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mardi 14 avril 2026
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Président de la Refondation vs GEN Z : le Premier ministre se positionne en rassembleur

mardi 14 avril | Mandimbisoa R. |  630 visites  | 3 commentaires 

Dans un climat politique de plus en plus tendu, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a choisi de se positionner en rassembleur lors de la présentation de la Politique générale de la Refondation (PGR) devant l’Assemblée nationale. Une posture d’apaisement qui intervient alors même que la pression monte dans la rue et que plusieurs figures de la génération Z sont actuellement placées en garde à vue à la brigade criminelle à Anosy.

Devant les 159 députés présents, le chef du gouvernement a insisté lors de sa première intervention devant l’Assemblée nationale la nécessité de bâtir une vision commune, fondée sur la cohésion nationale et l’intérêt général. Il a appelé à dépasser les clivages politiques et à restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions, condition qu’il juge indispensable pour garantir une stabilité durable.

Mais au-delà des murs du parlement, la contestation gronde. La Gen Z, de plus en plus active, réclame ouvertement la dissolution de plusieurs institutions clés, dont l’Assemblée nationale, la CENI et la HCC. Cette mobilisation a conduit à l’interpellation de plusieurs de ses leaders, dont Herizo Andrimanantena. Le jeune militant a été placé en garde à vue après avoir organisé une manifestation dans la rue pour porter ces revendications.

L’affaire a pris une tournure plus sensible avec la réaction du colonel Michaël Randrianirina, visiblement irrité par l’initiative du jeune activiste. Cette fermeté affichée par les autorités contraste avec le discours d’ouverture prôné par le Premier ministre.

Dans son allocution, Mamitiana Rajaonarison a pourtant reconnu le rôle croissant des jeunes dans la vie publique. Il a salué leur capacité à s’exprimer et à exiger davantage de transparence, y voyant une opportunité pour améliorer la gouvernance. Il a également plaidé pour une implication accrue du secteur privé, dans une dynamique inclusive de prise de décision.

Entre appel au dialogue et crispations sécuritaires, le contraste est saisissant. Alors que le gouvernement met en avant la responsabilité collective et la nécessité de ne pas se renvoyer la faute, la situation actuelle illustre la difficulté de concilier discours politique et réalité du terrain. La volonté affichée de rassembler suffira-t-elle à apaiser les tensions ? Rien n’est moins sûr, à mesure que la mobilisation de la jeunesse s’intensifie.

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3 commentaires

Vos commentaires

  • 14 avril à 09:24 | rakotobe (#7825)

    Quelle mascarade !

    Un PM, un ex du pouvoir orange mafieux, qui prone la modération , le calife qui veut être á la place du calife

    Un PR, porté au pouvoir par une contestation populaire et qui est déjà dans la réaction.

    On mérite mieux quand même !!!

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  • 14 avril à 10:16 | kartell (#8302)

    La transition montre, enfin, son vrai visage, de rénovateur, décevant, en serrant la vis d’une démocratie, en grande souffrance, à l’ombre d’une collaboration russe, exclusivement, militaire et propagandiste…
    Le scénario du colonel est bien huilé, même, si, ses hésitations ont été fréquentes, mais, en réalité, sa manière de procéder répond à une stratégie, unique, celle de paraître ouverte au changement, en quantité de rassembleur, en ne s’opposant, pas, frontalement, mais, en différant, sa réponse pour mieux l’enterrer, ensuite, en imposant sa version, loin d’être, issue, d’une culture, démocratique..
    En remettant dans le jeu, politique, de vieilles casseroles, il démontre que la transition ne sera pas aussi novatrice, qu’annoncée, mais, il entend redonner une nouvelle virginité politique à des délinquants en cols blancs, qui ne fera guère, illusion..
    En piochant dans le conventionnel, dans le déjà-vu, cette transition se dégonfle et coche, désormais, la case de ceux qui en imposent, unilatéralement, sans en avoir l’air !..
    La transition peut compter sur une opposition, vieillotte, dont la culture du chef ( celui qui a tort d’avoir raison !) demeure une constante, malgré son échec, permanent, en matière de gouvernance.
    De chaque côté, la vision de l’avenir reste floue, au coup par coup, où, seul, le jeu des alliances aura été bousculé avec l’initiative, exclusive, de militaires qui se seront empressés de répondre à certaines demandes de la coulisse..
    Désormais, chacun se prépare, sans que l’on puisse savoir quel serait son programme, sinon, celui du leitmotiv habituel, avec la lutte de la pauvreté et celui d’un développement, fonds de commerce idéologique de l’enrichissement, clanique..
    L’enjeu du moment est évidemment celui des prochaines élections, lié au respect de l’échéance, mais, aussi, de celui de l’équité, improbable, des chances de chaque candidat sous un contexte international, inflationniste, qui amplifiera un climat électoral, propice aux magiciens, aux prédicateurs et aux ingérences, extérieures.
    Véritable transition, ou, simple interlude, politique, la réponse semble évidente, au cœur d’un contexte où l’empressement, militaire, à diriger, « en bon samaritain », aura plongé le pays vers une ième instabilité, dont le pays aurait pu, une fois, de plus, en faire l’impasse, enfermant une société dans un immobilisme, coupable et répétitif.

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  • 14 avril à 11:46 | Vohitra (#7654)

    Ancien officier de gendarmerie de son état, ancien collaborateur de confiance deux fois confirmé par le bandit fugitif de Dubaï, ancien grand patron de l’agence de renseignement financier de l’ancien régime déchu et qui avait fermé ses yeux par connivence et contribution active dans le "velirano" du roi des mensonges patentés devant le Zanahary, qui osera encore croire aux paroles du sinistre personnage ?

    Ne voyez-vous pas que même dans sa façon de s’habiller, il imite à profusion le Calife fuyard ? Avec la couleur préférée de Kim Jong Un...

    La capture d’État est finalisé en un rien de temps...il ne reste plus que la contention forcée du peuple de Zanahary, et la mise en fonction du "goulag" pour l’extermination des rétifs à la nouvelle version du velirano...

    Il n’est plus un mystère pour personne pourquoi ils ont attendu qu’il y ait des dizaines de morts et des centaines de blessés pour faire irruption sur la place publique car ils savaient que le fruit est déjà mûr prêt à la cueillette..

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