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mercredi 19 juin 2019
Antananarivo | 22h42
 

Economie

Secteur minier

Les problèmes et les éléments de blocage du secteur extractif scrutés à la loupe

samedi 18 mai | Arena R.

Un atelier de validation et de présentation des rapports sur une étude sur la valorisation des revenus issus de l’exploitation des ressources extractives a été organisé hier à Antaninarenina. Cette étude vise à analyser les problèmes et les éléments de blocage du secteur extractif afin d’identifier des solutions pour que la population des zones ‘activités minières puisse bénéficier des effets positifs de l’activité du secteur minier. L’exploitation de ces richesses minières doit contribuer concrètement au développement du pays.

Cette étude est financée par le fonds Fiduciaire KOAFEC dans le cadre de l’accord technique de coopération économique Corée-Afrique.

Lors de son intervention, le ministre des Mines et des ressources stratégiques Fidiniavo Ravokatra, a fait savoir que cet atelier permettra de connaître ce qui handicape le secteur minier mais aussi de consulter toutes les parties prenantes dudit secteur, afin d’apporter des améliorations sur le secteur. Un atelier de résultats de l’étude qui se joint à l’objectif du Ministère "retombées économiques et sociales tangibles et plausibles à tous les niveaux". En outre, le ministre a exprimé ses reconnaissances envers les partenaires qui se tiennent toujours aux côtés de la grande île.

L’ambassadeur de la Corée du Sud, Lim Sang Woo a mentionné que son gouvernement s’est engagé à appuyer financièrement l’Afrique dans son développement. Pour Madagascar, il souhaite la gestion efficace des revenus issus des activités minières pour le développement du pays et pour le peuple.

Dans son intervention, le Représentant pays de la Banque Africaine pour le Développement à Madagascar, Cherif Mohamed a souligné que le secteur minier est un secteur important pour le développement de Madagascar. Aussi, cette étude en cours de finalisation a évoqué douze (12) recommandations qui devront être priorisées et mises en œuvre de manière progressive. Le Représentant pays de la BAD a cité trois points essentiels parmi ces douze recommandations, entre autres, la révision des textes et leurs applications, la gestion des revenus ainsi que l’impact des activités minières sur l’environnement.

Aussi, ce responsable a affirmé que tous les acteurs doivent fournir beaucoup d’efforts pour s’assurer que toutes activités économiques du secteur minier respectent les aspects environnementaux.

28 commentaires

Vos commentaires

  • 18 mai à 09:26 | Isandra (#7070)

    « Lors de son intervention, le ministre des Mines et des ressources stratégiques Fidiniavo Ravokatra, a fait savoir que cet atelier permettra de connaître ce qui handicape le secteur minier mais aussi de consulter toutes les parties prenantes dudit secteur, afin d’apporter des améliorations sur le secteur ».

    La forme, c’est vraiment un nouveau vent qui souffle à Madagascar, je ne parlerai plus des libertés dont nous pouvons savourer actuellement,...certains même en abusent, mais, de la méthode de travail. Ce nouveau régime privilégie le dialogue avec les parties prenantes avant toutes leurs décisions, afin qu’elles se sentent concernées quand une décision ou une loi doit être appliquée.

    Le fond, ce nouveau régime s’appui sur ce secteur pour financer certains projets prévus dans l’IEM, en mettant en place des nouveaux systèmes stricts pour mieux les exploiter et contrôler,...

  • 18 mai à 10:47 | lysnorine (#9752)

    Des expressions CREUSES à l’image des cervelles des concepteurs de la politique minière de Madagascar !

    . « Un atelier de validation »
    . « atelier de résultats de l’étude »

    . « étude sur la valorisation des revenus »
    . « étude en cours de finalisation »
    .
    . « éléments de blocage du secteur extractif »
    . « connaître ce qui handicape le secteur minier »
    . « identifier des solutions »

    . « effets positifs de l’activité du secteur minier (=0 pour la " population des zones" et le "développement du pays" ) »
    . « gestion efficace des revenus issus des activités minières pour le développement du pays et pour le peuple ( =0 ou négatifs). »

    Les SEULES « recommandations qui devront être priorisées et mises en œuvre » dans l’immédiat : « trois points essentiels »
    1) Audit des concessions accordées et révision des accords miniers ;
    2) Suspension pour au moins une QUINZAINE d’années de l’octroi de permis miniers et de concessions aux entreprises étrangères que que soit leur objet ;
    3) Protection, soutien et promotion des petits et moyens « artisans » Malagasy notamment dans le domaine des pierres précieuse et de l’or.

    • 18 mai à 11:20 | cool Raoul (#10042) répond à lysnorine

      le general de Gaulle avait annoncé la couleur :

      lorsqu’un problème vous dérange,créez une commission et des enquetes car celà passera le temps, et les gens oublieront le pourquoi du comment

      Bingo, on est en plein dedans

    • 18 mai à 11:20 | cool Raoul (#10042) répond à lysnorine

      le general de Gaulle avait annoncé la couleur :

      lorsqu’un problème vous dérange,créez une commission et des enquetes car celà passera le temps, et les gens oublieront le pourquoi du comment

      Bingo, on est en plein dedans

    • 18 mai à 21:07 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      ZAMBIA : Mba tsara hotsakotsakoin’ny mpitondra fanjakana sy ny mpanao fanjakana ambony eto Madagasikara ihany itony fanambaran’ny prezidàny itony, hanatosoahany fampianarana.
      https://zambiareports.com/2019/05/17/enough-enough-lungu-tells-mines/

      ENOUGH IS ENOUGH , Lungu Tells Mines
      Chris Phiri | May 17, 2019

      President Edgar LUNGU has told MINING COMPANIES that “enough is enough” and that he will be taking action after meeting all stakeholders during his three-day official visit to the COPPERBELT.

      The Head of State said on arrival at Simon Mwansa Kapwepwe International Airport in Ndola a short while ago that the government WOULD NOT ACCEPT TO BE BLACKMAILED BY THE MINE INVESTORS .

      He said he has received petitions from different stakeholders that government must REPOSSESS Konkola Copper Mines.

      “I have come so that I hear from the mine unions and all stakeholders on the operations in the mines. The reason is simple : people have cried. I SAW women, some half naked, some mothers crying that they feel CHEATD BY THE MINING COMPANIES , especially KCM and Mopani to some extent. This message is clear. I want to consult Chamber of Mines ; I will be meeting them and mineworkers unions to find out what they think. I also have a position and my position is that enough is enough,” President Lungu said.

      He said he would follow the law for guidance on how government can proceed to part ways with some mining companies.

      “I am aware there is a law in this country which should be followed, the Attorney General is here, the lawyers are here and they will guide us how we will proceed with this divorce,” President Lungu added.

      He has told the opposition not perceive his message to the mining companies as “scaring investors”.

      President Lungu will have a series of meetings with various stakeholders while on the Copperbelt.

    • 19 mai à 14:58 | Tsisdinika (#3548) répond à lysnorine

      Lysnorine,

      Vous êtes très mal informé(e) des réalités du secteur minier.

      1) Audit des concessions accordées et révision des accords miniers ;

      Il n’y a que trois mines "étrangères" en activité. Ça va être vite fait. Quand on n’a à ce point aucun poids sur l’échiquier minier mondial, on se doit de se montrer plus modeste. N’est pas la Zambie, la Tanzanie, ou la Mongolie qui veut.

      2) Suspension pour au moins une QUINZAINE d’années de l’octroi de permis miniers et de concessions aux entreprises étrangères que que soit leur objet

      Votre voeu est déjà réalisé depuis DIX ANS. Quand j’ai dis que vous n’y connaissez rien... Bref, il reste donc cinq années à tenir pour ces méchantes entreprises étrangères. Entretemps, cette suspension a beaucoup bénéficié à Madagascar. Les faits le démontrent tous les jours. On nage dans le bonheur.

      "3) Protection, soutien et promotion des petits et moyens « artisans » Malagasy notamment dans le domaine des pierres précieuse et de l’or."

      Il n’y a aucune entreprise étrangère qui concurrence ou victimise les "petits artisans Malagasy" dans le domaine de l’or et des pierres précieuses. Ces soi-disant petits artisans n’ont besoin ni de protection ni de soutien, encore moins de promotion. C’est un secteur d’économie souterraine qui abhorre toute forme de régularisation et de formalisation.

    • 20 mai à 09:33 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @19 mai 2019 à 14:58 | Tsisdinika (#3548) répond à lysnorine
      « 1) Audit des concessions accordées et révision des accords miniers ; »
      « [...] Quand on n’a à ce point aucun poids sur l’échiquier minier mondial, on se doit de se montrer plus modeste »

      On ne manquera certainement pas de noter la pertinence de votre réserve qui, toutefois, omet une donnée cruciale, une LAPALISSADE appelée d’emblée à la compléter pour bien comprendre la problématique :

      « on n’a ...aucun poids... [donc] on [les décideurs/promoteurs Malagasy] doit [doivent] se montrer plus modeste[s], D’AUTANT PLUS QUE LEUR FONT CRUELLEMENT DÉFAUT LES COMPÉTENCES TANT dans le domaine des TECHNIQUES (exploitation minière à grande d’échelle, étude de FAISABILITÉ, etc...) que CELUI des CAPACITÉS DE NÉGOCIATIONS DE CONTRATS de CONCESSIONS - léonins évidemment en faveur de l’investisseur étranger »- avec les grandes compagnies (telles que RIO TINTO) ou même avec les « jeunes loups » à la poursuite du dépeçage minier de l’Afrique. Ces derniers envahissent l’AMI ("the London Stock Exchange’s international market for smaller growing companies") dans l’espoir de se procurer les fonds dont ils ne disposent pas une fois obtenus les concessions et permis miniers. Ils les REVENDENT d’ailleurs en tout ou partie à d’autres compagnies plus importantes, encaissant des profits astronomiques, et bien entendu sans que les autorités Malagasy aient voix au chapître et que les FINANCES PUBLIQUES en tirent quelque chose.

      D’où notre proposition de geler pour une période d’une QUINZAINE D’ANNÉES au moins l’octroi de permis miniers et de concessions aux entreprises étrangères quel que soit leur objet. Ce délai devrait être suffisant pour former et roder un certain nombre de « techniciens » et de « négociateurs » Malagasy, CAPABLES d’affronter les « investisseurs étrangers », bien entendu dans la mesure, où LEUR PROPOSITION D’INVESTISSEMENT RÉPOND AUX BESOINS ET INTÉRÊTS de l’économie nationale et du peuple Malagasy.

      C’est pourquoi, dans ces conditions - incontestables de tout temps et en tout lieu chez les « sous-développés », ex-colonisés d’Afrique « francophone » et de Madagascar - il aurait été plus avisé « de la part des décideurs Malagasy de S’ABSTENIR, DANS UN PREMIER TEMPS, de faire rentrer à tout prix les prétendus « investisseurs étrangers » dans le secteur minier. Du moins aux yeux du citoyen Malagasy ordinaire doté d’un minimum de bon sens. Il vaut mieux prévenir que guérir, éviter d’avance la « thérapeutique » difficile des « audits et révisions des contrats » pour tenter de redresser plus tard les erreurs et inepties commises, imputables à l’insuffisance qualitative et quantitative des compétences et à l’inexpérience subséquente, et CULTIVER D’ABORD SON JARDIN. C’est également faire preuve de MODESTIE !

      L’IMPACT desdits investissements miniers sur l’économie nationale, les finances publiques, ou l’amélioration des conditions d’existence de la masse du peuple reste obstinément INVISIBLE, comme en témoigne largement la CROISSANCE PERMANENTE, INDISCUTABLE, de la PAUVRETÉ selon même les pourvoyeurs d’indices internationaux, de l’ENDETTEMENT EXTÉRIEUR et de la MENDICITÉ du gouvernement -devenue traditionnelle - auprès des fournisseurs d’une soi-disant aide.
      Leur décideurs / promoteurs auraient mieux fait de garder à l’esprit quelques sages avertissements et enseignements de la Bible chrétienne, qu’on trouve, par exemple, dans « Le Siracide » ou « l’Ecclésiastique » :
      11.27 : N’introduis pas tout le monde dans ta maison, car les embûches de l’homme trompeur sont nombreuses.

      13.2 :...ne te lie pas avec un homme plus fort et plus riche que toi. Quelle association peut-il y avoir entre le pot de terre et le chaudron ? Le chaudron heurtera le pot, et celui-ci sera brisé.

      13.18 : Les onagres sont la proie des lions dans le désert ; ainsi les pauvres sont la proie des riches.

      20.9 : Il est tel don qui ne te rapporte rien, et il est tel don qui est rendu au double.
      (à suivre)

    • 20 mai à 09:57 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @Tsisdinika 19 mai 2019 à 14:58
      2) Suspension pour au moins une QUINZAINE d’années de l’octroi de permis miniers et de concessions aux entreprises étrangères que que soit leur objet"
      « Votre voeu est déjà réalisé depuis DIX ANS. Quand j’ai dis que vous n’y connaissez rien... »

      Je n’ai certainement pas l’outrecuidance de m’autoproclamer « fin connaisseur de la politique minière de Madagascar, des tenants et aboutissants des contrats relatifs aux concessions et permis miniers » ou de prétendre faire partie du cercle privilégié des concepteurs et négociateurs avertis - des "insiders" - comme vous semblez l’être, d’après votre tirade. Le peu que je connaisse en la matière provient - en dehors des déclarations officielles des dirigeants et responsables publiées dans les journaux locaux -, des données et informations émanant de spécialistes ou d’organismes spécialisés, diffusées sur internet. Selon ces sources, votre affirmation selon laquelle mon « vœu est déjà réalisé depuis DIX ANS », c’est-à-dire, depuis le coup d’état des 17/18 mars 2009 , est assurément une CONTRE-VÉRITÉ GROTESQUE .

      Rappelons simplement quelques extraits du rapport écrit du CETIM (Centre Europe Tiers Monde) adressé au Conseil des droits de l’homme, lors de sa vingt-troisième session, en novembre 2013, sur les « Violations des Droits de l’homme à Madagascar », https://www.cetim.ch/violations-des-droits-humains-%C3%A0-madagascar/

      [Nous l’avons déjà présenté ici d’ailleurs (lysnorine 8 avril 2019 à 08:31 répond à lysnorine
      https://www.madagascar-tribune.com/Reunion-de-concertation-entre-le-gouvernement-et-les-partenaires-techniques.html#forum398328]
      (à suivre)

    • 20 mai à 10:07 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @Tsisdinika
      « une CONTRE-VÉRITÉ GROTESQUE » :
      « Suspension ...« Votre voeu est déjà réalisé depuis DIX ANS... »

      « Problèmes posés par les STN ACTIVES au Madagascar »

      [Elles sont nettement supérieures à TROIS contrairement à ce que vous affirmez de façon péremptoire : « Il n’y a que trois mines "étrangères" en activité. »]

      « On peut résumer les problèmes posés par les STN opérant dans ce pays [8] comme suit : la non légalité et la corruption, la non consultation des populations concernées et la privation pour ces populations de leurs moyens de subsistance ; doù de multiples violations des droits humains.

      « En effet, comme déjà souligné, la plupart des STN installées récemment à Madagascar ont obtenu leur permis d’exploitation soit par les PUTCHISTES soit par le RÉGIME DE TRANSITION . De ce fait, elles n’ont ni la légalité ni la légitimité d’opérer dans ce pays. De plus, ces permis ont été obtenus à la faveur d’une forte corruption des dirigeants politiques précités.... »

      [8] Parmi ces STN, citons quelques-unes des plus importantes dont leur licence d’exploitation ont été octroyées depuis le coup d’Etat de 2009.
      - Malagasy Minerals (Maurice) possède le permis d’exploiter le graphite à Fotodrevo (sud) avec Energizer ressources depuis 2012.

      - Toliara Sands (Australie) : Exploitation de l’ilménite. Production estimée à terme à 600 000 tonnes par an. Région sud à Ranobe, Ankililaoka, Basibasy et Morombe. Permis octroyé en 2012, pour 40 ans renouvelable, avec World Titanium Resources.

      - Asia Thai Mining (Chine) : charbon de la Sakoa, permis octroyé en 2012.

      - Varun Ennergy Corp group (Inde) détient des permis, licences et droits de bail pour l’extraction d’or, de platine et d’autres pierres précieuses en majorité dans le sud (Fort Dauphin) depuis 2009.
      - Petrochina (Chine) : Da Qing Oil Field Co, qui a racheté à l’Indien Varun Group 51% de son bloc malgache n° 3101. Le bloc comprend les zones de Besalampy, Barevo et Tambohorano, dans la région de Morondava (sud ouest), sur une superficie de 6884 km2. A noter que l’attribution de ce bloc en 2009 a suscité de vives oppositions de la population locale contrainte qui a été contrainte de quitter la région.

      - Tantalus Rare Earths (Allemagne) : depuis 2011, le groupe allemand possède une concession de 300 km2, comportant plusieurs villages, et 20 km2 de forêt primaire pour l’exploitation des terres rares dans le nord ouest. Il prévoit d’en extraire 15 millions de tonnes. Il est par ailleurs le fournisseur exclusif du chimiste français Rhodia dont le contrat porte sur une production de 15 000 tonnes par an.

      - Pan African Mining (filiale du groupe thaïlandais Italian Thaï Development) : depuis 2009, le groupe dispose de 10 000 km2 de concession. Il exploite l’uranium (Pan Atomics) sur son site de Maromby, équipé d’infrastructures conséquentes dont un aérodrome. Il y exploite aussi le mica, la citrine, le cristal et le charbon de terre à Sakoa. Le groupe appartient au thailandais Premchai Karnasuta (35ème fortune mondiale, selon le magazine Forbes).

      - Mainland Mining (Chine) : Le groupe a obtenu la concession de plus de deux millions d’hectares pour l’exploitation de l’ilménite et du zircon pour une production annuelle estimée à 900 000 tonnes d’ilménite pur, 35 000 tonnes de zircon et mille tonnes de rutile. Par ailleurs, le groupe travaillerait avec un bras droit de Rajoelina, Mamy Ravatomanga, pour le trafic des bois précieux (selon Malango Actualités n° 582 du 14 novembre 2012, http://www.malango-actualite.fr/imprime_article.php?id_article=9173 ).

      - Aziana Ltd (Australie) : le groupe dispose d’un permis d’exploration de la beauxite [bauxite] de 219 km2 à Manantenina, dans le sud, depuis 2011.

      - Tozzi Green (Italie) : spécialisée dans le secteur agricole et agrocarburant (culture du Jatropha), le groupe disposera à terme de 100 000 ha dans la région de l’Ihorombé en bail emphytéotique. Très récemment, le Vice-ministre chargé de l’Aménagement du territoire, Hajo Andrianainarivelo en personne, s’est déplacé dans la région pour faciliter le bornage de 7000 ha de terrain, au grand mépris des paysans impuissants pour protéger leurs terres, en avril 2013.

      D’autres STN présentes à Madagascar dans le domaine des mines depuis plus longtemps sont également accusées de polluer les terres et le fond marin au sud du pays. Il s’agit de : Total, groupe pétrolier français, dispose 60% du champ pétrolifère de Bemolanga (Ouest, sud Ouest), une des plus grandes réserves mondiales d’huile lourde actuellement connue. Sheritt Intl, compagnie canadienne, exploite du nickel et du cobalt. Rio Tinto/QMM, compagnie anglo-australienne, exploite de l’ilménite dans la région de Taolagnaro.
      (à suivre)

    • 20 mai à 10:14 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @Tsisdinika 19 mai 2019 à 14:58

      (suite et fin)
      « "3) Protection, soutien et promotion des petits et moyens « artisans » Malagasy notamment dans le domaine des pierres précieuse et de l’or."

      « Il n’y a aucune entreprise étrangère qui concurrence ou victimise les "petits artisans Malagasy" dans le domaine de l’or et des pierres précieuses. Ces soi-disant petits artisans n’ont besoin ni de protection ni de soutien, encore moins de promotion.

      Ce n’est certainement pas l’avis des Malagasy qui ne sont pas aveugles ou aveuglés. Quelques exemples.

      1) « CT Ratsimbazafy Jean-Paul : « Isitrahan’ny vahiny ny harentsika »
      Écrit par Courrier
      Jeudi, 31 Octobre 2013 11:47 [le lien n’existe plus]

      « Vaky vava ary nandray lesona mihitsy ny CT Ratsimabazafy Jean-Paul, « Tsimirehedava », avy ao Sakaraha, taorian’ny fitsidihany tanàn-dehibe sasany any TAILANDY. "Manan-karena tokoa isika amin’ny harena voajanahary isan-karazany, saingy tsy mianoka amin’izany noho ny tsy fahaizantsika mitantana azy”, hoy io mpikambana ao amin’ny vaomieran’ny harena an-kibon’ny tany ao amin’ny kongresin’ny Tetezamita io. NY ANY IVELANY, hoy izy, NO VELONA AMIN’NY FANANANTSIKA ...

      « Takin’ity mpikambana amin’ny kongresin’ny Tetezamita ity, manomboka izao, ny hametrahana politika vaovao hitantanana ny harena voajanahary malagasy, HAHAZOAN’NY TERATANY TOMBONTSOA. "Tokony hisy FAMPIOFANANA sy FAMPIANARANA amin’ny lafin’ny asa rehetra mahakasika ny fikirakirana ny harena voajanahary ananantsika, hamadihana azy ho harena fampiasa andavanandro ", hoy ny soso-kevitra noresahiny.

      « "Mila fanaraha-maso akaiky koa ny asa fitrandrahana ataona ORINASA MARO eto amintsika », hoy izy. TSY HITA mazava izay TAMBERIM-BIDY ampidirin’izy ireny amin’ny KAOMININA ka nivoahan’ny vokatra...Manginy fotsiny ny HETRA TSY TAFIDITRA any amin’ny KITAPOM-BOLAM-PANJAKANA noho ny kolikoly isan-karazany..." » .
      « Manou. »

      2) « Ny vahiny no mitavana »
      06/11/2014

      http://tiatanindrazana.com/actualites/ny-vahiny-no-mitavana-2014-11-06-15228.php

      « Manginy fotsiny ny FITRANDRAHANA TSY ARA-DALÀNA ATAON’NY VAHINY kanefa toa jerem-potsiny. Mampalahelo fa REHEFA NY MALAGASY NO SENDRA MBA MITRANDRAKA IZANY DIA MAIKA NY FANJAKANA HANENJIKA SY HANAKANA FA HOE TSY NAHAZO FAHAZOAN-DALANA . Mampiahiahy ny zava-misy, ary mampametra-panontaniana sao dia sanatria HOMENA NY VAHINY I MADAGASIKARA »

      À propos de :
      « Ces soi-disant petits artisans n’ont besoin ni de protection ni de soutien, encore moins de promotion. »

      Les RÉSULTATS d’enquêtes à l’échelle mondiale, en soulignant leur IMPORTANCE, démentent ce cliché, ressassé à tout venant par les défenseurs invétérés et indéfectibles -couleur locale- de cette politique anti - « artisans nationaux », visant à les éliminer.
      https://www.engineeringnews.co.za/article/more-than-40m-people-work-in-artisanal-mining-report-2019-04-25

      More than 40m people work in ARTISANAL MINING – report
      25th April 2019

      By : Reuters
      LONDON – MORE THAN 40-MILLION people around the world work in ARTISANAL and SMALL-SCALE MINING where minerals including gold, diamonds and cobalt are dug up often BY HAND , a report by the World Bank and development organisation Pact said on Wednesday.....

    • 20 mai à 13:43 | Tsisdinika (#3548) répond à lysnorine

      Lysnorine,

      Tout d’abord, les STN que vous citez n’ont jusqu’à maintenant pu exploiter les permis que vous décriez et dont la délivrance a été à votre avis été effectuée sous la transition, à l’exception de Mainland soit dit en passant. Toutes les sociétés minières que vous citez ont été présentes à Madagascar depuis 1995 pour certains (Toliara Sands) mais la plupart depuis 2003-2006, donc bien avant la transition. Ce sont vos sources qui constituent des contre-vérités grotesques. Le Cadastre minier enregistre tous les mouvements de permis miniers et ces données sont accessibles au public si vous voulez vérifier la chronologie des événements au lieu de piocher des informations non recoupées sur des sites web activistes. Ces sociétés ont englouties des sommes énormes depuis des années dans ce que l’on appelle vulgairement "prospection". Il est normal et légal ensuite, en cas de découverte ou à l’expiration du permis de prospection, de transformer ces permis de prospection en permis d’exploitation, transition ou pas. La transition a mis fin à un régime, pas aux lois en vigueur.

      Quant à votre perception du déficit de capacité de négociation ou de compréhension des "contrats miniers" par les compétences locales, merci pour elles, vraiment. Dans quinze ans, elles seront forcément plus malignes et à même de négocier, rien qu’en faisant de la théorie.

      Je comprends pas pourquoi les gens de Sakaraha ou de je sais pas où se plaignent que ce sont les étrangers qui profitent de nos richesses (ny vahiny no misitraka ny harentsika). Avez-vous déjà vu un Sri-lankais ou un Thailandais creuser des galleries à Ilakaka ? Non. Ce sont des Malgaches qui font cela. Et c’est eux qui vendent leur produit à ces premiers. Où est donc le problème ? N’ont-ils pas déjà gagné leur récompense ? Ils veulent quoi en plus ? S’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à vendre aux autres Malgaches et puis c’est tout. Comme ça, ça fait beaucoup d’intermédiaires sachant que c’est toujours le Thailandais qui se trouvera au bout de la chaîne. Comme ça, tout le monde prend un petit pourcentage au passage et tout le monde il est content !!! Simple.

    • 21 mai à 09:13 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @Tsisdinika 20 mai à 13:43

      1) « Tout d’abord, les STN que vous [CETIM] citez n’ont jusqu’à maintenant pu exploiter les permis que vous décriez et dont la délivrance a été à votre avis [selon CETIM] été effectuée sous la transition...
      « Ce sont vos sources qui constituent des contre-vérités [?] grotesques »

      Affirmer de façon péremptoire que les données et informations fournies par le CETIM sont des « contre-vérités grotesques » trahit une ignorance arrogante, autre manifestation d’un certain « déficit des compétences locales », du moins de la part de certains qui se considèrent comme telles

      À propos du CETIM :

      - Le Centre Tiers-Monde Europe ou CETIM, créé en 1970, siégeant à Genève, est un « centre d’ÉTUDE, de RECHERCHE et d’INFORMATION sur les mécanismes à l’origine du mal développement. Le CETIM est une association à but non lucratif et RECONNUE D’UTILITÉ PUBLIQUE ».
      « Avec plus de 150 publications à son actif, le CETIM est une maison d’édition qui traite des relations Nord-Sud et des questions de développement avec un point de vue CRITIQUE, sérieux et original n’ayant pas toujours la faveur des médias....
      « De manière générale, le CETIM met un accent particulier sur la critique des INSTITUTIONS FINANCIÈRES ET COMMERCIALES INTERNATIONALES (FMI, BM, OMC), ainsi que sur le rôle aujourd’hui prédominant des MULTINATIONALES ou transnationales. » [https://www.cetim.ch/presentation-du-cetim/].

      - « Le CETIM est engagé depuis sa création en faveur des DROITS HUMAINS, en particulier des DROITS ÉCONOMIQUES, sociaux et culturels (DESC) et du DROIT AU DÉVELOPPEMENT. ...Le CETIM concentre son action en matière de droits humains sur trois axes thématiques qui sont interdépendants et se renforcent mutuellement : les droits des PAYSANS, les sociétés transnationales (STN) et les droits économiques, sociaux et culturels (DESC). [https://www.cetim.ch/activites-droits-humains/].

      - « Doté du STATUT CONSULTATIF auprès de l’ONU depuis 1981, le CETIM est HABILITÉ à intervenir au sein des ORGANES ONUSIENS de protection des droits humains (Conseil des droits de l’homme et ses organes subsidiaires, et organes de traités) pour DÉNONCER des CAS DE VIOLATIONS DE DROITS HUMAINS ou présenter des propositions en matière de nouvelles normes internationales. Ces interventions prennent la forme de déclarations orales ou de déclarations écrites (ÉTUDES DE CAS).[https://www.cetim.ch/declarations-a-lonu/].

      - « RÉSEAUX »
      « Le CETIM est membre de la Fédération Genevoise de Coopération – FGC.
      « Voici une liste d’organisations non gouvernementales, de syndicats et de mouvements sociaux avec lesquels nous travaillons régulièrement... » [https://www.cetim.ch/reseaux/]

      Sans aucun doute, les informations et données issues des recherches et études de cas effectuées par le CETIM, en liaison avec les membres du réseau auquel il appartient, ne sauraient être assimilées à ce que vous dénoncez comme « informations non recoupées » émanant d’activistes sur le Web...ou de certains forumistes.

      2) « Je [ne] comprends pas pourquoi les gens de Sakaraha ...se plaignent [de] ce que ce sont les étrangers qui profitent de nos richesses...Ce sont des Malgaches qui creusent des galleries [galeries] à Ilakaka [au péril même de leur vie et au détriment de leur santé] et vendent leur produit [SAPHIR de valeur inestimable, POUR UNE BOUCHÉE DE PAIN] aux Thaïlandais/Sri-Lankais ou aux requins et charognards « malgaches » que vous semblez défendre - les fameux « intermédiaires » qui réduisent encore un peu plus ce qui revient à ces petits artisans miniers que vous méprisez ouvertement : ils doivent être « contents comme tout le monde ». « N’ont-ils pas déjà gagné leur récompense ? »

      Vos diatribes insultantes à l’égard des pauvres artisans miniers ont reçu des réponses appropriées de la part de reviv , 20 mai à 16:32, répond à Tsisdinika

      - « pensez-vous que les Sri-lankais et les Thaïlandais sont venus par la force du hasard .. »
      POURQUOI, en effet, les avoir autorisés à venir, à s’installer, à trafiquer au détriment non seulement des artisans outrancièrement exploités mais aussi de l’ÉCONOMIE NATIONALE ? QUI les a autorisés ? Pourquoi ne pas les EXPULSER sans tarder ?
      « Simple » !

      - « vous saisissez parfaitement l’arnaque venant de l’intérieur du pays..qui aurait pu défendre ces pauvres gens...sinon l’État »
      POURQUOI, en effet, l’État ne fait-il pas la chasse aux charognards et requins Malagasy- ces intermédiaires PARASITES - pour défendre les petits artisans miniers ?
      « Simple » !
      (à suivre)

    • 21 mai à 09:41 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @ Tsisdinika 20 mai 2019 à 13:43 
      (suite)
      3. « Le Cadastre minier enregistre tous les mouvements de permis miniers et ces données sont accessibles au public »

      Cette fonction PAPERASSIÈRE de l’administration se situe totalement en dehors des gros MOUVEMENTS DE FONDS à l’occasion des cessions successives de permis miniers et des concessions y afférentes (LEUR « PROPRIÉTÉ » selon la terminologie de leurs bénéficiaires. [exemple du Toliara Sands Project qui a déjà été donné ici]

      . « Madagascar : Base Resources met dans son escarcelle le grand projet Toliara »
      20 décembre 2017
      https://www.agenceecofin.com/compagnie/2012-53029-madagascar-base-resources-met-dans-son-escarcelle-le-grand-projet-toliara
      « (Agence Ecofin) - La compagnie minière BASE RESOURCES a conclu avec WORLD TITANE HOLDINGS , un accord pour ACQUÉRIR à 85% sa FILIALE [Mauricienne !]détenant le projet de sables minéraux de Toliara, à Madagascar.
      « Selon les termes de la transaction, la compagnie paiera 75 millions $ pour acquérir les 85% de participation initiale dans le projet. Une fois le projet en phase de développement (et d’autres étapes convenues atteintes), elle pourra acquérir les 15% restants en payant 17 millions $ supplémentaires.

      . ’’Base Resources has announced a CAPITAL RAISING of $100 million to ACQUIRE an 85 per cent interest in the Madagascan Toliara Sands project from World Titane"
      https://www.australianmining.com.au/news/base-resources-may-acquire-85-of-toliara-project-for-100m/

      4. « Ces sociétés ont englouties des sommes énormes depuis des années dans ce que l’on appelle vulgairement "prospection". Il est normal et légal ensuite, en cas de découverte ou à l’expiration du permis de prospection, de transformer ces permis de prospection en permis d’exploitation ».

      L’existence et la localisation de gisements de minerais métalliques et de minerais industriels à Madagascar ayant été déjà mises en évidence par des travaux de plus d’un siècle et consignées dans une documentation abondante relative à sa géologie, les investisseurs dans le domaine minier n’ont donc nullement besoin d’ « engloutir des sommes énormes » dans la « prospection » minière ou la « découverte » de gisements de minerais, D’AUTANT PLUS qu’il est fort à CRAINDRE que les dirigeants de l’OMNIS n’eussent mis à leur disposition GRATUITEMENT toute sa documentation, toutes les données et résultats de ses travaux, AU LIEU DE LES VENDRE OU DE FAIRE PAYER POUR POUVOIR Y ACCÉDER, COMME C’EST LA RÈGLE HABITUELLE. Dans tous les cas les sommes engagées dans toutes les autres étapes de l’EXPLORATION MINIÈRE - qui devraient être CONVENUES CONTRACTUELLEMENT suivant un calendrier de travaux bien précis- en vue de la délivrance POTENTIELLE par le gouvernement du permis d’exploitation minière font partie des RISQUES HABITUELS associés à tout investissement. Rappelons que ces étapes renferment l’évaluation quantitative et qualitative des gisements, l’établissement d’études de préfaisabilité, de faisabilité et de développement et que l’organisme compétent du gouvernement (i) DEVRAIT RECEVOIR TOUS LES RÉSULTATS Y AFFÉRENTS et (ii) pouvoir réserver sa décision d’octroi du permis d’exploitation.

      Il ne doit certainement pas y avoir d’obligation « normale » ou « légale » de tranformer automatiquement un permis d’exploration en permis d’exploitation.

    • 21 mai à 11:05 | Tsisdinika (#3548) répond à lysnorine

      Lysnorine,

      Vous ne trouvez pas un peu contradictoire de vous engager dans un diatribe de nationalisme minier tout en ne jurant pour ce faire que sur les allégations d’un organisme étranger "d’utilité publique" ? Au passage, vous ne vous privez pas d’écorcher l’organisme nation officiel de gestion des permis de "fonction paperassière". Faudrait savoir. Qu’est-ce qui vous empêche de recouper des informations glanées sur le web avant de les asséner comme des paroles d’évangile ici ? L’ information, c’est un vrai métier qui ne supporte pas la demi-mesure ni l’improvisation. C’est pas un hobby pour retraité rongé par l’ennui.

      Vous continuez dans l’ignorance en vous attaquant au marché des valeurs boursières en se scandalisant sur le rachat des actions de World Titanium par Base Resources pour 100 millions...Vous comprenez au moins comment ce truc fonctionne ? On ne s’improvise pas analyste financier juste parce qu’on sait naviguer sur Investopedia.

      Je suis estomaqué par votre affirmation péremptoire de l’inutilité de l’exploration en ce qui concerne Madagascar et la suffisance des données sur le potentiel minier qui s’y trouve. Même le Canada, l’Australie, les USA et tous les pays dans le monde sans exception ont encore et toujours besoin d’exploration. C’est vrai que s’il suffisait de se fier aux "connaissances minières" accumulées par Alfred Grandidier, on serait déjà numéro 1 mondial du secteur. La question qui se pose c’est pourquoi nous les Malgaches n’avons pas exploité nous-mêmes ces richesses si nous savions déjà exactement où les chercher ? En tous cas, c’est pas chez Omnis qu’il faut trouver la réponse. Ça, ça m’a fait bien sourire. On ne devient pas expert géologique et minier parce qu’on lit le site Agence Ecofin Mines.

    • 21 mai à 20:21 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @Tsisdinika 21 mai (20190 à 11:05 répond à lysnorine

      « La question qui se pose c’est pourquoi nous les Malgaches n’avons pas exploité nous-mêmes ces richesses si nous savions déjà exactement où les chercher ? »

      Bonne question dont la réponse se trouve déjà dans fameux « DÉFICIT en matière de compétences locales », que VOTRE TEXTE même met bien en lumière, en révélant votre ignorance singulière comme dans, par exemple, « le rachat des actions de World Titanium par Base Resources au MARCHÉ DES VALEURS BOURSIÈRES » ! Bien que le texte d’Ecofin soit très clair pour quiconque sait bien lire et comprendre le français :

      « La compagnie minière BASE RESOURCES a CONCLU avec WORLD TITANE HOLDINGS , un ACCORD pour ACQUÉRIR à 85% sa FILIALE [Mauricienne !] détenant le projet de sables minéraux de Toliara, à Madagascar. » Une fois donc l’accord conclu, et comme elle ne dispose pas évidemment des fonds requis, elle va, dans une opération DISTINCTE, les lever sur les MARCHÉS DE CAPITAUX.

      Notons au passage que l’« Agence Ecofin » est une agence d’INFORMATIONS, spécialisée dans la publication d’actualités africaines - recoupées par définition ! - relatives, non pas seulement au domaine minier, mais à « tous les secteurs stratégiques pour le continent africain : Gestion publique, Finance, Agriculture et Agro-industrie, Electricité, Hydrocarbures...Télécom, Communication, etc. »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_Ecofin. Elle n’a donc pas vocation de dispenser des cours élémentaires ou magistraux de géologie ou de gestion des permis miniers, que, comme vous le pensez, les Malagasy analphabètes en la matière espèrent y trouver.

      . « Je suis estomaqué par votre affirmation péremptoire de l’inutilité de l’exploration ». Vous avez, une fois de plus, mal lu ou mal compris ce que je crois avoir écrit en bon français :

      « les investisseurs dans le domaine minier n’ont donc NULLEMENT BESOIN d’ "ENGLOUTIR DES SOMMES ÉNORMES" dans la "prospection" minière ou la "découverte" de gisements de minerais ». J’ai repris le terme « vulgaire » que vous avez utilisé, « prospection », au lieu d’ « exploration », expression plus technique qui recouvre des opérations bien définies.

      Quant à l’OMNIS dont vous semblez rabrouer les travaux qu’il a accomplis ou fait exécuter ainsi que leurs résutats, et ignorer les documentations QUI DEVRAIENT ÊTRE EN SA POSSESSION, je vous recommande, pour combler vos lacunes, d’approfondir un peu le parcours - et l’enrichissement - d’un certain Samuel MALIN, géologue canadien détaché auprès de l’OMNIS à l’époque de RATSIRAKA, fondateur ultérieurement de la compagnie MADAGASCAR OIL. Rappelons simplement que le général FIDY (Andrianafidisoa), directeur de l’OMNIS sous Ravalomanana avait, en 2004, cédé à Samuel MALIN et à sa nouvelle compagnie - bien que démunie de fonds et d’expérience - des blocs d’exploration pétrolière on shore totalisant 55 000 km2 soit près 35 % des 1700000 km2 des zones considérés à l’époque comme prometteurs. Juste un an plus tard, il a négocié la cession de ses blocs - sans succès- pour près de U$ 600 millions à deux compagnies chinoises, -China National Petroleum Corporation (CNPC) et Sinopec. L’envahissement ultérieur du secteur minier à Madagascar par des compagnies australienne et canadiennes est redevable, en grande partie, à Samuel Malin.

      Bien connaître un certain passé et savoir diversifier et critiquer ses sources d’information pour éviter de faire ou dire des bêtises dans le présent et le futur n’a évidemment rien à voir avec le concept creux de « nationalisme minier » que vous dénoncez.

    • 24 mai à 17:46 | Tsisdinika (#3548) répond à lysnorine

      Lysnorine,

      Je le répète, vous ne savez que ce que les documents, les publications et les ouï-dire qui passent à votre portée vous permettent de glaner.

      J’en sais beaucoup plus sur Sam Malin que vous n’en saurez jamais. Il y a beaucoup de choses à dire également concernant son compère R.N. En tous cas, c’est archifaux de dire que c’est grâce ou, dans votre raisonnement, à cause de ce monsieur Malin, que je n’apprécie pas, que les compagnies minières australiennes et canadiennes ont "envahi" l’espace minier malgache (je parle du secteur, pas du potentiel au demeurant négligeable). Pour votre gouverne, le secteur pétrolier et le secteur minier sont deux choses différentes. L’Omnis s’occupe exclusivement du pétrolier depuis l’entrée en vigueur de l’amendement au Code minier en 2005, ce qui ne l’empêche pas de détenir au nom de l’Etat des participations dans des joint-ventures miniers, à vous de trouver lesquels puisque vous êtes si bien informé(e).

      C’est dommage que cette partie de ping-pong entre nous prenne cette tournure parce que je trouve la plupart du temps vos recherches assez intéressantes mais quand il s’agit de quelque chose d’aussi délicat que les "ressources stratégiques", il vaut mieux maîtriser son sujet en faisant la part belle aux faits et non à ses perceptions personnelles influencées par ses émotions.

  • 18 mai à 13:15 | FINENGO (#7901)

    Je cite :
    Représentant pays de la BAD a cité trois points essentiels parmi ces douze recommandations, entre autres, la révision des textes et leurs applications, la gestion des revenus ainsi que l’impact des activités minières sur l’environnement.
    .......................................................................................................................................

    Tout laisse à croire que les Dirigeants de ce Pays Madagascar ne sont que des ARRIVISTES et ignorent tout de leur Pays, pour qu’un Représentant de le BAD leur dicte l’essentiel pour que leur Pays puisse ressembler à quelque chose.

    Quant à l’environnement ?
    Les malgaches dans son ensemble, s’en foutent loyalement. A commencer par la propreté des villes, où les ordures s’en amoncellent pour former des montagnes d’immondice en pleine ville, donc en zone de vie.

    Quant à la protection de l’environnement, la Conscience Populaire est très peu concernée, sauf quand ils sont les victimes directes de certaines exploitations minières.
    Une rareté dans le monde.

  • 18 mai à 13:22 | Jipo (#4988)

    Bonjour.
    On continue les ronds de jambes de majorettes, avec des titres aussi pompeux & exorbitants que les futiles commissions qui les accompagnent et ce qui me plait par dessus tout : c ’est toujours les zétranzés qui banquent pour ces simulacres de réflexion en évitant soigneusement la cause réelle du problème, la corruption, les bakchichs et détournements qui vont de pairs !
    L’ art du blabla VS langue de BdR Malagasy ...

  • 19 mai à 15:02 | Tsisdinika (#3548)

    Atelier bidon.

    • 20 mai à 11:11 | sarah (#4600) répond à Tsisdinika

      ça fait peur de ne pas avoir de résultat au bout de 6 mois, alors on fait toutes ces comédies pour faire croire que l’on travaille.

    • 20 mai à 16:32 | reviv (#9830) répond à Tsisdinika

      Tsisdinika : " Je comprends pas pourquoi les gens de Sakaraha ou de je sais pas où se plaignent que ce sont les étrangers qui profitent de nos richesses (ny vahiny no misitraka ny harentsika). "
      ..................
      vraiment Tsisdinika,
      je ne m’attendais de vous d’avoir cette réplique hors du simple bon sens.
      pensez-vous que les Sri-lankais et les Thaïlandais sont venus par la force du hasard atterrir à Ilakake sans qu’il y ait une quelconque intervention et/ou facilitateur d’un haut responsable et des politicards véreux ?

      Tsisdinika :
      " Avez-vous déjà vu un Sri-lankais ou un Thailandais creuser des galleries à Ilakaka ? Non. Ce sont des Malgaches qui font cela."

      très bien Tsisdinika, là vous saisissez parfaitement l’arnaque venant de l’intérieur du pays.
      car d’après vous, qui aurait pu défendre ces pauvres gens désœuvrés et mettre un peu d’ordre dans ce foutoir indescriptible sinon l’état et les élus.

  • 19 mai à 16:21 | zandede (#10615)

    L’industrialisation est un passage obligé pour développer notre pays d’autant que nous disposons des
    ressources minières qui doivent être exploitées. Une politique industrielle efficiente est donc à élaborer. Il faut ’toiletter’ les textes notamment le code des investissements, le code environnemental et les différents textes d’application. Ce ministère est en charge de l’élaboration de ces textes ’les petits ateliers’ de ce genre ne sont que de la com.
    J’ai déjà précédemment exposé mon point de vue sur tout projet de développement à Madagascar
    notamment sur la répartition 40/40/20.

    .
    r
    ateliers’ de

  • 20 mai à 09:05 | lafu_ny_su_krill (#10001)

    Ha ha ha,
    On étudie avec soins les possibilités de voler et de partager avec les copains tout en evincant la concurrence...ceux qui ont pas voulu marcher dans la combine, le reste du monde quoi.

    Bande de charlots.

  • 20 mai à 12:06 | reviv (#9830)

    lysnorine :

    " L’IMPACT desdits investissements miniers sur l’économie nationale, les finances publiques, ou l’amélioration des conditions d’existence de la masse du peuple reste obstinément INVISIBLE, comme en témoigne largement la CROISSANCE PERMANENTE, INDISCUTABLE, de la PAUVRETÉ selon même les pourvoyeurs d’indices internationaux, de l’ENDETTEMENT EXTÉRIEUR et de la MENDICITÉ du gouvernement -devenue traditionnelle - auprès des fournisseurs d’une soi-disant aide."

    - exact, ce à quoi je ne cesse de ressasser ici
    non seulement ces investissements minièrs n’améliorent aucunement le sort des sans emplois, des paysans et des villageois et du pays en général...
    mais de plus les impacts très négatifs de ces investissrments mal ficelés sur l’humain et l’environnement sont dommageables.

    attention à l’entêtement aveugle, car il est toujours aisé de prévenir le mal avant qu’il n’apparaîsse que le guérir après.

  • 20 mai à 12:27 | reviv (#9830)

    @ lysnorine
    vous citez avec pertinence ce qui suit :

    Malagasy Minerals (Maurice) possède le permis d’exploiter le graphite à Fotodrevo (sud) FOTADREVO et non fotodrrvo
    avec Energizer ressources depuis 2012.

    - Toliara Sands (Australie) : Exploitation de l’ilménite. Production estimée à terme à 600 000 tonnes par an. Région sud à Ranobe, Ankililaoka, Basibasy et Morombe. Permis octroyé en 2012, pour 40 ans renouvelable, avec World Titanium Resources.

    - Asia Thai Mining (Chine) : charbon de la Sakoa, permis octroyé en 2012.

    - Varun Ennergy Corp group (Inde) détient des permis, licences et droits de bail pour l’extraction d’or, de platine et d’autres pierres précieuses en majorité dans le sud (Fort Dauphin) depuis 2009.
    - Petrochina (Chine) : Da Qing Oil Field Co, qui a racheté à l’Indien Varun Group 51% de son bloc malgache n° 3101. Le bloc comprend les zones de Besalampy, Barevo et Tambohorano, dans la région de Morondava (sud ouest), sur une superficie de 6884 km2. A noter que l’attribution de ce bloc en 2009 a suscité de vives oppositions de la population locale contrainte qui a été contrainte de quitter la région.

    - Tantalus Rare Earths (Allemagne) : depuis 2011, le groupe allemand possède une concession de 300 km2, comportant plusieurs villages, et 20 km2 de forêt primaire pour l’exploitation des terres rares dans le nord ouest. Il prévoit d’en extraire 15 millions de tonnes. Il est par ailleurs le fournisseur exclusif du chimiste français Rhodia dont le contrat porte sur une production de 15 000 tonnes par an.

    - Pan African Mining (filiale du groupe thaïlandais Italian Thaï Development) : depuis 2009, le groupe dispose de 10 000 km2 de concession. Il exploite l’uranium (Pan Atomics) sur son site de Maromby, équipé d’infrastructures conséquentes dont un aérodrome. Il y exploite aussi le mica, la citrine, le cristal et le charbon de terre à Sakoa. Le groupe appartient au thailandais Premchai Karnasuta (35ème fortune mondiale, selon le magazine Forbes).

    - Mainland Mining (Chine) : Le groupe a obtenu la concession de plus de deux millions d’hectares pour l’exploitation de l’ilménite et du zircon pour une production annuelle estimée à 900 000 tonnes d’ilménite pur, 35 000 tonnes de zircon et mille tonnes de rutile. Par ailleurs, le groupe travaillerait avec un bras droit de Rajoelina, Mamy Ravatomanga, pour le trafic des bois précieux (selon Malango Actualités n° 582 du 14 novembre 2012, http://www.malango-actualite.fr/imprime_article.php?id_article=9173 ).

    - Aziana Ltd (Australie) : le groupe dispose d’un permis d’exploration de la beauxite [bauxite] de 219 km2 à Manantenina, dans le sud, depuis 2011.

    - Tozzi Green (Italie) : spécialisée dans le secteur agricole et agrocarburant (culture du Jatropha), le groupe disposera à terme de 100 000 ha dans la région de l’Ihorombé en bail emphytéotique. Très récemment, le Vice-ministre chargé de l’Aménagement du territoire, Hajo Andrianainarivelo en personne, s’est déplacé dans la région pour faciliter le bornage de 7000 ha de terrain, au grand mépris des paysans impuissants pour protéger leurs terres, en avril 2013.

    D’autres STN présentes à Madagascar dans le domaine des mines depuis plus longtemps sont également accusées de polluer les terres et le fond marin au sud du pays. Il s’agit de : Total, groupe pétrolier français, dispose 60% du champ pétrolifère de Bemolanga (Ouest, sud Ouest), une des plus grandes réserves mondiales d’huile lourde actuellement connue. Sheritt Intl, compagnie canadienne, exploite du nickel et du cobalt. Rio Tinto/QMM, compagnie anglo-australienne, exploite de l’ilménite dans la région de Taolagnaro.
    (à suivre) "
    ...............................
    - ceci équivaut à un dépeçage du Sud et
    Sud-Ouest de Madagascar.
    le comble du malheur et sans aucune exagération, ce sont deux régions le plus démunies et les plus pauvres de Madagascar dont le kere sévit de plein ses populations.

    et permettez de rajouter à la liste le pillage des ressources de mer du Sud et Sud-Ouest de Madagascar.
    le razzia des zébus avec la création des " fahalo"
    tout ceci fait partie de l’anéantissement des autochtones.

    jugez-en avec un esprit sein.

  • 21 mai à 06:04 | zandede (#10615)

    Les erreurs du passé doivent servir de leçons . Si les compétences nationales font défaut nous ne devons pas refuser les expertises des autres mais reporter l’industrialisation du pays aux calendes grecques est inacceptable. La lutte contre la pauvreté ne peut pas attendre. L’exploitation de nos ressources minières repose sur les deux axes suivants :
    - Respect de la population locale et de l’environnement
    - Contribution de la valeur ajoutée du secteur minier dans le PIB . Les redevances sous forme de rentes ne sont que des attrape nigauds...

  • 21 mai à 13:37 | reviv (#9830)

    zandede :
    " Si les compétences nationales font défaut nous ne devons pas refuser les expertises des autres mais reporter l’industrialisation du pays aux calendes grecques est inacceptable."

    - je n’ai jamais dit qu’il faut refuser les aides des autres.
    oui pour les expertises mais pas à n’importe quel prix.
    non à la corruption régnant au sein des décideurs car cette corruption suicidaire est la source de tout le mal et la pauvreté collant la peau des plus vulnérables.
    si on veut lutter contre la pauvreté alors il ne faut pas reporter [aux calendes grecques] la lutte contre la corruption nauséabonde.

    et pour respecter la population, il faut éviter de les leurrer avec des petits gadgets de cadeaux de panier de riz, des tee-shirts, un ballon de foot etc etc......
    respecter la population c’est pouvoir leur offrir un service public de qualité ( école, collège, lycée, université, travail, hôpital, route, etc etc ) et par ricochet permettre l’ascenseur social avec des compétences nationales lesquelles [ ne feront plus défaut ] au pays.

  • 21 mai à 17:46 | zandede (#10615)

    La lutte contre la pauvreté. va effectivement de pair avec la lutte contre la corruption. Sans une économie forte on ne peut pas faire du social et dans ce domaine je privilégie l’éducation. La situation actuelle est sans issue si on se contente des ’perfusions sous sérum’ de Breton Woods ... Sauf si on a de très bons négociateurs Breton Woods n’a jamais voulu le développement socio économique de ce pays. La partie malagasy a toujours avalé des couleuvres et continue à le faire...

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