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Santé

Santé publique

L’élimination de la lèpre a atteint son sprint final

samedi 17 mai 2008

De 7 cas sur 10.000 à 1 cas sur 10.000 cas. La maladie lépreuse a posé un problème de santé publique à Madagascar depuis des dizaines d’années. 10 % des victimes portent encore des séquelles. A partir de l’année 1993, un programme national pour l’élimination de la lèpre a été créé en partenariat avec l’OMS, démarrant ainsi la mise en place des services de polychimiothérapie (ou PCT) dans les formations sanitaires.

  • Sprint final

Durant la période des douze derniers mois (2005/2006) appelée « sprint final », les efforts physiques ont atteint leur vitesse maximale allant d’une marche à pied d’une dizaine de kilomètres par jour, jusqu’à la traversée nocturne de fleuve par pirogue. Ou bien d’une journée de voiture pour venir à bout de 40 km, jusqu’à des déplacements en moto de trois heures pour 30 km, durant lesquels les chutes ont été fréquentes à cause du mauvais état des routes.
« Vous avez gagné la victoire » avait affirmé Yohéi Sasakawa, Président de la fondation nippone et non moins Ambassadeur Spécial de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en présentant le trophée de la victoire au ministre de la Santé, du Planning Familial Jean Louis Robinson, le 3 mai 2007.

  • Reste la réinsertion sociale

Le ministère et ses partenaires ne vont pas cesser de travailler ensemble car il s’agit d’un problème de santé publique.

Au lendemain de l’élimination, le programme est désormais orienté vers les problèmes de la stigmatisation et de la discrimination ; des pas à franchir pour arriver à l’éradication qui est l’objectif final à atteindre pour cette maladie longtemps endémique. Ainsi, les activités seront axées sur la mobilisation sociale. Les perspectives de 2006-2010 sont surtout axées sur la mise en place de service de qualité, mais aussi sur la prévention des invalidités, la réadaptation physique et la réinsertion sociale. La situation reste encore fragile car une éventuelle augmentation de la prévalence est à guetter compte tenu de l’importance de la proportion de la forme multi-bacillaire (plus contagieuse) et de l’existence des cas non encore dépistés. En avant vers « Madagascar sans lèpre ».

Recueilli par R. Volana A.

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