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Politique

Mangalaza Eugène

« … gouvernement certes, mais amnistie aussi »

mercredi 18 novembre 2009 | Bill

Intelligemment et diplomatiquement, le Premier ministre de consensus du gouvernement de Transition, Mangalaza Eugène, cherche à dédramatiser la situation dans laquelle le processus de Maputo s’enlise. « Il n’y a pas que le gouvernement ; il y a d’autres priorités qu’il faut considérer rapidement telle la question de l’amnistie. C’est essentiel dans la mise en œuvre des accords de Maputo », indique-t-il. Et il y croit, précise-t-il. Il croit, à l’entendre expliquer ce mardi 17 novembre au Palais de Mahazoarivo, aux valeurs du fihavanana et au sens de l’intérêt général pour une vie commune. Il avoue que ce sera certainement difficile mais il y croit. C’est à peine s’il n’a pas dit qu’ « à cœur vaillant rien n’est impossible ».

Quoi qu’il en soit, le Premier ministre qui attend impatiemment la composition du gouvernement qu’il va diriger, prend son mal en patience et pour meubler son agenda, il continue comme il l’a fait à l’hôtel Colbert, de recevoir des ambassadeurs en visite de courtoisie et d’échanges. Le mardi 17 novembre l’ambassadeur de Chine lui a rendu visite. Ce mercredi 18 novembre, il accueillera l’ambassadeur de Russie.

« Je prends déjà mes fonctions, je travaille » laisse-t-il entendre tout en évoquant les accords de Maputo et l’Acte additionnel d’Addis-Abeba pour ne pas avoir à dénoncer la persistance du feu gouvernement remanié de Monja Roindefo. Il n’était pas loin de déplorer publiquement que les ministres du gouvernement de son prédécesseur ne démissionnent pas en bloc. En tout cas, les plus intelligents auront compris quand il déclaré qu’il est en train de convoquer les secrétaires généraux des ministères pour prendre connaissance des dossiers brûlants et en cours. Une manière de se mettre dans le bain mais aussi de faire comprendre aux ministres de la Haute Autorité de transition que leur temps est révolu et qu’ils feraient mieux de remettre leur tablier car quelque part ils sont aussi en train de freiner la mise en œuvre du processus ; si ce n’est pas leurs intentions, cela en a l’air.

Mangalaza Eugène a déjà examiné la situation avec les secrétaires généraux des Finances et du Budget, de l’Intérieur, de la Justice mais aussi des Eaux et des Forêts. Et il envisage de rencontrer les autres secrétaires généraux des autres ministères. Il a fait comprendre que ce ne sont que des exemples qui intéressent dans le sens où ces ministères sont au centre de l’actualité en raison de l’amnistie réclamée par les accords de Maputo, de l’affaire de bois de rose ou encore des élections que l’on doit organiser tôt ou tard.

11 commentaires

Vos commentaires

  • 18 novembre 2009 à 08:37 | georges Rabehevitra (#3099)

    Tiens, tiens, lui aussi parle d’amnistie ! c’est vrai que c’est la priorité pour un peuple qui a faim et soif de démocratie !

    Là aussi je persiste et je signe : l’amnisitie est une décision juridique et non pas administrative. Cela ne peut en aucun cas relever de l’autorité ou des prérogatives d’un Premier Ministre

    Apparemment notre PM est calé en philo mais en qui concerne le droit, apparemement je dis bien, ce n’est pas sa tasse de thé. Dommage, l’État de Droit n’est pas pour demain avec qulequ’un comme lui.

    Au nom du ’’fihavanana’’, faisons comme si de rien n’était, comme si le droit et la justice n’existaient pas. Faisons table rase du passé et tout ira dans le mielluer des mondes dans notre pays des sans fautes !!!

    On a vraiment l’impression avec tous nos dirigeants que dans 100ans, notre pays sera encore au même niveau !

    Allez, courage, tout n’est pas encore perdu, il y aura les élections l’année prochaine. Mais au fait, les candidats seront les mêmes ?

    Fichtre !!!

    • 18 novembre 2009 à 09:50 | Haritiana (#1899) répond à georges Rabehevitra

      Mr Rabehevitra !
      C’est pas étonant du tout s’il parlait d’amnistie ! c’est la priorité dans l’accord de Maputo et d’Addis. "L’amnisitie est une décision juridique et non pas administrative". Tena marina io fa tsarovy koa fa ny Congrès na ny Assembée nationale teo aloha ange no manao an’io lalàna io dia ny "loi d’amnitie zany ary tsy maintsy laniana (voté) io vao manankery. Hoy ianao hoe "Cela ne peut en aucun cas relever de l’autorité ou des prérogatives d’un Premier Ministre Apparemment notre PM est calé en philo mais en qui concerne le droit, apparemement je dis bien, ce n’est pas sa tasse de thé". Raha azoko ny tian’ny PM hambara dia tsy ny governemanta irery akory no mbola tsy tafajoro fa ao koa ireo rafitra hafa izay manana ny priorité koa nefa mbola tsy tafajoro. Ny CNR koa ange ohatra dia tokony hajoro haingana satria raha arak’ilay accord signé dia izy no hanao ny conférence régionale sy nationale ary hanagana ny CENI izay kômity mahaleotena hikarakara sy hanara-maso ny fifidianana

  • 18 novembre 2009 à 09:59 | Raol (#529)

    Et oui, Monsieur Rabehevitra. Il parle lui aussi d’amnistie. Je pense qu’il a raison si... cette amnistie concerne seulement tous ceux qui sont déjà condamnés et ont purgé leurs peines. Mais cela ne concerne à ma connaissance que les gens qui n’ont pas commis de crimes graves tels que atteinte à la vie ou détournements de fond public. Mais, comme vous le dites, prions pour que l’élection présidentielle précédée par un amendement de la Constitution se fasse dans les plus brefs delais. J’ai la ferme conviction que le peuple malagasy mérite un bon Président et en aura un le jour venu.

    • 18 novembre 2009 à 10:07 | Raol (#529) répond à Raol

      J’allais oublier que pas plus tard qu’hier, le Professeur Zafy Albert, Président du CNR a laissé entendre que des enquêtes policières vont être menées pour les toutes les affaires louches qui minaient le pays ces dernières années. La vérité doit être connue avant la réconciliation, selon toujours le Président Zafy. C’est un bon point pour le patron du CNR, il faut bien que quelqu’un fasse ce travail un jour. Pour moi, Il faut connaître la vérité, juger les fautifs, et finalement, reconcilier et accorder l’amnistie s’il le faut. Je ne suis pas un calé en droit, mais c’est une intention louable de la part de l’ancien président que je respecte beaucoup. C’est un homme honnête et intègre. Il mérite bien de présider le CNR.

    • 18 novembre 2009 à 10:39 | georges Rabehevitra (#3099) répond à Raol

      Cher Raol,
      D’accord avec vous sur Mr Zafy. PAr contre, pour le CRN, ce comité devieindrait une sorte de pouvoir extra-judiciaire ? En effet, seul le pouvoir judiciaire peut lancer une enquête de ce type. C’est exactement comme le Bianco.

      Pour ces 2 institutions, j’aurais mis plutôt des juges de siège (donc inamovibles) et dont le choix aurait été défini par le Conseil de La Magistrature et l’Exécutif. Cela aurti éte aussi une bonne façon de commencer à faire le tri dans les juges (incorruptibles) dans ce genre d’affaires.

      Bon je rêve un peu, mais il le faut.

      En effet le problème dans notre pays c’est que le droit, en tant que tel, est mélangé à des sentiments ou à des ressentiments !

      Or le droit c’est le droit. Dans le jugement, ne doit intervenir que les éléments de droit et non des appréciations qui relèvent de l’humain (les sentiments).

      La preuve en est que certains parlent de ’’fihavanana’’ alors que l’on parle justice et droit. Pour moi, cela n’a rien à voir.

      Un assassin est assassin, même si c’est mon père ou mon frère

    • 18 novembre 2009 à 10:40 | georges Rabehevitra (#3099) répond à Raol

      Cher Raol,
      D’accord avec vous sur Mr Zafy. PAr contre, pour le CRN, ce comité devieindrait une sorte de pouvoir extra-judiciaire ? En effet, seul le pouvoir judiciaire peut lancer une enquête de ce type. C’est exactement comme le Bianco.

      Pour ces 2 institutions, j’aurais mis plutôt des juges de siège (donc inamovibles) et dont le choix aurait été défini par le Conseil de La Magistrature et l’Exécutif. Cela aurti éte aussi une bonne façon de commencer à faire le tri dans les juges (incorruptibles) dans ce genre d’affaires.

      Bon je rêve un peu, mais il le faut.

      En effet le problème dans notre pays c’est que le droit, en tant que tel, est mélangé à des sentiments ou à des ressentiments !

      Or le droit c’est le droit. Dans le jugement, ne doit intervenir que les éléments de droit et non des appréciations qui relèvent de l’humain (les sentiments).

      La preuve en est que certains parlent de ’’fihavanana’’ alors que l’on parle justice et droit. Pour moi, cela n’a rien à voir.

      Un assassin est assassin, même si c’est mon père ou mon frère

    • 18 novembre 2009 à 13:18 | Rakotoasitera Fidy (#2760) répond à georges Rabehevitra

      Voilà des propositions interessantes monsieur Rabehevitra

      Malheureusement vous vous focalisez trop sur cette amnistie qui est necessaire monsieur Rabehevitra

      Necessaire car si je suis votre raisonnement : pourquoi n’irait t’on pas jusqu’à
      la génèse chercher ’les preuves’ des ’fautes’ d’Adam et Eve

      Et l’occasion est trop belle pour laisser echapper cette réconciliation entre nous malagasy

      Vous etes a Mada ? si oui , je vous conseille de vous lancer dans une investigation

      En 2003 à Fianarantsoa un hold up extrement sanglant (exécution de trois personnes innocentes) eut lieu pendant le transfert de fonds d’une banque primaire vers la banque centrale

      Les auteurs ont été arrétes au bout d’une semaine

      Seulement les véritables cerveaux de l’affaire n’ont JAMAIS ETE INQUIETES

      En 2008 des ’bruits’ laissaient entendre que 200 MILLIARDS ARIARY
      ont disparu durant cet épisode

      Vous etes militaire monsieur Rabehevitra , donnez nous votre avis sur cette affaire

    • 18 novembre 2009 à 14:06 | georges Rabehevitra (#3099) répond à Rakotoasitera Fidy

      Cher Fidy,

      L’amnistie n’est pas nécessaire pour se réconcilier. Pour se réconcilier, il suffirait d’a voir un objectif commun : la modernisation de notre vie politique.

      Pour ce qui est de cette affaire particulière, la famile de vicitmes pourrait de nouveau saisir la justice en donnant des éléments nouveaux. Le procureur pourrait alors demander l’ouverture d’une enquête supplémentaire.

      Daqns un Etat de Droit, les choses se seraient déroulées ainsi

      bien à vous

  • 18 novembre 2009 à 11:57 | dadajao (#1746)

    Une proposition pour la composition du CNR :

    Mouvance Didier Ratsiraka : Tantely Andrianarivo, Pierrot Rajaonarivelo

    Mouvance Zafy Albert : Betiana Bruno, Pierre Andrianantenaina

    Mouvance RAVALOMANANA : Bruno Andriatavison , Tsiandopy jacky

    Mouvance Andry Rajoelina : Pety Rakotoniaina, Voninahitra Jean eugene

    Equilibre régionale et incorruptibles

    • 18 novembre 2009 à 15:44 | da fily (#2745) répond à dadajao

      vous êtes sérieux ? Sinon vous pouvez mettre Coutiti dans la mouvance Radidy, Lylison dans celle de Rajoelina !

      Ou alors j’ai mal compris : c’est la liste de ceux qui voudraient bien que l’amnistie s’accélère. Mr Mangalaza sait de quoi il parle quand il parle du sujet, un petit rétro en 2002 pourrait l’y aider.

  • 18 novembre 2009 à 17:05 | rayyol (#110)

    pas d amnistie pour des criminels aucun acte criminel ne peut etre amnistie

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