L’exigence d’une concertation nationale ouverte à toutes les sensibilités malgaches s’impose de plus en plus comme le principal message porté par les partenaires internationaux. En mission à Madagascar jusqu’à demain, les envoyés spéciaux de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Union africaine (UA) ont réaffirmé cette attente lors de leur rencontre avec le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison au palais d’État de Mahazoarivo.
Cette délégation internationale, conduite par Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine pour Madagascar, et Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU auprès de l’UA, poursuit depuis le début de la semaine une série de consultations avec les principaux acteurs nationaux. Lors de leur rencontre avec le chef du gouvernement, les deux responsables ont insisté sur la nécessité de garantir une participation la plus large possible à la concertation nationale.
Le 29 juin dernier, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a déjà préconisé un dialogue inclusif lors de la prochaine concertation nationale, considérant qu’un dialogue réellement inclusif constitue une condition essentielle au retour à l’ordre constitutionnel. Le secrétaire exécutif de l’organisation régionale, Elias Magosi, a de nouveau défendu cette approche lors de la réunion du Comité ministériel de la SADC organisée au Malawi.
La revendication d’inclusivité trouve un écho particulier auprès de la jeunesse malgache. Profitant de la présence des représentants de l’ONU et de l’UA, plusieurs délégués des jeunes ont exprimé leurs préoccupations quant au déroulement du processus. Reçus le même jour par le Premier ministre, ils ont demandé des garanties afin que les propositions issues des consultations de la jeunesse ne soient pas écartées ou diluées lors de la rédaction des conclusions finales des Concertations nationales conduites sous la responsabilité du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM).
Les inquiétudes de la jeunesse ont également été exposées aux envoyés spéciaux des Nations unies et de l’Union africaine lors d’une réunion avec les ministères chargés de la Refondation et de la Jeunesse. Selon le ministère de la Refondation, plusieurs catégories de jeunes, notamment des représentants du mouvement Gen Z et de la communauté musulmane, estiment ne pas être suffisamment représentées dans le processus actuel.
Les partenaires internationaux ont été appelés à encourager une participation plus équilibrée afin que les conclusions de la concertation nationale reflètent réellement la diversité des opinions et des attentes des nouvelles générations. De son côté, le gouvernement maintient sa ligne en défendant une concertation ouverte à l’ensemble des acteurs nationaux, tout en rejetant les interprétations qui élargiraient cette inclusivité à des personnalités politiques vivant à l’étranger.
Le chef du gouvernement s’est engagé à transmettre ces préoccupations au FFKM et a assuré que le comité technique placé auprès de la Primature veillerait à la prise en compte des recommandations formulées par les jeunes. Le Dialogue national de la jeunesse est d’ailleurs programmé les 28, 29 et 30 juillet ainsi que le 1er août.
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Vos commentaires
Salama djiaby
Ils te font « marrer » avec leurs consensuels & inclusifs leurs mots vaovao « passe partout » qui ne veulent strictement rien dire , quand ils prennent des décisions allant contre la volonté de la « souveraineté » des Peuples ilé ou leur : « con sensuel & in-clusif Ôh-phile » ???
Encore des mosakiki-s budgétivores qui veulent se donner de l’ importance derrière laquelle ils courent désespérément en essayant de convaincre du bien fondé de leur inutilité crasse !
Une construction de mosquées dans chaque village pourrait mettre un terme à cette « surdité » affirmé en ayant le « mérite » de diviser pour mieux régner au sein de la Gen Z , mohamed akbar ...
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Une concertation nationale inclusive avec une large participation, c’est le souhait et la volonté affirmée par tout un chacun, un élan populaire conforme aux attentes et aspirations de tous...
Tous les habitants du pays de Zanahary ne peuvent qu’y adhérer à un moment crucial de l’histoire où ses idées et suggestions peuvent être exprimées et entendues, dans un esprit de concertation en faveur des intérêts communs pour mieux assurer la défense de l’équité et la justice sociale...
La démarche attendue pour s’y faire devrait se conformer à la pratique et manière habituellement admises dans la vie societale en misant sur la cohésion héritée de la tradition du respect du « débat-échange de vues et évoluant vers la recherche de consensus »...
Tous les habitants sont membres du Fokonolona, y compris le Monseigneur Colonel et les autorités gouvernementales ainsi que les fonctionnaires de l’Etat, au même titre que la population vivant sous le jour ou « ambanilanitra », et dans le cadre de la concertation, tous les participants sont égaux et jouissant du même droit de parole et de participation qui qu’ils soient... Et quelles que soient ses responsabilités dans la vie publique...et sa catégorie sociale ou affiliation...
Que chacun s’exprime au sein de « son Fokonolona », que chacun anime la vie collective au profit de l’ensemble du Fokonolona...
L’objectif spécifique essentiel dans le cadrage des échanges est « la recherche d’ensemble des voies et moyens pour éviter la fréquente apparition de crise politique dans la vie publique et dans la relation entre les gouvernants detenteurs de mission et les gouvernés »...
Le Fokonolona désigne par la suite ses représentants pour continuer les échanges et débat au niveau de sa « Commune », et chaque Commune désigne aussi ses représentants pour la participation au niveau de chaque Région. Et ainsi de suite, chacune des Régions désigne ses représentants pour participer à la « concertation nationale finale » avec pour « résultats attendus » la définition et l’élaboration d’un ou de projets de constitution à soumettre à une élection constitutionnelle...
Bien évidemment, les modalités et mécanismes électoraux feront aussi objet de débat depuis l’échelon du Fokonolona ainsi que les lois électorales y afférentes...
Bref, c’est un processus participatif et inclusif dans la transparence, ni UN ni UA ni SADC ne peut affirmer le contraire ou y trouver des lacunes en terme d’inclusivite...
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