Anatomie d’un ouvrage clé
Et si le drame malgache ne venait pas seulement de la pauvreté, de la corruption ou de l’instabilité, mais d’une erreur plus profonde : l’obstination à penser Madagascar avec des catégories qui ne sont pas les siennes ? C’est la thèse rugueuse, discutable par endroits, mais salutaire, de Providence républicaine, ouvrage de Mamy Rakotondraibe, préfacé par Bernard Ramanantsoa : Madagascar n’a pas seulement été mal gouverné. Il a été mal compris.
Cet ouvrage propose moins un manifeste qu’une lecture de fond du pays. Le livre a ses angles morts. Il est parfois trop anthropologique, trop moral, pas assez attentif aux déterminants économiques et sociaux à mon goût. Mais il a le mérite de poser enfin, avec netteté, une question que beaucoup d’entre nous pressentent sans la formuler : à Madagascar, le divorce entre les formes de l’État et la vérité vécue de la société nourrit l’informel, pousse cet informel vers la corruption, et installe une défiance profonde envers la justice et l’autorité publique.
Autrement dit : le problème n’est pas seulement que l’État fonctionne mal. C’est qu’il parle une langue que le pays réel ne parle pas. Le désir d’une refondation et d’une nouvelle constitution trouve ici son origine.
Un pays moins en échec que mal interprété
Il y a des pays qu’on exploite. D’autres qu’on oublie. Madagascar, lui, subit depuis longtemps un sort plus subtil et peut-être plus destructeur : il est mal interprété.
C’est là le cœur du propos. Le texte ne demande pas d’abord pourquoi Madagascar échoue. Il demande pourquoi ceux qui prétendent le redresser s’acharnent à le lire de travers. La nuance est décisive. Un pays peut survivre longtemps à ses manques. Il survit beaucoup plus mal aux contresens répétés sur ce qu’il est.
Depuis des décennies, Madagascar est traité comme un cas à ranger. On le met dans la case “Afrique”, avec les recettes administratives prêtes à l’emploi, les diagnostics photocopiés et les leçons de gouvernance standardisées. Puis, quand cela ne marche pas, certains lui cherchent des racines “asiatiques”, comme si quelques héritages austronésiens suffisaient à faire de l’île une sorte de petit laboratoire discipliné de l’océan Indien. Et quand ni l’Afrique ni l’Asie ne donnent de clé satisfaisante, on ressort le kit occidental : Constitution, séparation des pouvoirs, procédures, élections, organigrammes, moralisation du discours public. Puis l’on s’étonne encore que tout tienne en façade et se vide dans la pratique.
Le texte a raison sur un point essentiel : Madagascar n’est ni un brouillon de l’Afrique, ni une Asie ratée, ni un Occident inachevé. Il est autre chose. Et c’est précisément parce qu’on refuse de partir de cette évidence que l’on recommence sans cesse les mêmes erreurs.
L’État mal ajusté
La thèse la plus forte du livre est là : Madagascar n’est pas seulement mal administré ; il est administré sur la base d’une mauvaise anthropologie.
On lui applique des formes d’État conçues pour des sociétés où la loi précède la relation, où le conflit structure le débat public, où l’institution l’emporte sur le lien personnel. Or la société malgache ne fonctionne pas spontanément sur ce régime. Ici, la relation précède souvent la règle. La légitimité doit être incarnée avant d’être proclamée. L’harmonie sociale pèse plus lourd que la mécanique juridique.
Évidemment, cela agacera les amateurs de simplification rapide. Ils dénonceront un culturalisme commode, une célébration romantique de “l’exception malgache”, une manière élégante d’excuser l’inefficacité. Ce serait rater la cible. Le texte ne dit pas que Madagascar a raison contre le reste du monde. Il dit plus simplement qu’aucune réforme n’a de chance de tenir si elle méprise la texture réelle de la société qu’elle prétend transformer.
Et sur ce point, difficile de lui donner tort.
Le pays réel contre l’État de papier
Combien de lois votées sans prise réelle ? Combien d’institutions respectées en apparence et contournées dans les faits ? Combien de Constitutions brandies comme des totems pendant que la vie concrète s’organise ailleurs ?
Le diagnostic est brutal : l’État formel et la société vécue ne parlent pas la même langue. Alors l’un édicte des normes, l’autre invente des arrangements. L’un proclame, l’autre contourne. L’un affiche la règle, l’autre cherche la médiation, l’exception, le passage latéral.
Et tout cela finit rangé sous l’étiquette paresseuse de “crise de gouvernance”, comme si l’expression avait la moindre valeur explicative. En réalité, ce que le livre met au jour, c’est une désarticulation plus profonde : les formes officielles subsistent, mais elles n’adhèrent plus au vécu. L’État reste là, mais comme une architecture partiellement vide. Il produit de la règle. Le pays, lui, produit de l’usage.
L’informel n’est pas un accident : c’est une réponse
L’un des mérites du texte est de prendre l’informel au sérieux. Non pas pour l’absoudre, mais pour le comprendre enfin autrement que comme une simple saleté nationale.
L’informel n’est pas seulement du désordre. Il est une technologie de survie. Quand la règle écrite humilie, quand la procédure expose, quand la loi tombe sans médiation humaine, la société fabrique des chemins de traverse. Elle négocie. Elle arrange. Elle contourne pour ne pas casser.
À force, un système parallèle s’installe. Non pas en marge, mais au cœur même du fonctionnement social. La relation y devient plus efficace que l’institution. Et c’est ici que le texte touche juste : le problème malgache n’est pas seulement l’absence d’État, mais la coexistence d’un État officiel et d’un pays réel qui se tolèrent sans jamais vraiment se rejoindre.
On garde les formes. On vide le fond. On respecte le rituel. On déplace la décision ailleurs. La loi demeure, mais elle n’ordonne plus vraiment. Elle se négocie.
De l’informel à la corruption généralisée
C’est ici qu’il faut pousser le raisonnement jusqu’au bout. La corruption, à Madagascar, n’est pas seulement une addition de turpitudes individuelles. Elle est souvent le prolongement logique d’un système où la règle est floue, inégalement appliquée ou vécue comme hostile.
Au plus bas niveau, on “arrange” pour obtenir un papier, accélérer une démarche, éviter une sanction, débloquer un dossier. Cela paraît petit. Cela paraît banal. Mais ce petit geste produit un grand effet : il installe l’idée que le droit n’est plus un cadre commun, mais une ressource négociable.
Dès lors, la même logique remonte toute la chaîne… Avant de la redescendre. Ce qui se joue au guichet se rejoue au sommet. L’accès remplace le droit. Le réseau remplace la norme. La faveur remplace l’arbitrage impartial. En bas, on paie pour survivre. En haut, on capte pour régner. Et la contre exemplarité des déviances du Haut pardonne les déviances du Bas. « Ben oui… Si les grands trichent, pourquoi ne tricherai je pas ? «
La corruption généralisée n’est alors plus une déviance périphérique. Elle devient un mode de régulation diffus d’une société où l’institution ne parvient plus à faire autorité.
Le fihavanana ou le prix du silence
L’autre force du texte, c’est sa lecture du fihavanana. Il évite ici le folklore. Il n’en fait ni un bijou identitaire pour colloques bien-pensants, ni une essence purement morale. Il le traite comme une force réelle, mais ambivalente.
Le fihavanana protège. Il amortit les chocs, préserve le lien, retarde l’explosion. Sans lui, Madagascar aurait sans doute connu des fractures plus brutales. Mais à force de protéger le lien, il peut aussi devenir couvercle. Il permet d’étouffer ce qui dérange, de relativiser ce qui blesse, de suspendre la vérité pour sauver l’apparence de la paix.
Et c’est ici qu’arrive l’une des phrases les plus justes du texte : la paix sociale n’est pas la justice sociale.
À Madagascar, le silence est trop souvent pris pour du consentement, la patience pour de l’adhésion, la retenue pour de la docilité. C’est une erreur lourde. Ce que certains prennent pour de l’acceptation est parfois du ressentiment composté. Une société qui ne verbalise pas frontalement ses fractures n’est pas forcément réconciliée. Elle peut être saturée de tensions simplement déplacées hors champ.
Le silence social n’est pas la paix. C’est parfois une cocotte-minute sans sifflet.
Quand la loi devient une menace
Le passage sur la loi est, lui aussi, décisif. Pourquoi la loi est-elle si souvent vécue comme une violence ? Parce qu’elle sanctionne là où beaucoup attendent d’abord réparation. Parce qu’elle s’impose sans traduction morale ni médiation humaine. Parce qu’elle est, surtout, trop souvent inégale dans ses usages : raide avec les faibles, maniable pour les puissants.
Une loi qui ne protège pas également finit toujours par apparaître comme une arme. Et une loi perçue comme arme nourrit presque mécaniquement le contournement. La défiance envers la justice ne relève donc pas seulement d’une faiblesse civique. Elle procède d’une expérience sociale concrète : celle d’un ordre juridique qui promet l’universalité et distribue l’inégalité.
Une République habitée ou rien
C’est là qu’intervient la proposition de “Providence républicaine”. Le terme peut paraître grandiloquent. Il a pourtant un mérite : il rompt avec le bavardage technocratique.
Le message est simple : Madagascar ne sera pas sauvé par une réforme de plus, par une Constitution de plus, par un empilement de procédures mieux rédigées que les précédentes. Il lui faut une doctrine de gouvernance enracinée dans la société réelle, capable de réconcilier morale et institution, autorité et service, justice et harmonie.
Non pas une République de papier. Une République habitée.
Le mirage du chronomètre
A ma conclusion, cela mène à la dernière illusion : celle du temps court. Peut-on réellement refonder l’État en vingt-quatre mois ? Ou ne fait-on, une fois encore, que repeindre une façade coloniale qui s’effrite ? Ou pense t on que se jeter dans les bras d’une nouvelle puissance nous permettra de résoudre les problèmes d’alignement entre l’Etat et les citoyens ?
L’urgence est le piège préféré des technocrates, des bailleurs mais aussi des opportunistes. On boucle un calendrier, on coche des cases, on rédige une Constitution entre deux missions internationales ou deux rencontres diplomatiques, et l’on appelle cela “refondation”. C’est exactement ainsi qu’on reproduit le divorce entre l’État écrit et le pays vécu.
La refondation n’est pas un sprint administratif. C’est une sédimentation sociologique. Elle exige du temps, de la conflictualité assumée, de la maturation, de la traduction, de la légitimité.
Le vrai retard de Madagascar n’est peut-être pas d’abord institutionnel. Il est interprétatif. Depuis trop longtemps, on prétend redresser le pays sans commencer par le lire. Or on ne refonde jamais un pays contre sa vérité. On ne le refonde que lorsqu’on accepte enfin de le regarder tel qu’il est, et non tel qu’il rassure les importateurs de modèles.
Par Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule) 18/04/2026
Les Chroniques de Ragidro
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Vos commentaires
Oui
C’est un point de vue philosophique appréciable,
mais
qui occulte le handicap institutionnel, la nature technique de notre disfonctionnement .
Madagascar
de la royauté, au neocolonialisme en oassant par le colonialisme à toujours subi
Le SYNDROME DE CULTE DU CHEF.
En fait une ignorance totale des pratiques démocratiques universelles.
Et notre constitution en prescrivant
L’ELECTION DU PRESIDENT AU SUFFRAGE INIVERSEL DIRECT,
avec des pouvoirs personnels exorbitants
en fait un ROI ELU.
UN CESAR qui concurrence et absorbe la légitimité des parlementaires élus aussi par
la vox populi.
— Ce president peut sans problème évoluer en dictateur.
— il suffit de corrompre ce président pour kidnapper le pouvoir et institutionnaliser la corruption d’une mafia.
**** ce que fit Rajoelina , avec la mafia francafricaine
**** ce que Randrianirina est en train de concocter avec une mafia karana ( les mêmes vazaha taratasy qui changent leur cuti., tels HIRIDJEE et AKBARALY avec le mpanera volaient KOUFALY DAYA)
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Un texte et un article intéressants et captivants mais laissent un goût d’inachevé voire laissant des sensations d’arrêt sur images en parlant de visuels...
En fait, toujours dans la classification de symptômes apparents tout en laissant à côté les causes profondes à l’origine des échecs successifs qui avaient laissés des séquelles visibles, des blessures toujours saignantes que de politiques tentent toujours de traiter par d’infinis saupoudrage...
Trois faits majeurs de l’histoire institutionnelle de la grande île de Zanahary révèlent des indices probants des causes majeures permettant d’expliquer les écueils :
1- Madagasikara était constitué de nombreux royaumes avant même l’apparition de tout contact avec des civilisations venues d’au delà...
2- À Madagasikara, le domaine d’intervention touché par les politiques est l’Etat, une structure issue d’une construction idéologique incomprise, tandis que la Nation Malagasy, trop fragile et trop sensible, est laissée à côté par l’Etat, et dans des cas parfois précaires, dominée par la puissance de l’Etat pour étouffer l’apparition ou la réapparition de sentiment de "Nation" issu des racines des traditions societales.
3- Les marques du temps ainsi que l’évolution "des sociétés" Malagasy n’ont jamais pu effacer les sources de légitimité et point d’ancrage du sentiment national, alors que les lieux d’origine de ces sources sont toujours abandonnés à la marge du progrès et que des mandataires venant de l’Etat y ont toujours laissés des séquelles profondes...
Ce qui m’amène à un point important issu de l’analyse proposée mais sous une fenêtre d’appréciation différente :
"Comment concilier et réconcilier l’Etat " profondément politique et partisane ", et " la Nation intrinsèquement " communautaires et traditionalistes dotée de codes sociaux intangibles" ?
Et c’est justement sur ce dernier point que naquit la peur des politiques à propos du concept réel et vécu, de la notion de Fokonolona et de ses pouvoirs d’auto détermination et d’approche legitimisante qui differe des articles constitutionnels copiés et importés d’ailleurs...
Et la vraie refondation nationale pour la République devrait tenir compte de ces causes profondes et dont la matérialisation juridique serait à projeter dans la future constitution à élaborer...
Et la concertation qualifiée de "nationale" n’aura aucun sens si elle ne tient pas compte des sources de légitimation du pouvoir de l’Etat à partir des Fokonolona...
Ny voalohany ho fanamarihana dia mba manontania tena hoe fa maninona kay ny mpilatsaka antsitrapo avy ao @ ny Peace Corps dia hofanina @ ny teny sy ny fomba amampanao avy @ ilay faritra hiasany ary milona miaraka @ ny mpampiofana sy mponina avy @ ilay faritra, fa tsy hoe mianatra teny gasy dia ampy zay ?
Ny faharoa dia tena hombako manana ny filazana fa tsy lalampanorenana vaovao no vahaolana fa ny fifandrifiana sy fifamatoranan’ny lalampanaorenana miaraka sy ireo didy amandalàna fampiharana @ ny fomba sy ny fiainana ary ny kolontsaina eo @ andavan’andron’ny malagasy.
Tsara ho marihina fa maro @ ny fangatahana ankehitriny dia efa ao anatin’ny lalampanorenana fa kosa ireo didy amandalàna misy dia mifanohitra aminy nefa dia nankatoavin’ny fitsarana avo momba ny lalampanorenana ary hampiharina soamantsara : ohatra @ izany ny fampianarana hiantohan’ny fanjakana kanefa dia misy sarany alohan’ny any ambanivohitra ; na koa ny mpiasa sy ny tetibola isaky ny vondrona itsinjarampahefana (VIP) izay tantanan’ny MEF nefa tokony ho an’ireo VIP ; eo koa ny filohamparitra izay tendrena satria ny antenimeram-paritra tokony hifidy azy tsy nitsangana feno ; ary indrindra ity hevitra tsy manjary mikasika ny fanendrena ny filohampokontany izay andry iankinanan’ny fokonolona ; sy ny sisa maro hafa miteraka korontana sy disadisa eo @ ny fiarahamonina malagasy
Ny voalohany ho fanamarihana dia mba manontania tena hoe fa maninona kay ny mpilatsaka antsitrapo avy ao @ ny Peace Corps dia hofanina @ ny teny sy ny fomba amampanao avy @ ilay faritra hiasany ary milona miaraka @ ny mpampiofana sy mponina avy @ ilay faritra, fa tsy hoe mianatra teny gasy dia ampy zay ?
Ny faharoa dia tena hombako manana ny filazana fa tsy lalampanorenana vaovao no vahaolana fa ny fifandrifiana sy fifamatoranan’ny lalampanaorenana miaraka sy ireo didy amandalàna fampiharana @ ny fomba sy ny fiainana ary ny kolontsaina eo @ andavan’andron’ny malagasy.
Tsara ho marihina fa maro @ ny fangatahana ankehitriny dia efa ao anatin’ny lalampanorenana fa kosa ireo didy amandalàna misy dia mifanohitra aminy nefa dia nankatoavin’ny fitsarana avo momba ny lalampanorenana ary hampiharina soamantsara : ohatra @ izany ny fampianarana hiantohan’ny fanjakana kanefa dia misy sarany alohan’ny any ambanivohitra ; na koa ny mpiasa sy ny tetibola isaky ny vondrona itsinjarampahefana (VIP) izay tantanan’ny MEF nefa tokony ho an’ireo VIP ; eo koa ny filohamparitra izay tendrena satria ny antenimeram-paritra tokony hifidy azy tsy nitsangana feno ; ary indrindra ity hevitra tsy manjary mikasika ny fanendrena ny filohampokontany izay andry iankinanan’ny fokonolona ; sy ny sisa maro hafa miteraka korontana sy disadisa eo @ ny fiarahamonina malagasy
Merci infiniment gasy tsotry
Manaiky tanteraka izay rehetra voalazanao eto aho, ary indrindra indrindra ilay fanamarihana voalohany momba ireo mpilatsaka an-tsitrapo avy ao amin’ny Peace Corps, izay tena marina, manan-danja ary mampisaina tokoa. Mampiseho zava-misy fototra iray izany : tsy azo heverina velively ny hiasa amim-pahombiazana ao anatin’ny fiarahamonina iray raha tsy tena takarina lalina ny zava-misy eo an-toerana, ny fomba amam-panao, ny kolontsaina, ny fifandraisana ara-tsosialy ary ny mampiavaka ny faritra tsirairay. Tsy ampy velively ny mianatra fotsiny ny teny malagasy amin’ny endriny ankapobeny.
Ilaina ny milona ao anatin’ny fiteny, ny fomba fiaina ary ny kaody sosialy mampiavaka ny faritra iasana. Mariky ny fanajana, ny fahamatorana ary ny fahombiazan’ny asa izany.
Toy izany koa, ekeko tsy misy fisalasalana ilay hevitra milaza fa tsy ny famolavolana lalàmpanorenana vaovao no tena vahaolana amin’ny olana sedraintsika ankehitriny. Ny tena fototry ny raharaha dia ny fampifanarahana marina sy hentitra ny lalàmpanorenana, ireo didy aman-dalàna fampiharana azy, ary ny zava-misy iainan’ny Malagasy andavanandro.
Na dia tsara soratra sy feno aza ny lalàmpanorenana iray, very lanja izany raha tsy hita taratra amin’ny lalàna sy amin’ny fomba fampiharana azy eo amin’ny fiainam-pirenena.
Zava-dehibe indrindra ilay fanamarihana hoe maro amin’ireo fitakiana re ankehitriny no efa voarakitra ao anatin’ny lalàmpanorenana. Midika izany fa tsy ny tsy fisian’ny foto-kevitra no tena olana, fa kosa ny tsy fanarahana azy, na ny fanodikodinana sy ny famadihana azy amin’ny sehatry ny fampiharana.
Raha misy lalàna na fomba fitantanana mifanohitra amin’ny fanahin’ny lalàmpanorenana, nefa mbola ankatoavina sy ampiharina ihany, dia manimba lalina ny fitokisan’ny vahoaka amin’ny rafitra izany, ary mampitombo ny korontana sy ny disadisa.
Mazava sy mitombina tsara ireo ohatra notanisaina : ny fanabeazana izay tokony ho antoky ny fanjakana nefa mbola andoavam-bola, hatrany amin’ny any ambanivohitra aza ; ny mpiasa sy ny tetibolan’ny vondrom-bahoakam-paritra itsinjaram-pahefana, izay mbola fehezin’ny Ministeran’ny Toekarena sy ny Fitantanam-bola nefa tokony ho andraikitr’ireo vondrom-bahoaka ireo ; ny filoham-paritra tendrena fa tsy lany araka ny rafitra tokony hisy ; ary indrindra ilay hevitra tsy mendrika mikasika ny fanendrena ny filoham-pokontany, nefa izy ireny no tena andry iankinan’ny fokonolona. Ireo rehetra ireo dia maneho fahatapahan’ny rohy eo amin’ny fitsipika ambony sy ny zava-misy iainana andavanandro.
Noho izany, heveriko fa tena marina, manan-kery ary lalina fijery ity fanadihadiana ity. Mampahatsiahy antsika mazava fa tsy azo atsangana ao anatin’ny eritreritra ankapobeny na amin’ny fialana amin’ny zava-misy ny fahamarinan-toeran’ny rafitra, ny fahamendrehan’ny fahefana ary ny filaminam-piarahamonina.
Tsy maintsy aorina ao anatin’ny fanajana miaraka ny lalàna, ny fomba amam-panao, ny kolontsaina ary ireo fifandanjana velona mandrafitra ny fiarahamonina malagasy izany.
Merci infiniment gasy tsotrizao
Manaiky tanteraka izay rehetra voalazanao eto aho, ary indrindra indrindra ilay fanamarihana voalohany momba ireo mpilatsaka an-tsitrapo avy ao amin’ny Peace Corps, izay tena marina, manan-danja ary mampisaina tokoa. Mampiseho zava-misy fototra iray izany : tsy azo heverina velively ny hiasa amim-pahombiazana ao anatin’ny fiarahamonina iray raha tsy tena takarina lalina ny zava-misy eo an-toerana, ny fomba amam-panao, ny kolontsaina, ny fifandraisana ara-tsosialy ary ny mampiavaka ny faritra tsirairay. Tsy ampy velively ny mianatra fotsiny ny teny malagasy amin’ny endriny ankapobeny.
Ilaina ny milona ao anatin’ny fiteny, ny fomba fiaina ary ny kaody sosialy mampiavaka ny faritra iasana. Mariky ny fanajana, ny fahamatorana ary ny fahombiazan’ny asa izany.
Toy izany koa, ekeko tsy misy fisalasalana ilay hevitra milaza fa tsy ny famolavolana lalàmpanorenana vaovao no tena vahaolana amin’ny olana sedraintsika ankehitriny. Ny tena fototry ny raharaha dia ny fampifanarahana marina sy hentitra ny lalàmpanorenana, ireo didy aman-dalàna fampiharana azy, ary ny zava-misy iainan’ny Malagasy andavanandro.
Na dia tsara soratra sy feno aza ny lalàmpanorenana iray, very lanja izany raha tsy hita taratra amin’ny lalàna sy amin’ny fomba fampiharana azy eo amin’ny fiainam-pirenena.
Zava-dehibe indrindra ilay fanamarihana hoe maro amin’ireo fitakiana re ankehitriny no efa voarakitra ao anatin’ny lalàmpanorenana. Midika izany fa tsy ny tsy fisian’ny foto-kevitra no tena olana, fa kosa ny tsy fanarahana azy, na ny fanodikodinana sy ny famadihana azy amin’ny sehatry ny fampiharana.
Raha misy lalàna na fomba fitantanana mifanohitra amin’ny fanahin’ny lalàmpanorenana, nefa mbola ankatoavina sy ampiharina ihany, dia manimba lalina ny fitokisan’ny vahoaka amin’ny rafitra izany, ary mampitombo ny korontana sy ny disadisa.
Mazava sy mitombina tsara ireo ohatra notanisaina : ny fanabeazana izay tokony ho antoky ny fanjakana nefa mbola andoavam-bola, hatrany amin’ny any ambanivohitra aza ; ny mpiasa sy ny tetibolan’ny vondrom-bahoakam-paritra itsinjaram-pahefana, izay mbola fehezin’ny Ministeran’ny Toekarena sy ny Fitantanam-bola nefa tokony ho andraikitr’ireo vondrom-bahoaka ireo ; ny filoham-paritra tendrena fa tsy lany araka ny rafitra tokony hisy ; ary indrindra ilay hevitra tsy mendrika mikasika ny fanendrena ny filoham-pokontany, nefa izy ireny no tena andry iankinan’ny fokonolona. Ireo rehetra ireo dia maneho fahatapahan’ny rohy eo amin’ny fitsipika ambony sy ny zava-misy iainana andavanandro.
Noho izany, heveriko fa tena marina, manan-kery ary lalina fijery ity fanadihadiana ity. Mampahatsiahy antsika mazava fa tsy azo atsangana ao anatin’ny eritreritra ankapobeny na amin’ny fialana amin’ny zava-misy ny fahamarinan-toeran’ny rafitra, ny fahamendrehan’ny fahefana ary ny filaminam-piarahamonina.
Tsy maintsy aorina ao anatin’ny fanajana miaraka ny lalàna, ny fomba amam-panao, ny kolontsaina ary ireo fifandanjana velona mandrafitra ny fiarahamonina malagasy izany.
Quoiqu’on dise
Quoiqu’on pense
Le fond du problème c’est ne change pas
1- accepter l’élection d’un chef d’état au suffrage iniversel direct, avec des pouvoirs personnels excessifs
* c’est accepter le cesarisme avec glissement facile vers la dictature
2- les Malgaches n’ayant jamais vécu les règles fondamentales de ka démocratie :ont toujours le culte du chef
Quoiqu’on dise
Quoiqu’on pense
Le fond du problème c’est ne change pas
1- accepter l’élection d’un chef d’état au suffrage iniversel direct, avec des pouvoirs personnels excessifs
* c’est accepter le cesarisme avec glissement facile vers la dictature
2- les Malgaches n’ayant jamais vécu les règles fondamentales de la démocratie : ont toujours le culte du chef .
* Royaumes+++ avant....
* Colonisation en 1896
* Neocolonialisme depuis 1960
3- les différents royaumes fédérés par la colonisation ont toujours été gavés de l’adage
" DIVISER POUR RÉGNER " et ont toujours considéré les merinas comme des impérialistes.... exploités par le colonisateur.
Et de surcroît le siège des DECISIONS COLONIALES étaient hyper centralisées à Tananarive, ce qui crée en plus de la jalousie.
Le neocolonialisme ne fit qu’attiser rancœur et acromonie exploitée politiquement.
Au point de fermer les yeux sur une triste réalité : L’ECONOMIE DU PAYS EST DEVENUE UNE ECONOMIE KARANA ....à patriotisme douteux.
Le milliardaire Akbaraly préférant même investir dans l’électricité en Afrique , complètement indifférent aux problèmes de la jirama !
La population malgache pour défendre et protéger LA NATION MALGACHE n’a pas eu l’intelligence des Mauriciens.( une île pourtant complètement cosmopolite)
En effet.
Avec independance en 1968
DES 1970
Il fut INTERDIT aux partis politiques de se référer à une origine ethnique.
SEULE LA NATION MAURITIENNE PRÉVAUT.
— PARI RÉUSSI
POLITIQUEMENT
ET ÉCONOMIQUEMENT