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Politique

En attendant le Colonel Randriamanesy

Les avis divergent dans la Sofia

vendredi 11 janvier 2008 | Alphonse M.

La nomination du colonel André Randriamanesy à la tête de la région Sofia a été différemment accueillie par la population. Devant la recrudescence des actes de banditisme dans cette région, une partie de la population a vivement salué la décision du gouvernement de nommer un officier comme patron de la Sofia en vue de mieux combattre les « dahalo ». Par contre, certains natifs de cette région voient d’un mauvais œil cette décision d’un homme en treillis au poste de chef de région. L’administration territoriale devrait revenir au civil, en général, et aux administrateurs en particulier.

Visiblement, l’arrivée de cet officier de la gendarmerie et non moins natif de la Sofia à la tête de cette région n’a pas tellement provoqué de polémique. Toutefois, la population craint des abus et le retour du népotisme qu’ils ont vécu durant les régimes successifs. En clair, le spectre de « Zam’Sadrô » hante le pays Tsimihety. Les noms de l’ex-ministre de la Jeunesse et des sports, le capitaine de frégate Ndrianasolo, l’ancien ministre de la Défense ou du général Mamizara Jules sont cités dans une lettre envoyée à la rédaction pour alerter l’opinion publique et les hauts responsables.

Affaiblir le député Jao Jean

Sur le plan politique, la nomination de cet officier au poste de chef de région aurait pour objectif d’affaiblir le député Jao Jean. Elu pour un troisième mandat dans la circonscription d’Antsohihy, le député Jao Jean est presque incontournable dans la région de la Sofia. Après avoir quitté son parti, le RPSD-Vaovao, il a créé avec la princesse Zalifa (député d’Analalava) l’association « Fanjava Velogno » qui, notons-le, a pu placer quelques maires.

Ainsi, cette association apparaît comme un concurrent sérieux pour le parti présidentiel lors des prochaines élections du conseil régional ainsi que des sénatoriales. Tout laisse à penser que le limogeage de six chefs de région est lié à leur mauvaise performance lors des législatives et des communales du 3 décembre dernier. A Fort-Dauphin (région Anosy), le candidat du TIM, le vice-ministre de l’Agriculture Harifidy Ramilison, a été battu par l’Indépendant Bruno Josvah. Dans la capitale (Analamanga), Andry TGV a décroché la victoire au détriment de l’ancien PDS Hery Rafalimanana. Même scénario à Sambava où le jeune journaliste de la radio Vanille, Mamangy Norbert alias Jack, a battu le poulain du TIM. Dans la circonscription de Mananara-Nord, le TIM a été humilié par le bouillant député Zakahely Boniface. Les chefs de région ne sont plus jugés par leurs performances économiques, mais plutôt électorales. Il n’est pas étonnant si certains d’entre eux, avec la complicité des chefs de districts, sont accusés d’être mêlés à des fraudes électorales pour... accomplir leur mission. La tâche des nouveaux chefs de région s’annoncera délicate.

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