Le vent de rupture insufflé par le régime transitoire prend une ampleur inattendue. Après des changements opérés dans plusieurs secteurs clés de l’administration, la dynamique atteint désormais les instances internationales, illustrée par la démission du secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), Edgard Razafindravahy.
Vendredi, ce dernier a officiellement remis sa démission au président du Conseil des ministres de la COI. Un départ qui n’a rien d’anodin, tant les dirigeants de la Refondation avaient laissé entendre, ces derniers mois, leur volonté de voir un nouveau visage occuper ce poste stratégique. Pourtant, son accession à cette fonction ne relevait pas d’une décision unilatérale d’un régime politique malgache mais bien d’un choix collégial des États membres de la COI, qui l’avaient élu à l’unanimité en juillet 2024.
Son mandat, écourté après seulement vingt et un mois sur les quatre années prévues, ne semble entaché d’aucune faute. Aucun manquement, aucune irrégularité n’a été signalé par l’instance régionale. Son passage est même associé à certaines avancées, l’organisation a également gagné en présence et en visibilité lors de son mandat.
Ce départ s’inscrit néanmoins dans un climat politique tendu, où certains observateurs évoquent une logique de mise à l’écart ciblée. Des figures perçues comme proches de l’ancien président Andry Rajoelina semblent particulièrement visées, alimentant les critiques sur une éventuelle chasse aux sorcières. Une lecture d’autant plus discutée que, parallèlement, certaines personnalités liées à d’anciens responsables, notamment de l’entourage de l’ex-Premier ministre Christian Ntsay, continuent d’occuper des fonctions au sein du gouvernement actuel.
Cette apparente sélectivité interroge sur la cohérence de la stratégie en cours. Entre volonté de renouvellement et règlements de comptes politiques, la frontière reste floue.
Reste désormais à savoir qui succédera à Edgard Razafindravahy. La décision appartient au Conseil des ministres de la COI. Madagascar proposera-t-il un nouveau candidat ou laissera-t-il émerger une autre nationalité, conformément au principe de rotation ? L’issue de cette désignation sera scrutée de près, tant elle pourrait révéler l’équilibre réel des influences dans la région.
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Vos commentaires
On ne va pas s’apitoyer sur le cas de cet homme qui fait partie du cercle du milieu au golf du Rova avec comme parrain le mafieux qui croupit dans les geôles de l’île Maurice . Aucun manquement , aucune irrégularité selon certains esprits chagrins mais la réalité est tout autre . En tous cas c’est la règle impitoyable de l’alternance politique que seuls les politicards dans son rang vont crier à une " chasse aux sorcières " !
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