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mercredi 25 février 2026
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25 février à 13:25 | Isandra (#7070)

"La Russie reste le principal soutien extérieur des juntes militaires africaines dont les prises de pouvoir extraconstitutionnelles ont constitué un point d’entrée clé permettant à la Russie d’étendre son influence. La Russie maintient également une forte présence en République centrafricaine, où des agents russes sont fortement impliqués dans la sécurisation d’un troisième mandat pour le président Faustin-Archange Touadéra. Cela s’inscrit dans le cadre plus large des efforts déployés par la Russie pour saper la démocratie en Afrique afin de renforcer l’influence de Moscou sur le continent.
Moscou a remplacé ses forces paramilitaires du groupe Wagner sur le continent par l’Africa Corps, désormais officiellement reconnu comme une unité du ministère russe de la Défense. Cependant, il y a peu de différences dans le mode opératoire de ces forces. De nombreux soldats de l’Africa Corps sont d’anciens membres du groupe Wagner, et le groupe a été accusé de perpétuer l’héritage de Wagner en commettant des atrocités contre des civils au Mali, au Burkina Faso et en RCA.
La Russie a intensifié sa guerre de l’information au Sahel en soutenant les juntes militaires et en menant une campagne d’information hautement coordonnée visant à favoriser la désillusion et de nouveaux coups d’État militaires dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest."

Les résultats sécuritaires :

 La sécurité s’est détériorée sous chacune des juntes militaires qui ont pris le pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
 Au Mali, le blocage des principales artères de transport dans l’ouest et le sud a provoqué des pénuries de carburant et d’autres produits à Bamako, mettant en évidence le manque de légitimité de la junte ainsi que son incapacité à assurer la sécurité.
Le nombre de morts liées à la violence des groupes islamistes militants au Burkina Faso a presque triplé au cours des trois dernières années, atteignant 17 775 morts. Ce chiffre est à comparer aux 6 630 morts enregistrées au cours des trois années précédant le coup d’État de septembre 2022. Selon les estimations, les forces militaires burkinabè n’opèrent désormais librement que sur 30 % du territoire du pays. À l’aide de tactiques de siège, les groupes islamistes militants ont encerclé environ 130 villes burkinabè.
 Depuis le coup d’État d’octobre 2023 contre le gouvernement démocratique du président Mahmoud Bazoum au Niger, le nombre de morts liées à la violence islamiste militante a quadruplé (pour atteindre 1 655 morts). Cela inclut une augmentation de 49 % du nombre de morts parmi les civils au cours de l’année écoulée.

L’expansion de la violence des islamistes militants au Mali, au Burkina Faso et au Niger a entraîné une augmentation du nombre d’attaques le long et au-delà des frontières des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, de la Mauritanie au Nigeria."

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