De 80 % en 1990-2000, le taux de déforestation à Madagascar est passé à 55 % de 2000 à 2005. Le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et du Tourisme applique aujourd’hui une nouvelle stratégie qui féliciterait les communes aptes à maîtriser les feux de brousse dans leurs circonscriptions. Dans la même foulée, il y aurait des aires de reboisement consacrées aux entreprises exploitatrices forestières. "Une manière d’intégrer le reboisement dans toute activité", explique le Ministre Harison Randriarimanana.
A l’encontre des changements climatiques
Les deux tiers des meubles fabriqués à Madagascar proviennent du bois d’ébène. Or, cette espèce est en voie de disparition, actuellement. Pour le lancement de la saison de reboisement 2007/2008, le ministère envisage de mettre en terre de nouveaux plants, mais également de remplacer les arbres perdus durant les saisons précédentes. Par ailleurs, la plantation d’arbres "zanatany", comme l’ébène, le "dity mena", le "rany" et le "hazomena" sera remise en valeur durant la saison.
La sècheresse, les inondations, l’hiver trop rude, "autant de changements climatiques auxquels Madagascar se prépare, ajoute le ministre, dont le reboisement." Pour demain, samedi, jour du lancement, 5000 pieds seront mis en terre, à Fonenana Imerintsiatosika. Le "dity mena" peut facilement concurrencer l’ébène en qualité, et être transformé en meubles. De même, le "rany" peut atteindre facilement 2 mètres de diamètre.
9 hectares de forêts
Selon les normes internationales, un Etat doit préserver au moins les 10 % de son territoire. Madagascar détient actuellement 9 hectares de forêts protégés ; une possession que le président avait annoncé rehausser jusqu’à 6 millions d’hectares. Le ministère et ses partenaires s’y mettent, dont durant cette saison de reboisement.




