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mercredi 25 février 2026
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La France confirme son soutien pour le processus de Refondation de 24 mois

mercredi 25 février | Mandimbisoa R. |  897 visites  | 6 commentaires 

Quatre mois après avoir pris les rênes du pays, le colonel Michaël Randrianirina a effectué, mardi 24 février, sa première visite officielle à Paris. Il a été reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron pour un déjeuner de travail au format volontairement sobre.

À l’issue de la rencontre, la mise en place d’un cadre de coopération pour les vingt-quatre prochains mois, durée correspondant à la transition annoncée par les autorités a été annoncée. L’objectif est d’accompagner le pouvoir de la refondation en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes.

Selon un communiqué joint à l’issue de cette rencontre bilatérale, les deux présidents ont agréé une série d’orientations qui fixeront le cap de la relation entre la France et Madagascar jusqu’au délai de vingt-quatre mois, échéance du processus de Refondation. Ce cadre partenarial s’articulera autour de trois axes prioritaires : consolidation de la relation politique ; soutien de la France à la population et au développement économique de Madagascar dans un cadre de gouvernance et un climat d’affaires améliorés ; et poursuite de la coopération de sécurité et de défense, dans le respect de la souveraineté des deux États.

En marge des discussions politiques dans le cadre de ce déplacement présidentiel, des représentants du secteur privé malgache ont également échangé avec leurs homologues français. Selon des sources proches du dossier, vingt-neuf projets ont obtenu des engagements de financement dont le montant global pourrait s’établir entre un et deux milliards d’euros. Cinq initiatives structurantes ont été identifiées, mêlant installations solaires, mini-réseaux pour les zones rurales et, à plus long terme, développement de grands barrages hydroélectriques tels que ceux de Volobe et Sahofika.

Pour le patronat malgache, l’enjeu est d’obtenir des résultats visibles rapidement afin de restaurer la confiance. Les acteurs économiques insistent sur la nécessité de projets produisant des effets tangibles dans un horizon court, condition indispensable pour relancer l’investissement et l’emploi.

Cette recherche de nouveaux appuis intervient alors que les relations commerciales internationales de Madagascar traversent une zone de turbulences. L’an dernier, des droits de douane élevés avaient frappé les exportations malgaches, créant un choc pour plusieurs filières, notamment le textile. Si certaines décisions ont été révisées, l’incertitude demeure sur la stabilité des régimes préférentiels, fragilisant la visibilité des entreprises.

Dans ce contexte, le renforcement des partenariats européens apparaît stratégique pour Antananarivo. Entre ouverture à l’Est et consolidation des liens historiques avec l’Occident, le président Randrianirina tente de tracer une voie médiane : élargir le cercle des partenaires sans rompre avec les alliances traditionnelles.

La rencontre de l’Élysée ne règle pas toutes les tensions mais elle signale une volonté mutuelle de tourner la page des crispations récentes. Ce déplacement à Paris intervient moins d’une semaine après un passage remarqué à Moscou où le pouvoir de la refondation a scellé un rapprochement stratégique avec la Russie, matérialisé notamment par l’acheminement de plusieurs dizaines de tonnes de vivres vers Antananarivo.

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6 commentaires

Vos commentaires

  • 25 février à 10:53 | Isandra (#7070)

    "Ce déplacement à Paris intervient moins d’une semaine après un passage remarqué à Moscou où le pouvoir de la refondation a scellé un rapprochement stratégique avec la Russie, matérialisé notamment par l’acheminement de plusieurs dizaines de tonnes de vivres vers Antananarivo."

    Ce que les agences de notation ont retenu dans leur blocs notes, là, Madagascar est devenu pays à risque.

     Instabilité politique chronique : crises en 1972, 1991, 2002, 2009 et 2025

    "Classement COFACE : Madagascar toujours dans la catégorie des pays à risque élevé
     ? Une crise politique influe négativement sur le classement du risque pays.
    En matière d’environnement des affaires, Madagascar termine l’année avec une note plutôt morose. Dans son dernier classement sur les risques-pays, COFACE classe le pays dans la catégorie C.
    Ce qui signifie qu’aux yeux de cette plateforme de classement, la Grande île est encore et toujours considérée comme présentant un niveau de risque élevé pour les opérations commerciales internationales.
    Non-attractif. Ce qui n’est évidemment pas favorable au contexte économique, dans la mesure où le pays est tout simplement considéré comme non attractif pour les partenaires commerciaux internationaux et les investisseurs directs étrangers. En effet, le classement C signifie que le risque d’impayés ou de défaut de paiement des entreprises d’un pays est élevé. Autrement dit, il est probable qu’une entreprise fasse défaut sur ses paiements à court terme, notamment vis-à-vis de ses fournisseurs ou partenaires commerciaux. Cette réalité incite les opérateurs étrangers à prendre des précautions supplémentaires lorsqu’ils envisagent d’exporter, d’investir ou d’accorder des crédits commerciaux à des entreprises locales. Il s’agit donc d’un signal d’avertissement, qui ne signifie toutefois pas, à ce stade, que la situation est extrêmement préoccupante. Le classement C n’indique pas qu’un pays est en crise grave, mais qu’il présente des risques plus élevés que la moyenne."

    Répondre

  • 25 février à 13:06 | rakotobe (#7825)

    Entre le verre à moitié plein et à moitié vide vous choississez de verser dans le catastrophisme , pas surprenant de votre part !
    Le contexte est que : malgré l’alternance politique ( dans la douleur pour le pouvoir orange ) qui suscite naturellement des interrogations dans le milieu des affaires. Le classement de Madagascar en matiére de risque-pays est aujourd’hui comparable à un bon nombre de pays africains notamment des grands pays comme l’Afrique du sud et le Nigéria.
    Et quant à l’état des lieux actuel si sinistré laissé par le pouvoir mafieux de Rajoelina Cedric, le tableau futur du climat des affaires ne peut aller que dans le bon sens.
    Et il n’y a pas de risque d’agravation de l’environnement politique à Madagascar puisque l’équation est binaire : pro Rajoelina vs opposant au pouvoir mafieux orange.

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  • 25 février à 13:44 | Jipo (#4988)

    La france ( encore elle) je pensais qu’ il ne fallait plus en parler ?
    Quel dialogue de sourd, jargon diplomatique qui veut tout et rien dire, alors comme ça elle "soutient " ? (comme zelenski & sa corruption, au détriment de ses administrés qui peuvent creuver la gueule ouverte !)
    Ça ne mange pas de pain, n’ engage à rien et ne coute pas grand chose, mais la rencontre a été constructive et comme dirait le "diable" : ils ont fait du "good job" ...
    On imaginera aisément que dans des rencontres de ce style, ils auront bien sur évité de parler des zéparses, moins encore de l’ exfiltration de leur ressortissant, pas + que de savoir ou il se trouve ( secret d’ état certainement ...?)
    Est-ce que ce ce soutien ira-t-il jusqu’ à venir chercher ce colonel en cas de dérapage ou situation identique à celle de l’ exfiltré : assurément pas !
    Quant aux "initiatives structurantes" encore et toujours des termes bien pompeux, passe partout qui veulent tout et surtout rien dire particulièrement qu’ ils sont resservis à chaque rencontres, seuls les interlocuteurs changent et rien ne change moins encore n’ avance,
    Volobe et Sahofika. n’ étaient -t-ils pas DÉJÀ à l’ ordre du jour du temps du DJ 6e dan ?
    Et bien si ramahafarisou vous l’ aviez meme écrit !
    Un gout de déjà vu, une resucée que vous nous resservez à chaque occasion qui commence à sentir le rance bein que sans date de péremption , ce qui n’ est pas une raison pour en abuser ...
    "Crispations récentes" t’ as le salama de Vladimir et pas l’ ukrainien !

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  • 25 février à 13:52 | Isambilo (#4541)

    Il fut un temps où ça s’appelait non alignement.
    Tout ceci est bien convenu. Dans 24 mois, Macron sera dans les champs à cueillir des champigons.

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  • 25 février à 16:46 | râleur (#3702)

    La FRance s’en fout du moment que l’on ne touche pas aux intérêts français et des français, qui vont continuer leur domination sur tous les aspects à Madagascar
    C’est la mm FRance qui a organisé le Cup d’Etat de février 2009, qui a négocié l’exfiltration de Rajoelina (un français), négociation qui lui permet de tenir les militaires par les c.....

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    • 25 février à 17:09 | Jipo (#4988) répond à râleur

      Chacun sa manière de "soutenir"
      De toutes façons toutes les valeurs, les termes : sont inversés !
      "On lutte contre le djihadisme", en éliminant ceux qui les combattent et en les exfiltrants mais on lutte contre !
      tout comme on vous stérilise (pardon vaccine) pour votre bien natürlich !
      Quant au soutien aux populations, à la misère et au développement :depuis qu’ ils "soutiennent" et devant le "résultat", (depuis + de 50 ans) d ’oser se demander (humour) si ils ne "soutenaient" pas : ce pourrait être pire ?
      Azafady mais le doute n’ est non seulement pas de la " conspiration" mais plus que permis !( meme si pas politiquement korrect)

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