Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
jeudi 6 octobre 2022
Antananarivo | 17h44
 

Politique

Suspension de « Karajia »

La panique en haut lieu

lundi 21 janvier 2008 | Alphonse M.

La décision du ministre de la Communication, Bruno Andriantavison, de suspendre l’émission « Karajia » de la Radio Don Bosco (RDB) a continué à alimenter les débats durant le week-end. Dans cette décision, ce membre du gouvernement a évoqué que cette émission constitue un « support de diffusion, des propos incitant à une manifestation sur la Place du 13 mai, menaçant l’ordre et la sécurité publics et ébranlant la confiance du public envers les institutions et les autorités de l’Etat ».

Des auditeurs, des hommes d’affaires ainsi que des simples citoyens n’ont pas mâché leurs mots pour condamner ce geste des autorités. « Tout ceci témoigne de la panique qui règne en haut lieu », a martelé un opérateur économique de renom de la capitale. Après la défaite de Hery Rafalimanana dans la capitale, le régime de Ravalomanana est aux abois. On craint une radicalisation de l’actuel régime avec la multiplication des arrestations. Sur le plan juridique, certains hommes de lois s’inquiètent sur l’application des textes à Madagascar. Aucun texte en vigueur ne stipule la suspension d’une émission dans une station radio ou télévision si celle-ci ne plaît pas aux autorités. En fait, c’est la fermeture de la station en question qui devrait avoir eu lieu à la place de la simple suspension d’une émission, comme cela a été le cas des radios privées de Toamasina, de Mananara-Nord et de Toliara.

Rubrique suspendue ?

De même, si une interview ou une rubrique d’un journal critique le régime en place, cette rubrique serait-elle suspendue ou serait-ce le journal tout entier qui serait interdit de publication ? Bizarre !

Par ailleurs, que dira le ministre si cette radio maintient cette émission mais sous un autre nom.

Quoi q’il en soit, cette décision du ministre de la Communication ne fait qu’attiser le mécontentement populaire vis à vis du régime actuel. Une partie du peuple est désormais privée de ses droits de s’exprimer librement et de porter ses jugements envers le régime en place ou les autorités. En tant que citoyen, on a droit de critiquer ou de flatter les tenants du pouvoir. La démocratie à Madagascar est sérieusement menacée au même titre que la presse.

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS