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Antananarivo | 15h54
 

Editorial

À bonne école...

mardi 21 juin 2011 | Patrick A.

Hier, je mettais en avant qu’il ne fallait pas confondre éducation et enseignement. L’enseignement vise à la transmission de connaissances et de savoirs qui seront utiles à l’élève dans son contexte social et technique. Ce n’est déjà pas rien en soi. Mais l’éducation a des objectifs encore plus larges et plus ambitieux : elle vise à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités physiques, intellectuelles et morales. Car des valeurs comme le goût du travail, le sens de la parole donnée, l’attachement à la propreté, l’ouverture ou la curiosité contribueront souvent davantage et plus durablement à l’accomplissement d’une personne qu’un savoir technique, fût-il rare.

Il reste que l’école a un rôle important à jouer. Et le droit à l’éducation passe évidemment par le droit à l’école, car certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum que l’on attend d’un citoyen. C’est donc très logiquement que l’accès universel à l’enseignement de base figure parmi les huit objectifs du millénaire pour le développement.

Malgré un taux d’inscription à l’école primaire relativement élevé, l’indice éducationnel du PNUD [1] était en 2007 de 0,676, plaçant Madagascar au 145è rang mondial. La situation actuelle de notre pays n’est donc pas particulièrement réjouissante : en milieu rural notamment, le caractère utile de l’enseignement reste discuté et le taux d’abandon après l’école primaire est très élevé. Plus loin dans le cycle d’enseignement, l’hécatombe d’étudiants entre les premières et deuxièmes années d’université révèle la faible efficacité du système et le fait que l’acquisition de la langue française qui est nécessaire à l’Université laisse fortement à désirer.

Comparaison n’est pas raison, mais la plupart des observateurs s’accordent à reconnaître que le programme PISA, qui vise à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres de l’OCDE et à élaborer des comparaisons internationales, a eu un effet salutaire en attirant l’attention de la plupart des opinions publiques sur la nécessité de réformer les systèmes nationaux.

Il apparaît de ces mesures que, de manière générale, ce sont les pays qui pratiquent une grande équité sociale en facilitant l’intégration de tous qui obtiennent les meilleurs résultats. La fabrication des élites ne se fait pas forcément en lâchant les pauvres, bien au contraire. PISA montre que l’équité est de l’intérêt de tous, et n’est pas seulement un gadget de démocrates nantis ou rêveurs.

La bonne nouvelle est qu’il est possible d’améliorer rapidement ses résultats. Ainsi, l’Allemagne a progressé de manière spectaculaire depuis ses mauvais scores de 2003, qui avaient révélé des écarts particulièrement criants entre les jeunes issus de milieux favorisés et ceux issus de milieux plus modestes. Entre autres facteurs, on attribue aussi la réussite de la Finlande au repérage extrêmement précoce des difficultés et à leur traitement immédiat à l’intérieur du système scolaire, ce qui évite des redoublements coûteux et générateurs de stress. Enfin, le programme PISA a fait prendre conscience que ce n’était pas l’enrichissement des programmes dans chaque matière enseignée qui importait le plus, mais l’articulation réfléchie entre les différents savoirs inculqués.

Voilà de quoi faire réfléchir dans un pays où la question même de la langue d’enseignement reste encore non résolue. Et même en étant favorable à la liberté d’enseignement, on en arrive à se demander si la meilleure manière de faire progresser l’éducation à Madagascar ne serait pas d’obliger les enseignants à mettre leurs propres enfants dans l’enseignement public ?

Notes

[1Indice qui prend en compte le taux d’alphabétisation des adultes et une combinaison des taux d’inscription à l’enseignement primaire, secondaire et supérieur.

19 commentaires

Vos commentaires

  • 21 juin 2011 à 10:04 | da fily (#2745)

    Je sens rabri bouillir d’ici, ça va le retourner complètement cet article Patrick, ne vous a-t-il pas ressasser qu’il n’y aucune commune mesure entre un enseignant d’Abahikily et celui de la Courneuve ?

    Je vois déja certaines foudres s’abattre sur ce post ! n’est pas éducateur qui veut, mais il faut admettre qu’il est loin le temps de la qualité de notre éducation. Il me semble que l’accent sur l’accessibilité à l’école a décliné, et par extenso l’intérêt qu’il a succité. L’école n’a plus été perçue comme le premier ascensseur social, ou le moyen de pouvoir au moins être autonome, voir indépendant. Maintenant discuter du bien-fondé de la langue utilisée pour enseigner est certainement un débat, mais je m’abstiendrais de tout avis, n’étant pas expert. Je pourrais juste avancer qu’aujourd’hui se contenter de 2 langues parlées est rédhibitoire et trop restreint, et on sait entre autres que les langues s’apprennent à l’ecole. L’école devrait revenir OBLIGATOIRE et l’état doit oeuvrer dans ce sens, concrètement et durablement.

    • 21 juin 2011 à 11:58 | rabri (#2507) répond à da fily

      Da fily, quand je parle qu’on demande encore de nos jours la même exigence pédagogique entre un instit d’Ambovombe et celui de Neuilly, c’est tout simplement pour dire que nous continuons en 2011 à rester au début du modèle d’éducation à la française, conçu pour fabriquer des élites et laisser sur la touche plusieurs milliers de « cancres ». Patrick a bien soulevé dans son article le problème d’équité sociale qui est encore plus grave chez nous où on relève plusieurs facteurs d’inégalité amenant à l’exclusion :
      * problème de maîtrise de la langue française : est-il normal pour un enseignant d’Ambovombe qui ne maîtrise pas la langue française D’ETRE OBLIGE de transmettre dans cette langue les savoirs à des élèves qui ne les maîtrisent pas non plus. A ce niveau-là, comment les parents qui ne parlent que le dialecte du coin arrivent-ils à aider leurs enfants dans leur scolarité ? Bien évidemment, l’élève qui a dans son entourage des connaissances qui maitrisent cette langue étrangère s’en sortira mieux ( 1° inégalité)

      * problème d’aptitude individuelle à suivre cet enseignement dispensé en cours magistral ( = qui tient d’un seul maître). Cette méthode d’enseignement commune à Mada héritée du système français sollicite de la plupart du public une grande attention ( = une grande capacité AUDITIVE ) pour bien capter le savoir transmis par l’instit . Or les enfants malgaches sont :

      - moins attentionnés car la fatigue physique pèse ( sous-nutrition)
      - moins attentionnés car depuis leur jeune âge, ils sont habitués à utiliser simultanément les différents sens du corps ( vue, toucher, audition, olfactif, …)
      conclusion : des enfants habitués à nourrir intellectuellement leur cerveau (*) à partir de plusieurs portes d’entrée (yeux, nez, oreilles, mains et pieds, émotions, …) se retrouvent d’un seul coup cloîtrés entre 4 murs à écouter ( l’oreille seule est sollicitée !!) pendant des heures quelqu’un. Bien évidemment, seul l’élève qui a une grande attention ( = grande capacité auditive) réussira car il restituera bien à l’instit les savoirs qu’il a bien captés ( 2° inégalité)

      D’autres inégalités liées au rang social, aux contraintes familiales viennent ensuite s’y ajouter

      (*) Da fily : ne sommes-nous pas tous dès notre jeune âge portés en permanence dans le dos de nos mamans ou autres ( à l’aide d’un lamba). Grâce à cette position que nous avons tous appréciée, nous avons commencé à découvrir par nous-mêmes notre environnement en voyant, écoutant, touchant, étant ému, …. Puis plus tard, en compagnie de nos copains, nous continuons nos apprentissages et passons au stade « créativité-débrouille » avec l’auto-création de nos propres jouets. Là, commençaient à se construire progressivement nos profils d’acteurs dans notre société : créateur, technicien, sociable,...
      Du stade début d’acteur (= actif), nous sommes donc ensuite passés, quand nous allions à l’école façonnée par "les blancs", au stade agent de restitution (= passif). A MEDITER !!

    • 21 juin 2011 à 12:10 | che taranaka (#99) répond à rabri

      D’où l’importance du distinguo SAVOIRS et SAGESSES...

      Si les savoirs ne sont pas toujours possibles essayons au moins de transmettre les sagesses et là tout tombe bien car le dialecte est acquis et l’instit est"papa/maman+dadabe..etc de la cellule familiale.."

      Préserver le vital est une sagesse..évidemment si on peut aller plus loin vers savoirs celà nous permettrait de se déplacer en Airbus ..!! mais préservons d’abord le vital...car faute de quoi..les savoirs ne servent à rien...!!

    • 21 juin 2011 à 17:29 | DIPLOMAT (#846) répond à rabri

      Ah l’eternel débat....
      Un des aspects est également la valeur que les Malgaches attribuent à la connaissance.
      Ainsi ; un Philosophe , un statisticien ou un ingénieur , bardés de Diplome, mais vivant chichement , avec un salaire de fonctionnaire Malgache n’auront , aux yeux de la majorité, que peu d’intérêt.

      Ils auront beau être des experts dans leur domaine, il n’en demeurera pas moins , que si leur français est aléatoire, leur voiture un tantiné ancien, leurs chaussures mal cirées, ces personnes qualifiés seront impitoyablement méprisés.

      Par contre, si vous êtes un DJ, avec un enseignement aléatoire et sans bac, mais que vous avez de l’argent et le pouvoir, en deux mots, si vous êtes un parvenu, alors .... Alors vous serez respectés.

      Quel valeur doit on donc donner à l’enseignement, et l’education ?

      Quelle valeur transmettre aux jeunes , lorsque l’on sait, que le Président de leur pays est arrivé au pouvoir suite à un Putch.
      prise du pouvoir pouvoir grace aux armes, et l’argent , dans la violence et la corruption du CAPSAT...

      Quel respect des uns et des autres peuvent ils avoir, lorsque l’on sait que celui qui sera reconnu de tous, est celui qui aura écraser les autres ???

      Les valeurs Familliales, scolaires, et religieuses sont balayés d’un revers de la main, par l’argent MAL ACQUIS et le pouvoir.

  • 21 juin 2011 à 11:44 | che taranaka (#99)

    Distinguons déjà deux choses :

    - enseignement:transmission des savoirs
    - éducation:transmission des sagesses

    ces deux domaines doivent par contre transmettre la civilité(civis)

    si les savoirs nécessitent l’apprentissage des langues car les civilistions ont développé des techniques et des sciences..les sagesses peuvent se satisfaire de sa langue maternelle car la sagesse a le privilège de s’occuper de l’essentiel..cet essentiel c’est la survie ,cette obligation de perenniser sa tribu...sa "firenena"(neny=maternelle)

    Ainsi certaines valeurs relèvent de la sagesse:refus des relations incestueuses,parricide,infanticide,vols,respect des plus agés,respect des femmes,entretiens de son milieu vital(les champs,les rizières..les sources d’eau ,ne pas faire p.ipi ni c.aca n’importe où..donner à manger à ses progénitures...etc... ce qui est nécessaire pour la survie du groupe...sa langue maternelle suffit ...donc chaque groupe à priori est capable d’éduquer...et n’a pas besoin d’école..

    Mais là où le bât blesse c’est que quand pour x raison certaine communauté ne peut plus accéder ni aux savoirs ni aux sagesses..

    car lson milieu est dévasté par des cataclysmes naturels ou par des difficultés économiques ou par des malfaisances politiques..

    Bref je résume en disant que l’école n’est pas le lieu pour transmettre l’éducation ;la cellule traditionelle familiale-triblale est plus adéquate...mais elle est fragile
    et je rajoute quand l’école (les savoirs) s’occupe aussi de l’éducation(les sagesses) primo elle le fait mal car elle n’est forcément pas le chantre de la sagesse (et ce qui est sage ailleurs n’est obligatoirement sage chez soi ,ce qui est sage en Iran ne l’est pas forcément à Paris...)..
    secundo,influencée par son universalisme (souvent révolutionnaire) l’école donne des fausses (des mauvaises) éducations..pour la survie du groupe ..

    Sujet délicat auquel che taranaka a mis son grain...LA PERENITE DE LA VIE N’EST-ELLE PAS L’ESSENTIEL..!!??

  • 21 juin 2011 à 12:38 | kotondrasoa (#3872)

    En parlant des savoirs et de la sagesse, si le savoir peut être mesuré, la sagesse pourrait-elle l’être ?

    Et en parlant du milieu qui éduque, est-ce que l’âge est pris en considération ou n’est qu’une valeur résiduelle ?

    Tout cela m’amène à dire que les propos insensés du petit peuvent-ils être apparentés à un savoir ou à une sagesse ?

    Le petit a été éduqué dans le milieu de l’Armée (son père semble-t-il est un lieutenant colonel à la retraite qui jouit d’une pension de général par le fait du prince ???), l’Armée est-elle donc un vivier pour fomenter des coups d’Etat à un âge précoce ?

    Le petit a-t-il été à bonne école où il ne s’est éduqué que lorsqu’il est entré à l’école sans murs des dj (là, on lui a appris à être une vedette et n’écouter que son ventre) ?

    • 21 juin 2011 à 14:14 | che taranaka (#99) répond à kotondrasoa

      kotondrasoa est philosophe..5 paragraphes et 5 interrogations...

      nous avons besoin de nous interroger effectivement..mais beaucoup ne se pose plus de question...

      Sûrement quand les Rajoelina père et fils étaient à table quand ra8 interdisait les panneaux au petit et qu’il traitait le petit de vaurien pour sa fille Sarah..ils devaient se dire que le Raondriana mérite une fessée..et finalement ils l’ont fait ....

      Mais c’est celà l’éducation..je vous dis que ce qui est vrai en Iran ne l’est pas forcément à Paris...!

      Un bushman n’éduque pas pareillement qu’un Inuit..! pour préserver l’essentiel..c’est à dire la survie de l’espèce..!!

    • 21 juin 2011 à 14:57 | Rabe (#3378) répond à kotondrasoa

      ...vraiment kotondrasoa, tout est politik...merci !

      ...dire que les ingénieurs s’offusquent quand Dada disait "ianareo mahay fa tsy mahavita !"...

      ...et certain forumistes (qui sont super-diplomés, je suppose) sur MT ne digère pas qu’un laitier, un self made man devient milliardaire (même en ariary, ce n’est pas un problème)...ces diplomés sont devenus parano et jaloux...au lieu de se ressaisir

      ...moi, j’admire ce laitier et chaque fois que je lis son parcours il y a des frissons dans mon dos...et aussi autant de questions sur ce que j’ai fait de ma vie...mais ce n’est pas fini...je m’engage à transmettre à mes enfants le parcours, la bravoure, la tenacité, la clairvoyance et le patriotisme de ce laitier

      - Monsieur le Laitier, merci et longue vie à vous. Sachez que vous n’etes pas seul car les Manankasy sont là.

    • 21 juin 2011 à 16:04 | da fily (#2745) répond à kotondrasoa

      Tant de questions qui cherchent réponses.

      Il y en a quelques unes concernant le "petit" et pas que lui. Le DJ qui nous sert de prezidà aujourd’hui est le pur produit d’un état de fait observé durant les années Radidy : les apparatchiks de l’époque formaient une nomenklatura dont les rejetons fils de ngetroka étaient pour certains de vraies bordilles, voir de fieffés gredins. Ils étaient fils de ministres, CSR, officiers, Dircab, commissaires ou huiles de l’époque, et se commettaient dans des frasques où le comportement de certains enfants gâtés découlait sûrement d’une carence, déjà, éducative.

      Certains se permettaient tout, bravaient l’autorité en cas de délit en toute impunité, d’autres prenaient déja leurs désirs pour la réalité et sortaient régler leurs problèmes armés avec gorilles à l’appui, on peut se souvenir de situations douloureuses et injustes face à ces graines de bandits, car c’était le cas. Il est clair que l’éducation ou le milieu ambiant dans lequel ils évoluaient devaient être d’un laxisme tel qu’il ne raisonnaient plus qu’en enfant gâté-pourris-misérables.

    • 21 juin 2011 à 17:20 | rabri (#2507) répond à Rabe

      Bien sûr qu’on admirait un ex-laitier devenu grand entrepreneur puis maire de Tanà puis président, un ex-Dj devenu meilleur jeune entrepreneur de Mada (concours BNI) puis maire de Tanà puis président de la HAT.
      Ce n’est pas le diplôme qui compte, c’est l’aptitude à faire de sa vie une réussite. Combien de fois on dit : le mieux n’est pas de réussir dans sa vie mais de réussir sa vie.
      Mais est ce que le meilleur moyen d’évaluer cette réussite est toujours MATERIEL ?? NON !! Un HOMME D’ ETAT, Mada n’est pas encore prêt d’en avoir .

  • 21 juin 2011 à 14:12 | Pierre Firmin (#5730)

    “Malgré un taux d’inscription à l’école primaire relativement élevé, l’indice éducationnel du PNUD [1] était en 2007 de 0,676, plaçant Madagascar au 145è rang mondial. La situation actuelle de notre pays n’est donc pas particulièrement réjouissante ...”

    Votre maîtrise de la litote frôle la perfection. Mais quand on sait que le taux de scolarisation brute en 2007 ne dépassait pas les 2/3 ( 61.3% selon le PNUD) et que la durée moyenne de scolarisation atteignait 5.2 ans. Je dirais plutôt que la situation est scandaleuse et indigne.

    Quel est l’avenir aujourd’hui d’un malgache de moins de 25 ans ?
    De la part de la présidence on ne voit que dons de 4x4 à l’armée, réceptions, voyages et les tenues de Mialy Rajoelina. On ne parle que de sortie de crise, d’élections, de reconnaissance internationale …

    La vérité c’est que la jeunesse ils s’en foutent.
    Où sont les programmes de construction d’écoles, de collèges, de lycées d’université ? Où sont les réformes scolaires, les programmes innovants ? Les biblitohèques remplies de livres ?
    Que font les associations étudiantes ? Les associations de professeur ? Les associations de parents d’élèves ? Exilés en Afrique du Sud aussi ?

    2011 : année du Défi et du Développement ? Non année de la défaite oui.

    • 21 juin 2011 à 14:25 | che taranaka (#99) répond à Pierre Firmin

      année 2011 ..et quelques années encore ..ce seront les années de la SURVIE .....à quoi servent-ils les savoirs si le VITAL n’est même pas assuré...

      Malheureusement dans ce cas on ne peut pas non plus être au four et au moulin...

      J’insiste présevons l’essentiel..la cellule familiale ,en ville et à la campagne,pour faire passer au moins la SAGESSE (l’éducation)..

      Cette cellule familiale fragilisée par l’exode rural ,la crise morale,la crise économique...pour diverses raisons est pour le moment le seul moyen pour éviter que la société s’éffondre complètement...

    • 21 juin 2011 à 15:31 | Stomato (#3476) répond à che taranaka

      " J’insiste préservons l’essentiel..la cellule familiale ,en ville et à la campagne,pour faire passer au moins la SAGESSE (l’éducation)..."

      Oh que vous avez raison !
      Car que penser de ces jeunes enfants chargés de vendre des oeufs durs au bord des routes en pleine brousse... et auxquels on a certainement appris à vendre autre chose que des oeufs durs.

      Il n’y a pas si longtemps, la coopération a été vouée aux gémonies au seul prétexte que c’étaient des enseignants au rabais que la France envoyait.
      Je ne sais si cette forme de coopératon était, in fine, ou pas une bonne chose, toujours est-il que les gens qui venaient n’auraient jamais enseigné à Neuilly. La grande majorité d’entre eux venaient non pas pour passer du bon temps, mais pour partager.

    • 21 juin 2011 à 16:35 | da fily (#2745) répond à Stomato

      aaarghh Stomato, reprenez un peu de jus de carotte et laissez ce ton d’aigri, voir frustré que vous affectez de prendre à chaque fois ici !

      J’ai le souvenir de certains coopérants français (ceux que j’ai côtoyé) formidables, au service de ce qu’ils croyaient, pleins d’un idéal profond, dont beaucoup de malagasys ont profité de leur enseignement. Mais j’ai connu aussi des vazahas arrogants, imbuvables, condescendants en diable qui vous prennaient toujours pour le dernier des coui.llons.

    • 21 juin 2011 à 17:49 | rabri (#2507) répond à da fily

      Pierre Firmin a dit : " Où sont les programmes de construction d’écoles, de collèges, de lycées d’université ? Où sont les réformes scolaires, les programmes innovants ? Les biblitohèques remplies de livres ?
      Que font les associations étudiantes ? Les associations de professeur ? Les associations de parents d’élèves ? Exilés en Afrique du Sud aussi ?"

      Ma solution depuis belle lurette : Assise Nationale sur l’Education où on donne la parole et les responsabilités à tout ce bon monde cité + les pédagogues, les sociologues, les économistes, les ingénieurs sectoriels qui débouche vers une élaboration d’un plan quinquennal de l’Education.
      Un ministre de l’Education désigné verra son rôle réduit au simple exécutant du contenu de ce plan.
      DES MODULES REGIONAUX doivent être insérés prioritairement dans les programmes de l’éducation ( du primaire jusqu’à la fin de scolarité) en vue de la maîtrise des réalités de sa propre région sur les volets historique, culturel, économique (dont agricole et industriel) et environnemental pour ASSURER LE VITAL pour les apprenants et à les préparer à être avant tout un futur réel agent (public ou privé )de développement de leur région, à eux de choisir par la suite suivant leurs orientations

    • 21 juin 2011 à 18:20 | rabri (#2507) répond à rabri

      La vérité sort de la bouche des enfants … d’une ado malgache au sujet de ce qu’on doit leur apprendre à l’école ou à la maison.

      http://www.moov.mg/actualiteNationale.php?articleId=671802

      26 juin – Indépendance : Quel symbole commun aux Malgaches ?
      Soniah, élève de 13 ans d’une école privée
      "Moi, je pense que l’on a tout perdu. Même nous les enfants de notre génération, on n’écoute plus les chansons malgaches, on écoute plus les tubes étrangers. On ne parle plus la langue malgache, on parle la langue de Molière ou celle de Shakespeare. Quant à la connaissance sur notre pays, c’est vraiment lamentable. On ne connaît rien à part ce que l’on nous enseigne à l’école. Les étrangers, par les différentes chaînes de télévision, nous font connaître notre pays, mais j’en doute vraiment qu’elles disent la vérité".

    • 21 juin 2011 à 18:25 | Stomato (#3476) répond à da fily

      Comme c’est étonnant, j’ai connu et fréquenté des malagsy qui avaient exactement le comportement que vous décrivez.
      Et croyez-moi aussi bien à Madagascar qu’en France.
      En ce qui concerne le jus de carotte, je n’en ai nul besoin pour bronzer.

    • 21 juin 2011 à 18:35 | Stomato (#3476) répond à rabri

      Cette jeune a de la chance sans le savoir.
      Elle a suffisemment d’EDUCATION pour avoir son esprit critique éveillé et se demander si ce qu’elle voit dans les télévisions est vrai, ou simplement vraissemblable.
      Qu’elle ait du mal a connaitre son propre pays est explicable par le fait que les déplacements sont chers ou longs, parfois les deux.
      Les télévisions étrangères font de l’audimat chez elles avec des reportages sur Madagascar, c’est de l’exotisme facile à vendre.
      Mais aucun cinéaste Malgache ne pense à faire de reportages sur Madagascar, ce n’est pas vendeur localement, et l’extérieur ne va pas acheter une production d’un inconnu ! Mais est-ce immuable ? Qui a tenté de faire un reportage sur Madagascar à l’intention des Malgaches ?

      Question irrévérencieuse : si la jeune Soniah était élève dans une école publique, sa réaction serait-elle différente ou pas ?

  • 21 juin 2011 à 15:35 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    souvent cette remarque :

    "Tu as de l’instruction mais pas d’éducation",surtout pour les jeunes qui ont vécu trop longtemps à l’étranger.

    Il faut trouver le juste milieu.Tout n’est pas parfait.

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