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Economie

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La Banque centrale prévoit un taux de croissance de 5,4% en 2022

vendredi 5 novembre | Mandimbisoa R.

Dans sa note de conjoncture économique, la Banque centrale de Madagascar prévoit un taux de croissance de 5,4% en 2022. Un taux qui ne devrait pas différer de celui prévu dans la future loi de finances que les parlementaires devraient examiner et adopter dans les jours et semaines à venir, dans le cadre leur deuxième session parlementaire ordinaire. Cette croissance assez importante proviendrait de l’amélioration de l’environnement économique dans le pays après une reprise des activités qui sont sur la bonne voie au cours du deuxième trimestre de cette année.

Dans ses études et prévisions, la BCM indique que les « dernières prévisions économiques tablent sur un taux de croissance de l’ordre de 3,5% pour cette année », alors que la situation de l’année précédente fortement marquée par la crise sanitaire indiquait un taux de croissance négatif. « L’économie malgache a retrouvé le chemin de la reprise », martèle cette institution financière du pays. Ce, malgré des tensions inflationnistes perceptibles tant au niveau national qu’à l’échelle internationale.

En termes de perspectives pour Madagascar, « les paiements extérieurs bénéficieraient de la reprise des activités économiques », estime la BCM. « Les exportations et importations, ainsi que les flux d’investissements directs étrangers sont en bonne voie de rémission pour 2021 et 2022. Dans ce sens, la reprise des activités dans l’industrie extractive en général, le regain du prix du nickel et du cobalt, ainsi que la dynamique positive de la demande internationale en voitures électriques profiteraient au secteur minier ».

Pour une économie nationale basée entre autres sur le tourisme, la réouverture des frontières annoncée par le gouvernement « favoriserait d’autant plus le rétablissement du secteur tourisme », analyse la Banque centrale.

Grosso modo, la Banque centrale de Madagascar, mise sur une « poursuite de la tendance à l’accélération de la croissance des agrégats monétaires » dans le pays. « Les projections donnent une estimation de la croissance annuelle de la monnaie autour de 17,0 % en 2021 et 2022. Outre la progression des crédits bancaires, les opérations de l’État seraient la source principale de l’expansion de la monnaie en 2021. Pour 2022, la croissance de la monnaie serait tirée à la fois par la reconstitution des avoirs extérieurs de BFM et la bonne tenue des créances bancaires sur l’économie. »

12 commentaires

Vos commentaires

  • 5 novembre à 11:04 | Shalom (#2831)

    Savent-ils au moins ce que veut dire réellement croissance ?
    J’en doute fort.

    • 5 novembre à 11:38 | Isandra (#7070) répond à Shalom

      Shalom,

      Et vous ? Pas sur !

  • 5 novembre à 11:52 | Isandra (#7070)

    Comme j’ai déjà dit ici, tout est vert pour que « L’économie malgache retrouve le chemin de la reprise »,

    Outre les projets qui sont en cours de réalisation partout et dans toute l’île,... "les opérations de l’État seraient la source principale de l’expansion de la monnaie en 2021".

    Bon les détracteurs rancuniers, au lieu de se réjouir de cette belle perspective, ils cherchent tous les moyens pour ne pas l’admettre.

    • 9 novembre à 20:15 | Guybary (#11095) répond à Isandra

      Vous voulez dire reprise de la souffrance ?

  • 5 novembre à 11:56 | Vohitra (#7654)

    Une prévision de croissance de 5.4 % en 2022 !

    Et pourquoi pas une croissance à deux chiffres tant qu’on y est ? Puisque ce n’est qu’une prévision, alors, ça n’engage personne et on ne peut donner tort à quiconque quelle que soit la réalisation plus tard…de toutes les façons, l’ancien numéro 13 en a l’habitude !

    Et il est déjà prévisible que la prévision de 2023 sera inimaginable, le double voire même le triple ! Il suffit de poser des premières pierres ici et là…et d’inaugurer le démarrage effectif des constructions d’infrastructures…d’organiser des réunions publiques en présence d’une foule en délire mobilisée pour la circonstance par le biais de transports gratuits accompagné de distribution de petites quelques choses…

    En fait, une croissance tirée par quel secteur au juste ? Est-ce le fait d’ouverture de la frontière suffit pour espérer la ruée de touristes dans un contexte pandémique qui recommence à s’empirer ailleurs après une accalmie passagère et fugace ?

    Mais de quel gain de productivité source de valeur ajoutée attendre des palais, stades, des EPP manarapenitra ?

    Est-ce que les importations massives de produits alimentaires vont générer une hausse spectaculaire des recettes fiscales et douanières ?

    De 1979 jusqu’à maintenant, l’Afghanistan reste un pays miné par un conflit interne d’origine divers, ethnie et confession s’y mêlent ainsi qu’une odieuse et néfaste géostratégie concoctée ailleurs, mais il se trouve qu’actuellement, ce pays dispose d’une réserve de change de plus de neuf (09) milliards de dollar déposée aux Etats Unis que ces derniers refusent de céder au régime des Talibans…alors que Madagascar en dispose tout juste moins de trois (3) milliards de dollar alors que notre pays n’a jamais connu ni de guerre civile ni d’agression extérieure ni de cataclysme naturel d’une grande ampleur !

    Bref, il est légitime de se demander dans quelle partie de la planète terre on pourrait dénicher un seul pays dont l’administration publique est très proche d’une situation de défaut de paiement et criblé de dettes, mais qui se targue d’être sur la bonne voie d’une croissance partagée et équitable, ressentie et palpable dans les secteurs productifs ?

    En somme, est-ce qu’on partage la même notion de croissance au juste ?

    A Madagascar, et de tout temps, plus on parle de la réalisation effective d’une croissance positive…plus le nombre de pauvres et démunis augmente, plus la sécurité publique et alimentaire ne cesse de se dégrader, et plus la corruption ne cesse de gagner du terrain, et plus le nombre des organisations de la société civile augmente, plus le patrimoine de l’Etat ne cesse de perdre de valeur par cession, plus le chômage ne cesse de s’épancher, et enfin, plus les inégalités sociales et économiques ne cessent de se creuser dans la profondeur de mensonges d’Etat !

    • 5 novembre à 12:02 | Isandra (#7070) répond à Vohitra

      Vohitra,

      C’est fait, le taux de croissance au deuxième trimestre 2021 est à deux chiffres 12.5%, en plus de ça, les deux trimestres qui restent, c’est la période, la plus productive.

      Et la BFM est trop prudente, en ne mettant que 5.4%, alors que tout l’indicateur est vert pour que 2022, soit une année de l’abondance.

    • 5 novembre à 12:04 | Isandra (#7070) répond à Vohitra

      Vohitra,

      En somme, est-ce qu’on partage la même notion de croissance au juste ?

      Evidemment, Non. Vous ne souhaitez que le pire, cela fait changer la façon de voir les choses.

    • 5 novembre à 12:50 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      L’idiotie ne cesse de prendre le dessus !

      Faire la confusion et l’anticipation entre une croissance trimestrielle et une croissance annuelle, c’en est trop !

      Et parler d’une hausse d’activité trop sectorielle imitée dans le temps sans aborder la notion de valeur ajoutée créée à repartir sur le nombre de la population, c’est une approche mensongère et de l’escroquerie intellectuelle pure et simple !

      En plus, aucune mention d’un impact sur le revenu généré ni de transferts sociaux à partir de valeur ajoutée créée !

      Le pays dispose-t-il de ressources suffisantes « à court terme » pour financer ses services de la dette arrivée à échéance (c’est-à-dire le principal et l’intérêt) ?

      La dette extérieure qui ne cesse de s’accumuler est-elle orientée vers les investissements en infrastructures vers le soutien de la production, de la création de richesses et de l’innovation ?

      Et quelle est la part de la recette de TVA par rapport à l’ensemble de la consommation domestique au juste ?

      Et pourquoi on fait l’impasse sur les conséquences budgétaires des partenariats public-privé non-productifs irréfléchis ?

      Et pourquoi on ne parle pas des impacts de programmes d’accompagnement des réformes économiques sur la chute de revenu chez la grande majorité de la population ?

      Et en quoi est-ce que cette croissance tant vantée puisse améliorer la marge de manœuvre budgétaire de l’Etat au juste ?

      Bref, parle-nous du rapport des encours d’engagement financier par rapport aux accords de crédits approuvés au juste…ainsi que la réalité spatiale de la dette contractée par rapport aux Régions…

      C’est vendredi, n’est-ce pas isandra ? le mieux pour vous, c’est de se réfugier dans le betsabetsa et le dzama au lieu de baratiner pour rien et martyriser ainsi inutilement ce qui vous reste de capacité cognitive…

      Vas-y l’enivrée !

    • 5 novembre à 13:23 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Est-ce que vous savez qui est le principal artisan des débâcles économiques et déliquescence avancée de l’Etat libanais actuellement ?

      C’est le gouverneur de la Banque Centrale du pays, une personnalité autrefois soutenue par les partenaires techniques et financiers multilatéraux et bilatéraux du pays...

  • 5 novembre à 12:55 | lé kopé (#10607)

    Je ne prétends pas être spécialiste d’économie , ni de quoique ce soit , je ne suis qu’un simple profane , désireux de voir mes compatriotes, jouir un jour d’une vie décente , digne d’un être humain . Quand on parle de croissance , on doit parler de ressources internes , externes , de balance commerciale, et d’inflation , en termes compréhensibles pour le commun des mortels. Si cette balance est déficitaire , on pourrait à ce moment parler de la difficulté d’un Pays , qui pourrait atteindre un point de non retour , c’est à dire , la cessation de paiement ,et la banqueroute .Le non paiement des bourses d’Etudiants, et de certains salariés sont des signes annonciateurs de cette déroute inévitable. Pas plus tard qu’hier , un Economiste local , Hughes Rajonson , Docteur en Economie ,ancien Haut Fonctionnaire des Finances , et ancien Directeur Général de ce Ministère , a carrément donné un cours magistral sur le fonctionnement de cette Administration , en confirmant que notre taux de croissance actuel est à - 10%, plus bas que celui avancé par le FMI qui est de -7,13% . Quand on voit la situation actuelle de notre Pays , avec une Education au rabais , la Santé et la Sécurité déficientes ,les routes impraticables , les problèmes d’énergie (eau et électricité), et la liste n’est pas exhaustive , cette évaluation de notre taux de croissance à -10% n’est pas du tout erronée . Les caciques du régime ont pour unique argument notre éloignement de notre Pays , mais les faits sont têtus , à savoir , les privations quotidiennes dont subissent nos compatriotes. Pour simple information , cela fait une semaine que la ville de Fianarantsoa (et elle n’est pas la seule), souffre de la pénurie de l’eau . Est ce que cette situation résulte encore des élucubrations de la Diaspora , jalouse des enrichissements illicites de vos complices ? Je vous laisse libre cours à vos conclusions hâtives , et amalgames douteux , mais je tiens seulement à vous dire que, malgré vos entêtements à défendre le diable , il est possible de vivre mieux , manger à sa faim, et de vaquer tranquillement à ses occupations quotidiennes. C’est notre souhait le plus profond , mais en dénonçant toutes les injustices qui sévissent au Pays , on devient la cible des fossoyeurs de La République . La preuve , l’identification de tous les forumistes "dérangeants", par leur IP, et vous ne vous gênez pas à nous le faire connaître ... D’après l’adage Malagasy , mieux vaut être haï par les dirigeants , que par le peuple (Aleo halan’Andriana , toy izay halambahoaka). Salut les Copains .

  • 5 novembre à 15:12 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Les PRM qui ont été renversés depuis 1972 par la population tablaient tous sur un taux de croissance jamais égalé que cette dernière a du mal à le percevoir dans sa marmite n’est-ce pas ?
    L’année 2022 serait-elle la fin du présent régime ?

  • 5 novembre à 16:29 | citoyendumonde (#4292)

    Avec les coupures d’électricité à répétition et des routes défoncées partout surtout les nationales pour sortir les produits, ils prévoient un taux de croissance de plus de 5%, il faut vraiment être ignare pour croire à des bêtises pareilles.

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