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Economie

Exportation

Filière girofle : Madagascar, premier exportateur mondial en 2022

mardi 3 janvier | Mandimbisoa R.

Madagascar a été le premier pays exportateur de girofle au monde l’année dernière, selon les données du ministère de l’industrialisation, du Commerce et de la Consommation, rapportées par l’EDBM. La Grande île occupé 27% de la part du marché mondial de ce produit de rente, confirme notre source. Cette situation ne date pas d’hier puisque chaque année, le pays exporte entre 30% et 50% de la girofle mondiale.

Madagascar produit 57,9% du girofle africain en 2020 et 13% du girofle mondial. Et en 2022, la production locale s’élève ainsi jusqu’à 40 000 tonnes.En 2021, Madagascar a exporté 21 164 tonnes de girofle contribuant à plus de 120 millions USD à l’économie malgache. l’exportation de 2022 a généré plus de 224 millions USD de chiffres d’affaires.

Le pays compte environ 18 000 producteurs de girofle. Ils cultivent quelque 70 000 hectares.de surface, répartis du nord au sud du pays. Mais 90% de la production est concentrée dans la région d’Analanjirofo, littéralement la forêt de girofles, dans la partie est du pays. La production de girofle est principalement exportée vers l’Inde, l’Indonésie et Singapour.

La saison de la récolte de girofle à Madagascar se situe normalement d’octobre à janvier (juste avant et durant la saison des pluies). La saison de production s’étale de septembre à décembre. Le girofle de Madagascar est surtout utilisé pour ses vertus thérapeutiques dans la pharmacie comme dans la médecine et les approches thérapeutiques traditionnelles.

En termes de production, Madagascar se trouve derrière l’Indonésie qui a produit en 2020, plus de 133 000 tonnes de girofle, occupant ainsi 73% de la production mondiale. La Tanzanie reste derrière Madagascar avec une production annuelle de 86 000 tonnes.

Avec la vanille et le litchi, le girofle constitue ainsi une place importante dans le commerce d’exportation du pays et contribue beaucoup à l’essor de l’économie nationale.

27 commentaires

Vos commentaires

  • 3 janvier à 09:38 | vatolahy (#11348)

    se souvenir__la vanille,le girofle, le litchi qui font le bonheur des exportateurs malgaches ne sont pas endémiques au pays malgache. ce sont des variétés qui ont toutes introduites sur le sol malgache par le colon pour en faire une richesse qui perdure meme apres la décolonisation

    • 3 janvier à 11:54 | Isandra (#7070) répond à vatolahy

      Vatolahy,

      Ces plantes ne sont pas de la métropole, parce qu’elles n’y poussent pas.

      Donc, il y a quelque part leur vraie terre d’origine.

    • 3 janvier à 12:25 | MALIBUC (#9345) répond à vatolahy

      Isandra,
      Quelle Métropole ?
      Tu parles comme si tu habitais un département Français de l’outre mer.
      Vraiment tu te prends pour qui pour parler ainsi de la France, ah j’oubliais " une vieille fo.za de mer.da " !
      Quand on sait pas on ferme sa gue.ule.

    • 3 janvier à 12:47 | kartell (#8302) répond à vatolahy

      La vanille, originaire du Mexique, le clou de girofle de l’archipel des Moluques, le litchi de Chine sont très loin, ici, sur leurs terres d’origine mais sur celles sur lesquelles les colons les avaient acclimatés avec un certain succès, où, aujourd’hui, les autochtones en tirent le bon prix, enfin, surtout les intermédiaires et autres exportateurs !…

    • 4 janvier à 10:06 | vatolahy (#11348) répond à vatolahy

      bel exemple d’initiative commerciale
      les chroniqueurs de l’émission ’face à info ’ont tous reçu un sachet de gingembre de madagascar .grosse publicité gratuite

  • 3 janvier à 12:54 | vatolahy (#11348)

    et pour la tomate et le manioc !

  • 3 janvier à 13:16 | lé kopé (#10607)

    J’ai été étonné par le prix du kg de letchis à 21,50Euros . Si les agriculteurs Malagasy pouvaient en bénéficier , ils ne seraient pas dans la panade . Ce sont toujours les fossoyeurs de La République , de connivence avec grandes les Entreprises Internationales qui se partagent le marché , avec la vanille et les autres produits de rente . C’est la logique interne de ce régime . C’est le Monde à l’envers depuis 2009.

    • 3 janvier à 14:34 | arsonist (#10169) répond à lé kopé

      # "lé kopé’’

      Mes meilleurs vœux !
      Et pour notre pays et ses habitants aussi !

      Dans MA ville , Paris , le kilo de litchis importés de chez nous coûte entre 7€ et 10€ .

      Le kilo de litchis toujours suspendus à leurs branches feuillues en provenance de l’île de la Réunion coûte entre 20€ et 28€. Ce sont des litchis qui ont encore leur belle couleur bordeaux , comme ils sont au marché chez nous . Je suis persuadé qu’ils ont été transportés par les vols aériens Réunion-Métropole . La peau de ces litchis-là n’a pas été brûlée au soufre comme ils font avec les nôtres avant de les exporter par bateau !

  • 3 janvier à 14:47 | lé kopé (#10607)

    Arsonist ,
    Je vous remercie pour les vœux de bonne année . Je vous adresse les mêmes , et surtout la Santé. Entre nous , certains croient à vos déclarations au 1er degré , surtout votre Travail au Black à l’Education Nationale . Ils ne savent pas que vos interventions concernent surtout l’Enseignement supérieur. Selon l’adage , ne vous abaissez pas à leurs niveaux , car à ce jeu là , les incompris gagneront toujours car ils sont sur un terrain conquis . Bon après midi , car chez nous ,il est encore 7h45 du matin. Je dois me lever à 4h du matin pour mes Post , mais c’est pour la bonne cause , et c’est bon pour la santé avant le footing .

    • 3 janvier à 15:37 | vatolahy (#11348) répond à lé kopé

      il y a un certain amusement à lire les propos d’un farfelu.
      bonne année arsoniste__laissez votre esprit germer

  • 3 janvier à 15:19 | Albatros (#234)

    @ Kartell (post de 12:47)

    Entièrement d’accord avec votre dernière remarque !.
    Ceux qui profitent de ces cultures ("non endémiques" !) de Madagascar sont bien, les intermédiaires, les exportateurs, et les "administratifs" qui se font graisser la patte pour le moindre coup de tampon !.

    Mais les "petites mains" du (#xxxx) diront certainement qu’en retour de ces exportations, une pluie d’Ariary tombe en abondance sur le petit "Peuple", qui produit ces richesses !.

    • 3 janvier à 15:50 | kartell (#8302) répond à Albatros

      Albatros,
      Vous le savez mieux que moi : qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son : la voix de son gourou !..
      Faisons abstraction ces commentaires de cour, insipides, qui sont ultra minoritaires même s’ils occupent un terrain bien trop important pour des ruminations des médias que l’on a beaucoup de difficulté à prendre au sérieux..
      Marquer son territoire en terre critique et tenter de défendre des idées qui n’en sont pas, tel est le job de ces courtisans, formatés au culte de la personnalité..
      Tout cela manque, évidemment, de profondeur, de maturité qui font que ces sherpas du régime ne sont, en réalité, qu’un simple… copié/ collé d’une équipe qui « gouverne » !.

  • 3 janvier à 16:06 | Stomato (#3476)

    Le 3 janvier à 11:54 | Isandra (#7070) répondait à vatolahy

    Ses fadaises habituelles...
    Et personne ne relève une vérité historique...
    Celle de constater que depuis que l’amiral aux mains rouges, il n’y a plus aucune tentative de création de valeurs au pays même !
    Les quelques colons qui le faisaient ont été "nationalisés" c’est à dire spoliés et les autres sont partis avant d’y être "invités".
    Maintenant quelques gros bides se sucrent sur le dos des planteurs et les employés en servage en excroquant les étrangers qui achètent ces matières premières que la malagasys ne tentent plus de transformer de peur d’êtres phagocytés par des arrivistes sans vergogne.

  • 3 janvier à 16:12 | Jipo (#4988)

    Bonjour .
    Si cela est vrai, ce dont je doute , tant mieux pour madagascar, sans parler d’ indonésie, les Comores et la Tanzanie sont des exportateurs de longue date et la qualité de leur girofle n’ est lus à démontrer.
    Certes je ne doute pas de celle de Madagascar, mais je peux attester de la qualité des sus nommés .
    Le problème est que ce sont toujours les intermédiaires et ceux qui se sont accaparé le marché qui se gavent sur le dos des cultivateurs, mais cela est incontournable du fait du système de distribution .
    Comment y remedied ? je ne vois que les circuits courts, encore faudrait-il que les locaux aient les moyens de les consommer, ce qui est loin d’ etre le cas.
    Tant qu’ ils en importent pas comme le riz ...

  • 3 janvier à 16:37 | Aulivier643 (#11346)

    « Madagascar, premier exportateur mondial en 2022 »

    Alors la CHAPEAU LES MECS !

    Bon..

    Madagougou est le deuxième producteur de girofle derrière le mastodonte indonésien qui SUR - domine le marché..depuis petaoushnok..

    Madagougou, premier exportateur mondial…exporte principalement vers l Indonesie…premier PRODUCTEUR MONDIAL..ET DE LOIN !

    Et le ministre madagougien du commerce malgacho malgache a décidé de reduire le nombre d exportateurs de girofle..comme il l a fait pour le litchi et la vanille.
    Ne riez pas !
    Il parait que d autres commodités seraient également concernées a terme..
    Son mentor Ravatomanga ayant décidément un appétit inégalable !
    La folie des grandeurs malgacho malgaches est une constante !

    Madagougou est une terre de progrès , qui produit des genies tous plus geniaux les uns que les autres depuis plusieurs générations ..
    Certains a tel aviv..d autres a panam..et le reste a..

    Vivement 2024 !

    🥳
    La compétition reste ouverte !

    • 3 janvier à 19:35 | kartell (#8302) répond à Aulivier643

      Evolution de la production en tonnes
      Données de FAOSTAT (FAO)
      Année 2020
      Indonésie. : 133 604 tonnes
      Madagascar : 23 931 tonnes
      Source : Wikipedia
      Premier exportateur, mais, visiblement, pas le plus gros producteur !…
      Ah ! les années d’élections, tout est permis, au presque !..

      🚠🛣

  • 3 janvier à 20:16 | Albatros (#234)

    @ Kartell (post de 19:35)

    Peut-être, aussi, que l’Indonésie, qui n’a pas à sa tête un "Champion du Monde de l’industrie", comme Madagascar, possède une structure de transformation (sur place !), qui lui permet d’exporter une partie de sa production de girofle avec une plus value réalisée à domicile !.

    Colisée du Rova ou usines de transformation, des richesses malgaches, il faut choisir !.

    • 3 janvier à 21:04 | NTMO (#10005) répond à Albatros

      Oui, les indonésiens transforment leur girofle en…. Cigarettes : les Kreteks.
      90 % du clou de girofle mondial n’est pas une épice de cuisine mais un ingrédient de cigarettes.
      Faut aimer. Moi je trouve ces cigarettes complètement dégueu

  • 3 janvier à 22:21 | Albatros (#234)

    @ NTMO (post de 21:04)

    L’extrait de clou de girofle sert aussi comme anesthésiant (ce qui explique, peut-être les cigarettes Kreteks !).
    Le "champion mondiale de l’industrie" malgache, pourrait peut-être utiliser les laboratoires de Covid-Organic pour fabriquer des huiles essentielles à base de clou de girofle !.

    • 3 janvier à 22:43 | kartell (#8302) répond à Albatros

      Le giroflier produit des clous qui, une fois distillés, produisent une huile essentielle puissante. Utilisée par dessus tout pour ses vertus antalgiques, elle est l’huile essentielle par excellence pour soulager toutes les douleurs dentaires : aphtes, caries, abcès, rage de dents ou autre. Très bonne anti-infectieuse et particulièrement antiparasitaire, elle s’utilise pour lutter contre la gale ou bien, dans les maisons, pour venir à bout de certains insectes.
      Source : https://www.compagnie-des-sens.fr/huile-essentielle-clou-de-girofle/

    • 4 janvier à 13:02 | NTMO (#10005) répond à Albatros

      Madagascar est un gros producteur d’huiles essentielles de clous, griffés (le pédoncule) et de feuilles de girofliers.
      Par milliers de tonnes.
      C’est dans les feuilles que l’ont trouve le plus d’eugenol, l’anesthésiant. 90%
      Mais savez-vous que l’eugenol est aussi un précurseur de la vanilline de synthèse ?
      Madagascar produit, sans parfois le savoir, le concurrent de sa vraie vanille…

  • 4 janvier à 01:47 | Zora (#10982)

    Quelques petites entreprises qui ont du mal à s’en sortir font déjà de l’huile essentielle de girofle (plus du girofle griffes que girofle clous). L’état devrait aider ces petites entreprises à se développer pour promouvoir l’industrie à Mada.

    • 4 janvier à 08:46 | Stomato (#3476) répond à Zora

      >>L’état devrait aider ces petites entreprises à se développer pour promouvoir l’industrie à Mada.<<

      Réveillez vous donc !!!
      L’état c’est VOUS, ensemble du peuple de Madagascar !
      Depuis plusieurs décennies les hommes que vous avez élus pour diriger (façon de parler) votre pays ont montré leur capacité à s’enrichir au lieu d’enrichir le pays !

      L’état providence n’a jamais existé à Madagascar, et il n’existera jamais.
      C’est à l’ensemble des habitants du pays de se prendre par la main et faire ce qu’aucun dirigeant n’a voulu faire en 60 années de dépendance continue aux subsides de l’étranger.

      Pour quelle raison(s) les seuls ressortissants venant de Madagascar qui réussissent honnêtement sont tous à l’étranger ?
      Cela ne vous interpelle pas ?
      Réveillez vous donc !!!

  • 4 janvier à 06:53 | Yet another Rabe (#4812)

    Bonjour à tous,

    Développer la filière girofle est certes une chose importante, mais il faut impérativement que le dit "champion de la nutrition", SAR DJ Lapin Crétinissime au lieu de vouloir sans cesse surfer sur la crête des vaguelettes de la gloriole :

    https://www.actutana.com/pourquoi-cette-propension-a-toujours-vouloir-se-faire-mousser/

    S’ occupe d’ un très grave problème, la malnutrition, un fléau qui s’étend :

    http://www.lagazette-dgi.com/?p=89099

    Et comme l’eau c’est la vie, se penche très sérieusement, sur le problème de cette société d’ État moribonde qu’ est la JIRAMA :

    http://www.lagazette-dgi.com/?p=89180

    Car à défaut de montrer qu’il est le gestionnaire efficace de son pays, contributeur et surtout le décisionnaire principal des solutions à appliquer pour la gestion de Madagascar sans aucune circonstance atténuante en cas d’ échec,

    Foza Suprême devient le principal problème du pays lui même.

    Et dans ce dernier cas de figure, il revient au Malgache de chercher et trouver le bon modus operandi pour botter le cul à celui qui le gouverne directement et indirectement depuis 13 ans , et à encore la prétention de continuer à le gouverner.

    Le Malgache peut toujours s’ inspirer de ce qui s’est fait en d’ autres temps et autres lieux.

    2023 sera t-il le temps de la révolution malgache, comme 1789 fut de la révolution du peuple frondeur français ?

    Cordialement

    • 4 janvier à 08:36 | Stomato (#3476) répond à Yet another Rabe

      >>2023 sera t-il le temps de la révolution malgache, comme 1789 fut de la révolution du peuple frondeur français ?<<

      Ce vœux pieu n’est pas du domaine du rêve, mais du fantasme !

      >>Le Malgache peut toujours s’ inspirer de ce qui s’est fait en d’ autres temps et autres lieux.<<

      C’est bien ce qu’il a fait il y a longtemps, sous l’égide de l’amiral aux mains rouges.
      Mais les temps et lieux ont été très mal choisis.

      Et pourtant le vrai peuple de Madagascar a été et est toujours courageux, mais il est globalement trop crédule .

  • 6 janvier à 08:31 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum
    Tout ce bon résultat grâce au Professionnel de la filière girofle sans diktat de l’état n’est-ce pas ? Donc laissons les professionnels s’occuper de nos filières exportatrices respectives et les bons résultats seront au rendez-vous n’est-ce pas ? L’État aurait mieux à faire ailleurs (sécurisation - voie de desserte- démocratisation ,etc...) n’est-ce pas ?

    • 6 janvier à 08:54 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Sans oublier le fait qu’aucun professionnel de la filière digne de ce nom tirerait profit d’un prix à l’exportation tiré vers le bas n’est-ce pas ? Donc l’État doit leurs faire confiance au lieu de leurs mettre des bâtons dans les roues comme à la filières vanille et aux produits miniers miniers concernant leurs exportations n’est-ce pas ?

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