La présidence de la Refondation de la République a opposé un démenti aux déclarations récentes du colonel Patrick Rakotomamonjy. Interrogé sur l’existence présumée d’un mandat d’arrêt, le colonel Michaël Randrianirina a déclaré qu’aucun mandat n’a jamais été émis à l’encontre ni sur le territoire national ou à l’étranger. Il dit s’étonner de ces affirmations et affirme s’interroger sur l’origine d’une telle information.
Cette mise au point intervient après une sortie médiatique remarquée du colonel Patrick Rakotomamonjy, ancien directeur des doléances auprès de la présidence, limogé récemment. Figure connue pour ses prises de position virulentes sur les réseaux sociaux, notamment contre l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga, l’officier avait déjà été contraint à l’exil sous l’ancien régime, après avoir dénoncé des pratiques qu’il jugeait répréhensibles.
Dans une déclaration rendue publique dimanche dernier, le colonel Rakotomamonjy a parlé d’une menace d’arrestation contre lui alors qu’il occupait encore ses fonctions, pour une supposée tentative de coup d’État. Il évoque également, dans une vidéo largement relayée, l’existence d’une vaste affaire de corruption et l’infiltration de réseaux mafieux au sein du régime transitoire actuel.
Se disant en danger, l’ancien directeur des doléances explique avoir été contraint de quitter le pays dans la précipitation, pour la seconde fois.. Une version que les autorités contestent fermement, rejetant toute procédure judiciaire en cours à son encontre.
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Vos commentaires
Ce colonel est mytho comme bon nombre de politiciens de notre pays. Rajoelina et sa clique se sont enfuis, tant mieux pour le pays mais le plus dur reste à faire. La mission de cette transition n’est pas définie jusqu’à preuve du contraire. Le PRRM a troqué sa tenue militaire contre une tenue civile parce qu’il veut faire de la politique maintenant mais encore faut-il avoir une idéologie. Rassembler la foule et distribuer des dons de l’état à la rajoelina, il ne manquerait plus que le jeu de tombola, ne feraient pas de lui un vrai homme politique. Aujourd’hui on a déjà plus de 300 partis politiques, une population réduite à la mendicité qui se plaint et produit à peine. Certains de nos compatriotes rejettent la responsabilité de notre pauvreté aux étrangers, une attitude irresponsable. Nos militaires passent leur temps à faire de la politique et non faire régner l’ordre et la discipline, aimer le travail.
On a appris le projet d’un contrat minier de 10 milliards de dollars d’investissements par un groupe chinois avec l’état. Est ce qu’on a créé un groupe de travail composé de techniciens (juristes, économistes, ingénieurs) ou on va encore faire comme les contrats de QMM, Wisco et Ambatovy, signatures en douce, puis on pleure après parce qu’on s’était fait avoir ?
Madagascar ne sortira jamais de la pauvreté même dans cinquante ans.
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Ce régime n’a préalablement pas besoin de mandat pour arrêter quelqu’un, c’est le cas de Michelle S,...et Moussa S, une fois, l’arrestation est faite, le mandat est rédigé.
Deuxième hypothèse aussi, cette déclaration est faite, pour que ce Colonel se déterre, là ils ne font que le ramasser comme un fruit pourri.
De toute façon, les publications de pro-junte sont trop parlant, cet homme est à chasser, certaines même osent aller jusqu’à publier des photos photoshopées de présumée rencontre entre Andry Rajoelina et ce colonel.
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Boloky a la mémoire courte, on n’efface pas avec un coup de baguette magique les atrocités de Rajoelina et sa bande. Ces gens là doivent être jugés si on veut avancer, un jugement exemplaire qui servira de leçon aux autres.