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vendredi 7 août 2020
Antananarivo | 18h54
 

Société

Violences conjugales

Confinement : 1094 personnes victimes de violences physiques

samedi 1er août | Fano Rasolo

La crise actuelle augmente les tensions au sein des ménages et par voie de conséquence les risques de violences pour les femmes et les enfants. Le phénomène est quasiment planétaire et concerne tout autant les pays riches que les pauvres. Associées aux pressions économiques et sociales que provoque la pandémie de Covid-19, les restrictions de mouvement entraînent une hausse alarmante des violences intrafamiliales dans le monde, constatent les Nations Unies, qui appellent les pays à lutter contre cet effet pervers du confinement.

Pour Madagascar, selon les statistiques émanant du ministère de la population, le nombre des appels reçus par la ligne d’assistance téléphonique (ligne verte 813) pour signaler des cas de violences conjugales ne cesse d’augmenter au fil des jours. Mise en place depuis le début du confinement, la ligne verte a reçu 2 053 appels depuis quatre mois. 58 ont été enregistrés au mois d’avril, 655 en mai, 724 en juin, 616 jusqu’au 26 juillet. Sur ces 2053 appels, 1094 personnes dénoncent des violences physiques, 1536 des violences psychologiques, 1098 des violences d’ordre économique, 147 des violences sexuelles.

Plus de 5 000 signalements pour violences domestiques ont été adressés d’avril en juillet par les deux lignes vertes 813 et 147 (numéro vert destiné à dénoncer les cas de violences sur les enfants) et auprès des directions régionales de la promotion de la femme dans les 22 régions, selon toujours le bilan du ministère de la Population.

Selon Jolcette Emilienne Havanirina, directeur de la Promotion de la femme et du genre au ministère de la Population, 80 % des personnes victimes des violences domestiques sont des femmes. Le confinement ayant accru le taux de pauvreté de la population, a engendré une hausse du taux des violences domestiques, notamment conjugales. Toutefois, la hausse des dénonciations sont également dû au fait que les femmes connaissent mieux leur droit et osent briser le silence, affirme ce responsable.

Depuis novembre 2019, Madagascar s’est en effet doté d’une loi condamnant les violences basées sur le genre (VBG). Leurs auteurs encourent désormais des peines de 6 mois à 5 ans de prison et des amendes allant jusqu’à 4 millions d’ariary. Une chaîne pénale spécialisée traitant les cas de VBG au sein du ministère de la Justice a été mis en place et des brigades féminines de proximité ont également été créées à Antananarivo et à Tuléar.

1 commentaire

Vos commentaires

  • 1er août à 18:01 | Turping (#1235)

    L’effet de confinement sans activité est désastreux car dans un espace restreint (ventre vide ou plein ) les tensions restent palpables .En parlant de Madagascar comme partout ailleurs les violences physiques ,verbales sont un fléau à combattre ,....Un ménage où il n’y a pas d’entrée d’argent ,un père ou mère alcoolique ou les deux à la fois ,ce confinement ne fait qu’aggraver la situation familiale .Il n’y a pas de récupération politique à se faire là dessus ,pour Rakoto ou contre Rabe et l’inverse qui pollue quotidiennement ce forum.mais plutôt un problème social et sanitaire.

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