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mardi 16 juin 2026
Antananarivo | 12h16
 

Economie

Assemblée Nationale

PLFR 2026 : plusieurs amendements apportés

mardi 16 juin | Mandimbisoa R. |  152 visites  | 4 commentaires 

Le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, a présenté hier à l’Assemblée Nationale à Tsimbazaza les amendements du Projet de loi de finances Rectificative (PLFR) 2026.

Parmi les mesures les plus remarquées figure la suspension de la Taxe sur les véhicules motorisés (TVM). Face à la polémique suscitée par cette disposition, le gouvernement a décidé de mettre son application en attente.

Le texte amendé prévoit également un allègement de la fiscalité appliquée au financement bancaire. La suppression de la TVA sur les intérêts des crédits devrait permettre de réduire les charges supportées par les entreprises et d’améliorer leurs conditions d’accès au financement. Cette orientation vise notamment à soutenir les investissements dans un contexte économique marqué par des coûts de crédit élevés.

Dans le même temps, les droits d’accises appliqués à la filière orge seront revus à la baisse. Cette mesure s’inscrit dans une série d’ajustements fiscaux destinés à accompagner certaines activités économiques tout en préservant la compétitivité des opérateurs.

Si le gouvernement opte pour des allègements ciblés, il maintient parallèlement son objectif de renforcer les recettes publiques. L’amélioration du recouvrement fiscal et douanier, la récupération des créances détenues par certaines entreprises publiques ainsi que l’intensification de la lutte contre la fraude figurent parmi les leviers retenus pour consolider les finances de l’État.

L’un des principaux efforts budgétaires annoncés concerne les carburants. Dans le cadre du PLFR 2026, une enveloppe de 419 milliards d’ariary est prévue pour contenir les effets de la hausse des cours internationaux du pétrole. À travers cette subvention, le gouvernement cherche à limiter les répercussions de la volatilité des marchés énergétiques sur les prix à la pompe, le transport des marchandises et le coût de la vie des ménages. Cette mesure intervient dans un contexte où les tensions internationales continuent d’exercer une pression sur les marchés pétroliers mondiaux.

Soutien à la production agricole

Le secteur agricole occupe également une place importante dans les nouvelles orientations budgétaires. Afin de protéger davantage la production nationale, le gouvernement envisage l’instauration d’une taxation de 20 % sur les importations de riz. L’objectif est de renforcer la compétitivité des producteurs locaux face à la concurrence extérieure.

Parallèlement, une réduction de certaines taxes appliquées aux herbicides est envisagée afin d’alléger les coûts de production des exploitants agricoles et de soutenir l’amélioration des rendements.

Au-delà des mesures économiques, le budget rectificatif prévoit des financements supplémentaires pour plusieurs chantiers prioritaires. La préparation des prochaines échéances électorales et l’organisation de la concertation nationale figurent parmi les principaux axes retenus par le gouvernement.

Des ressources additionnelles seront également mobilisées pour les programmes de reconstruction après les catastrophes naturelles, le développement du secteur énergétique ainsi que le renforcement de la décentralisation et de la déconcentration budgétaire.

Lors de sa présentation devant les députés, le ministre de l’Économie et des Finances a rappelé que l’économie informelle demeure un défi majeur pour Madagascar. Une grande partie des travailleurs exerce encore en dehors des circuits formels, limitant ainsi les capacités de mobilisation des ressources fiscales.

Pour les autorités, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’amélioration du civisme fiscal constituent des conditions essentielles pour financer durablement les investissements publics et accélérer le développement économique du pays.

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4 commentaires

Vos commentaires

  • 16 juin à 11:29 | Jipo (#4988)

    Il n’ y a pas que le " civisme fiscal" qui participe aux conditions essentielles du développement du Pays et ses habitants, encore comme toujours ce qui motive les intéressés c ’est l’ objectif du vola qui les aveugle et fait réagir si non ? rien : démoralisant !
    La carotte & le baton ...

    Répondre

    • 16 juin à 12:11 | Jipo (#4988) répond à Jipo

      Ce ministre fait vraiment penser à Mitsuhirato deli de faciès oblige ...

  • 16 juin à 11:50 | Vohitra (#7654)

    Celui là ne veux nullement aborder les aspects relatifs à la politique d’austérité budgétaire bien entendu...

    Il ne dit rien à propos du déficit budgétaire à combler dans la situation actuelle...

    Il ne dit rien à propos du compte 46 auprès du Trésor Public et qui ouvre la voie à des actes de pillage et de mauvaise gouvernance des ressources de l’Etat...

    Il ne dit rien pour confirmer les annonces du chef de l’Etat disant que le régime actuel n’avait pas contracté de nouveaux emprunts extérieurs...

    Il ne dit rien en ce qui concerne les affirmations du Monseigneur Colonel disant "avoir reçu des ressources financières extérieures provenant de ses amis africains parce qu’il est un panafricaniste"...

    Bref, il y une semaine, le chef du gouvernement et ses ministres étaient venus déposer leurs déclarations de patrimoine auprès de la HCC, mais pas l’ensemble du gouvernement dans sa totalité... Et le monsieur avait-il déjà déposé sa propre déclaration ? Et pourquoi avoir attendu huit (8) mois pour faire cette déclaration de patrimoine alors ?

    Est-ce que la déclaration de patrimoine effectuée est relative à la situation avant la nomination au gouvernement ?

    Et pourquoi on rechigne encore à mettre à la connaissance du public les déclarations de patrimoine effectuées monsieur le ministre ?

    Répondre

  • 16 juin à 12:14 | Vohitra (#7654)

    Parlons de la loi de règlement pour l’exercice budgétaire de l’année 2020...

    Ce monsieur venait d’affirmer, toute honte bue, qu’il n’y avait ni malversations financières ni mauvaise gouvernance, dans la gestion du "fonds de résilience Covid-19" au cours de l’année budgétaire 2020 !

    Est-ce que ce monsieur avait déjà lu le rapport de la Cour de Compte à ce sujet ?

    Ainsi donc, il n’ y a pas et il n’a rien à dire à propos de la production de CVO par le régime de Rainilaingarivony alors ?

    Répondre

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