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Sport

Football • CAN 2008

Retransmission incertaine pour Madagascar

mercredi 14 novembre 2007 | Alphonse M.
Les amoureux de la balle ronde devrait donc se contenter des matchs joués à domicile, s’agissant des compétitions africaines.

Les amoureux du ballon rond risquent de rater la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Les droits de retransmission de la CAN ne sont plus à la portée des pays africains dont Madagascar. Toutefois, une démarche est actuellement en cours pour trouver un terrain d’entente.

La retransmission en direct des matchs comptant pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et qui se tiendront au Ghana, est encore incertaine pour certains pays africains, y compris la Grande Ile. En effet, depuis 2004, les droits de retransmission ont été cedés à la société LC2 Médias (ex-TV Africa), appartennant à un ressortissant béninois. Depuis, les droits n’ont pas eu de cesse d’augmenter. De 150 000 euros en 2004 et 350 000 euros en 2006, ces droits atteindront les 500 000 euros pour Madagascar, à la prochaine édition de la CAN. Les télévisions ivoiriennes et maliennes sont obligées de débourser une bagatelle d’un million d’euros pour pouvoir retransmettre les rencontres lors de la CAN 2008. Pour le Cameroun, la société LC2 l’a taxé une enveloppe de l’ordre de deux millions d’euros. Des veritables pactoles pour Lagnide Christian, Président Directeur Général de LC2. A titre de comparaison, Madagascar a déboursé 33 000 euros seulement pour bénéficier de la retransmission de la dernière édition de la Coupe du Monde de football en Allemagne.

La CAF, interpellée

Visiblement, les droits imposés par la société détentrice de l’exclusivité de retransmission aux télévisions africaines, dépassent largement leurs capacités financières. Se sentent pénaliser, les pays regroupés au sein du RAPAF (Réseau de l’Audiovisuel Public d’Afrique Francophone) ont interpellé le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Issa Hayatou, à propos du contrat de cession des droits de la CAN 2008. « Depuis des décennies, les radios et télévisions de service public ont été les véhicules privilégiés à travers lesquels les milliers d’Africains vivent ce grand moment sportif, en l’occurence la Coupe d’Afrique des Nations. Malheureusement, les prix exhorbitants auxquels les droits de retransmission nous sont cédés depuis 2004, constituent de plus en plus un handicap à notre implication », a martelé Sidiki N’Fa Konate, président du Bureau de Coordination du RAPAF et non moins directeur général de l’Office
de Radio, Télévision Malienne.

Pas d’esprit de partenariat

Parallèlement, lors de leur réunion à Yaoundé (Cameroun) du 16 au 18 octobre dernier, les membres du Bureau de Coordination du RAPAF, ont également saisi le Numero Un de LC2 Médias. Une missive a été envoyée au siège de ladite société à Paris afin d’attirer l’attention des responsables sur « un certain nombre de points qui, depuis 2006, tendent à mettre à mal le partenariat entre LC2 et nos télévisions, au sujet des droits de retransmission de la Coupe d’Afrique des Nations ». Aux yeux des membres de ce réseau, la méthode utilisée par LC2 « es complètement contraire à l’esprit du partenariat qui caractérise la pratique des contrats, au point que ces contrats ressemblent à une camisole de force pour nos télévisions ». Et le RAPAF de déplorer les prix exigés aux télévisions africaines, prix qui ne tiennent pas compte des ressources réelles disponibles ainsi que de l’étroitesse du marché publicitaire. Toutefois, le bureau exécutif du RAPAF a proposé une rencontre afin de discuter des questions relatives aux droits de retransmission de la CAN 2008. Du coup, le PDG de la LC2 a saisi l’occasion en organisant une rencontre avec les membres du bureau exécutif du RAPAF, du 12 au 14 novembre dans la capitale béninoise. Une réunion de la dernière chance à quelques mois de la CAN. A signaler que Madagascar assure la deuxième vice-présidence du RAPAF par le biais du directeur général de l’ORTM Simon Seva Mboiny.

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