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dimanche 26 septembre 2021
Antananarivo | 09h57
 

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20 juillet à 14:17 | Vohitra (#7654)

Bonjour Mr Lalatiana,

C’est un article captivant et pouvant agiter la conscience des lecteurs dans le sens d’une introspection mettant l’individu face à sa place et acte réfléchi ou non au cours de l’évolution d’un contexte dont il est à la fois parmi le facteur et l’agent soit à l’origine soit le sujet subissant un changement dans ses conditions d’existence en vue de l’appréhension de son milieu de vie, et on ne peut que vous en remercier avec des sincères reconnaissances.

De prime abord, en naviguant à travers le texte, il n’est parfois aisé de cerner tout au long de la trajectoire du développement de votre fil d’idée la destination finale vers laquelle vous voulez arrimer le navire de votre pensée tellement le tangage, à travers les profondes énumérations des écueils et déficits, voire déceptions par rapport aux vagues de changement qui s’étaient abattus sur la coque, est tellement si fort au point de finir par le faire chavirer pour finir par atteindre un horizon de plus sombre au crépuscule d’une navigation difficile : au départ en annonçant « …pays à risque d’éclatement » et à l’arrivée en clôturant avec « il nous faut commencer à croire en un Nous inclusif et collectif »…

A plusieurs reprises dans mes posts ici chez Tribune, je ne cesse de réitérer avec fermeté que la Nation Malagasy est actuellement en danger, je dis bien la Nation, mais éventuellement, l’Etat pourrait en échapper pour essayer de mettre en place une nouvelle, encore une autre République, qui sait, celle des…pirates du 21ème siècle peut être.

Vous avez mentionné les carences manifestes de l’Etat sous plusieurs aspects tels l’éducation, la santé, la sécurité…et les facteurs basiques de survie tels l’alimentation et l’eau…à travers la mise en exergue de l’existence d’une agression violente caractérisée sur le lien entre la Nation et l’Etat par le biais de la personnalisation accrue, délibérée et voulue, de l’Etat…en dénaturant complètement la source, les composantes, les souhaits, les volontés, les ressenties, les perceptions et attentes, la construction sociale, d’une vraie Nation existante, mais en péril et subissant une menace réelle et de plus en plus précise au fil du temps à force d’irresponsabilité, de dévoiement, de…prise illégale d’intérêts trop particuliers, de déliquescence du sens de perception des biens communs…

A force de subir, de sentir une exclusion caractérisée, de vouloir porter atteinte aux composantes de son identité commune partagée inhérente à sa géographie physique et sociale, l’Etat personnalisé et déstructuré à la source de son union et ciment porteur d’adhésion sociologique finira par aboutir à de multiples identités composées de nombreux agrégats disparates s’efforçant de se chercher à se construire une réorganisation sociétale dans les méandres de son passé ignoré et malmené, bafoué et piétiné…

Si l’objectif inavoué de la mondialisation est la déconstruction de l’Etat-Nation, le résultat d’une telle entreprise ne peut aboutir qu’à un Etat des Nations pour le cas d’un pays composé dans sa large majorité de peuples ruraux fortement attachés à ses traditions séculaires et capables de résister même au prix d’une déconstruction désunificatrice dans la douleur et sous l’ombre des esprits des ancêtres se réfugiant dans la force d’un Zanahary omnipotent et omniprésent…

Sur ce, il n’est pas superflu de rappeler les cinq piliers intangibles de la tradition et code social purement Malagasy et visible partout : « (i) la prééminence de la notion de terre des ancêtres ainsi que les traditions y afférentes, (ii) la prééminence de la riziculture, (iii) la primauté de la préservation de la vie, (iv) la place du zébu dans l’expression de la vie sociétale, (v) les familles comme sous ensemble du Fokonolona croyant en un Zanahary unique…

Un bon Malagasy sait et n’oublie jamais qu’un foyer heureux (sambatra) est celui où on trouve toujours du riz…à différencier avec un foyer stable (mirindra) où les membres occupent des rôles et devoir familial déterminée…et enfin un foyer se projetant vers l’avenir (miadana) et intégré sociétalement en lien au Tanindrazana…

Bref, ne vous rappelez vous pas quand un Malagasy dit à propos de celui qui est « very faty »…ou quand un Malagasy jure à propos d’un voyou « tsy vanona matesa faingana hilatsahan’ny varatra »…c’est l’âme Malagasy qui préserve la Nation mais jamais, au grand jamais l’inverse ! Cette personnalisation de l’Etat aux dépens de la Nation qui est la source du mal pour ce pays finalement !

Et le calife n’est qu’un voyou, et de la pire espèce !

Bonne journée à vous

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