La deuxième tentative a été la bonne pour les frères Raj-Alexandre et Raïs Bouka. Après l’échec de l’année dernière, ils ont annoncé ce matin avoir réalisé leur rêve d’être les premiers Malgaches à atteindre le sommet du plus haut sommet du monde, le mont Everest (8 849 mètres). Malheureusement, leur père Zouzar a dû choisir de redescendre sur les recommandations des guides qui ont estimé qu’il n’était plus en mesure de continuer à grimper. Toutefois, avoir dépassé ses limites pour atteindre pour la première fois le cap symbolique de 7000 mètres est déjà une grande victoire pour Zouzar.
Au-delà de l’exploit sportif, il y a d’abord l’exploit humain, tant sur le plan physique que mental : dompter son corps, affronter ses peurs, vaincre le découragement et expérimenter ce qu’est la résilience au delà de ses limites. Le tso-drano de Zouzar envers ses fils avant de les “lâcher” à l’assaut du sommet résume tout : « la seule chose que je vous souhaite de retirer de cette expérience, c’est que vous deveniez de meilleurs êtres humains ».
Dès le départ, les trois alpinistes ont placé Madagascar au centre de leur projet. Ils n’ont eu de cesse d’affirmer leur désir d’être les premiers Malgaches à porter le drapeau de leur pays au sommet de l’Everest.
C’est donc la fin d’une belle aventure qui a uni Malgaches et non-Malgaches durant des mois pour soutenir le projet de la famille Bouka. Ce fut une entreprise organisée méticuleusement et professionnellement, avec de nombreuses préparations pour s’acclimater progressivement à l’altitude dans de nombreux pays. Ils ont été accompagnés par des guides et des sherpas, mais également d’une équipe qui a professionnellement géré la communication pour créer la mobilisation et le soutien sur les réseaux sociaux tout au long de l’aventure, des vidéastes aux infographistes en passant par le community manager de la page Facebook. Avec en plus toutes les implications logistiques, tout ceci suppose un budget conséquent, mais qui veut la fin veut les moyens.
Dans un contexte où beaucoup de nos compatriotes se complaisent dans une karanaphobie décérébrée, l’affirmation par les Bouka de leur malgachéité a une importance extrême. Depuis l’année dernière, beaucoup de compatriotes se sont enthousiasmés pour leur aventure et ont suivi leur progression sur les réseaux sociaux, en les reconnaissant de facto comme étant des leurs : leur page Facebook a 103 000 abonnés. Heureusement que le pseudo-influenceur franco-vietnamien, qui avait été payé par on ne sait trop qui pour mener une croisade contre les karana, a fini par se calmer. Apparemment, avoir réussi à se faire repousser les cheveux lui a aussi permis d’avoir un peu de plomb dans la tête.
Il y aura toujours des esprits chagrins pour faire l’intéressant à soulever d’autres faux débats, du genre « avec tous les problèmes du pays, est-ce qu’arriver au sommet de l’Everest était une priorité ? ». Même si un tel questionnement abscons, dans lequel une syllabe est de trop, ne mériterait pas de réponse, on peut répondre trois fois oui à cette interrogation. Oui, car c’est leur argent et ils en font ce qu’ils veulent. Oui, car ce n’est pas de l’argent public et ils n’ont pas de compte à rendre. Et surtout, oui car dans le contexte actuel, il est important de donner aux Malgaches des raisons de se rassembler pour accompagner et célébrer des exploits méritocratiques, afin d’oublier qu’il n’y a pas que les politiciens dans ce pays.
On aura une pensée pour les anonymes de l’exploit, ceux qui ont accompagné les Bouka jusqu’au sommet (guides, sherpas, cameramen), et qui ont aussi vaincu l’Everest sans que personne n’en parle. Et enfin, on se permettra de souligner une petite ombre au tableau : après nous avoir tenu en haleine chaque jour depuis près d’une semaine, nous racontant au jour le jour les difficultés et les réussites, on s’est aperçu dans leur publication Facebook de ce matin que l’exploit avait déjà été réalisé depuis le 23 mai (photo). Ils nous ont pourtant fait croire jusqu’à hier que c’était toujours en cours. Les Malgaches qui se sont inquiétés et les ont accompagnés en pensée jusque dans la nuit d’hier risquent d’apprécier moyennement ce petit cinéma, sans doute rendu nécessaire pour donner le temps à l’équipe de la communication de monter les vidéos ou préparer les infographies. De plus, l’invitation à la célébration d’aujourd’hui à l’Hotel de Ville a généré un buzz sur l’objectif atteint. Les fins limiers de la page Facebook Le Grattoir ont même retracé les éléments lui ayant permis d’annoncer que l’aventure était déjà achevée. Toutefois, ces petits dérapages dans la gestion de la communication n’enlèvent en rien à l’exploit de ces trois Malgaches. Bravo aux Bouka, et merci pour ce moment.
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Vos commentaires
C est chouette et à convertir sur la grande île pour former des guides en zones de montagne...guides d etat seuls dépositaires pour accompagner les touristes sur leurs sommets ...
Et territoires au dessus de 1000 mètres etage montagnard..
Faut être nationalistes avec ses montagnes...
Bravo pour l’exploit, cela restera surement dans les annales malgaches.
Que cela ne donne pas des idées aux non initiés / crétins car cela demande un entrainement extrême pour le corps, de gros investissements dans les équipements et enfin un budget conséquent.
En tout cas bravo.
Exploit sans oxygène et à l époque désormais beaucoup de sportifs peuvent espérer y monter en fait il semble que le juge de paix soit le Corps qui parfois fait un œdème pulmonaire et là faut descendre très vite enfin doucement je connais un gus qui avait à passé le ier degré d alpinisme ( brevet d etat) avec moi en 89 qui m expliquait ça faut surtout toujours un bon toubib dans l équipe mais ça reste un Exploit sportif pour les malgaches vu que le sport c est pas ça faut dire que ça l est pas non plus dans l esprit de l ancien pays colonisateur quand on pense Madagascar a pas une médaille olympique...
Quand on voit les nazs de jeunesse et sport français qui mais je vais m égarer...oui Madagascar ces guides de montagne brevet d etat j’y equiperai d arc ...je suis sur que les malgaches seraient bons au tir à l arc..
Formel même bon bref il est l heure après ma sieste d aller transpirer à marcher sous le kagnard si des fois je re crapahute dans les montagnes en afrik et malgaches à la poursuite des pasteurs... mes alter et go hohoho
Reste à skier
en complément de l’article :
https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2020/04/piege-mortel-les-dangereux-embouteillages-au-sommet-de-leverest
@ canal baobab 13
Merci pour votre retour, vous oubliez (feu) Jean Louis Ravelomanantsoa.
Ton pseudo me dit rappele quelque chose Inglewood mais concernant ce jean Louis Ravelomanantsoa...je sèche et je vais de ce doigt sur Google !
Sinon je suis jamais parti.. mais souvent, parfois banni de poster sur MT...et pas que parfois même sur X plusieurs mois sur X motif non authenticité début 25..la vérité est tout autre mais pas le moment d en parler..
Bonne soirée Inglewood
Je vais voir qui est ce jean Noël je pense que je sais mais ça vient pas la vieillesse est un naufrage
Facile à dire mais je savais je savais c était en athlétisme !!!!
Je sais que plusieurs femmes malgaches en sprint sont devenues françaises attirés bref une sur haies était niveau mondial je ne sais plus son nom..
Je pourrais parler de sport malgache car j ai mais bref...Le passé c est le passé et je suis fatigué..je me couche en mettant la radio comme quand j etais gamin exceptionnellement pour écouter du foot..match de montée en ier division
Sport pour imbéciles mais j aime saint Étienne et ma foi il faut parfois revenir à ses premiers amours..
bref si je reviens à mada je ferai comme en Zambie je viendrai avec une 20 taine d arcs faire un club itinérant...ou y a de l’or...objectif trouver de l or ...
Et quand je passerai à tana : rugby tana pour moi le rugby et vive les makis !
Bonjour à tous,
Un article pondu par Gemini :
https://actutana.com/en-fait-le-malgache-naime-personne/
En fait, je crois que le malgache contemporain, surtout le jeune, ne s’ aime déjà pas lui même en tant que malgache,
– dans le fonds de son être, il s’ auto déprécie, se dévalorise lui-même en s’ acculturant,
– pour une part, la fascination et l’ engouement des jeunes pour tout ce qui vient de l’ Étranger ?
– pour d’ autre part, ne pas apprécier ce qui vient de chez soi comme
• les us et coutume,
• la culture,
• les potentialités économiques de son pays pour chercher, imaginer pour trouver des solutions afin d’ agir et travailler à la valorisation soi-même desdites potentialités ....?
Sortir du pays, pour si possible vivre ailleurs à l’ Étranger devient le plus grand désir de ces jeunes.
Et si, d’ aventure l’ opportunité se présente pour aller, en Europe occidentale, notamment La France, ou en Amérique du Nord (USA, CANADA), c’ est le graal.
Pour nous qui vivons ou ayant vécu cet ailleurs que la vie au Pays, il est bien sûr un peu mal venu de critiquer cette aspiration de vivre ailleurs autrement, d’ autant que la vie au Pays devient très très difficile, pour ne pas dire de plus en plus étouffante et pénible.
Pour autant,
– le concept du
vivre ensembleest une une utopie,• car le
le vivre ensemble dans le fihavananaest juste la facade d’ une hypocrisie socio-culturelle.• Pour s’ en sortir, le malgache doit se réapproprier sa malgachéité ou sa malgachitude, c’ est selon le terme correct, en se réappropriant ce qui est bien dans sa propre culture et en ingérant le meilleur de celles des autres.
Ny tsara avy @ hafa ianarako, ny tsara avy @ tena andrianoko, fa tena simba ny tena rehefa voajanaka ny saina sy ny fanahy.Cordialement
Corrections :
le fondau lieu dele fondsuneau lieu deune uneRe-,
Une des principales raisons,
le malgache n’ aime personne, à commencer par lui mêmeest qu’ au fur et à mesure des crises qui ont jalonnées le pays,– il y a un grand fossé social, culturel et économique qui s’ est creusé entre le malgache et ses élites,
– d’ où la désaffection du premier envers ces derniers qui sont considérés à juste titre comme étant hors sol, en étant aveuglé par le pouvoir et surtout le pouvoir quasi omnipotent de l’argent :
• https://www.madagascar-tribune.com/Madagascar-quand-28-d-une-elite-signent-l-acte-de-deces-d-un-contrat-social.html
Correction :
jalonnées la vie du paysau lieu dejalonnées le pays