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Economie

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La Cour des Comptes voit rouge dans la situation financière de ARTEC

samedi 11 décembre 2021 | Mandimbisoa R.

Les comptes ne sont pas bons au sein de l’Autorité de régulation des technologies de communication (ARTEC), selon le rapport de la Cour des Comptes. En dépit de la hausse de ses chiffres d’affaires, (29,20 milliards d’ariary) en 2020, la juridiction relève « plusieurs situations d’irrégularités principalement basées sur le non respecte des procédures d’exécution des dépenses publiques dont la prise en charge en cours d’année des dépenses de fonctionnement considérables du ministère chargé des Postes et des Télécommunications, des lacunes … ».

La Cour des comptes a notamment évoqué d’une suspicion de marché fictif d’une valeur d’environ 7 milliards d’ariary en 2018. Deux marchés en sont particulièrement concernés : les centres d’incubateurs des universités d’Antananarivo, de Toamasina et de Mahajanga et le centre d’application pour le développement numérique d’Ivato, à Antanarivo.

Le premier devrait concerner l’achat de matériels et équipements informatiques, des mobiliers de bureau, des ustensiles de cuisine dont le montant est de 3,46 milliards d’ariary. Mais les matériels n’ont pas été livrés et les centres ne sont pas fonctionnels et ne figurent même pas dans l’organigramme des universités susmentionnées. Le deuxième devrait consister en l’achat des mêmes matériels et en l’entretien d’un bâtiment, pour un montant de 3,78 milliards d’ariary mais il s’agit d’un centre fictif.

A cela s’ajoute le faible taux de déclaration des opérateurs œuvrant dans le domaine de la communication, puisque 39% d’entre eux seulement qui l’effectuent. Ceci fait que le montant de dettes non recouvertes s’élève à 55 milliards d’ariary en 2020 contre 29 milliards d’airary en 2016. Ainsi, la Cour des comptes recommande-t-elle entre autres la « sensibilisation des opérateurs, le respect du code d’éthique des marchés publics, l’acquisition de l’outil de contre-vérification de la qualité des services des opérateurs, la prise de mesure pour éviter toute situation de conflit d’intérêt dans les marchés publics ».

3 commentaires

Vos commentaires

  • 12 décembre 2021 à 16:03 | Ra-Jao (#282)

    La cour des comptes, le lanceur d’alerte institutionnelle. Est ce qu’elle sert a quelque chose. Si elle n’était une institution de la république, le système judiciaire de rajoely l’aurait condamne pour diffamation. C’est triste de voir dans quel état rajoely a réduit toutes nos institutions - assemblée parlementaire, sénat, hcc, ceni, système judiciaire, police, gendarmerie armée... rajoely les a confie a des hommes cupides, sans honneur, qui vendront pères et mères pour de l’argent et de l’honneur déshonorant.

  • 13 décembre 2021 à 13:01 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Ce n’est que la partie émergente de l’exécution de nos lois de finances successives depuis belle lurette n’est-ce pas ? Le retard dans la publication des lois de règlement par la cour des comptes est à déplorer car il serait à l’origine des faux quitus dans la gestion de l’argent public.

    • 13 décembre 2021 à 13:02 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      lire ...la partie émergente de l’iceberg dans...

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