à 09:57 | kotondrasoa (#3872) répond à Tojo

      Recevoir un bon plat et ne pas savoir l’apprécier à sa juste valeur est quand même assez malheureux.
      Pour rehausser la valeur du débat, il ne suffit pas de commentaires creux mais d’analyser comment nous pourrons participer à notre proportion à ce que la Transition qui est soit la dernière des dernières .

      Le Malagasy est-il condamné à subir l’inconséquence de ses politiciens qui sous couvert de patriotisme (intérêt supérieur de la Nation) ne font que s’empiffrer au détriment du peuple ?

      Nous avons besoin de secouer notre atonie. Se lamenter sans essayer de se sortir de cette crise larvée qui n’est pas prête de se terminer ne sert à rien. Il faut utiliser le système (ampiasao ilay système hoy Black Nadia) et le système existant, à défaut d’un nouveau qui est encore dans les limbes est le bdr.

      Se refaire une identité ne s’acquiert qu’en un bout de temps mais s’autocritiquer pour se dépasser est faisable avec de la volonté.

      A la façon de nos dirigeants actuels dirigés par le petit qui ne voit pas plus loin que l’appellation de président, nous n’irons pas loin et serons déjà à l’orée d’une autre crise.

      Alors pourquoi ne pas agir dès maintenant, ne soyons pas cette majorité silencieuse qui ne pourra que subir le tsunami de l’histoire ?

      Que dirons-nous demain à nos enfants ? Que nous nous sommes tus par peur de représailles ? Je sais que le Malagasy n’a pas la mentalité d’un Arabe mais nos aînés n’ont jamais été aussi lâches que nous le sommes actuellement.

      Y aurait-il des banderoles sur le parcours des invités de Iavoloha ? Pourquoi attendre que la bombance des guests du petit soit finie pour aller sur Ambohijatovo ?

      Les fanatiques de la Hat ne connaissent pas de trêve. Le ministre de la défense s’est déclaré pour un coup de massue sur la tête des sous officiers et a répondu par une fin de non retour à leur revendication.
      -  Sur la question de Ra8, il fait de la politique et ne permet pas à ses subordonnés d’en faire autant car dire que toute l’Armée pense comme lui, c’est prendre des corbeaux pour des colombes.
      -  L’avancement dernier des généraux est un avancement de ceux qu’ils disent avoir participé au tolona car il existe des colonels qui ont des ports de grade de plus de 8 ans et qui n’ont pas de punition mais qui n’ont pas été promus au grade de Général car ils ne marchent pas pour l’usurpation de pouvoir.
      -  De 2009 à 2011, la Hat aurait pu retourner à la normale (textes légaux) sur la question de l’impôt sur les revenus mais comme le petit n’a plus besoin de bras armé pour asseoir son pouvoir, il s’en moque éperdument.
      Dame cricri s’est oubliée pour dire qu’il n’existe pas de détenus politiques à Madagascar, en omettant de commenter la sortie de prison de gars commes voninahitsy, pety et consorts.

      Ka rahoviana ihany ny valalabemifoha e mais sans l’lauteur de la chanson ?

    • 11 janvier 2012 à 10:36 | lalatiana (#1016) répond à Tojo

      Tojo,

      J’apprécie d’autant plus votre commentaire, que je fourbissais mes armes en me préparant à la polémique avec vous ... :-)

      Thks, des références ... même si elles ne sont pas de "mon bord". Il y a quelque chose à commenter de la convergence des situations et de l’identité des postures.

      Cdt

  • 11 janvier 2012 à 09:25 | mpitily (#1212)

    c bien beau tout cela mais cela ne fait qu’une théorie de plus pour appréhender notre situation sans apporter des solutions pratiques, applicables de suite et compréhensibles par le commun des mortels.

    Nous en sommes là parce que
    1- nos gouvernants ont infantilisé le peuple
    2- le peuple s’est laissé faire jusqu’à idolâtrer leurs présidents
    3- nos gouvernants n’ont pas su résister aux chants des sirènes (tant internationales que locales).

    En bref, nous avions toujours eu des dirigeants qui in fine ne craignaient pas DIEU.

    Notre salut ne peut donc venir que de DIEU. Repentons-nous de nos péchés et confions à Dieu notre avenir. Lui seul peut nous donner des dirigeants justes qui Le craignent et qui Le suit avec humilité (cf Mic 6 : 12).

    Mpitily

  • 11 janvier 2012 à 09:33 | da fily (#2745)

    Hello, une trame dont ferait certains présents et de probables futurs de s’inspirer, le schéma a l’insigne mérite d’être clair, explicatif, voir novateur dans cette atmosphère dominée par la brutalité et l’incurie. Bonne pioche Lalatiana !

    Lalatiana, en 2 textes vous imprimez simplement ce qu’il reste à faire, du moins pour les cerveaux volontaires...nous avions déja abordé au cours d’échanges, cette notion de patriotisme qui ferait peur à certains, on peut aujourd’hui déplorer ce manque crucial de prise de conscience. Quid d’être patriote plus que démocrate, lequel des 2 nous est-il vital ? La démocratie n’est pas une notion complètement absorbée par le peuple de ce pays, malgré certains arcaismes hérités du temps d’avant, notre société a tout de même une construction qui fait encore le fierté de notre peuple, je ne dirai pas que nous sommes démocrates avant l’heure, mais il est existe une certaine cohérence qui structure malgré tout notre modèle sociétal.

    S’il est vrai que les régimes successifs n’ont pas été des lumières en matière démocratiques, c’est que nous ne sommes pas encore à maturité, se nourrir de toutes ces théories sans trouver l’adéquate adaptation pour qu’elle soit localement applicable est une cosntante erreur qu’ont appliqué nos dirigeants. Et lire aujourd’hui à M-T la contribution d’un auteur concerné par la chose, en dit suffisament sur notre légitime capacité à endiguer la crise, mais il FAUT le vouloir. Si Lalatiana ou Anthony R. daignent nous laisser quelques jalons de temps à autres pour qu’on y voit plus clair, il faudrait ouvrir aussi nos yeux et ça veut surtout dire que nous pouvons nous en sortir par nous-mêmes, il est dommage que ceux qui sont attirés par les feux de la rampe, ne soient seulement que de vulgaires papillons de nuit voués à l’éphémère...et qui dit éphémère, conditionne le comportement...même si cette transition qui par essence même est éphèmère, commence à durer depuis maintenant 3 ans...alors les 50 ans cités par l’auteur,il y a comme un os quelque part, assurément.

    • 11 janvier 2012 à 10:16 | kotondrasoa (#3872) répond à da fily

      da fily,

      L’os est là mais c’est l’Etat et les politiciens s’évertuent à le ronger et qu’en restera-t-il demain ?

      Saurons nous trouver le moment pour nous réveiller ?

      Les magistrats bougent mais le font-ils à reculons car je vois le temple d’Anosy ouvert ou c’est pour faire la quête ?

      Le SECES est partant pour une suspension de toutes les activités universitaires mais ma petite-fille vient de me dire qu’ils auraient un examen demain.

      Les étudiants lancent un ultimatum mais jusqu’à présent, je ne vois rien venir.

      Les sous officiers aboient mais ne mordent pas.

      Les journalistes récriminent mais leurs articles ne reflètent pas leur état d’esprit ou c’est la dictature du propriétaire du journal ?

      MAGRO vocalise mais ne monte pas sur la scène publique alors que la fdr permet la liberté d’expression et de circuler. Une sortie en groupe de 5 n’est pas une manifestation publique, alors pourquoi ne pas se réunir sur la place d’Antaninarenina, ce qui est permis à tout le monde ou sur Anosy ou sur la route de Mahazoarivo ? Rien qu’une fois ?

      Et le traintrain quotiden nous mine et n’anime plus le débat.

    • 11 janvier 2012 à 10:32 | lalatiana (#1016) répond à da fily

      Ben, tu l’as mis où mon tutoiement, ami Da Fily ? ;-)

    • 11 janvier 2012 à 10:48 | da fily (#2745) répond à lalatiana

      - Faut d’abord que je m’y fasse mon ami...c’est nouveau, même si ce fut spontanément la réaction , celà expliquant peut-être ce balbutiement du début d’année, mon éponge interne n’a pas encore tout absorbé.

      - Deuxio, on (je) est encore impressionné, si, si, tu impressiones par toute cette justesse, et d’ailleurs on a apparemment, Tojo le first of list, décider d’imprimer. Kotondrasoa, que je salue, a aussi demandé instamment qu’on "imprime" tous fissa !

      "avis à tous les bons imprimeurs, qu’il se fassent connaître sacré nom de vindiuuu !"

      Bonne pioche sacrément :-)

    • 11 janvier 2012 à 11:16 | Tojo (#6209) répond à kotondrasoa

      Pourquoi "la sauce" ne prend pas et ne prendra jamais - au contraire, elle ne fera que valoriser le diable que nous comptons exorciser, à savoir la HAT ? Tout simplement parce que la méthode utilisée est mauvaise. Elle reflète la même utilisée jadis contre Ravalomanana. La stratégie du combat "frontal" n’est productive que lorsque les forces se valent. Ce qui n’a jamais été le cas entre un régime et son opposition. Au mieux, cela abouti à l’enlisement de la situation, au pire à un coup de force violent (coup d’Etat, assassinat...) avec les résultats médiocres que nous savons avec les cohortes de victimes au sein de la population innocente. Et cela ne fait que revaloriser voire légitimer une gestion mafieuse de l’Etat.

      Il faut une construction politique plus sérieuse, capable de s’imposer dans les urnes, quelque soit la crédibilité du processus par lequel celle-ci a été mené.

      Autant l’addition des cerveaux ne font pas l’intelligence, autant l’addition des foyers de tensions sans encrages sérieux ne fera pas une force politique capable de faire fléchir un régime aussi nul soit-il. L’histoire de Madagascar nous enseigne amplement sur ce sujet.

      Donc, il faut une force politique qui est capable de capitaliser l’adhésion de la population à sa cause. Donc, le discours de la violence, du chaos, du désordre ne séduit pas. ne séduit plus.
      Le peuple ne veut plus s’entretuer, être le cocu des politiciens vereux.

      Ravalomanana a su capitaliser sa force d’abord par les urnes à travers un discours innovant et développementaliste (c’était un vote anti-Ratsiraka) ; TGV en a fait pareil en 2007 en gagnant la mairie de Tanà avec un discours anti-oppression (un vote anti-Ra8).
      Nous avons besoin d’un vote "pour le peuple"...

      Comme je l’ai dis souvent, le temps est venu - pour les partisans de Ra8 - de rompre avec l’obsession d’une candidature de Ra8, seule et indiscutable. Cela se justifie pour au moins deux raisons : D’abord, cela les pousserait à mieux s’organiser (dans une logique de conquête de pouvoir et non seulement à se morfondre à la contestation systématique mais stérile) - si d’aventure ils veulent vraiment faire de la politique au sens noble, à savoir servir leur pays, leur peuple ; ensuite, une candidature sérieuse d’une ou d’autres personnes issue de leur rang forcera probablement le régime à desserer l’étau avec lequel il couronne Ra8, ce qui, donnerait à celui-ci davantage de marge de manoeuvre pour rebondir si besoin est.

      Mais espérer un soulèvement populaire, un coup dEtat militaire ou encore un soutien énérgique de la communauté internationale...c’est se mettre le doigt dans l’oeil. Une perte de temps, une machine à déception, de l’argent perdu...

      En revanche, l’effectivité d’une bonne organisation dans la conquête du pouvoir augure déjà une capacité certaine, pour leurs auteurs, "d’exercer" plus intelligement le pouvoir...pour demain.

      Enfin !

    • 11 janvier 2012 à 12:56 | RRabetafika (#4116) répond à da fily

      Pitch, tu fais bien de souligner l’impérative nécessité pour chacun de nous de reconnaître et d’accepter l’idée que nous appartenons à UNE et SEULE nation malagasy. Car la redoutable question qui pourrait se poser, à l’allure où vont les choses, c’est de se demander si les Malgaches veulent et peuvent encore vivre ensemble, sans y insérer, naturellement de ma part, la moindre démarche et connotation tribalistes.

    • 11 janvier 2012 à 14:14 | DIPLOMAT (#846) répond à Tojo

      Tojo,

      Les intérêts economiques stratègiques étrangères, et locales tiennent le pays.
      La Hat et ses membres ne sont que des pantins qui ne sont là que pour sauver les apparences.
      Chacun sait ici, comment il a pris le pouvoir, et qui sont ceux qui l’ont inspiré à haute voix à l’oreille.
      Orchestration de rumeurs, les ripostes habiles et apporpriés aux intimidations, la levée de fonds, et enfin l’action... (trop bien huilé)

      Il ne peut y avoir de démocratie qui dure en Afrique, sans corruption.
      Il n’y a pas de fatalité, mais aucun état qui détient des richesses ne peut avoir à sa tête, une Président élu....
      Hors, la mondialisation ne peut plus laissé un pays avec un sous sol riche , succomber à la convoitise d’un état concurent. (ex du Venezuela, ou de la Bolivie).
      Les intérêts avant tout, les bénéfices , ensuite, et le peuple... est laissé pour compte, dans la rubrique pertes, et profits. (Angola)

      Madagascar, et les Malgaches sont pris dans l’engrenage, et le simulacre d’election qui se prépare ne consacrera que celui ou celle qui sera au préalablement mis en orbite, par celà même qui ont mis notre pays dans le chaos. (Mauritannie, Niger,Gabon...)

      Et si d’aventure (comme en côte d’ivoire) celui qui serait élu ne serait pas conforme aux provisions, qu’à celà ne tienne, on fomentera de troubles, et s’il le faut, on interviendra militairement....

      L’opposition ne pourra donc pas s’organiser s’il n’obtient pas le soutien d’une autre puissance....

    • 11 janvier 2012 à 14:44 | da fily (#2745) répond à Tojo

      Certes, certes, thanx for this brain-storming Tojo.

      Au moins une voie (une voix ?) qui si elle est différente, n’est en rien dissonante.

      +1 pour l’analyse sur la montée en puissance de Ra8 à son époque pour renverser la vapeur du navire-amiral Radidy 1er. Et si effectivement la reproduction du même mode a servi aussi à Dijéi 1er, il serait temps d’adopter une autre tactique, mais en l’état le seul bémol que je poserai serait que celui qui s’est posé en changement majeur a usé de son jeunisme et de sa fougue pour rouler un paquet d’oies blanches dans la farine, et votre stupeur de la première heure me fait penser que vous en étiez ! l’amerrissage aujourd’hui n’est pas sans turbulences.

      l’acuité de la plupart de ceux qui se posent en anti-hat et ne se sont laissés bercer par le "iny lalana iny", avaient déja détecté l’impossible recette constituée de tous ces vautours qu’a recalé ra8, certes il a été abrupt, mais en l’état actuel, on peut s’apercevoir que sa vista fut juste et que la bandeira des éclopés de son ère, ne sont pas aujourd’hui les si blanches colombes du renouveau qu’on serait en droit d’attendre. Alors oui du neuf, du renouveau, mais il se fait attendre ce nouveau visage, et le peuple plus qu’échaudé, n’est plus en mesure d’accorder sa confiance à celle ou celui qui va pointer son museau ou sa moustache, las il est aculé à son quotidien qui ne cesse de le remettre en cause.

      La cause justement entendue, est qu’il y a manque cruel de ressources, de charisme dans le paysage politique de cette foutue ile, les affabulateurs aux grandes manches et autres prédicateurs de poulailler ont pris la part belle, comment voulez-vous que la chose politique soit prise au sérieux ? Alors, même si quelque part à raison vous dites Tojo, qu’à toute crise quelque chose de bon doit ressortir...il y a une conséquente et silencieuse majorité qui a décidé de ne plus attendre rien des NOUVEAUX qui oseraient poser une quelconque prétention. J’en suis le premier consterné, mais l’esprit malagasy est ainsi fait, il craint la nouveauté, il suspecte par-dessus tout l’inconnu (tsy aleo ve voay efa voky hoy ny fitenenana ?) et tend à n’écouter que son ventre (mais comment peut-il en être autrement aujourd’hui ?), alors faire passer la nouvelle donne qui redonnera du baume au coeur des gens est plus que mission inextricable surtout depuis la dernière prestation de nos oranges écharpes chaperonnées par de misérables treillis. Et sans réseaux, sans soutien, sans visibilité, cela tiendra du sacerdoce pur. La foi ? Elle ne nourrit que celui qui y croit, et ne me donnez pas l’exemple de Mailhol ou des autres illuminés de la comète de Véga III, leur cuisine est la même que le mixage du petit et de ses clopettes !

    • 11 janvier 2012 à 15:39 | Jipo (#4988) répond à da fily

      Bonjour .
      A propos de papillons de nuits , il est important de préciser que le citoyen lambda , habitué au système : " D " , a aussi été habitué à vivre au jour le jour , je veux dire sans opportunité de prévoir le lendemain , cela fait aussi parti de la culture Malagasy , (50 ans ) de son " way of life " aujourd’ hui ça marche , " profitons-en , demain est un autre jour , ce qui m’ amène à penser qu ’il y a une forme :" d ’irresponsabilité " dans sa nature d ’être , " de prise de conscience " comme vous dites si bien , qui ne peut qu ’induire qu ’en effet le malgache n ’est pas prêt ou mur à vivre à ce à quoi on lui promet tant , et que les éphémères qui gravitent autour de la soupière , ou du pétrogaz , sont de la même veine , pratiquant un des préceptes bouddhiste : l’ impermanence , avec un après moi le déluge, en background .

      Je ne prône pas un régime dictatorial communiste , mais un système à la Mao , ( "modéré "comme l ’ islam que certain défendent cf) Niry ), et :
      1) adapté aus us & coutumes locales ,
      2) le temps que tout rentre dans l ’ ordre
      Ce ne serait pas pire dictature que ce que vous avez eu avec celle de l’ amiral des pangalanas .
      Mais puisque vous n ’ en voulez pas , soit ,
      Une campagne de responsabilisation & éducation devrait alors être lancée , au niveau national, et la priorité de chaque prétendants , sachant qu ’il est plus aisé de " gouverner " des irresponsables incultes , pourquoi voudriez-vous que ces " éphémères " s ’ en préoccupent ? là réside le problème , je ne pense pas que ce soit une question de mérite , car tout un chacun mérite à un minimum , est en droit d ’attendre un minimum, mais à condition qu ’il en soit au moins informé , et hélas ce n ’est pas le cas , ensuite viendra l ’ étape du ,mérite , car oui il faut quand même le manifester , se " bouger " un peu , car la démocratie ne viendra jamais seule , servie sur un plateau , quand bien même , elle trouverait un serviteur pour ce faire , qu’ elle ne serait pas comprise , et donc idéalement appliquée .

    • 11 janvier 2012 à 16:54 | da fily (#2745) répond à Jipo

      très peu d’écho aura cette "main de fer dans un gant de coton" à la Mao. Tant de générations formatées par un modèle plutôt à l’ouest du communisme, sauf la parenthèse pseudo-rouge du règne de l’amiral des Pangalanes (ouarf !!!), qui ont vécu le naufrage du marxisme dans la plupart des pays où il était prôné...Ou alors la même conduite mais avec le libéralisme en sus ? Enfin des institutions redevenues fortes, aux mains d’hommes forts pour un objectif béton...c’est vrai, ça sent au moins le Chavez ou le Morales.

      Ce qu’il nous faut c’est PRODUIRE pour voir la sortie, et nous avons la matière 1ère, les moyens humains sont là, il nous reste donc la manière : pour y arriver la définition et l’objectif de la production doivent être identifiés et communiqués. Maintenant ce sera toujours sur la manière d’y arriver qui fera grincer, grincher et traîner...mais Mao s’en foutait lui, le navire "China and popular" est en plein rythme de croisière, en attendant l’Occident lui prédit les plus sombres crises et maux quant au réveil social de son peuple !

      Il faut savoir ce que l’on veut, ou continuer à voir les étrangers s’approprier et rester maîtres de nos ressources et moyens commerciaux, ou se mettre à bosser et faire fructifier le butin sur lequel on est assis ! Et un peu de fierté bowdel !

      Ser retrouver à être constamment moins dans la mi.erda que le voisin n’est pas pensée pour un avenir meilleur. Petit, il sera interdit de voir kelikely à partir d’aujourd’hui, les hommes au boulot, les enfants à l’école et les femmes...ben qu’elles s’occupent de leur famille, je crois que je ferai un bon guide en définitive, non ? Yerk !yerk ! Mais comme tous les malagasys sont des roseaux qui ne rompent pas, alors...

      Oui, j’avoue que j’ai un peu bu...

    • 11 janvier 2012 à 17:56 | vuze (#918) répond à da fily

      Dur dur de reprendre après 3 semaines de ski...

      Il y’ en a qui ont de la chance...

    • 11 janvier 2012 à 18:32 | Jipo (#4988) répond à da fily

      Absolument ! avec le liberalisme comme l ’ a si bien fait Ravalomanana , contrairement à son prédecesseur, c ’est ce que je sous entend , et pas, bien sur : un Maoisme révolu et archaïque ; De la rigueur dans l ’ administration et de la souplesse dans l ’ économie , particulièrement les importations , dont le Pays a plus que besoin , et cesser d’ y mettre un frein en pénalisant le developpement avec des droits de douanes contre productifs , en plus de provocants !( car meme en Europe personne ne pourrait se les payer , alors le pauvre citoyen Malgache...) à part pour l ’ escarcelle d’ une minorité corrompue , et ce depuis trop longtemps , c ’est se tirer une balle dans le pied avant de commencer à prétendre marcher .
      Concernant cette parenthèse vous remarquerez qu’ elle était dans le deuxième paragraphe , et était adressée au clin d’ oeil de l ’ auteur .
      Amiral d ’eau somatre est la dernière promotion pour parachever la trilogie : toutes zeaux , qui n ’ aura pas échappée à Tonton Georges .

  • 11 janvier 2012 à 11:42 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    Pas de commentaires.

    Deux textes à lire et à relire studieusement,surtout pour la "DIASPORA"

    Merci

    Cordialement.

    Basile RAMAHEFARISOA
    b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 11 janvier 2012 à 12:47 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      lalatiana,
      cinquante "ans" de vie politique d’indépendance,à Madagascar,on arrive à cette triste constatation :"DEMISSION RECLAMEE à tel Ministre....

      Cinq Ministres dans le collimateur :
      1-Ministre des Finances et du Budget
      Hery RAJAONARIMAMPIANINA

      "le SECES a réclamé de ce Ministre" ;

      2-Ministre de la Sécurité Publique
      Arsène RAKOTONDRAZAKA

      "Le départ est réclamé par le SMM"

      3-Ministre de la Justice
      Christine RAZANAMAHASOA

      "La démission est réclamée par la Police".

      - Le Premier Ministre a proposé le limogeage respectif du Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Ministre de la Justice.Lettre morte,à ce jour.

      4-Ministre de la Défense
      Général RAKOTOARIMASY Lucien

      "La requête émane du COSTAM"
      - "Si lors de la cérémonie des voeux,Andry RAJOELINA n’annonce pas des mesures plus concrètes,en faveur des sous-officiers,le mouvement (pas syndicat) du COSTAM pourrait passer à la vitesse supérieure ;
      Ce Ministre laisse croupir les militaires dans des prisons civiles.L’autorité militaire passe avant l’autorité civile.Point barre !

      5-Ministre du Transport
      RAMANANTSOA Benjamina

      "S’il avait pris des mesures,après l’accident,en mer,qui a provoqué le décès de la Ministre Nadine RAMAROSON et de ses compagnons,en août 2011,le cargo Elisabeth II n’aurait pas envoyer "au-delà" 30 passagers (illégaux)

    • 11 janvier 2012 à 13:10 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      rectification "n’aurait pas envoyé ...au delà"

      Toutes mes excuses

  • 11 janvier 2012 à 12:25 | Mihaino (#1437)

    Merci Lalatiana et je vous avoue que je suis en train de relire , re-relire les 2 parties de votre analyse ...assez pointue pour un citoyen lambda !!

  • 11 janvier 2012 à 15:56 | intrus (#6296)

    "elle ne fera que valoriser le diable que nous comptons exorciser, à savoir la HAT ?"

    Une très belle blague de la part de "TOJO" qui essaie de nous faire croire qu’il va "tuer" son enfant caché joël avec nous.

    Peut importe, le peuple pourra choisir, mais le dernier mot reviendra à la Françafrique. A moins que...

    On s’est laissé faire, on se laisse encore faire ! Le discours du chaos ne séduit plus :il fallait dire ça le 25 janvier 2009 Mr le grand comparateur des maux.

    50 Ans de transition ? 50 années sous la tutelle de la France...

    C’est claire, non ? Par ici la sortie SVP. Les prochaines élections ne seront que des morphines... Crevons l’abcès, nous on veut la tête du lapin.

    • 11 janvier 2012 à 16:17 | DIPLOMAT (#846) répond à intrus

      Bravo Intrus,

      Décidement, nous commençons à être en diapason.

      Triste constat que vous nous écrivez ici.....mais au comment exact.

      Il faut s’attendre au pire à M/car, car comme le disait RRabetafika, il y a aussi le spectre du tribalisme.

      Spectre qui peut devenir réalité, lorsque les intérêts économiques ne parviennent pas à leur fin au point de vue national, ils créent des tribus ou des guerres de religion (ex : Côte d’ivoire ou Soudan ou actuellement le Nigéria ).

      En créant de toute piece un nouvel etat, ils se gardent la partie économique qui les intéressent.

      Da plus en plus d’interventions pertinentes sur ce forum...

    • 11 janvier 2012 à 17:00 | Tojo (#6209) répond à intrus

      Cela vous a bouché un coin ? Hein...Lol !

      L’ennui avec les fieffés menteurs et les "lobotomisés" est qu’ils se méfient même (et surtout) des choses qui peuvent les sauver, et ils ne s’accrochent qu’à ce qu’ils pensent pouvoir alléger leur cerveaux. Mais bon, il faut de tout pour faire le monde.

      Ma conviction est simple, très simple : "Canonner tous ceux qui cherchent à canoniser les hommes politiques, notamment ceux qui ont plombé le pays, détruit le tissu social et infantilisé ce peuple si vulnérable". Il n’y a pas plus simple. Et il m’arrive souvent, dans ce cas précis, de tirer dans le tas.

      Pire encore, ils sont sourds, aveugles et bornés. Quel gâchis ! et ils aiment se cacher derrière la Françafrique pour justifier leur lâcheté. Souffrez que ce n’est pas très responsable.

      Ce qu’on attend de nous, tous, n’est pas seulement de "connaitre", "d’invectiver", de s’épandre dans la critique de la Françafrique un demi-siècle durant (on a compris)...MAIS D’UNIR le peuple malgache et de CONSOLIDER perpétuellement cette union. Sans laquelle la françafrique et assimilés continueront de nager comme un poisson dans l’eau.

      Quelques exemples parlant : Vilipender la françafrique est inutile lorsqu’on trouve 60 millions de dollars pour s’offrir un avion personnel alors que la majorité de la population crève la dalle. cracher sur la France est inutile lorsqu’on se couche devant les américains ou les chinois jusqu’à oser sacrifier les paysans pour quelques dollars de plus...Insulter Sarkozy (bien que reposant pour certains) est inutile lorsqu’on institutionnalise les prisons, qu’on sanctifie le droit à l’exil et qu’on invente le "Notam". Etc...

      D’ailleurs, ce qui rend le discours anti-françafrique "peu crédible" c’est le fait de savoir que ceux qui le tiennent sont toujours ceux qui sont dans l’opposition et une fois qu’ils accèdent au pouvoir, sont les premiers sinon de se jeter dans les bras de cette françafrique soi-disant honnie une fois leur pouvoir menacé, du moins acheter le service d’un autre colonisateur qu’il se prénomme impérialiste, consensus de Washington, Beijing ou autres mafias et mafieux du monde moderne, pour confisquer le pouvoir et pour s’y maintenir coûte que coûte. Mais à aucun moment pour défendre l’intérêt du peuple.

      Mais, on sait que ces gens là ont les oreilles de rhinocéros, un cerveau en marbre, un cœur de pierre...donc tout bon pour la casse. C’est comme çà.

    • 11 janvier 2012 à 17:49 | Boris BEKAMISY (#4822) répond à Tojo

      Bravo TOJO.....clap clap clap ..ter et.... atambatra !!

      Beaucoup de VERITES dans tout ce que vous venez de dire !

      Les fanatiques du Voleur-Assassin Exilé notamisé chez les Gidro/singes bantouts qu’IL n’aime pas n’oseront pas vous regarder en face vous et vos VERITES , ils prefereront comme dhab insulter Boris Bekamisy........ pauvres ravaloistes fatigués......!

      Quand le Vary et le Trano sont MORA ....le retour sans condition devient de plus en plus SAROTRA.....Hi hi hi !!

    • 11 janvier 2012 à 18:24 | DIPLOMAT (#846) répond à Tojo

      Tojo,

      Lorsque vous écrivez :
      " D’ailleurs, ce qui rend le discours anti-françafrique « peu crédible » c’est le fait de savoir que ceux qui le tiennent sont toujours ceux qui sont dans l’opposition et une fois qu’ils accèdent au pouvoir, sont les premiers sinon de se jeter dans les bras de cette françafrique".

      Inexact en ce qui concerne le Président Ivoirien MBagbo qui avait osé dire non à Chirac pour l’exploitation par Total de son Gaz.
      Inexact encore pour Le président nigérien, Mamadou Tandja, renversé par un coup d’etat mené par des mutins (tiens tiens...), alors qu’il exigeait une renegociation des accords de l’exploitation d’uranium par Areva.

      Il ne s’agit donc pas simplement de "canonner" ceux au pouvoir.
      Il s’agit de se rendre à l’evidence, une fois au pouvoir.
      Le discours des grandes puissances economiques est : Vous êtes avec nous, ou bien contre nous...?

      L’equation est simple : lorsqu’on ne fait pas le poids, on compose, et c’est bien se qui a mené Mr Ravalomanana à sa perte....il ne savait pas composer ....

    • 11 janvier 2012 à 18:53 | Jipo (#4988) répond à DIPLOMAT

      Tout ça illustre bien que l ’ individu en général , est communiste tant qu’ il n’ a pas un kopeck en poche , et devient capitaliste quand il en a trois .
      pour le slogan soit vous êtes avec nous soit contre , tout comme America love it or leave it , on devine d ’ou ça vient .

    • 11 janvier 2012 à 18:58 | DIPLOMAT (#846) répond à Jipo

      Bonsoir Jipo,

      L’humain est faible, c’est bien connu ;))

    • 12 janvier 2012 à 08:07 | kakilay (#2022) répond à Tojo

      Tiens !voilà une bonne nouvelle :

      "L’ennui avec les fieffés menteurs et les « lobotomisés » est qu’ils se méfient même (et surtout) des choses qui peuvent les sauver, et ils ne s’accrochent qu’à ce qu’ils pensent pouvoir alléger leur cerveaux. Mais bon, il faut de tout pour faire le monde."

      La Françafrique serait-elle là pour nous sauver ? Et le malheur serait-il non pas dans notre ignorance de ce messie made in france, mais dans la volonté de mentir ?

      Mentir à qui ? "Au peuple" ? Dire la Vérité serait-il donc l’affirmation : le salut est dans la françafrique ?

      Eh bien non ! Que cela vous ennuie, ce n’est que tant mieux. Si tourner le dos à la françafrique nous vaut d’être traité de menteur : je dis bien traité : alors soyons menteurs ! Et là encore, avouons que nous ne sommes pas du même bord que ceux qui prétendent que notre salut est entre les mains de ces personnes qui s’occupent de la françafrique. rajoelina peut trouver son salut dans la françafrique, pas les malagasy. Cette manie de vouloir assimiler le petit en mal de connaissance et de reconnaissance avec les malagasy nous lasse car, mensonge pour mensonge, en voilà bien un qui ne vaut un kopeck.

      Deuxième mensonge : la françafrique, c’est la france. C’est comme nous dire que l’armée malagasy, ce sont les généraux en promotion par les fozaoranas ces derniers temps. Je ne suis pas sûr que l’intérêt de la france coïncide avec celle de la françafrique. Pour preuve, la rectif du quai d’Orsay aprés le passage de rajoelina dernièrement. Pour preuve, la condition de Juppé avant de prendre le quai d’Orsay. Pour preuve, la démission Kouchner : tous nous disent qu’il y a une diplomatie parallèle en France, et que cette autre ortho-doxie s’appelle la françafrique. Et faut-il rappeler le cri du coeur de chataignier dernièrement : Ra8 est la bienvenue en France !

      Encore un acheté !

      Et pour terminer, le très ravalomananiste Chadefaux dans sa lettre ouverte.

      La françafrique une lubie ? Qui ont envoyé ces "députés européens" venus validés cette élection reconnue pour être la pire de toutes ? Car pour peu qu’on connaisse la France et ses institutions : ils représentaient qui ces raoul & Co ?

      Qui veut prendre les malagasy ou du moins ceux qui accès à l’information pour des tarés ?

  • 11 janvier 2012 à 19:39 | bema (#828)

    Quoi qu’on dise, il n’y a que l’éducation de la population qui constitue le socle de tout développement et à lire les différents posts du forum, on se demande pourquoi Madagascar est toujours si pauvre. Les idées de lalatiana resterons de belle théorie tant que l’exemple ne vient pas du sommet. Notre docilité et notre sagesse doivent être exploitées dans le bon sens ce qui n’a jamais été le cas d’où la situation actuelle. Incriminer la françafrique en est une mais notre soit disant corps de l’Etat, souhaitent-t-ils vraiment l’essor du pays ? On parle de transition de 50ans mais même notre constitution était-elle respectée depuis ? Tous l’ont taillée à leur mesure pour protéger leurs arrières ainsi que leurs derrières avec la complicité de la C.I sous prétexte de la démocratie et la liberté et oui "démocratie et liberté" ces mots doux qu’on utilise à tort et à travers alors qu’on peut les confondre avec une arme de destruction massive. Une prise de conscience générale est indispensable si nous voulons sortir de cette situation et qu’on ne doit compter que sur nous même.Misaotra tompoko

  • 11 janvier 2012 à 21:56 | Lefona (#4584)

    50 ans de transition, certes mais ayant enfanté des débiles profonds...(heu désolé pour "débile profond", mais c’est lui-même qui le revendique) qui s’exprime sur MT ! Efa mba omena sehatra fa tsy mahavita azy e !

    Lalatiana...comme le disait si bien "Nana", feu Narijaonina : SO WHAT ?*

  • 11 janvier 2012 à 22:56 | BemioVah (#3451)

    Par simple constatation, si 50 ans de Transition(s) marquent un certain modèle préféré de gouvernement pour les Malgaches, à en juger les différents cycles historiques accidentels souvent mentionnés par ci - par là, alors pourquoi vouloir à tout prix définir et appliquer la « démocratie » comme étant quelque modèle permanent pour nous ? Au fait, aucun régime politique n’est sensé être permanent car le changement est nécessaire et sain pour le bien être de toute république. Peut-on dire la même chose dans notre cas ?

    En effet chez nous, les politiciens et présidents passent, boudent leur place, vont et reviennent même, mais par contre, ce sont toujours le peuple et les dégâts monstres qui restent. Et finalement, nous en souffrons tous continuellement des mêmes symptômes et affreuses conséquences.

    C’est plutôt un système de gouvernance et d’alternance bien défini, bien structuré et respecté de tous qui permet la continuité plus ou moins rassurante d’un pouvoir politique à un autre, aussi bien que la passation de tous les services d’un régime à un autre. Une vraie « transition » est toujours nécessaire pour s’assurer que la passation entre chaque « pouvoir » se fasse dans les règles et normes selon la loi constitutionnelle du pays. Mais alors, où est le blocage de fond en ce qui nous concerne ?

    Entre autres, des idées et des analyses très pertinentes abondent sur ce Forum. Mais comment faire pour transmettre et traduire toute cette connaissance à la plus grande majorité de nos compatriotes et citoyens pour que l’on puisse tous avancer et progresser sérieusement et à l’unisson ? Qu’il soit dit en passant qu’il n’y pas que les illettrés ou analphabètes qui ont besoin d’apprendre, mais que même les « instruits » et « intellectuels » ont aussi l’obligation d’élargir assez souvent leur connaissance afin de mieux maîtriser le côté pratique dans le cadre socio-économique des rouages de la politique de haut niveau. Cela nous permettra sans doute de bénéficier de tous les avantages de la modernisation, sans que l’on perde de vue notre propre identité nationale.

    Bien à vous tous, et encore une fois, merci pour vos articles Lalatiana.

    BemioVah

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