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lundi 28 novembre 2022
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Politique

Echec de la stratégie militaire

Moxe Ramandimbilahatra accuse la France

vendredi 23 novembre 2007 | Alphonse M.
Moxe est moté au créneau pour défendre son patron.

La nomination de Cécile Manorohanta au département de la Défense a suscité beaucoup de commentaires. Pour convaincre les hommes en treillis de son choix, le chef de l’Etat Ravalomanana Marc a silloné les quatre coins de l’Ile. De son côté, son conseiller politique Moxe Ramandimbilahatra défend la décision de son patron en vue du nouveau concept de défense nationale, tout en accusant la France d’être le responsable de l’échec.

Parallèlement au périple du président de la République, son conseiller politique Moxe Ramandimbilahatra monte au créneau pour défendre la décision de son chef d’avoir nommé une femme-civile à la tête du département de la Défense. Intervenant à l’antenne d’une chaîne privée, M. Ramandimbilahatra justifie le choix de son patron par la volonté de ce dernier de concevoir une nouvelle stratégie militaire répondant au contexte national.

Ce nouveau concept de la défense nationale est basé sur la protection de nos ressources halieutiques, minières et environnementales. Le chef de l’Etat n’a pas eu de cesse de clamer haut et fort que le pillage, la pêche illicite et le trafic de nos richesses ont provoqué une perte sèche de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros pour le pays. Aussi, ce bras droit de Ravalomanana a dressé un tableau sombre de la politique de défense appliquée à Madagascar depuis la colonisation. Il accuse l’ancienne puissance coloniale d’être responsable de l’échec des dirigeants en matière de défense nationale. La déclaration de ce professeur d’histoire aurait-il un impact sur la coopération militaire entre les deux pays ? Quoi qu’il en soit, malgré l’effectif pléthorique de l’armée malgache, les dahalo font des ravages dans le monde rural, tandis que dans les milieux urbains, les actes de banditisme se généralisent. La plupart des éléments sont cantonnés dans les camps installés dans les grands centres urbains où ils semblent n’avoir d’autre mission que de mater les manifestations publiques.

Premier partenaire militaire

Qu’on se le dise, la France occupe le premier rang des pays donateurs de l’armée malgache. En dehors des aides financières et matérielles (véhicules…) apportées par l’Hexagone, des éléments de l’armée malgache bénéficent chaque année, de stages de formation dans les écoles phares de l’armée française, sans compter les instructeurs et les coopérants envoyés dans la Grande Ile. Des militaires, gendarmes et policiers français sont présents à Madagascar dans le cadre de la coopération entre les deux pays.

Par ailleurs, les militaires français basés à la Réunion (Forces Armées de la Zone Sud de l’Océan Indien) et leurs homologues malgaches effectuent chaque année, des manœuvres militaires en vue des échanges d’expériences.

Quel pays sera donc le nouveau partenaire de Madagascar pour la mise en place d’une force spéciale composée par des militaires, des gendarmes et des policiers. Visiblement, on s’achemine petit à petit vers la suppression de l’armée, au profit de la gendarmerie et de la police. En tout cas, la menace des invasions extérieures fait partie des temps révolus.

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