L’organisation d’élections en juillet 2027 ne devrait rencontrer aucun obstacle technique majeur. C’est l’assurance donnée par Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), alors que les autorités viennent de réaffirmer leur intention de respecter la période de vingt-quatre mois prévue dans le processus de Refondation.
Pour la commission électorale, le calendrier annoncé reste parfaitement réalisable. L’un des principaux chantiers préalables au scrutin, la refonte intégrale de la liste électorale, doit en effet être bouclé en avril 2027. La Ceni disposerait ainsi de plusieurs mois pour achever les derniers préparatifs avant le rendez-vous électoral envisagé en juillet.
« La liste électorale sera entièrement prête. Il n’y aura donc aucun problème pour organiser les élections au mois de juillet », affirme Thierry Rakotonarivo. Une position qui conforte la perspective d’un scrutin dans le délai annoncé, même si la nature exacte de l’élection qui sera organisée n’est pas encore déterminée.
Cette échéance a été de nouveau évoquée au plus haut niveau de l’État. Lors de son déplacement à Durban, dimanche, le colonel Michaël Randrianirina a réaffirmé, au cours de ses échanges avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa, que la période de vingt-quatre mois serait respectée. À ce stade, les déclarations des autorités ne laissent donc pas entrevoir une extension du calendrier de la Refondation au-delà de l’échéance prévue.
Des consultations avant le scrutin
Si la préparation matérielle ne suscite pas d’inquiétude particulière du côté de la Ceni, plusieurs paramètres politiques et juridiques restent à examiner. La commission entend poursuivre les discussions avec les différents acteurs concernés afin de déterminer les améliorations à apporter au dispositif électoral.
Ces échanges doivent notamment porter sur les règles encadrant les élections, le fonctionnement du système électoral ainsi que les conditions pratiques dans lesquelles le prochain scrutin sera organisé. La Ceni souhaite ainsi associer les différentes forces à la définition d’un processus jugé plus efficace et mieux adapté au contexte.
Thierry Rakotonarivo invite, dans cette perspective, les acteurs concernés à participer activement aux consultations et à présenter leurs propositions. Le message s’adresse également aux partis et mouvements politiques ayant l’intention de concourir : ils sont appelés à commencer leur préparation.
À moins d’un an de l’échéance annoncée, la Ceni affiche ainsi sa confiance : sur le plan opérationnel, juillet 2027 demeure un objectif à sa portée.
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Vos commentaires
Vivement la réalisation de la concertation nationale afin que la souveraineté populaire puisse s’exprimer afin de pouvoir résorber et réduire à néant la réapparition de crise electorale habituellement fomentée par la CENI...
La CENI sera à dissoudre à l’issue de la concertation nationale, sur ce point, les avis largement partagés partout concourent dans ce sens.
La capacité reçue par la CENI en Russie dans la gestion des élections n’a aucune utilité.
Le ministère de l’intérieur et de la décentralisation devra se préparer pour prendre la relève dans le cadre d’une pratique sincère et crédible.
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