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Editorial

Creux de confiance

lundi 8 août 2011 | Patrick A.

Après deux semaines consécutives de baisse des marchés d’actions accompagnées d’inquiétudes vis-à-vis des pays de l’Union européenne, les marchés financiers ne souhaitaient certainement pas cela. Vendredi soir, l’agence de notation Standard & Poor’s a déclenché ce qui pourrait bien être une tempête, en décidant de retirer à la dette souveraine des États-Unis la prestigieuse note AAA, la meilleure qu’on puisse attribuer pour des prêts à long terme.

Dés ce week-end, les seules places financières qui étaient ouvertes, celles du Moyen-Orient, ont été les premières à en souffrir. Après une chute de 5,46 % samedi, la Bourse saoudienne a terminé en très légère hausse dimanche (+0,08 %). À Tel Aviv, une suspension de séance de 45 minutes a été nécessaire pour permettre aux intervenants de soumettre davantage d’ordres et calmer leurs esprits, afin de ralentir ainsi des fluctuations jugées trop importantes : la bourse de Tel Aviv a finalement clôturé en forte chute de près de 7 %. Après avoir ouvert sur un recul de 4,5 % pour son premier jour de cotation de la semaine, l’indice de la Bourse de Dubaï a lui terminé en baisse de 3,69 %.

Ce matin, les places asiatiques reflètent une inquiétude sur l’évolution de la croissance économique mondiale : le prix du pétrole et des actions est à la baisse. Très logiquement, le dollar baisse face aux autres grandes devises.

Il y a deux semaines, il était soulevé ici que l’on pouvait objectivement juger disproportionnée l’importance que donnait aujourd’hui le système financier aux notations attribuées par les agences. Tout se passe comme s’il y avait pénurie d’analystes compétents et que le prêt-à-penser de ces trois acteurs faisait désormais figure de seule information pertinente disponible, mettant à mal un des fondements de la théorie (qui n’est que théorie) des marchés parfaits de capitaux. Ceux qui osent penser à l’encontre du « marché » deviennent alors de plus en plus rares, et se retrouvent à avoir raison de plus en plus tard. Aux dernières nouvelles, il semblerait d’ailleurs que le même mal affecte la politique malgache...

Il reste alors à essayer d’anticiper l’impact de ces tempêtes financières sur un pays comme Madagascar. Comme en 2008/2009 et à l’instar des autres pays africains, l’économie malgache devrait « bénéficier » du fait d’être relativement à l’écart de la finance internationale pour être dans un premier temps moins brutalement affectée que les économies occidentales. La baisse de prix de certaines importations comme le pétrole pourrait même avoir quelques effets positifs. Il reste qu’un déficit durable de la croissance chez les grands pays acheteurs ne pourrait qu’affecter nos exportations, et donc notre économie. La lutte généralisée contre les déficits n’aidera pas non plus.

Pour nous éviter de cumuler les handicaps, il serait donc plus que temps que nos politiciens choisissent de sortir de l’autre crise, politique celle là, afin que Madagascar se trouve en ordre de marche pour pouvoir profiter du moindre signe de reprise de l’économie réelle : celle des consommateurs et des entreprises.

30 commentaires

Vos commentaires

  • 8 août 2011 à 09:25 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    Patrick A

    Monsieur le Président Marc RAVALOMANANA "est" le victime collatéral de la crise confiance/financière de 2008.

    A qui le tour en 2011 ??????

    Basile RAMAHEFARISOA

    b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 8 août 2011 à 09:51 | RRabetafika (#4116) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Dans une étude achevée en septembre 2008, il m’a déjà été donné de tirer la sonnette d’alarme. En voici un court extrait :

      « L’âge de la mondialisation, portée par l’universalisation du capitalisme et par les technologies, ne se confond ni avec le triomphe de la démocratie ni avec l’avènement de la raison. Les chocs économiques et les violences politiques incitent au déchaînement des passions collectives, y compris dans les démocraties. Eschyle rappelait que la démesure produit l’épi de la folie et récolte une moisson de larmes. Les premières années du XXIe siècle illustrent ces ravages : dans l’ordre politique avec la dérive nationaliste et militariste du néo conservatisme qui a sonné le glas de l’hyper-puissance américaine, dans l’ordre économique avec l’envol puis l’effondrement des actions liées aux nouvelles technologies, des prix de l’immobilier ou des dérivés de crédit. La France de 2008 se trouve confrontée à ces mêmes risques, avec le télescopage de la stratégie de modernisation du pays par l’éclatement des bulles de l’immobilier et du crédit d’une part, de la bulle médiatique autour du Président de la République d’autre part » (1)

      Située à quelque 10 000 Kms de la France et à 400 Kms des côtes orientales africaines, Madagascar semble, pour l’instant, à l’abri des inquiétants soubresauts économiques et politiques décrits par cet auteur. Les perspectives de croissance de son PIB pour l’année 2008 se situent autour de 7,2 %, l’objectif affiché étant de réaliser un taux à deux chiffres d’ici 2012.

      Cet objectif ambitieux n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’analyse d’un autre auteur qui pense que « l’année 2008 verra se confirmer le déplacement des zones de croissance dans le monde vers les pays en développement ; que ceux-ci prendront beaucoup d’avance, affichant une croissance d’environ 7,5 % - de quoi faire pâlir d’envie les pays riches qui, avec une performance de 1,8 %, resteront à la traîne ».

      Il convient cependant d’être prudent car, malheureusement, tous les problèmes sont, comme nous allons le voir, loin d’être résolus. En effet, si l’adoption du libéralisme économique comme modèle de développement est désormais un principe définitivement acquis, depuis bientôt vingt ans déjà, il reste à savoir si les Malgaches - et plus exactement ceux qui ont la lourde et noble charge de les gouverner – veulent et, surtout, peuvent véritablement gagner la gigantesque bataille du développement à laquelle ils se livrent, pour sortir enfin la Grande Ile de l’ornière dans laquelle elle s’est enlisée depuis trop longtemps .

      Les choix politiques et les grandes théories économiques ne sont là, en effet, que pour établir les priorités, éclairer et sous-tendre les actions à mener. Tout le reste est une question de modalités d’application, de circonstances plus ou moins maîtrisables et, en définitive, de bonne volonté des responsables politiques en place.(...)

      QUESTION : où en sommes-nous aujourd’hui ?

      (1) Baverez N. : "La démesure et la raison", Le Monde 20/02/2008

  • 8 août 2011 à 10:00 | da fily (#2745)

    Soit, nous n’en sommes pas encore à spéculer sur les effets de la crise, la notre est bien plus profonde et pernicieuse.

    Si nous sommes au seuil voisin de zéro à l’export, que voulez-vous qu’on ait comme perpectives ? Au contraire, la faculté connues des pays economiquement dirigeants donc décisionnaires, est celle de se protéger autant que faire ce peut en cas de crise, et si les faibles doivent servir de marchepieds ou de bouclier, business is business. Le monde des affaires et des matières premières ne connait pas les états d’âmes, l’investissement doit rapporter coûte que coûte.

    J’ai bien peur que nous n’ayons grand monde réellement conscient de la chose économique dans notre paysage politique, c’en est lamentable, et penser que localement Ravalomanana était encore l’unique exemple de la vision à long terme pour la viabilité est toujours révélateur. Au fait...il appelle à signer, encore une énième initiative de sa part, les autres en tremblent déja...persuadés qu’ils sont dans leur blocage, il est tellement plus facile de réagir, beaucoup plus compliqué d’agir, de réfléchir, d’entreprendre.

  • 8 août 2011 à 10:03 | niry (#210)

    Il est évident que cette situation plaît à messieurs ces dirigeants malgaches.. Une transition rallongée la plus longue possible, avec une économie de marché isolée de celle du reste du monde, sans règles précises, avec des flous juridiques aberrants, propices à tous les petits trafics personnels et égoïstes. Sous couverts de volonté populaire et de "c’est la faute à..", ils font ce qu’ils veulent !! Si les USA se battent pour éviter de passer de AAA à AA+, Madagascar utilise la même énergie pour ne pas avancer, pour éviter de passer de Z— à ZZ- Un monde parfait sans empêcheurs de tourner en rond..

    Pour les Etats-Unis, on ne peut juste se réjouir du faît qu’ (au moins) une seule agence de notation ait enfin osé dire les 4 vérité en face à ces intouchables de Washington. On constate aussi d’ailleurs que beaucoup (comme d’hab) refusent de voir cette vérité et se drapent encore et toujours dans des pseudo-"erreurs de calculs", "c’est la faute au congrès" etc.. Toujours ce refus d’accepter la réalité..

    N’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir..

    • 8 août 2011 à 10:58 | Rabila (#1379) répond à niry

      Madagascar n’a pas accès au marché financier.
      Il n’emprunte pas, on lui prête ... (la BM, l’UE)
      Et des fois, on lui fait un don, une aumone.

    • 8 août 2011 à 16:29 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à Rabila

      rabila,

      Pas de don ou d’aumône quand les "donateurs" potentiels sont en difficulté.

      L’aide aux pays en développement fait décoller l’économie des pays donateurs et rapporte plus que le marché financier.

      "GRATUIT". n’existe pas.

      Basile RAMAHEFARISOA

      b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 8 août 2011 à 11:02 | rasoulou (#4222)

    Pour MAdagascar, beaucoup de citoyens possèdent d’épargnes même s’ils sont minoritaires, les reflexes des Malagaches surtout en cette période de crise c’est de sécuriser leurs ressources comme tout bon père de famille, et c’est normal : soit investir en immobilier à Maurice que d’ailleurs Famille Rajoelina le fait(valeurs sûres actuellement), soit investir en immobilier à Madagascar, soit mettre son épargne sous forme aurifère (or) qui augmente au fil des années : c’est les reflexes des urbains. Mais jamais épargnez à la Banque car l’Ariary fait des yo-yo(s) par rapport à l’euros, ou les bons de trésor de l’Etat Malagasy(la crise politique est passée par là). Les participations dans les grandes sociétés locales sont inaccessibles pour la plupart des malgaches, elles ne sont réservées que pour les nantis et les hommes du Pouvoir : la fameuse phrase "Rahefa tsy hanao ianareo, dia ataoko" dixit Ra8. D’ailleurs, Madagascar ne possède pas de place boursière pour une participation des Malgaches dans les entreprises locales.
    En campagne, ou dans les bleds l’épargne c’est la bonne vielle méthode (sous le matelas), ou dans le cheptel bovin,ovin...à moins qu’ on paie les rackets auprès des Dahalo(s), ou se sécuruser par une mitraillette.
    Donc, nos épargnes dorment, et ne se fructifient pas, et comme l’épargne locale est le moteur de l’économie, notre économie patine.
    J’ai remarqué par exemple que l’Emprunt National "LOVA" lancé par Francisque RAVONY avait beaucoup de succès, l’Etat Malagasy était à défaut de paiement, la planche à billet était très surveillée par le FMI (gendarme de la finance) pour éviter l’inflation.
    Les entreprises ou investissements locaux manquent, c’est les étrangers qui profitent de notre richesse. On a vu toutes les couleurs des tentatives des anciens règimes : nationalisations et investissement à outrance, PROCOOPS, TIKO-LAND.....mais qui n’ ont abouti à rien car il n’y a pas de participations de tous les communs des malgaches !

    • 8 août 2011 à 11:41 | RRabetafika (#4116) répond à rasoulou

      Bonjour Rasoulou,

      juste une remarque : le fameux emprunt d’Etat "LOVA" (Lela vola Omena hanjary VAry) est pour moi une des plus vastes escroqueries qui ait jamais été mise en oeuvre par les PP malgaches au début des années 80, bien avant le Gouvernement Ravony. On a fait croire qu’il marchait bien, que le gens adhéraient !

      En réalité, on avait obligé les organismes financiers (banques et assurances nationalisées) à y souscrire en masse pour donner le bon exemple et faire croire à un succès national.

      Je ne sais pas ce que cela a rapporté aux souscripteurs à la sortie et, surtout, si les fonds ainsi collectés ont vraiment servi à la production de riz, comme cela avait été annoncé, mais non pas détournés à d’autres fins.

    • 8 août 2011 à 12:55 | rasoulou (#4222) répond à RRabetafika

      RRABETAFIKA,

      Bien sûr, équilibre budgétaire oblige, LOVA comme vous le dîtes avaient servi à payer les militaires,les fonctionnaires, et surtout.....les PERDIEM, et les salaires des consultants(Banque Mondiale,FMI...) tous payés en devises.
      Et c’est la signification de notre proverbe : "ANTITRA BE MIHINAM-BOMANGA,KENDA NASISIKIN’NY TANANANY ", càd que M/CAR est ruiné à cause de nous même, mais pas à cause des autres, les autres(étrangers), qu’est- qu’ils font ? Nous arnaquer et nous profiter. Il y a aussi les détournements et corruptions diverses des dirigeants...ça c’est "RAIKI-TAPISAKA" : "EFA HO LANY IHANY NY PAISO AN-KADY KA TSY HIROTSAKA ILAMBOSALAMA".
      Quand même, à nous de chercher des pistes pour fructifier ces épargnes locales qui dorment, pour le bien de l’économie de notre Pays, j’ai donné LOVA comme exemple, l’île Maurice a pu rattacher à la bourse de HONG-KONG, à nous de créer notre place boursière ou rattacher notre Pays à une qui existe déjà. Cette idée était dans le programme de Ra8 mais non réalisée pour des motifs que je ne connais pas, même à l’époque, des jeunes banquiers malgaches ont été envoyé en Europe pour se former des arcanes boursières.
      Pour l’île Maurice, c’est normal, puisque ce pays est une valeur refuge (pour les investisseurs : pays stable) comme on dit, puisqu’on ne sait jamais la réaction du régime de Pékin, comme vous le savez Hong-Kong est à ce jour, rattaché à la Chine.

    • 8 août 2011 à 13:07 | RRabetafika (#4116) répond à rasoulou

      Un peu d’humour dans ce sujet grave :

      ANTITRA BE MIHINAM-BOMANGA, KENDAN’’NY NASISIKIN’NY TANANANY

      C’est l’histoire d’un couple de petits vieux qui va chez Mc Do et qui commande 2 menus burgers au bacon. Le petit vieux attaque son plat vigoureusement et la petite vieille, émerveillée, le regarde amoureusement.

      Intrigué, un serveur s’approche et dit poliment :

      - Madame, mangez, c’est moins bon quand ça refroidit !

      Vous êtes gentil, lui répondit-elle : j’attends qu’il finisse, j’ai besoin de son dentier pour manger à mon tour !

      Cessons d’attendre l’aide étrangère pour nous sortir de ce bourbier. La sortie de crise ne pourra venir que de nous-mêmes, de la solidarité de tous, comme ce couple de petits vieux qui se partage le dentier !

    • 8 août 2011 à 13:23 | hrrys (#5836) répond à RRabetafika

      Vous saviez beaucoup plus que moi qu’une crise socio- économique est en corrélation avec la crise politique .Ça va de soi si dans une situation telle que
      nous vivons , personne n’aie confiance . Pas d’instabilité politique veut dire pas de sécurité juridique.Nous sommes dans la phase de sortie de crise. CAD , la responsabilité pèse à nous tous . Nous ne pouvons pas faire fi aux élections à venir , à commencer par la présidentielle

    • 8 août 2011 à 14:11 | da fily (#2745) répond à RRabetafika

      Mister Rabetafika, c’est plaisant de vous lire, cette maturité et pertinence dans vos propos sont d’agréables jalons à nos bifurcations parfois percutantes.

      Je souligne ici que vous faites l’inventaire de nos possibilités à concrétiser, Dieu qu’elles sont encore nombreuses, mais je disais dans un de mes posts précédents, à quoi bon peut servir tout un tas de richesses, si on s’assoit dessus en regardant le train passer ? C’est notre cas n’est-il pas ?

      Sans repeindre une énième fois nos dirigeants qui sont sommes toutes nos pairs, il est notoirement acquis que le vulgus pecum madagascariensis est non seulement réfractaire au changement de mentalité, mais aussi rétif à celui du progrés à partir du moment où celà chamboule ses schémas pré-établis. Alors crier au "salopards de politiciens" n’est-il pas se juger soi-même, car avant d’embrasser la politique, cet homme tant décrié était avant tout citoyen lambda comme vous et moi ! Nous découvrons au final, que le malagasy persiste à se mordre la queue, je pensais que celà était réservé à un cercle très restreint de masochistes-contorsionistes.

    • 8 août 2011 à 14:22 | mpitily (#1212) répond à RRabetafika

      Pouvez-vous nous rappeler en résumé votre plan de sortie de crise ? Faites-vous encore confiance à nos anciens et actuels politicards ? Est-il raisonnable d’attendre d’eux une reconnaissance sincère de leurs fautes d’abord puis un changement radical de mentalité ? Il ne faut pas rêver.

      Il faut un changement de fond en comble de nos politiciens pour espérer un quelconque renouveau. D’où le TSZRRR.

    • 8 août 2011 à 15:11 | RRabetafika (#4116) répond à da fily

      da fily,

      il m’est arrivé aussi de dire que nous sommes effrontément assis sur nos richesses immenses, incapables de les mettre en valeur. Mais également sur une bombe à retardement qui finira bien un jour par exploser et balayer tout sur son passage. Ca sera pire que le plus gigantesque des tsunamis.

      Quant à nos politiciens, je crois qu’ils ont l’art et la manière de détruire toutes les réussites qu’ils rencontrent sur leur passage, soit disant pour mieux reconstruire derrière. Avec la mentalité délétère qui règne depuis des lustres, je crains que ça ne soit pas pour demain, hélas !

      Encore une fois la question qui me taraude l’esprit : Madagascar, pays maudit ?

  • 8 août 2011 à 13:07 | Ramena (#404)

    Peut-être que c’est une bonne chose pour l’économie malgache.
    Avec le risque d’une baisse de la valeur des placements en dollar ou en euro ainsi que les placements immobiliers à l’étranger....
    on a ici une chance que ceux qui détiennent des capitaux à l’étranger suite aux "exportations" les rapatrient sous forme de matériels à investir au pays.

    En tout cas, je les encourage !
    C’est le moment ou jamais Mesdames et Messieurs. Faîtes travailler vos capitaux au pays sinon il va fondre avec la chute de l’économie mondiale. Autant les rapatrier sous forme de différents matériels à utiliser au pays. Ce n’est pas les secteurs porteurs qui manquent à Mada avec les capacités d’investissements qui se dégagent des exportations. A titre d’exemple : matériel agricole et minier, matériel de pêche....
    C’est le moment de remettre en question tous ces conseils qui vous poussent à placer vos avoirs à l’étranger (ex. immobilier).
    Faut pas exagérer quand même, il y en a qui investissent encore dans l’immobilier à l’étranger alors que la bulle à sur le point d’éclater. Les crédits vont augmenter donc la demande immobilière également. En définitive, l’offre sera plus importante et mécaniquement, les prix vont baisser.

    • 8 août 2011 à 13:11 | RRabetafika (#4116) répond à Ramena

      Les terrains « en friche » et les possibilités que la Grande Ile offre aux investisseurs potentiels sont immenses et variés :
      - dans l’agriculture alimentaire (riz, maïs, pêche, aquaculture, élevage, épices, café, cacao, vanille)
      - dans l’agriculture non alimentaire (coton, sisal, fleurs, huiles essentielles)
      - dans l’agro-industrie (fruits et légumes transformés, produits frais, biodiesel)
      - dans l’agrobusiness (matériel et outillage, transport, engrais, semences, emballages, entrepôts frigorifiques)
      - dans les nouvelles technologies de l’information et de la Communication (NTIC)
      - dans les activités touristiques (écotourisme, sport et aventures, tourismes balnéaire,
      tourisme découverte, tourisme culturel)
      - dans l’amélioration des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires,
      - dans la production d’énergies (hydroélectricité, énergie éolienne, énergie solaire)
      - dans les industries légères,
      - enfin, dans l’exploitation des ressources minérales..

      Il manque l’essentiel : LA STABILITE POLITIQUE. Rien ne se fera sans elle !

    • 8 août 2011 à 15:46 | Stomato (#3476) répond à RRabetafika

      >>Il manque l’essentiel : LA STABILITE POLITIQUE. Rien ne se fera sans elle !<<

      La stabilité politique est une condition nécessaire, mais pas suffisante.
      Elle ne porte pas forcément en elle l’adhésion du peuple.
      Mais je vous l’accorde c’est un point de départ obligatoire.

      L’alternative pourrait être une vraie dictature, à la Nord Coréenne par exemple. A la rigueur à la Bachar al-Assad.

    • 8 août 2011 à 17:27 | Jipo (#4988) répond à Stomato

      Stomato bonsoir , je ne riais qu ’ à moitié quand je préconisais un régime Maoiste , voir communiste , mais en ce cas qui pour le contrôler ?

    • 8 août 2011 à 21:54 | Stomato (#3476) répond à Jipo

      [Mode cynique ON]
      Surtout pas de contrôle. Le contrôle induit presque toujours la corruption.
      [Mode cynique OFF]

    • 8 août 2011 à 23:01 | Jipo (#4988) répond à Stomato

      Comment pourriez vous installer une stabilité politique à Madagascar sans l ’ adhésion de la population ? Bachar el Assad , s ’ en passe en effet mais comme vous voyez ce n ’est pas viable , quant à la Corée du Nord , la population est complètement muselée et question aides , dont Madagascar a grand besoin , avec ce type de dictature , cela ramènerait Madagascar à l ’ obscurantisme le plus primaire , sans effort aucun de part et d ’autre .
      De plus Madagascar s ’ y est employée depuis assez longtemps , pour essayer autre chose , particulièrement au regard de ces 50 années et de leur résultat .
      Ce nest plus de l ’ Amour , à ce stade , mais deviendrait de la rage .Merci pour le clin d ’ oeil cynique ...

  • 8 août 2011 à 13:25 | saina gasy dadabe (#4061)

    Jeune Afrique n° 2639 - 7 aout 2011 -Madagascar, Ils n’iront plus au bois - p. 26
    http://tinyurl.com/3l93oh8
    http://tinyurl.com/3wrexy8

    • 8 août 2011 à 13:27 | saina gasy dadabe (#4061) répond à saina gasy dadabe

      mise en page intéréssante,
      l’arroseur..arrosé , vous en conaissez ?

    • 8 août 2011 à 17:52 | Jipo (#4988) répond à saina gasy dadabe

      Saina gasy dadabe , merci pour ces deux liens , et en profite pour renouveler mon invitation à consulter les écrits de Me Françoise Raison Jourde, une grande spécialiste et historienne de Madagascar digne des plus grands sociologues que Mada ait connus .

    • 8 août 2011 à 20:59 | rasoulou (#4222) répond à Jipo

      Jipo,

      Merci pour la liaison, et comme la sociologie de Madagascar m’intéresse, je suis prenant de tous les sujets qui touchent les conditions difficiles de nos compatriotes. Ce n’est pas du misérabilisme mais c’est toujours, de chercher des solutions pour notre cher Pays.

    • 8 août 2011 à 22:37 | Jipo (#4988) répond à rasoulou

      Rassoulou Bonsoir , ça fait plaisir de vous lire , si le sujet vous interesse, je vous invite à vous diriger vers les archives de l ’ ORSTOM , années 70 − 80 ou une bonne brochette de cette corporation à été plus que productive , Cf : éditions - mensuel : " L ’ Homme " . Un certain couple , H .& A Lavondes , P . Ottino , C. Robineau , JF Barré , Champolian, Deschamps , bien sur, Le Père Razafinsalama, Mangalaza , P Verin ( archéologue puis sociologue ), H.Rakoto ( ethnologue, enseignant en France ) pour ne citer qu ’eux, sans oublier la référence incontournable : A Grand didier.
      F .Raison étant venue bien plus tard .Liste non exhaustive , que vous compléterez aisément à la lecture de leurs references et bibliographies , cordialement .

    • 9 août 2011 à 08:47 | da fily (#2745) répond à Jipo

      Hello, Paul Ottino est effectivement un personnage plus qu’intérressant, en tous cas j’ai appris beaucoup.

      Et Grand Didier devrait être obligatoire dans l’enseignement de ce pays.

    • 9 août 2011 à 09:52 | Jipo (#4988) répond à da fily

      Hello Da fily , vos lecture ne m ’ étonnent pas ... " Zie sprechen mit hire zone" correcteur d’ ortographe à prendre en compte .

    • 9 août 2011 à 17:41 | saina gasy dadabe (#4061) répond à Jipo

      petite histoire de cettte revue historique, par un jeune historien de la banlieu parisienne
      Nativel :
      http://tinyurl.com/3hfujpw
      J’ai mis en ligne les tables des matiéres des anciens numéros de cette revue, fondatrice de la mémoire malgache, méme si quelques bonnes ames a la peau blanche s’y sont glissé
      Il serait intéréssant de les saisir, en mode texte,de maniére a pouvoir les consulter en ligne,
      J’offre donc a celui qui le souhaite tout article ancien, en scan "pdf",de cette revue s’il a la gentillesse de saisir table des matiéres d’un numéro de celle ci,
      l’idéal, étant , de mettre en ligne une page , de l’article , pour le référencer, méme s’il n’est complet
      Pour exemple il y a dans le premier numéro Omaly sy anio, un article de Frémigacci sur conditions de construction du chemin de fer Tana à Moramanga, qui n’est pas ininiéréssant
      il n’est pas destiné a rester en ligne dans son intégralité , mais dispo, pour tout étudiant malgache à qui il rendra service, comme tout autre article de cette feuille de chou
      misaotra

    • 10 août 2011 à 11:45 | saina gasy dadabe (#4061) répond à saina gasy dadabe

  • 9 août 2011 à 17:46 | saina gasy dadabe (#4061)

    timide contribution, a ce post, qui,
    comme tous ceux de ce garçon , ont le chic ,de verser dans le hors sujet,
    donc, l’analyse de la situation actuelle des difficultées US, n’est abordée sérieusement que dans le site de l’agence de notation chinoise, Dadong,

    http://www.dagongcredit.com/dagongweb/english/pr/show.php?id=108&table=web_e_zxzx

    limpide et concise, évite tout bavardage !!!

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