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samedi 28 novembre 2020
Antananarivo | 07h06
 

Politique

Antsohihy

Andry Rajoelina à la reconquête du Nord de Madagascar

mercredi 14 octobre | Mandimbisoa R.

La célébration du 62ème anniversaire de la Première République de Madagascar se fera ce jour à Antsohihy, ville natale du père de la République malgache, Philibert Tsiranana. Respect des mesures sanitaires dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 oblige, il n’y aura pas de célébration en grandes pompes, comme promis à la veille de la fête nationale du 26 juin. La journée ne sera même ni férié, ni chômée. La seule exception est que le président de la République se trouve depuis hier dans cette capitale de la région Sofia.

Il s’agit a priori d’une visite à caractère politique ou un clin d’oeil aux partisans et à la famille de l’ancien président Philibert Tsiranana qui, dans un premier temps, a déjà refusé l’offre du régime actuel de transformer en musée l’habitation du père de la première République, à Anahidrano. L’idée est de lui rendre hommage, mais l’enjeu est de taille : reconquérir le nord, en commençant par leurs grands leaders dont les descendants et proches des anciens présidents, Philibert Tsiranana et Albert Zafy, à qui le régime a accordé une pensée particulière hier, en érigeant une stèle au jardin d’Ambohijatovo.

En rencontrant les autorités locales des districts de la région (Analalava, Antsohihy, Bealanana, Befandriana, Mampikony et Mandritsara), hier, Andry Rajoelina a réitéré l’importance du dialogue et les échanges directes entre l’Etat centrale et les autorités locales en termes de processus de développement, notamment à travers les témoignages et les comptes rendus des maires et députés.

Mais le côté économique de cette visite n’est pas non plus non négligeable d’autant plus que son premier jour en terre de Sofia, Andry Rajoelina a entamé de nombreuses visites, à l’instar du centre de conservation de canard sauvage Fotsimaso, qui est un canard plongeur faisant partie des espèces endémiques de Madagascar, et le site Sahanala qu’il considère comme les « modèles d’émergence pour la région Sofia ».

« Ce centre occupe une place importante dans la préservation de la biodiversité, car non seulement il sert de vitrine écologique, mais surtout d’un centre d’éducation environnementale pour les jeunes générations et d’une attraction touristique pour la Région », indique la présidence dans un communiqué. En visitant le site de Sahanala ou Sahanala ADM Vanilla (SAVAN), Andry Rajoelina a réitéré que le « secteur de la vanille reste et restera toujours un secteur porteur et pilier de l’économie malgache. Il est important, dit-il de soutenir les coopératives telles que Sahanala dans tout Madagascar ».

30 commentaires

Vos commentaires

  • 14 octobre à 08:48 | betoko (#413)

    Philibert Tsiranana père de l’indépendance ? J’ai des doutes , il a été choisi par De Gaulle pour lui servir .
    En premier c’était Zafimahova que De Gaulle avait choisi mais il avait disparu , il s’est caché car il croyait qu’il est recherché par la police
    Attendons les retombées de cette visite d’Andry Rajoelina d’ici quelques mois .

    • 14 octobre à 13:15 | bekily (#9403) répond à betoko

      ZAFIMAHOVA était aimé du peuple malgache et avait une carrure de futur chef d’état ....ce qi dérangeait la france !!!

      Il lui fallait un benêt admiratif et béat devant le drapeau français , qui sait dire "oui m’bwana !!!" :Tsiranana

    • 14 octobre à 20:45 | saint-augustin (#9524) répond à betoko

      Betoko,Philibert Tsiranana père de l’indépendance ?J’ai des doutes, il a été choisi par De Gaulle pour lui servir dites vous.Et alors ?Qu’est ce qu’il a fait Tsiranana :les écoles, les dispensaires les hôpitaux,les universités, la décentralisation des Universités (que Ratsiraka a continué)les routes ,les cités universitaires même en France et qui sont occupés par les descendants de ceux qui sont anti FRANCE .Pouvez-vous me citer ce que les rois et reines ont fait à MCar:des routes ?, l’adduction d’eau ?, des châteaux ? ,progrès scientifiques ? .Et après Tsiranana:Géneral Ramanantsoa,Ravalomanana.Les gens de Tanà : :vous n’aimez que vous même, enrichissement personnel,la France est votre patrie sinon la 2è .
      Les falsificateurs de l’histoire sont à l’oeuvre ;La seule source de développement de Mcar c’est la décentralisation effective car travailler avec les gens de Tanà c’est anti Malgache.

    • 15 octobre à 00:12 | kunto (#7668) répond à betoko

      à ceux qui veulent reécrire l’histoire passé de Madagasikara à leurs avantages , écrivez plutôt le FUTUR de Madagasikara ( vous êtes là allez y .... ) .

      VIVE le grand Monsieur Philibert Tsiranana le Père de l’indépendance de Madagasikara ....

    • 15 octobre à 00:13 | kunto (#7668) répond à betoko

      à ceux qui veulent reécrire l’histoire passé de Madagasikara à leurs avantages , écrivez plutôt le FUTUR de Madagasikara ( vous êtes là allez y .... ) .

      VIVE le grand Monsieur Philibert Tsiranana le Père de l’indépendance de Madagasikara ....

    • 15 octobre à 09:20 | lysnorine (#9752) répond à betoko

      Re bekily 14 octobre à 13:15 répond à betoko
      « ZAFIMAHOVA était aimé du peuple malgache et avait une carrure de futur chef d’état ....ce qi dérangeait la france !!!
      « Il lui FALLAIT UN BENÊT ADMIRATIF ET BÉAT DEVANT LE DRAPEAU FRANÇAIS , qui sait dire "oui m’bwana !!!" :Tsiranana »

      Disoan’ilay mpanoratra tanteraka ny tantara, araka ny fahita matetika etsy sy eroa ihany.

      1. « ZAFIMAHOVA était aimé du peuple malgache ».

      Hoy i Alain SPACENSKI ao amin’ny « Madagascar, cinquante ans de vie politique (De Ralaimongo à Tsiranana), Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1970. » momba ny vokatry ny fifidianana depiote voalohany tamin’ny 4 Septambra 1960, rehefa tafaverina ny naha Fanjakana nahaleo tena an’i Madagasikara.

      « Ces élections marquaient L’ÉLIMINATION de l’U.D.S.M. [Union des Démocrates Sociaux de Madagascar] en tant que grand mouvement politique. Le parti n’avait qu’un seul élu, Albert Sylla [’’dans la quatrième circonscription (Tamatave)’’] sur la liste d‘Union Nationale [Miara-Mirindra] conduite par Jacques Rabemananjara », p. 365], depuis longtemps acquis à Tsiranana.[Albert Sylla n’aurait certainement pas été élu député s’il avait présenté une liste U.D.S.M.] Ses leaders, Norbert ZAFIMAHOVA, Philibert RAONDRY et CHARLES-ÉMILE étaient LARGEMENT BATTUS. Fait plus grave, la formation côtière, profondément divisée, n’obtenait que 5 % des voix ans son ancien fief de Tuléar...Tsiranana fit preuve de magnanimité [et] nomma le chef de l’U.D.S.M., Directeur des Affaires Extérieures au Ministère des Affaires Étrangères [dont le ministre fut Albert Sylla] (p. 366)

      2. « ce qi dérangeait la france » .

      Hoy ihany i Spacenski :
      « Les HÉRITIERS DIRECTS du P.A.D.E.S.M. »

      « les élections législatives du 2 janvier 1956 marquèrent l’ÉCLATEMENT définitif du P.A.D.E.S.M. Elles consacrèrent la RUPTURE des « progressistes » de Tsiranana avec les « CONSERVATEURS » du groupe ZAFIMAHOVA-RAVELOSON-MAHASAMPO (p.223).

      « Un seul mouvement put s’implanter dans l’île, prenant ainsi la SUCCESSION DU P.A.D.E.SM. : celui de Norbert Zafimahova. En octobre 1956, Norbert Zafimahova contacta Raveloson-Mahasampo et Charles-Émile pour leur proposer la constitution d’un grand parti modéré....Les statuts du nouveau parti furent déposés le 7 décembre 1956 (l’U.D.S.M. ou Union des Démocrates Sociaux de Madagascar) (p. 226).

      « Un article de Zafimahova, dans Ny Nosy Manontolo (hebdomadaire lancé par l’U.D.S.M.) les résumait clairement [‘’les thèmes côtiers’’].

      « 1. – Condamnation de la DOMINATION MERINA : ‘’ À Madagascar, au fur et à mesure que l’on s’achemine vers l’indépendance, il semble que s’éveille chez certains une nostalgie de royauté...’’

      « 3. – HOMMAGE À LA COLONISATION FRANÇAISE et défense de la formule fédéraliste : ‘’La période de colonisation française ...nous a fait passer du régime monarchique totalitaire à celui démocratique ‘une république...J’ajoute que le FÉDÉRALISME FRANÇAIS nous donnera la sécurité politique, économique, la prospérité, la paix et la grandeur, par le fait de NOTRE APPARTENANCE À UN GRAND ENSEMBLE. ‘’ » (pp. 227, 228)
      (à suivre)

    • 15 octobre à 09:31 | lysnorine (#9752) répond à betoko

      Re bekily 14 octobre à 13:15 répond à betoko
      « ...ZAFIMAHOVA... dérangeait la france... Il lui fallait un benêt admiratif et béat devant le drapeau français , qui sait dire "oui m’bwana !!!" :Tsiranana »
      (Suite et fin)

      « [En 1959] Afin de combattre efficacement le P.S.D. Zafimahova chercha alors des appuis à l’extérieur, notamment au sein de l’U.N.R. française [Union pour la Nouvelle République, parti qui soutenait le général de GAULLE alors au pouvoir], où la tendance de DROITE (qui se méfiait du leader socialiste Malgache [Tsiranana], trop lié à la S.F.I.O.) faisait TOUTE CONFIANCE en la FRANCOPHILIE du chef de l’.U.D.S.M. » (p. 295).
      [CE QUI NE CONSTITUAIT NULLEMENT UNE NOUVEAUTÉ !]

      Robert BOURGI :
      « L’alliance avec les adversaires des Mérinas et du M.D.R.M.
      « Le R.P.F. [Rassemblement du Peuple Français, parti politique fondé par le général de Gaulle en Avril 1947] devait se tourner vers les « Côtiers » et leurs élus qui ont toujours vécu dans la crainte et la HAINE des populations des hauts-plateaux...

      « Le R.P.F. jouant de cette opposition raciale, noua des ALLIANCES avec des personnalités autochtones hostiles à la rébellion et à ses auteurs.

      « Nous pourrions citer parmi les alliés du R.P.F. deux sénateurs côtiers : MM. ZAFIMAHOVA et TOTOLEHIBE, tous eux ‘’TRÈS FRANCOPHILES ET QUI CRAIGNENT LE JOUG DES HOVAS...’’. En effet, ces deux parlementaires dans des déclarations qu’ils firent à un journaliste français Jean-Marie Garraud [du Figaro] refusèrent à la révolte le caractère populaire et national qui lui avait été donné. Selon M. ZAFIMAHOVA, ‘’...la révolte a été le fait d’une CASTE’’ et réclamait un châtiment sévère pour les chefs de la rébellion.

      « Quant à M. TOTOLEHIBE, il déclara que les ‘’côtiers’’ étaient les plus nombreux et qu’ils ne souhaitaient nullement ‘’échanger la PROTECTION FRANÇAISE CONTRE LA DOMINATION D’UN PEUPLE QU’ILS ONT TOUJOURS COMBATTU...’’. »

      Robert Bourgi, Le Général De Gaulle et l’Afrique noire (1940-1969), Librairie générale de droit et de jurisprudence, Bibliothèque africaine et malgache, tome XXXIII, Paris, 1980, pp. 266, 267.

      Compléments :

      i) TÉMOIGNAGES DE FIDÉLITÉ...et d’indignation du PADESM.
      — France-Madagascar, première année, N°3, jeudi 3 avril 1947

      Le Conseil Provincial (de Fianarantsoa) a, de son côté, fait parvenir un télégramme au haut Commissaire :
      « Siégeant actuellement conseil Provincial Fianarantsoa apprenons avec profonde indignation nouvelle désordre connu tout Île par MINORITÉ ANARCHISTE MALGACHE.. Vous priant respectueusement intervenir rapidement dernière énergie aux fins maintien tranquillité et punition tous coupables sans exception. Population qu’avons l’honneur de représenter vous fait confiance. Comptons votre FERME JUSTICE en vous priant agréer NOTRE PROFOND RESPECT. ZAFIMAHOVA, Gago, Andramanatsika, Ramanjato, RAONDRY, ROBERT MARSON, Levao et Mero Marcellin élus PADESM province FIANARANTSOA.

      ii) M. ZAFIMAHOVA Norbert, ecrivain interprete principal kilasy faha-4 ao amin’ny province-n’i FIANARANTSOA, dia atao gouverneur kilasy faha-4 NOHO NY ANTONY MANOKANA. (V.F.M lahar.2633 tamin’ny faha-8 Aogositra 1947, tak.529).[Vaovao Frantsay Malagasy, gazetim-panjakana].

      iii) « MÉDAILLE COLONIALE »
      Par décision en date des 30 décembre 1949 et 2 février 1950 du Secrétaire d’État aux Forces Armées (Guerre), la Médaille Coloniale instituée par la loi du 26 juillet 1893 avec agrafe « Madagascar » a été accordée aux personnes ci-dessous désignées :
      ZAFIMAHOVA Norbert, gouverneur de l’administration indigène (JOMD du 22 avril 1950, pp. 721, 722).

      Prétendre que Zafimahova (Norbert) « dérangeait » la France, constitue une FALSIFICATION ÉHONTÉE de l’histoire de Madagascar. Il faisait partie, au contraire, de ces fidèles inconditionnels sur lesquels elle pouvait toujours compter. Plutôt que Tsiranana, Zafimahova est l’illustration exemplaire du « ... BENÊT ADMIRATIF ET BÉAT DEVANT LE DRAPEAU FRANÇAIS , QUI SAIT DIRE "OUI M’BWANA !!!" .... » .

  • 14 octobre à 09:49 | nez_gros (#10715)

    - La loi Cadre de 1956, était anticonstitutionnelle, la république du 14 octobre 1958,qui est née de cette loi, est une forcing par De Gaule et Deferre, pour s’emparer les colonies , en l’occurence madagascar à petit prix .

    - Mais il ne faut pas oublier, non plus, que la perfidie des Andrianas de l’epoque, soi-disant anti-Français, n’a pas laisser d’autre choix à Tsiranana

    - Certains Andrianas et certains Hovas, se disaient anti-Français, mais ils étaient les premiers à envoyer leur enfant, en masse en France .

    - Cette Fourberie, a fait tomber Tsiranana en 1972 ; elle est aussi l’une de cause des echecs de Ratsiraka, et de Zafy Albert, et on peut même dire que c’est la principale cause de la destitution de RAVALOMANANA.

    T’as capté ou pas gros ? ...

    Comprenne qui pourra !

  • 14 octobre à 11:07 | Isandra (#7070)

    Une date très importante :

    - 14 Octobre 1958 :- La naissance de la première république :

    C’est la première fois dans l’histoire de notre pays, qu’il n’y a plus de citoyens considérés comme première zone ou classe. Depuis, tous les citoyens ont le même droit.

    - Avant 1896 : Les Andriana,
    - Depuis 1896 : Les colons,

    C’est pourquoi, les andriana n’apprécient guère cette célébration comme les nostalgiques de colonisation.

    • 14 octobre à 12:23 | nez_gros (#10715) répond à Isandra

      @Isandra... Quel andriana ? Ratsimamanga a fait ses etudes en France, et a epousé Mme Suzanne URVERG(c’est son droit d’ailleurs),mais pas une fille d’Abohimanga, alors de là à dire que.....ceci ou cela... je te laisse responsable de tes propos grosse. t’as capté ou pas grosse ?

      Le roi Radama s’habille comme Napoleon, et la reine RANAVALONA comme la Reine Victoria...

    • 15 octobre à 00:16 | kunto (#7668) répond à Isandra

      Parlons du futur :

      1 seul ennemi = la pauvreté

      1 seul Ethnie = Malagasy ( Gasy le savez vous ? unis on est plus forts ) .

  • 14 octobre à 11:26 | Isandra (#7070)

    Voici un véritable rappel d’histoire journalistique :

    "D’emblée, l’article intitulé « La proclamation de la République malgache : transmission de l’Etat et malentendus fondateurs » de Galibert Didier, un chercheur à l’université de La Réunion, publié chez Persée en 2008 propose un éclairage intéressant. « Demain, vous serez à nouveau un Etat, comme vous l’étiez lorsque ce palais était habité [...]’ : lancée par le Général de Gaulle dans son discours du 22 août 1958 prononcé au pied du Palais de la reine, à Antananarivo, cette affirmation résume l’ambiguïté fondatrice de l’année 1958 à Madagascar », note l’auteur en guise de phrase introductive.

    Dans sa note explicative, Didier rappelle que le 8 août 1958, le Général de Gaulle informe les membres du comité consultatif constitutionnel de son intention d’attribuer une finalité spécifique au référendum du 28 septembre dans les ex-colonies, devenues Territoires d’outre-mer : il s’agira d’opter pour une indépendance immédiate ou pour le maintien d’une formule d’association, dont le contenu reste à définir.

    Le terme « communauté » est utilisé par le Chef de l’Etat dans le discours prononcé le 21 août 1958 lors de l’escale de Fort-Lamy, au début de la tournée-éclair effectuée du 20 au 26 août à Madagascar et en Afrique. Il est évoqué dans ses interventions publiques par Philibert Tsiranana depuis septembre 1957.

    Didier dit que la Repoblika malagasy est proclamée par un congrès des assemblées provinciales issues de la loi-cadre tenu dans l’amphithéâtre du lycée Gallieni, à Antananarivo, trois semaines environ après la victoire du « oui » au référendum du 28 septembre 1958.

    Lors de ce référendum, le « oui » obtient 77,6 % des votes à l’échelle de la Grande île, contre 50,5 % de « non » pour la province d’Antananarivo et 61,2 % de « non » dans la Commune urbaine du même nom.

    Dès le 15 octobre, le haut-commissaire, représentant du Président de la République française, proclame la caducité de la loi d’annexion du 6 août 1896, dans l’esprit d’une application élargie de l’article 76 de la nouvelle Constitution française, lequel permet à un Territoire d’outre-mer de choisir le statut d’Etat membre par un vote de son assemblée territoriale.

    Le même jour, ce congrès des députés provinciaux adopte une « loi constitutionnelle n° 1 », dont l’article 4 prévoit l’élection en son sein d’une « Assemblée nationale législative provisoire », dotée par l’article 5 de pouvoirs constituants. Le Conseil de gouvernement, conformément à l’article 6 de la loi constitutionnelle, adopte l’appellation de « Gouvernement provisoire de la République ».

    Les institutions se mettent en place rapidement : adoption de la Constitution le 29 avril 1959 et élection présidentielle dès le 1er mai. Elle est assurée par les députés de l’Assemblée constituante. Philibert Tsiranana obtient 100 % des voix dès le premier tour de scrutin. Le premier gouvernement constitutionnel entre en fonction le 14 mai 1959 mais l’indépendance officielle, quant à elle, n’intervient que le 26 juin i960, après la négociation d’accords de coopération.

    Selon le chercheur réunionnais, la République malagasy, telle qu’elle est proclamée le 14 octobre à l’issue de la victoire du « oui » au référendum sur la communauté, n’est pas l’héritière historique du royaume de Madagascar. Elle suscite l’hostilité durable des adversaires de « octroyée », regroupés dans un cartel politique dont la plupart des membres constituent dès le 19 octobre 1958 l’AKFM, principal parti d’opposition au pouvoir présidentiel de Philibert Tsiranana.

    De fait, le débat sur la légitimité de l’Etat postcolonial n’a jamais cessé, au-delà même du renversement de la Première République, à l’issue des manifestations de mai 1972. Il se cristallise sur la genèse d’un Etat dont les règles sont importées par le colonisateur, mais qui relève les défis d’un élargissement au territoire insulaire et d’une nationalisation de l’autorité.

    Le Président Philibert Tsiranana, vice-président du Conseil de gouvernement, élu le 27 mai 1957, puis premier Chef de l’Etat postcolonial, occupe désormais une place établie dans le panthéon des héros de l’Etat-nation."
    Manou Razafy du journal ne jure que sur la vérité, rien que la vérité.

    • 14 octobre à 12:15 | betoko (#413) répond à Isandra

      Question , pour quoi De Gaulle nous avait imposé la republique mais pas une monarchie constitutionnelle ?
      Le discours du général de Gaulle c’était à Mahamasina pas au pied du palais de la reine et il nous a montré ce palais avec cette phrase "Comme vous étiez sur ce palais "
      Quand nous étions sur ce palais avant la colonisation nous étions dirigés par une Reine , pas une république

    • 14 octobre à 12:54 | arsonist (#10169) répond à Isandra

      Il est préférable que l’on ne rectifie aucune des erreurs et des fautes commises par nos ennemis mortels !
      Qu’ils font du copier/coller de textes glanés chez des vrais ou faux ou mauvais chercheurs , peu importe .
      Moins nos ennemis mortels savent , plus cela nous servira au moment où l’inévitable affrontement avec eux sera .

    • 14 octobre à 13:06 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Betoko,

      Je ne sais pas Betoko.

      Cependant, on peut faire une supposition comme Ingahindriana s’habitue ici. Peut être, parce qu’il a constaté qu’avant la colonisation, les Reines n’étaient que symboliques, sarimbakoly, le vrai détenteur de pouvoir était le PM, dont Hovalahy Rainilaiarivony. Il n’aurait pas voulu choisir entre les descendants de la Reine et ceux de Rainilaiarivony.

    • 14 octobre à 13:26 | betoko (#413) répond à Isandra

      Est ce que nos historiens Mr et Mme Gabriel Rabeharimanana connaissent bien notre histoire sur la colonisation et la décolonisation , car des zones d’ombre subsistent ?

    • 14 octobre à 19:41 | vatomena (#8391) répond à Isandra

      Betoko — Le drapeau royal de l’Imérina n’a jamais flotté sur tous les endroits habités de Madagascar ,sur toutes les tribus. Le drapeau français aux trois couleurs ,oui , sur TOUS les batiments publics du pays.De meme pour notre drapeau vert ,blanc ,rouge ,celui d’une République malgache

  • 14 octobre à 12:14 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    On ne doit pas faire la fête et on ne devra pas faire la fête, non pas à cause du covid-19, mais tant que les îles éparses ne seront pas Malgache (voire de retour dans notre giron) n’est-ce pas ?

  • 14 octobre à 13:49 | Vohitra (#7654)

    « Demain, vous serez à nouveau un Etat, comme vous l’étiez lorsque ce Palais était habité »…kabary nataon’i Jeneraly Charles de Gaulle teo Imahamasina ny 22 aogositra 1958…

    Io no lahateny mifono poizina sy fitaka nentina nampisavorovoro ny Malagasy tamin’ny vanimpotoana nialoha ny fanomezana, tsindriko mafy, fanomezana fa TSY FAMERENANA velively fahaleovantena akory…

    Tsy mitovy velively akory ny « Royaume (fahefan’andriamanjaka) » sy ny « Etat (fanjakana misy lalampanorenana) », i De Gaulle nefa eto « Etat « no resahiny mba hikolokoloana ny ahiahy sy tebiteby eo anaty fiarahamonina sy ny politika…

    Alohan’ny nisian’ny fanjanahantany anie ka tsy nisy « Etat » teto amin’ny Faritra rehetra teto amin’ny Nosy e, fitondran’Andriamanjaka nankatoavin’ny fiarahamonina no nisy, ary tsy ny teto Imerina irery akory no nisy izany, nisy ary nanana ny azy sy to teny ny Faritra maro, toy ny teo amin’ny Foko Antemoro, Antakarana, Sakalava, Betsimisaraka, Antanosy, Antanala Zafirambo, Bara…ary tsy nisy nanana endrika « fanjakana Etat » ireo rehetra ireo na iray aza fony andro…koa raha niteny izany i De Gaulle dia mazava fa mifono tetika ambadika io lahateniny io…ary mbola mitohy any amin’ny fotopisainan’i Joseph Gallieni ihany…

    Ny lalàna lasitra mitondra ny laharana 56-619 tamin’ny 23 jona 1956 nampiarahana tamin’ny didy 2349-Ap/4 ny 15 novambra 1956, ka navoaka ho lalàna manankery (56-1117) teto Madagasikara tany voazanaka tamin’ny 10 novambra 1956, no nametraka ny Filankevimparitany (Faritany nofaritan’ny mpanjanaka) sy ny Antenimiera mpanao lalàna vonjimaika, ary ireo no rafitra nolazain’ny fahefana mpanjanatany fa hametraka miandalana ny rafitra hizorana ho any amin’ny fizakantena, tsy zakan’ny Firenena frantsay irery intsony ny hiantsoroka samirery ny fahefana politika sy ny fitantanana ny toekarena tany amin’irei zanatany nofeheziny.

    Ny 28 septambra 1958 moa dia nisy ny fitsapankevibahoaka mikasika ny fizakantena nomanina ho an’ny Malagasy, ary taorian’izany dia nandresy ny « ENY », izany hoe hiroso amin’ny fizakantena ao anatin’ny Fianakaviambe Frantsay, tamin’ny salanisa 77,6 % (1.363.059 mpifidy) fa i Antananarivo kosa dia nanao « TSIA » tamin’ny salanisa 50,5 % (392.557) ary ny 61,2 % tamin’izany nanao « TSIA « izany dia ny teto Antananarivo Renivohitra, ny dikan’ny hoe TSIA moa dia ny hoe ny fahaleovantena avy hatrany no ilaina fa tsy hijanona ao anatin’izany Fianakaviambe Frantsay izany akory…ary isany lohalaharana tamin’izany fampandaniana ny TSIA izany i Andriamanjato Richard sy i Monja Jaona.

    Ilay lahateny mifono poizina nataon’i De Gaulle ny 22 aogositra 1958 no isany antony nanaovan’ireo faritany hafa ny « ENY » hiarahana ao amin’io Fianakaviambe Frantsay io, satria ny hevitra ambadika napetrak’ilay lahateny namoadoza dia hoe » haverina amin’ny andriamanjaka Merina nipetraka sy nonina fahizay tao amin’io lapa io ny fitantanana ny Firenena mizaka tena…ka aleon’izy ireo mijanona ihany ao anaty Fianakaviambe Frantsay…ary nisy mihintsy aza ny Malagasy sasany nilaza fa tokony hatao deparitemanta Frantsay i Madagasikara (isan’izany i Norbert Zafimahova)…

    Ny 14 okotobra 1958 ary no nambara tamin’ny alalan’i Norbert Zafimahova izay nitarina ny Antenimiera mpanao lalàna vonjimaika fa mitsangana ny fanjakana repobilikanina eto Madagasikara, ary fanjakana izay mbola tsy mizaka fahaleovantena akory no sady tsy mbola manana lalampanorenana akory…

    Ny 29 avrily 1959 vao nisy izany lalampanorenana ho an’ny Repobilika voalohany izany, ary ny 1er mai 1959 vao lany ho filohan’ny repobilika voalohany i Tsiranana Philbert teo anivon’io Antenimiera vonjimaika io…ary ny 14 mai 1959 vao amperinasa ny goverinemanta vaovao tao anatin’io Repobilika io…

    Fehiny : raha fahaleovantena no resaka, ary raha fiandrianampirenena no asianteny, dia tsy tokony mbola nasiana fankalazana io daty 14 Oktobra 1958 io…

    • 14 octobre à 20:58 | saint-augustin (#9524) répond à Vohitra

      Vohitra,
      Et tous les descendants des " TSIA" sont tous en FRANCE !
      Quelle mentalité .
      Reconnaissons quand même ceux qui ont développé Madagascar et les malgaches mêmes s’ils viennent des côtes .
      Je me souviens des remarques d’un ami venant de Tana:Vous qui êtes côtiers vous avez le sens de la Nation et nous on a le sens des croches-pieds même entre nous.

    • 14 octobre à 21:45 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Le chiant guguste,

      Est-ce que vous lisez et comprenez biel la langue avec laquelle j ai ecrit ci-dessus ?

      J en doute fort en lisant ce que vous venez d ecrire !

      Le comble, c est que vous avez encore l outrecuidance d ecrire des sottises qui ne sont pas du tout cadrees dans le sens de mes propos !

  • 14 octobre à 14:37 | lancaster (#10636)

    Le prm Rajoelina Andry est dans la région Sofia pour célébrer le 14 octobre dans le fief de Tsiranana.
    Le taciturne voire muet MAE Tehindrazanarivelo Jacob est originaire de cette région. Que fait-il exactement pour sauver le sud du kere, à l’heure où on a vraiment besoin de la solidarité internationale ?
    Cet article Lu dans la presse réunionnaise doit le réveiller de son profond sommeil dans son bureau à Anosy, où peut être il a du mal à trouver ses marques pour être un bon MAE.

    Au vu de l’évolution de la situation à Madagascar, le député Philippe NAILLET a adressé un courrier au ministre français des affaires étrangères et de l’Europe.

    “Monsieur le Ministre,

    La région sud de Madagascar est frappée depuis plusieurs mois par une sécheresse plus intense qu’à l’accoutumée. Le district d’Amboasary-Atsimo située dans la région d’Anosy attire particulièrement notre attention. En effet, il est situé à 1 000 kilomètres de la France, la Grande Île étant voisine de La Réunion dont une grande partie de notre population en tire ses origines.

    Le Programme Alimentaire Mondial estimait déjà en avril 2020 qu’1,6 million de personnes avait des difficultés d’accès à la nourriture en raison cause du manque d’eau. Depuis, l’absence de précipitation a aggravé la situation, les zones vivrières ne pouvant alimenter les populations. L’alerte a été donnée à la fin du mois de septembre et une organisation locale s’est dès lors mise en place. Les médias réunionnais ont également couvert cette situation dramatique qui s’en est suivie par une mobilisation d’associations réunionnaises pour venir en aide à nos cousins malgaches.

    Cependant, et comme ont pu le rappeler les services de l’État à La Réunion, tout projet d’intervention et d’aide via la coopération régionale doit faire l’objet d’un accord de la part du gouvernement malgache. Si certaines initiatives avancent grâce à la présence d’ONG françaises sur place, les autres associations françaises, dont celles basées à La Réunion, sont dans l’attente.

    Au vu de l’urgence de la situation alimentaire, la France, voisine de Madagascar, devrait agir au plus vite. Je vous sais au courant des difficultés de la population du sud de Madagascar et saurais donc gré de bien vouloir permettre à la solidarité française, depuis le territoire hexagonal et La Réunion, d’intervenir rapidement. De par notre proximité, La Réunion peut servir de base d’intervention pour exprimer la solidarité française, voire européenne, auprès de Madagascar.

    Je vous prie etc....

    Mr Jacob Tehindrazanarivelo, réveillez vous. Svp.

    • 15 octobre à 08:08 | vatomena (#8391) répond à lancaster

      Soyons clément __ Ne pas oublier que la France n’a pas seulement Madagascar sur le dos .Elle supporte toutes les ancienne colonies africaines ,plus les Dom -Tom , plus les millions d’africains installés chez elle et qui réclament le boire et le manger. Pauvre France !!!!

  • 14 octobre à 15:28 | Vohitra (#7654)

    Ahoana indray izao io tany 8.000 hekitara ao amin’i Faritra Sofia io ?

    Filatex izao no misahana sy miytantana ny seranampiaramanidina ao Analalava ankehitriny...

    Dia ahoana koa io Nosikely Sakatia io ?

    Ary ahoana ilay toerana tena mahavalalanina sy fatratra manamorina ny sisindranomasina tsy lavitra an’Analalava io ?

    Aza variana ianareo havako Tsimihety fa efa mandady any aminareo ny trambo...

    • 14 octobre à 23:20 | Shalom (#2831) répond à Vohitra

      Matoa i DJ T9 mitsidika faritra iray dia ao raha.
      Ahirato ny maso ...

  • 15 octobre à 23:10 | Jao Jôby (#3566)

    Mbala tsara,

    Il faut remettre l’histoire et les faits historiques à leurs places et arrêter de vouloir effacer un pan de notre histoire.
    14 octobre 1958, naissance de la République Malgache.!

    Les Malgaches ne s’arrêtent pas à une seule communauté en particulier celle de Tana.
    L’histoire a permis de rassembler plusieurs communautés (Karanas, Sinoa, Arabo, Jiosy, Somalis,Comoriens, Indonésiens, Malais, etc)
    Les descendants de ces communautés sont tous Gasy alors les remarquent de certains Merinas sur les Karanas ( Malgaches d’origine Indo-Pakistanaises ) sont à la longue fatiguants.

    Cette communauté, commerçante à la base, a le mérite d’être restée contre vents et marées au pays même quand on leur pillait tout.
    Cette communauté revient au pays après avoir fait ses études à l’étranger ou une carrière prometteuse s’offrait à eux pour reprendre une entreprise familiale et la développer.

    Elle détient aujourd’hui une part importante de l’économie du pays à force de volonté et l’amour du pays.

    Que ceux qui veulent réussir comme eux se retroussent les manches et travaillent dur au lieu de les jalouser tout le temps.

    A bon entendeur.!

    • 15 octobre à 23:26 | Vohitra (#7654) répond à Jao Jôby

      Fa mba iza indray ity borisatroka misary gasy vao tonga ity e ?

      Dia inona no ifandraisanao amin ilay 14 oktobra 1958 e ?

      Fa nihinana ny fady sa nisotro ny tsy zaka sa nifoka ny mavesatra no avy dia misososo ohatran ny reniomby miresaka foko e ?

    • 15 octobre à 23:40 | Vohitra (#7654) répond à Jao Jôby

      Ka inona no mbola hiverenana aty fa tsy avy dia nijanona tany ?

      Sa aty mbola mety tsara ny kolikoly sy ny bizina sadasada sy ny bizina misy masobe tsy mahita ?

  • 15 octobre à 23:11 | Jao Jôby (#3566)

    Mbala tsara,

    Il faut remettre l’histoire et les faits historiques à leurs places et arrêter de vouloir effacer un pan de notre histoire.
    14 octobre 1958, naissance de la République Malgache.!

    Les Malgaches ne s’arrêtent pas à une seule communauté en particulier celle de Tana.
    L’histoire a permis de rassembler plusieurs communautés (Karanas, Sinoa, Arabo, Jiosy, Somalis,Comoriens, Indonésiens, Malais, etc)
    Les descendants de ces communautés sont tous Gasy alors les remarquent de certains Merinas sur les Karanas ( Malgaches d’origine Indo-Pakistanaises ) sont à la longue fatiguants.

    Cette communauté, commerçante à la base, a le mérite d’être restée contre vents et marées au pays même quand on leur pillait tout.
    Cette communauté revient au pays après avoir fait ses études à l’étranger ou une carrière prometteuse s’offrait à eux pour reprendre une entreprise familiale et la développer.

    Elle détient aujourd’hui une part importante de l’économie du pays à force de volonté et l’amour du pays.

    Que ceux qui veulent réussir comme eux se retroussent les manches et travaillent dur au lieu de les jalouser tout le temps.

    A bon entendeur.!

    • 15 octobre à 23:34 | Vohitra (#7654) répond à Jao Jôby

      Ilay daty anie no resahana eto e, dia ilay natokana hankalazana ny Repobilika !

      Fa aiza no misy Repobilika no sady mbola tsy mahaleo tena no sady tsy manana lalampanorenana akory e ?

      Sa any amin ny Repobilikan ny akondro ireny ?

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