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samedi 26 novembre 2022
Antananarivo | 22h54
 

Société

Multiplication de faux gendarmes et policiers

Un « Groupe spécial de répression » mis en place

vendredi 16 novembre 2007 | Alphonse M.
Le groupe spécial, conçu par l’EMMO-National (Etat-Major Mixte Opérationnel) sera opérationnel, d’ici peu.

La vente et le port illégaux des tenues des forces de l’ordre sont interdits. Mais, depuis des années, le vert militaire est devenu une mode chez certains civils : faux policiers ou gendarmes pullulent. Pour les traquer, la gendarmerie a annoncé hier la création d’un « Groupe spécial », opérationnel à partir du 20 novembre.

Trois faux gendarmes ont tenté le 15 octobre dernier d’extorquer deux millions d’ariary à une famille d’Anempoka, dans le district d’Andramasina. Trois uniformes de gendarmes ont été saisis ainsi que des galons et un képi.

Hélas, ce n’est pas un cas isolé. De Nosy Be à Andramasina, en passant par Miarinarivo, des bandits revêtus de tenues militaires braquent et terrorisent des innocents. Se présentant comme gendarmes ou policiers, les bandits n’hésitent pas à perquisitionner les domiciles de leurs cibles ou à soutirer de l’argent pour arranger à l’amiable l’affaire.

Des mesures draconiennes...

Dorénavant, on n’arrive plus à discerner les vrais et les faux éléments. On assiste actuellement à une perte de confiance de la population vis-à-vis des forces de l’ordre. Ces « vrais-faux » gendarmes et policiers se multiplient, selon la gendarmerie.

Conscientes de la gravité de la situation, les autorités malgaches décident de réagir plus fermement. Après une période de sensibilisation, les autorités avertissent, pour la énième fois, qu’elles vont appliquer énergiquement la loi en vigueur qui n’est pas toujours respectée. Hier, lors d’un point de presse, le chef de service des opérations au sein de la gendarmerie, le colonel Ravalomanana, assisté par ses proches collaborateurs, a mis en garde tous ceux qui osent outrepasser la loi. Un groupe spécial composé de gendarmes, policiers et militaires, sera mis en place avec pour principale mission de traquer les récalcitrants : il s’agit aussi bien des délinquants que de ceux qui vendent ou confectionnent des copies d’uniforme. A partir du 20 novembre prochain, le groupe spécial, conçu par l’EMMO-National (Etat-Major Mixte Opérationnel) sera opérationnel.

Les intervenants attirent l’attention du public, les commerçants, les sociétés de gardiennage, les polices communales, les douanes, les agents pénitentiaires et les agents des Eaux et Forêts pour qu’ils travaillent de concert avec les forces de l’ordre afin de mettre fin à cette pratique. Les militaires en tenue débraillées ou « déroutés » n’échapperont pas à ce
« groupe spécial de répression » qui sera aussi implanté dans les provinces et les chefs lieux des régions. A quand de vrais gendarmes arrêtant de faux policiers ?

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- Qu’en disent les textes

Selon l’article 259 du Code Pénal : « Toute personne qui, hors les cas prévus par d’autres dispositions de la loi, aura en dehors de son domicile revêtu ou porté tout ou partie d’un costume, d’uniforme, d’une décoration, d’un attribut, civils ou militaires qu’elle n’avait pas le droit de revêtir ou de porter et qui présentaient de nature à causer une méprise dans l’esprit du public avec les costumes, uniformes, décorations ou attributs de ceux qui ont droit de les revêtir ou de porter, sera punie d’un emprisonnement de un mois à cinq ans et d’une amende de 75 000 francs à 1 500 000 francs » (Loi 78-039 du 13 juillet 1978).

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