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Politique

Plateforme de concertation politique

Torpillée dans ses initiatives

mercredi 4 août 2010 | Bill

Les formations politiques réunies en conclave dans une plateforme de concertation n’ont pas réussi à signer le manifeste qui devait contenir l’accord minima en vue de sortir le pays de la crise. Selon certaines perceptions, la raison est simple : l’arrivée de nombreux autres formations pour étoffer (étouffer ?) les rangs de celles qui ont discuté et élaboré une ébauche de convention dont les grandes lignes étaient déjà arrivées aux oreilles de la presse et du public. Ces nouveaux adhérents à la plateforme, laissent entendre des propos d’anciens parlementaires, ont proposé d’autres idées, d’autres plans qui auraient donc tout remis sur le tapis. Certaines sources cependant indiquent que cette signature pour un accord minima pourrait s’effectuer ce mercredi 4 août sinon dans les prochains jours. On s’accroche malgré tout et contre vents et marrées fait comprendre un fervent animateur de la plateforme.

Par ailleurs, le rencontre entre la Coordination nationale des organisations de société civile (CNOSC) avec la plateforme politique s’est soldée ou s’est résumé par un compte rendu ou une séance d’échanges d’informations uniquement. Ainsi, selon des participants à cette rencontre, le CNOSC prévoit d’organiser des conférences régionales et nationale. L’ancien sénateur Ramasy Adolphe, pour sa part, apprécie les initiatives de la société civile tout en relevant que le problème étant politique, la solution ne peut qu’être politique et il échoit aux politiques de le résoudre ; la société civile ne peut que faciliter la tâche des politiques dans leur quête de la voie de sortie de crise.

4 commentaires

Vos commentaires

  • 4 août 2010 à 11:45 | Bena (#2721)

    non, ce problème n’est pas politique. c’est un problème de société ... militaire. tant que les éléments de capsat (noel, ndriarijaona, charles et lilyson) et leurs corollaires (hypolite et ranto) ne sont pas maitrisés, vous pouvez toujours ... rêver.

  • 4 août 2010 à 18:20 | Tanindrazana (#3224)

    Pourquoi seulement dire que ce probleme est politique. Bien sur, il ne faut pas oublier que le fonds du probleme est tout ce qui s’est passe depuis les effets nefastes de la colonisation jusqu’apres notre independance. Les dirigeants successifs ont tant bien que mal gere le pays. Mais en fin de compte cette crise a ete la consequence nefaste du putsch de Rajoelina et consorts. Il fallait penser au prealble comment on va s’en sortir avant d’agir mon pote.La Hat et Rajoelina ont crie victoire apres avoir ecarte Ravalomanana. Malheureusement pour eux, ils l’ont mis seulement a la touche et ils n’arrivent pas du tout a l’arreter a conseiller les acteurs nationaux et internationaux et ne peuvent pas l’eliminer definitivement de la politique. Le probleme n’est pas seulement politique car la vie de tout un peuple est menacee par cette politique malade. On leur a donne plusieurs fois la possibilite de resoudre politiquement cette crise, mais il y a toujours handicap vu que nos politiciens sont trop immatures ou trop avilis par l’ambition deplacee de faux leaders et surtout de l’amour du gain sans fin. Alors, resoudre cela politiquement est plus qu’insense, Il faut maintenant donner aussi au simple Malgache le droit de parole et de proposition de sortie de crise. Vous avez vu comment Rajeolina (Ra-geole car il met tout le monde en prison sans vraie raison valable) ecarte deja les propositions de nouvelle transition de ces accords politiques. Je vous dis, c’est une dictature qu’il veut... il veut etre le president !... qu’il est malade le mec. Nous Malgaches, devrons-nous subir toujours les foutaises d’une telle personne ? Il est plus que temps de le mettre dehors ou au moins, qu’on le fasse taire car il n’apporte rien de positif pour notre pays.

  • 5 août 2010 à 11:51 | ramanankasina (#3023)

    Nos auto-proclamés politiciens sortent leurs griffes : "cette crise est politique, donc il appartient aux politiques de la résoudre !!!"
    Arrêtez de prendre les citoyens malagasy pour des déficients mentaux !
    Ce n’est pas une crise politique car tous autant que vous êtes ne méritez pas le titre de politiciens !
    Vous n’êtes que des "hommes d’affaires". Vous voulez accéder au pouvoir non pour servir la Nation mais pour vous servir : affaire bois de rose, affaire de riz détourné, etc.
    Depuis l’indépendance à ce jour, chaque régime successif traîne des casseroles : des affaires de détournement de fonds publics aux corruptions et rackets en tout genre.
    Rajoelina est arrivé au pouvoir car Ravalomanana a abusé et a touché à ses intérêts personnels.
    Tous les "politiciens" ignorent et foulent aux pieds la Souveraineté Nationale et l’Intérêt Supérieur de la Nation. Vous voulez tous devenir des "suzerains" pour vos intérêts personnels.

    La crise perdure car jusqu’à preuve du contraire, aucun "politicien" ne se soucie de la souffrance de la population. Vous voulez profiter de cette période d’instabilité pour vous entre-déchirer pour avoir une partie du pouvoir : intérêt bassement matériel contre intérêt supérieur de la Nation.

    Cette crise, c’est la classe politique qui en est à l’origine ET CE N’EST SURTOUT PAS cette association de malfaiteurs qui va trouver la solution.

    Dégagez-vous de là, laisser les techniciens et autres âmes de bonne volonté nous sortir de ce marasme !

    Politiciens, cassez-vous ou marchez à l’ombre !!!

  • 10 août 2010 à 10:03 | Info ou intox ? INFO : (#2357)

    On en aura subi, des appellations à la mords-moi-le-nœud pendant cette crise !

    Mais voilà que depuis quelques jours, les médias ânonnent des "éléments de langage" surprenants, très certainement crées et injectés par le service "Com" d’une entité rompue aux subtilités de la langue française ET au marketing diplomatico-stratégique (suivez mon regard...).

    Voilà qu’on nous parle maintenant de "conclave de l’espace de concertation"...
    Boileau doit se retourner dans sa tombe, lui qui a dit : "Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément".

    Définition de "conclave" :

    1. (Religion) Lieu où sont enfermés les cardinaux rassemblés pour élire le pape.

    2. (Religion) (Par extension) Désigne l’assemblée elle-même.

    La dénomination "conclave de l’espace de concertation" est donc impropre et peut même être trompeuse pour désigner des réunions qui, d’une part, ne sont pas religieuses mais politiques et qui, d’autre part, n’ont pas pour objectif (en tous cas, annoncé, officiel) d’élire un leader, un représentant, mais de proposer (encore) un schéma dit "de sortie de crise", pondu par on ne sait qui, et signé par on ne sait qui représentant on ne sait qui...

    Faux-airs de sainteté, de solennité et de représentativité donc, pour parler de (ré)unions politiques probablement peu orthodoxes pour devoir se camoufler derrière de si savantes terminologies !
    Chercherait-on à "sacraliser" ce qui n’a pas à l’être et faire croire qu’il s’agit de l’étape finale avant la désignation d’un représentant, par une élection ou une décision collégiale (prise de façon collective par un conseil, un collège) ?...

    Ce machin hétéroclite et gazeux nommé "conclave de l’espace de concertation" est en fait un regroupement de petits partis et associations politiques dont on ne connaît pas précisément
    - l’identité
    - l’organisation interne
    - la crédibilité (composition, programme, fonctionnement, nombre de militants, d’adhérents, légitimité du leader officiel...)
    - Le "poids" politique, excepté leur score aux dernières présidentielles pour les partis qui ont présenté un candidat (soit 11% des suffrages pour le candidat en 2ème position, jusqu’à 0% pour celui du dernier rang, Monja Roindefo, ex-1er ministre choisi puis limogé par Rajoelina [1].

    On ne connaît RIEN de la légitimité de chacune de ces formations participant au "conclave", donc, A FORTIORI, (encore moins que) RIEN de la légitimité de leur addition, ou de leur regroupement.

    De fait, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on continue à tourner en rond ou plutôt à se noyer dans la spirale (le labyrinthe selon Ndimby A.) des processus opaques, illégitimes, non démocratiques, présentés à l’opinion comme un "package" multipartite, représentatif, consensuel... politiquement correct, quoi !
    Or, encore une fois, on est confrontés à un problème de légitimité, de représentativité : cette "alliance", cet "espace de concertation", cette "plateforme" politique, quelque soit son nom, ne peut se prévaloir d’une quelconque représentativité.

    On navigue à vue, puisqu’on ne dispose même pas d’une liste OFFICIELLE des partis politiques à Madagascar.
    On estime qu’il en existe environ 200, qui vont de partis connus, assez structurés, rassemblant un nombre variable d’adhérents, jusqu’à des groupuscules très locaux inconnus, informels et instables dans le temps (souvent des regroupements d’opportunité autour de barons locaux, sur des causes ponctuelles).

    Le problème est identique pour la plupart des groupements/associations de Société civile : manque de visibilité, de formalisation, opportunisme, surabondance de petites entités... À cela s’ajoute la récupération trop fréquente des groupes de Société Civile par le politique. À ce jour, on ne peut donc guère les créditer d’indépendance vis-à-vis de la sphère politique et commerciale, ni voir en eux un contre-pouvoir efficace, crédible.

    Le Président Ravalomanana avait appelé à une structuration des partis politiques et des groupes de société civile pour une meilleure visibilité ; il avait notamment demandé un recensement et suggéré une fusion-intégration de ces innombrables petites unités/associations en grands partis organisés.

    IL FAUT ABSOLUMENT FAIRE CE RECENSEMENT ET ÉTABLIR UNE LISTE OFFICIELLE DES PARTIS POLITIQUES À MADAGASCAR AVANT TOUTE ÉLECTION. Si cette liste existe déjà, demandons-en la mise à jour et la diffusion.

    L’Assemblée Nationale et le Sénat ayant été dissous par Rajoelina, tout dialogue, toutes consultations, assises, assemblées dites populaires organisés par lui, ou par d’autres possédant moins de légitimité que le président de mon Fokontany (quartier), sont du "n’importe quoi" et chaque "n’importe quoi" fait reculer la sortie de crise, en ajoutant encore plus de confusion dans cette situation anarchique et explosive causée par le coup d’état qui, rappelons-le, a détruit tous les systèmes de représentation et de démocratie participative.

    Pour finir, un proverbe à méditer : "Qui entre pape au conclave, en sort cardinal", c’est-à-dire que le cardinal qui paraît d’abord le plus papable est rarement élu pape.

    Rajoelina est en fin de contrat qui ne sera pas prolongé, il le sait et a été payé pour cela. Mais les bras armés de Rajoelina et les joyeux touristes qui remplacent les députés et sénateurs pour 6000 euros mensuels hors indemnités (salaire minimum à Madagascar=22 euros) n’accepteront pas de quitter la place sans assurance d’impunité ou d’exil, avec contrepartie financière conséquente (ils risquent de très lourdes peines et ont pris goût à l’argent facile).

    Je suis curieux de savoir qui sortira pape de ce soi-disant "conclave"... Autrement dit, cette fois-ci, quel joker la France va-t-elle nous sortir de sa tiare papale ??? !!! ...

    [1] Élection présidentielle du 03 Décembre 2006 : rappel de résultats

    Ravalomanana 54,79% - Lahiniriko (ADM) 11,65% - Ratsiraka Roland (MTS) 10,14% - Razafimahaleo (Leader Fanilo) 06,92% - Ratsirahonana (AVI) 04,22% - Ny Hasina Andriamanjato (NMAM) 04,18% - Ravelomanantsoa (Madagasikarantsika) 02,56% - Rakotoniaina (Tambatra) 01,68% - Pasteur Randrianjoary (indépendant) 00,75% - Pasteur Rajakoba (Ny Fihavanantsika) 00,64% - Monja Roindefo (Monima) 00,00%.

    Andry Rajoelina était inconnu en politique jusqu’à ce qu’il présente sa candidature à la Mairie d’Antananarivo en 2007. Il vient de créer son parti TGV.

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