Le Fonds Commun de l’Éducation (FCE) va déployer 23 milliards d’ariary pour financer et concrétiser divers projets éducatifs à travers le pays pour l’année 2026.
Ce programme financé par les bailleurs de fonds ambitionne de contribuer à l’amélioration du système éducatif tout en soutenant l’économie nationale. Ces financements serviront notamment à la construction, la réhabilitation d’infrastructures scolaires, la fourniture de matériels informatiques, de kits solaires, de mobiliers et d’équipements scolaires ainsi que divers services techniques dans les établissements scolaires publics.
Jusqu’à présent, trois ministères ont bénéficié de ces financements : l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, l’Éducation nationale et la Formation technique et professionnelle. Les fonds alloués ont servi à équiper les ministères et leurs directions respectives en matériels et équipements destinés à améliorer les capacités administratives et les conditions de travail dans le secteur éducatif. Le programme a également permis l’organisation de nombreuses formations, ateliers et séances de renforcement de compétences à destination des responsables administratifs, enseignants et acteurs du monde éducatif. L’objectif affiché est de contribuer à un meilleur développement de l’enseignement à Madagascar et d’améliorer la qualité de l’encadrement pédagogique.
Au-delà du secteur éducatif, le gouvernement attend des retombées économiques à travers le FCE. Le ministère de l’économie estime que le programme devrait favoriser la création d’emplois, soutenir les entreprises locales et injecter des ressources financières dans l’économie nationale. C’est d’ailleurs l’objet d’un atelier d’information consacré aux marchés publics liés au FCE organisé par le ministère de l’économie, à travers l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), afin d’encourager la participation des entreprises malgaches aux projets financés par les bailleurs.
Malgré ces investissements importants et les ambitions affichées, des questions se posent sur les impacts réels de ces financements sur la qualité de l’éducation et de l’enseignement à Madagascar. Si les équipements, infrastructures et formations constituent des avancées notables, les effets concrets sur les performances scolaires, les conditions d’apprentissage des élèves et le niveau général du système éducatif restent encore difficiles à mesurer sur le terrain.
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5 millions d’euro’s pour des millions des élèves et des étudiants....
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