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lundi 19 janvier 2026
Antananarivo | 11h53
 

Politique

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Herintsalama Rajaonarivelo ferme la porte à une transition prolongée

lundi 19 janvier | Mandimbisoa R. |  183 visites  | 1 commentaire 

Ce dimanche, devant des milliers de fidèles de l’Église FJKM réunis au Coliseum d’Antsonjombe, le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, a livré un message qui sonne comme une réponse indirecte, mais ferme, aux récentes revendications d’une centaine de partis politiques, réunis la semaine dernière sous la houlette du Comité de Refondation de Madagascar, appelant à une refonte profonde du cadre institution et surtout là la prolongation de la transition jusqu’à 36 mois.

Le chef du gouvernement a rappelé un point fondamental : le régime de la Refondation agit dans un cadre temporel strict, fixé par la Haute Cour constitutionnelle. Selon Herintsalama Rajaonarivelo, la HCC a accordé un mandat de 24 mois pour conduire les réformes engagées, et ce délai constitue la seule référence légale. Toute tentative de prolongation, a-t-il laissé entendre, relèverait d’une remise en cause des fondements constitutionnels.

Vendredi dernier, un accord politique signé par 103 partis politiques, réunis sous l’égide du Comité de Refondation de Madagascar, coordonnés par Guy Maxime Ralaiseheno, stipule la dissolution des institutions de la IV République, la mise en place d’une Haute Autorité de la Refondation et l’adoption d’une charte de transition assortie d’une feuille de route sur trois ans. Des propositions qui, loin de faire l’unanimité, suscitent de vives inquiétudes au sein de la classe politique.

Plusieurs responsables institutionnels ont déjà exprimé leurs réserves. Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniako, a publiquement mis en garde contre les risques de dérives que pourraient engendrer de telles initiatives, notamment en matière de stabilité institutionnelle. De son côté, Fidèle Razara Pierre, député élu sous la bannière du Tiako i Madagasikara (TIM) et vice-président de l’Assemblée nationale pour la province de Toamasina, a également dénoncé toute tentative de passer outre les dispositions de la Constitution, rappelant que celle-ci demeure la pierre angulaire de l’État de droit.

À Antsonjombe, le Premier ministre a renforcé cette ligne de prudence institutionnelle en insistant sur la responsabilité qui incombe à ceux qui exercent le pouvoir. Il a affirmé que son équipe gouverne avec la conscience claire des limites de son mandat et avec la volonté de transmettre le relais dans le respect des règles établies. La présence de représentants de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) lors de la cérémonie a donné un poids supplémentaire à ce rappel à l’ordre juridique.

Au-delà des débats politiques, Herintsalama Rajaonarivelo a recentré son discours sur la dimension morale de la Refondation. Selon lui, aucun changement durable ne peut aboutir sans une transformation des comportements individuels et collectifs. Il a appelé les citoyens à dépasser les logiques de confrontation et à s’engager activement pour le redressement du pays.

À travers cette intervention, le chef du gouvernement trace une ligne claire : la Refondation de la République se fera dans le respect de la Constitution, des institutions en place et du calendrier fixé par la HCC. Un message qui s’adresse autant aux acteurs politiques qu’à l’opinion publique, à l’heure où les appels à une transition prolongée se multiplient.

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1 commentaire

Vos commentaires

  • 19 janvier à 10:42 | Vohitra (#7654)

    On dirait que des malfrats veulent investir et s’introduire dans la maison car...des bandits y sont déjà... afin de s’entraider pour parachever le pillage...et voilà qu’un mercenaire payé pour la démolition de la maison ose s’exprimer !

    Apparemment, le chef de bande à l’intérieur reste imperturbable car il a la confiance de ses seconds couteaux et autres dealers de quartiers aguerris dans la répression et extorsion...

    Le risque à craindre, les malfrats à l’extérieur pourraient mettre le feu à la maison en cas de refus... auquel cas, des tirs nourris de l’intérieur pourraient atteindre ceux qui vociferent dehors...

    Le Fokonolona devra se donner la légitimité d’une intervention ciblée afin de sécuriser et assurer la sérénité dans le quartier...

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