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	<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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	<description>L'actualit&#233; &#224; Madagascar. Informations politiques, &#233;conomiques, sociales, culturelles et sportives. Tourisme, m&#233;t&#233;o, guides pratiques, dossiers et reportages.</description>
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		<title>Madagascar-Tribune.com</title>
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		<title>Ma&#238;trise des eaux et d&#233;veloppement</title>
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		<dc:date>2015-03-02T05:32:27Z</dc:date>

      <pubDate>Mon, 02 Mar 2015 08:32:27 +0300</pubDate>

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		<dc:creator>Tsimandry Pascal</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Antananarivo se noie tandis que le Sud conna&#238;t la s&#232;cheresse. Toute cette eau, t&#244;t ou tard, s'&#233;vaporera, se versera dans la mer, s'enfoncera dans les nappes d'eau souterraines, et venus l'hiver et la s&#232;cheresse, nous l'aurons vite oubli&#233;e. En tout &#233;tat de cause, nous ne l'aurons pas capt&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les derni&#232;res statistiques datant de 2007, 47% des Malgaches auraient acc&#232;s &#224; l'eau potable. C'est-&#224;-dire moins de un sur deux. R&#233;partis sur les r&#233;gions, les chiffres doivent s&#251;rement varier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://madagascar-tribune.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Antananarivo se noie tandis que le Sud conna&#238;t la s&#232;cheresse. Toute cette eau, t&#244;t ou tard, s'&#233;vaporera, se versera dans la mer, s'enfoncera dans les nappes d'eau souterraines, et venus l'hiver et la s&#232;cheresse, nous l'aurons vite oubli&#233;e. En tout &#233;tat de cause, nous ne l'aurons pas capt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les derni&#232;res statistiques datant de 2007, 47% des Malgaches auraient acc&#232;s &#224; l'eau potable. C'est-&#224;-dire moins de un sur deux. R&#233;partis sur les r&#233;gions, les chiffres doivent s&#251;rement varier sensiblement, avec un pourcentage de d&#233;munis d'eau bien plus grave dans certains endroits. &#192; l'inverse de cet indicateur de pauvret&#233;, il y a sans doute un indicateur de richesse : la capacit&#233; d'un pays &#224; d&#233;tourner le cours de l'eau au service de l'irrigation, de l'&#233;lectrification et de l'urbanisme. Dans un pays qui n'a plus construit de r&#233;serves d'eau depuis les lacs artificiels de Mantasoa (con&#231;u du temps de Ranavalona I !), de Mandroseza (?) et d'Ambohibao (?) et la Digue de l'Ikopa, datant d'avant l'Ind&#233;pendance. Avec notre potentiel de g&#233;n&#233;ration hydro-&#233;lectrique &#224; quelques 7000 MW, notre d&#233;pendance aux centrales &#224; base de fuel est illustrative d'un point central &#224; tout cel&#224; : o&#249; sont nos ing&#233;nieurs ? En avons-nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement actuel se cache derri&#232;re les pr&#233;cipitations abondantes de ces derniers temps pour expliquer l'inondation catastrophique d'Antananarivo. Malgr&#233; le fait que la rupture des digues s'est produite exactement au m&#234;me endroit qu'elle s'est faite l'ann&#233;e derni&#232;re, t&#233;moignant d'une r&#233;paration &#224; la &#171; &lt;i&gt;tip top&lt;/i&gt; &#187;. Le gouvernement se complait aussi &#224; bl&#226;mer les constructions illicites, dans un &#201;tat o&#249; obtenir un titre foncier et ensuite un permis de construire est quasiment impossible. Sachant comment les v&#233;rificateurs de permis de construire sont motiv&#233;s plut&#244;t par le bakchich que par la solidit&#233; et la justesse d'un projet immobilier, je doute que les constructions dites licites soient elles non plus dans les normes. Mais la solution de facilit&#233; fait toujours que l'on cherche des boucs &#233;missaires sans voix ni pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serait-il possible de saisir cette catastrophe pour se poser des questions :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;	Sur les d&#233;g&#226;ts de la d&#233;forestation :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nos rivi&#232;res saignantes t&#233;moignent depuis des ann&#233;es de l'&#233;rosion de la terre qui suit la d&#233;forestation et les feux de brousse &#224; outrance. Les campagnes de reboisement semblent se faire le plus souvent en tampon-tanety au lieu du long des rivi&#232;res et des bassins versants, pour minimiser cette sur-s&#233;dimentation de nos rivi&#232;res. Y a-t-il une approche rationalis&#233;e au reboisement, pour mieux prot&#233;ger les bassins versants et les rivi&#232;res mais aussi pour mieux capter l'eau qui tombe du ciel ? Pour les for&#234;ts naturelles victimes du charbonnage, les populations urbaines se rendent-elles compte que ces for&#234;ts, source du charbon, sont aussi les ch&#226;teaux d'eau qui arrosent leurs villes et leurs rizi&#232;res ? La reforestation et la pr&#233;servation de ce qui reste sont les premi&#232;res d&#233;fenses contre ces catastrophes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;	Sur le choix des projets &#171; urgents &#187; :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La Pr&#233;sidence et le super-ministre semblent compl&#232;tement focalis&#233;s sur l'organisation du sommet de la Francophonie, d&#233;montrant une myopie surprenante. L'obsession sur la &#171; modernisation &#187; de l'a&#233;roport d'ivato, sur les routes reliant l'a&#233;roport &#224; Iavoloha, n'est-elle pas une r&#233;p&#233;tition de la situation de fin d'ann&#233;e 2008 ayant contribu&#233; &#224; la chute de Ra8 ? L'h&#244;tel 5 &#233;toiles et le centre de conf&#233;rence international d'Ivato sur un financement chinois de 50 millions de dollars US, les villas dites pr&#233;sidentielles, les trac&#233;s de route reliant ces complexes au palais pr&#233;sidentiel, le nouveau bitume &#224; l'a&#233;roport d'Ivato (et le parking pour ces avions &#224; Antsirabe) pour accueillir les avions des autres, les centaines de Ford Mondeo et de Toyota LandCruiser V8 qui ont fait le bonheur de la HAT, des CT et CST ; tout &#231;a nous avons d&#233;j&#224; vu. Voil&#224; qu'on propose de refaire la chose. Pour la gloire du Pr&#233;sident pendant une semaine. Mais quelle importance pour les dizaines de milliers de sinistr&#233;s et les centaines de milliers de Tananariviens qui s'enfoncent davantage dans la mis&#232;re la plus absolue ?&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;	Sur la corruption, la d&#233;faillance de l'&#201;tat et la notion de service public :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les constructions illicites sont &#233;voqu&#233;es ci-dessus. Il suffit de dire que si elles fourmillent, c'est que l'&#201;tat &#8212; de la commune au minist&#232;re charg&#233; de l'am&#233;nagement du territoire et des domaines &#8212; est d&#233;faillant. Au lieu de bl&#226;mer ceux qui cherchent &#224; se loger convenablement, ces services devraient s'auto-analyser d'abord et identifier comment &lt;i&gt;maximiser&lt;/i&gt; la construction licite et saine, investir dans des infrastructures publics d'assainissement d'eaux sales et us&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;	Sur le plan national de d&#233;veloppement :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Que contient le plan national de d&#233;veloppement en mati&#232;re de ma&#238;trise des eaux ? En fait, qui sait ? Il faut &#234;tre &#171; &lt;i&gt;in the know&lt;/i&gt; &#187; pour savoir de quoi s'agit ce fameux plan. Mais, sans doute, le plan rev&#234;t le biais urbain de nos dirigeants actuels, qui ne connaissent rien du monde rural et ne voient pas beaucoup plus loin que Tana et ses environs.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;	Sur le besoin de prioriser l'ing&#233;niorat et les &#233;coles techniques et polytechniques :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la ma&#238;trise des eaux, c'est avant tout un travail d'ing&#233;nieur. Les ing&#233;nieurs savent comment drainer les mar&#233;cages. Ils savent comment construire les canaux d'irrigation. Ils savent comment acheminer l'eau sur des kilom&#232;tres pour arroser les centres urbains. Ils savent comment le transformer en &#233;lectricit&#233;. Ils savent comment le barrer, le stocker, le capter. O&#249; sont-ils, nos ing&#233;nieurs ? Deng Xiaoping avait fait de la formation des ing&#233;nieurs la priorit&#233; des universit&#233;s chinoises, avant celles des avocats ou administrateurs ou autres. Parce qu'il ne voulait pas importer ce savoir-faire afin d'industrialiser la Chine et construire ses infrastructures : routes, ponts, centrales, canaux&#8230; Nous savons que Colas, Sogea-Satom, les Chinois, les projets tels Ambatovy et QMM/Ehoala peuvent le faire : pourquoi pas nous ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Priorit&#233;s de la d&#233;pense publique : que nous dit la Loi de Finances 2015</title>
		<link>https://madagascar-tribune.com/Priorites-de-la-depense-publique,20657.html</link>
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		<dc:date>2015-01-07T05:10:06Z</dc:date>

      <pubDate>Wed, 07 Jan 2015 08:10:06 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tsimandry Pascal</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements de grand homme d'&#201;tat met &#224; vif le nerf de la guerre la d&#233;licate question d'argent &lt;br class='autobr' /&gt;
J. Pr&#233;vert, Paroles. &lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;licate question d'argent est bien mise en exergue par le budget de l'&#201;tat malgache pour 2015, r&#233;cemment vot&#233; par l'Assembl&#233;e Nationale, dans lequel 4.889 milliards d'ariary sont pr&#233;vus &#234;tre d&#233;pens&#233;s. Comme pour le cas des grandes puissances, la d&#233;pense d&#233;passe les pr&#233;visions de recettes, 564 millions de dollars de d&#233;passement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://madagascar-tribune.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;de grand homme d'&#201;tat&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;met &#224; vif le nerf de la guerre&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;la d&#233;licate question d'argent&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;div style=&#034;align:right&#034;&gt;J. Pr&#233;vert, &lt;i&gt;Paroles&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;licate question d'argent est bien mise en exergue par le budget de l'&#201;tat malgache pour 2015, r&#233;cemment vot&#233; par l'Assembl&#233;e Nationale, dans lequel 4.889 milliards d'ariary sont pr&#233;vus &#234;tre d&#233;pens&#233;s. Comme pour le cas des grandes puissances, la d&#233;pense d&#233;passe les pr&#233;visions de recettes, 564 millions de dollars de d&#233;passement pour les USA pour un budget f&#233;d&#233;ral de 3.340 milliards de dollars, ou de 81 milliards d'euros de d&#233;passement pour la France avec un budget de 309 milliards d'euros. L'&#201;tat malgache lui, compte sur 3.614 milliards d'ariary de recettes, soit environ 1,4 milliard de dollars am&#233;ricains, ou environ 1 milliard d'euros. Si on ne savait pas ce que voulait dire &#234;tre un des pays les plus pauvres du monde, vous avez l&#224; compris, les &#201;tats-Unis (et ceci sans compter le budget de chacun de ses &#201;tats membres) ont 1.900 fois plus de budget, pour une population seulement 12 fois plus grande. Cette diff&#233;rence se traduit notamment en ce que le budget peut acheter, y compris les infrastructures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; lire la loi de finances 2015, &#171; les d&#233;penses totales devront s'&#233;tablir &#224; 4 889,0 milliards d'ariary pour l'ann&#233;e 2015. Quant aux d&#233;penses courantes hors int&#233;r&#234;ts, elles se chiffreront &#224; 2 998,4 milliards d'ariary dont 1 223,5 milliards d'ariary allou&#233;es aux d&#233;penses de fonctionnement et 1 774,9 milliards d'ariary pour les d&#233;penses de personnel. &#187; En ce qui concerne les investissements, la loi de finances annonce &#171; Pour cette ann&#233;e 2015, les d&#233;penses d'investissement dans le cadre du Budget G&#233;n&#233;ral seront en hausse de 9,5% par rapport &#224; la Loi de Finances Rectificative 2014, passant de 1 177,4 milliards d'ariary &#224; 1 289,4 milliards d'ariary en 2015. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une comparaison de ces chiffres par rapport &#224; des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes (2007, par exemple) est un exercice que l'auteur laisse &#224; d'autres. Pour l'instant, il suffit de rappeler ici comment les recettes de l'&#201;tat vont &#234;tre allou&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 25,02% pour les d&#233;penses de fonctionnement de l'&#201;tat (carburant, &#233;lectricit&#233;, missions, indemnit&#233;s, loyers, papier et encre&#8230;)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 36,30% pour les d&#233;penses de personnel (salaires et charges diverses)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 26,37% pour les investissements&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 12,29% restants non-allou&#233;s sp&#233;cifiquement (service de la dette et comptes particuliers du Tr&#233;sor ?)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Toujours la m&#234;me LF 2015 annonce que : la r&#233;partition sectorielle du programme d'investissement public se r&#233;sume dans le tableau ci-apr&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 24,3% pour le productif&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 27, 3% pour les infrastructures, soit 352 millions d'ariary environ&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 32,4% pour le social&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 16% pour l'administratif&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, seuls 27,3% des investissements reviendront aux infrastructures &#171; dures &#187;, et ces infrastructures incluront en plus des routes, les ports, les &#233;coles, les h&#244;pitaux, les centrales &#233;lectriques (?)&#8230;. Sur les programmes d'investissement public, 67,3% des financements sont attendus de l'ext&#233;rieur. Le nerf de la guerre est bien limit&#233; : 352 milliards d'ariary ou quelques 100 millions d'euros pour les constructions en dur, comme les routes qui sont si importantes mais nous font d&#233;faut, dont 67,3% doivent venir des bailleurs. Il n'est alors pas &#233;tonnant si le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a soutenu lors de ses v&#339;ux du 28 d&#233;cembre 2014 que la d&#233;pendance aux bailleurs devrait s'amoindrir, et surtout que nous puissions mieux subvenir &#224; nos besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si c'est le cas, il faut augmenter ses moyens propres. Comme nous constatons, ce que nous contribuables payons couvre &#224; 61,32% le fait de faire &#171; tourner &#187; l'&#201;tat : des minist&#232;res &#224; la Pr&#233;sidence, en passant par le Parlement et les autres institutions de l'&#201;tat. Pour chaque 10.000 ariary d'imp&#244;ts pay&#233;s, 6.132 ariary font vivre et travailler ceux qui nous dirigent, administrent ou gouvernent. Recevons-nous en retour 61,32% de services publics, si seulement 26,37% nous reviennent en investissements publics ? Car bien de Malgaches ont l'impression de payer le salaire de leurs bourreaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recettes publiques sont estim&#233;es par la LF 2015 atteindre 3 614,0 milliards d'ariary. En 2014, les recettes venaient &#224; concurrence de 54,2% des imp&#244;ts int&#233;rieurs et 45,8% des recettes douani&#232;res. J'ose penser que la majorit&#233; de la population, non consciente de ce qu'est la fiscalisation directe, pense que le &lt;i&gt;Fanjakana&lt;/i&gt; carbure sur des moyens divins (oui, qui tombent du ciel) et pas des contributions des salari&#233;s et des entreprises, pour ce qui est des imp&#244;ts, et des acheteurs, pour ce qui est des biens import&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On remarque beaucoup dans la presse les arguments sur la pression fiscale, comme quoi les recettes de l'&#201;tat ne repr&#233;sentent que 11% environ du produit int&#233;rieur brut du pays. Cet argument avanc&#233; par le FMI a &#233;t&#233; repris par l'administration pour justifier en premier la fiscalit&#233; par le redressement qu'elle pratique agressivement, et beaucoup moins pour expliquer la n&#233;cessit&#233; d'&#233;largir l'assiette. En effet, pr&#233;lever 8% en recettes de plus sur les m&#234;mes contribuables leur est plus facile que d'essayer de faire grandir le PIB. Et pourtant, ce dont Madagascar a besoin est d'un PIB plus grand, et donc une croissance plus importante, des entreprises en essor, un emploi qui rebondit. Si on doublait le PIB, les recettes seraient plus importantes malgr&#233; une m&#234;me pression fiscale de 10%. Au contraire, l'&#201;tat continuera &#224; &#233;trangler le peu qui paient d&#233;j&#224;, avec les effets que cela aura sur la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande quel pourcentage du PIB s'&#233;vapore dans la corruption. Disons que le PIB de Madagascar est de 20 milliards USD (car les chiffres diff&#232;rent), 10% de pression fiscale donne 2 milliards de USD en recettes pour l'&#201;tat. Quel pourcentage de cette pression fiscale r&#233;sulte des &#171; redressements &#187;, p&#233;nalit&#233;s et int&#233;r&#234;ts ? Est-il impossible de croire que 1% du PIB, soit 200 millions USD, n'est pas pay&#233; en pots de vin, bakchich, frais &#171; d'acc&#233;l&#233;ration &#187; de dossiers, droit de &#171; r&#233;duction de l'harc&#232;lement &#187; ou droit de contournement des r&#232;gles et lois, etc ? Que les revenus non-collect&#233;s des ressources naturelles (bois de rose&#8230;) et autres concessions ne repr&#233;sentent pas 1% de plus ? Am&#233;liorer la pression fiscale ne consiste donc pas &#224; presser davantage le citron-entreprises d&#233;j&#224; &#233;puis&#233;, mais r&#233;duire la corruption (que la raquette fiscale et douani&#232;re encourage), accro&#238;tre la performance des fonctionnaires et de l'Administration, r&#233;duire la d&#233;pense injustifi&#233;e (comme les subventions &#224; la Jirama), et promouvoir l'investissement priv&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hello Old Friend !</title>
		<link>https://madagascar-tribune.com/Hello-Old-Friend,20548.html</link>
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		<dc:date>2014-12-05T06:35:31Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 05 Dec 2014 09:35:31 +0300</pubDate>

		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tsimandry Pascal</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, et si l'on est suffisamment &#226;g&#233;, d&#233;cennie apr&#232;s d&#233;cennie, on retrouve apr&#232;s les premi&#232;res pluies de saison, les nids de poule qui redeviendront crat&#232;res, exactement au m&#234;me endroit o&#249; on les avait laiss&#233;s, il y une saison de pluie de cela. Quelques fois, ils auront fait l'objet d'un &#171; TIP TOP &#187; quelques mois apr&#232;s la derni&#232;re saison des pluies et quelques mois avant la nouvelle. On sait tout de suite, apr&#232;s une forte pluie, pourquoi l'embouteillage commence (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://madagascar-tribune.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Salut vieil ami !&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, et si l'on est suffisamment &#226;g&#233;, d&#233;cennie apr&#232;s d&#233;cennie, on retrouve apr&#232;s les premi&#232;res pluies de saison, les nids de poule qui redeviendront crat&#232;res, exactement au m&#234;me endroit o&#249; on les avait laiss&#233;s, il y une saison de pluie de cela. Quelques fois, ils auront fait l'objet d'un &#171; TIP TOP &#187; quelques mois apr&#232;s la derni&#232;re saison des pluies et quelques mois avant la nouvelle. On sait tout de suite, apr&#232;s une forte pluie, pourquoi l'embouteillage commence un peu plus t&#244;t, pouvant pr&#233;dire exactement o&#249; le TIP TOP a &#233;t&#233; lav&#233;, et o&#249; le nid de poule s'est refait. Ainsi, on commence &#224; mesurer les saisons, les ann&#233;es qui passent, ah oui, d&#233;j&#224; d&#233;cembre, ah oui, comme la retrouvaille d'un vieil ami, le retour du nid de poule, qui deviendra bient&#244;t, s'il ne l'est d&#233;j&#224;, crat&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les ann&#233;es qui passent, on se r&#233;signe aux embouteillages de fin d'ann&#233;e, qui (quoi qu'on puisse dire) incluent un &#233;l&#233;ment de TIP TOP d&#233;lav&#233; et non seulement du shopping et des marchands ambulants qui fourmillent. Il s'agit de gros lacs, pour accompagner les crat&#232;res, qui emp&#234;chent les pi&#233;tons de marcher sur le peu de trottoir qui reste et forcent les voitures &#224; presque stopper pour entamer une travers&#233;e dudit lac. R&#233;signation aussi peut-&#234;tre parce que c'est &#224; l'image de la Nation : la solution TIP TOP au probl&#232;me, moment de fanfare politique quand il a lieu, au lieu de s'attaquer aux probl&#232;mes de fond, la source du crat&#232;re &#233;tant la plupart du temps, la non-&#233;vacuation de l'eau de pluie, si habile &#224; creuser le goudron. Il suffirait de les r&#233;pertorier d&#232;s maintenant pour savoir o&#249; les futurs crat&#232;res se d&#233;voileront l'ann&#233;e prochaine. Et l'ann&#233;e d'apr&#232;s. Mais ce n'est pas ainsi qu'on gouverne &#224; Madagascar. On attend que le trou se creuse et on y jette, tardivement, un peu de TIP TOP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime actuel ne pouvant apparemment m&#234;me pas attaquer les probl&#232;mes du moment, peu sont les Malgaches qui croient que les probl&#232;mes de fond sont compris par ces dirigeants, encore moins abord&#233;s. Et c'est grave quand l'espoir m&#234;me se fane, la confiance se brise. Le pire, c'est que le peuple a DEJ&#192; VU, il compare avec les accomplissements du principal pr&#233;d&#233;cesseur : pouvez-vous imaginer Tana aujourd'hui sans les boulevards de Tokyo et Europe ? Mais qui a fait &#231;a et combien de temps &#231;a a pris ? Observez bien la route d'Anosy, devant le Coll&#232;ge Saint Michel &#8211; c&#244;t&#233; lac, une certaine soci&#233;t&#233;, d&#233;nomm&#233;e Alma, y a mis une telle couche de goudron qu'aucun nid de poule ne peut y na&#238;tre, combien d'ann&#233;e apr&#232;s sa r&#233;fection ? Donc, au moins, on sait que c'est possible, des routes bien faites, ind&#233;lavables par l'avalanche des pluies. Oui, on est nostalgique, m&#234;me si l'on n'ose pas le dire trop haut et trop fort. Oui, on se demande o&#249; on serait aujourd'hui si un certain coup d'&#201;tat n'avait pas coup&#233; notre &#233;lan. Les vieux projets qu'on r&#233;chauffe aujourd'hui auraient peut-&#234;tre &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s, comme l'accueil du sommet de la francophonie en 2010 et toute l'infrastructure correspondante. Est-ce que &#231;a en a valu la peine ? Avons-nous un &#201;tat de droit, une d&#233;mocratie saine et vivante ? N'&#233;tait-ce pas &#231;a le pr&#233;texte du bouleversement de 2009 ? &#192; voir c&#244;t&#233; Antsiranana, on se demande sinc&#232;rement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain Charg&#233; d'Affaires nous avait interrog&#233;, citant Ronald Reagan : vous portez vous mieux aujourd'hui qu'il y a quatre ans ? &#192; moins d'&#234;tre trafiquant de bois de rose, ou inspecteur des imp&#244;ts, c'est difficile de dire oui, individuellement, et collectivement, c'est ind&#233;niable que non. Mais en cette fin d'ann&#233;e, on se demande si on se portera mieux l'ann&#233;e prochaine, ou l'ann&#233;e d'apr&#232;s ? On en doute, vu l'incapacit&#233; de PLANifier, ce que normalement fait un PLAN national de d&#233;veloppement. En ces moments de d&#233;sesp&#233;rance, d'inqui&#233;tude, on se tourne vers le leader en chef, au Pr&#233;sident, cens&#233; nous mener vers un avenir meilleur. Oui, Monsieur le Pr&#233;sident, il faut diriger (&#171; &lt;i&gt;to lead&lt;/i&gt; &#187;). Prenez des d&#233;cisions s'il vous pla&#238;t et faites-les conna&#238;tre. Indiquez le chemin. Vos ministres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme des &#233;lectrons libres, ils concoctent de nouvelles lois, toutes mal (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ne savent que faire, tellement c'est la devinette de savoir o&#249; vous voulez aller, ou de savoir lequel de vos conseillers sait vraiment o&#249; vous voulez aller. Le savez-vous vous-m&#234;me ? &#192; un an de votre investiture, le peu qui esp&#232;rent encore voudront savoir. Et les petits accomplissements &#224; la &#171; TIP TOP &#187; ou &#224; passation de march&#233; public douteuse ne feront plus l'affaire. Un plan d'urgence pr&#233;sidentiel qui d&#233;nie l'efficacit&#233; m&#234;me de l'&#201;tat nous sauvera-t-il ? &lt;i&gt;Minoa fotsiny ihany ve ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Salut vieil ami !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme des &#233;lectrons libres, ils concoctent de nouvelles lois, toutes mal foutues, pensant que c'est &#231;a &#234;tre Ministre. Ne faut-il pas plut&#244;t appliquer les lois qui existent ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#206;lots de luxe dans cet oc&#233;an de mis&#232;re</title>
		<link>https://madagascar-tribune.com/Ilots-de-luxe-dans-cet-ocean-de,20448.html</link>
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		<dc:date>2014-11-07T05:10:49Z</dc:date>

      <pubDate>Fri, 07 Nov 2014 08:10:49 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tsimandry Pascal</dc:creator>



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&lt;p&gt;En ce week-end du Salon de l'Habitat, on nous offre r&#234;ves et fantasmes sur les domiciles du futur, surtout les domiciles du futur de ceux qui ne constituent s&#251;rement qu'une toute petite fraction des Malgaches. Les &#171; r&#233;sidences d'exception, dans un havre de paix &#187; ou les &#171; projets les plus prestigieux de Madagascar &#187; sont bien loin des logements sociaux tant vant&#233;s par la HAT. Et bien loin, nul ne le contestera, des hameaux et baraques de mis&#232;re qui sont souvent bulldoz&#233;s pour laisser la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://madagascar-tribune.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce week-end du Salon de l'Habitat, on nous offre r&#234;ves et fantasmes sur les domiciles du futur, surtout les domiciles du futur de ceux qui ne constituent s&#251;rement qu'une toute petite fraction des Malgaches. Les &#171; r&#233;sidences d'exception, dans un havre de paix &#187; ou les &#171; projets les plus prestigieux de Madagascar &#187; sont bien loin des logements sociaux tant vant&#233;s par la HAT. Et bien loin, nul ne le contestera, des hameaux et baraques de mis&#232;re qui sont souvent bulldoz&#233;s pour laisser la place &#224; ces havres de luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est incontestable que la construction et le BTP sont des moteurs cl&#233;s de la croissance et du d&#233;veloppement, mais l'explosion de certaines constructions pendant la HAT nous laisse m&#233;fiant quant &#224; la source du financement de ces investissements. Car la construction et le BTP sont d'excellents vecteurs de blanchiment d'argent, l'argent mal gagn&#233; pouvant &#234;tre assez rapidement absorb&#233; par un projet immobilier de grande envergure, surtout que la grande majorit&#233; des mat&#233;riels utilis&#233;s est import&#233;e. Tant mieux si le taux de change s'acc&#233;l&#232;re, &#231;a absorbe plus vite l'argent sale et d'origine douteuse. Quand il est encore fort difficile d'obtenir un pr&#234;t bancaire, malgr&#233; le marketing que font les banques pour les pr&#234;ts particuliers immobiliers, et puisque les taux toujours applicables (vers 15% alors qu'en Europe, un m&#234;me pr&#234;t co&#251;terait 4% en int&#233;r&#234;t, et entre 3 et 4 % aux USA) sont prohibitifs m&#234;mes pour les plus riches des investisseurs, seuls ceux avec une source in&#233;puisable et surprenante de cash peuvent investir. Qui suit la trace de l'origine des fonds investis dans ces nouveaux immeubles de verre, par ailleurs d&#233;sastres &#233;cologiques car incompatibles avec l'ensoleillement de Madagascar et donc bouffeurs de climatiseurs (qui, &#224; leur tour, sont bouffeurs d'&#233;nergie) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; l'explosion des immeubles de verre viennent les publicit&#233;s concernant de nouveaux lotissements. Ceux qui pourraient &#234;tre abordables pour les Malgaches se trouvent encore assez loin du centre-ville, &#224; Ambotomirahavavy ou Ilafy ou Soavina. Des lotissements dont seuls (peut-&#234;tre) les titres fonciers sont finalis&#233;s : il ne faut pas s'attendre &#224; l'eau courante, ou au d&#233;versement des eaux us&#233;es, ou encore moins, alors l&#224;, non, &#224; l'&#233;lectricit&#233; ! Et le plus grand cauchemar est bien s&#251;r celui de l'acc&#232;s &#224; son emploi ou son &#233;cole en ville. Tous ces lotissements &#233;tant &#171; conc&#233;d&#233;s &#187; par l'&#201;tat sans aucune vision sur les ponts et voiries qui permettraient la circulation vers ces endroits. Un beau terrain &#224; Ambatomirahavavy, air pur, ins&#233;curit&#233; certaine, mais surtout des heures de bouchons &#224; Anosibe, Anosizato, Ampitatafika&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous constatons l'accaparement de grands terrains urbains, 150 hectares entre Andraharo et Ankorondrano pour la soci&#233;t&#233; SMPI, alias Filatex, o&#249; sera construit &#171; le projet immobilier le plus prestigieux de Madagascar &#187;. Comment un groupe peut-il acqu&#233;rir un si vaste terrain en plein centre ville, DEUX FOIS LA TAILLE DE NOS 67 HA, faite de rizi&#232;res qui sans doute servent de tampon &#224; l'inondation que causent nos saisons de pluie et les d&#233;versements de la haute ville ? Une telle acquisition aurait &#233;t&#233; impossible sans la complicit&#233; de la Vice-primature en charge de l'Am&#233;nagement du Territoire de l'&#233;poque et du Minist&#232;re d'&#201;tat du moment. Surtout que partout o&#249; l'on regarde, SMPI est pr&#233;sent : Ankadimbahoaka, Route Digue, Ambohidratrimo, Ambatonakanga&#8230; Le souci n'est pas qu'ils investissent, tant mieux si &#231;a cr&#233;e &lt;i&gt;vraiment&lt;/i&gt; des emplois et fait tourner l'&#233;conomie. Le souci est plut&#244;t de savoir si l'&#201;tat a su et sait jalousement d&#233;fendre l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, en exigeant par exemple que sur 150 ha, une partie importante soit laiss&#233;e ouverte au public (parcs et terrains de sport) et que le complexe ne devienne pas un &#171; &lt;i&gt;gated community&lt;/i&gt; &#187; encercl&#233; de fer barbel&#233; excluant les &lt;i&gt;tompon-tany&lt;/i&gt;. Ce serait un trop grand &#238;lot de luxe dans cet oc&#233;an de bidonvilles, hameaux et petites maisons. Le souci est aussi que le remblayage ne se fasse pas sans consid&#233;ration de l'&#233;vacuation des eaux, qu'elles soient de pluie ou us&#233;es, et que l'&#233;lectrification ne soit pas introduite au d&#233;triment des milliers d'autres clients qui attendent un compteur ou une ligne ou m&#234;me l'&#233;nergie elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin et surtout, qui va habiter ces &#171; logements haut standing &#187;, surtout qu'un Malgache richissime pr&#233;f&#233;rera sans doute, pour le m&#234;me prix, se construire une superbe villa de luxe, plut&#244;t qu'habiter une communaut&#233; herm&#233;tique, confortable mais st&#233;rile ? Eu &#233;gard aux immeubles de verre &#224; moiti&#233; vide et inoccup&#233;s, il ne semblerait pas que la recherche de locataires soit si importante. Et s'il y a client &#224; avoir, ce sont toujours ces &#233;trangers dont les loyers sont pay&#233;s par les organismes des Nations-Unies ou des minist&#232;res d'origine ; le prix &#233;tant index&#233; en devises n'a donc presque aucune importance. Sinon, il y a les expatri&#233;s d'entreprises investisseuses, qui cherchent v&#233;ritablement un &#171; havre &#187; pour oublier la mis&#232;re qu'ils abordent sur les voies d'Antananarivo, m&#234;me juste pour aller au supermarch&#233;. Mais &#233;tant donn&#233; l'&#233;conomie morose, la paralysie du gouvernement et l'attitude encore pr&#233;datrice de la Direction G&#233;n&#233;rale des Imp&#244;ts, ces investisseurs et leurs expats vont-ils m&#234;me venir ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;NB. Nous remarquons que ces lotissements et/ou accaparement ne respectent pas la loi en vigueur et construisent jusqu'au bord de la route, par quelle d&#233;rogation Messieurs/Dames ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le d&#233;cret n&#176; 63-192 du 27 mars 1963 fixant le Code de l'urbanisme et de l'habitat qui s'applique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Art. 136 - a. - Sous r&#233;serve de ce qui est pr&#233;vu &#224; l'alin&#233;a C ci-apr&#232;s, le permis de construire ne peut &#234;tre accord&#233; pour une construction &#224; usage d'habitation commerciale, industrielle, agricole, si elle doit &#234;tre &#233;difi&#233;e &#224; moins de :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 50 m&#232;tres de part et d'autre de l'axe des autoroutes ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 25 m&#232;tres de part et d'autre de l'axe des routes nationales, ainsi que de l'axe des routes assimil&#233;es ou des voies inscrites sur une liste publi&#233;e par d&#233;cret pris &#224; l'initiative du Ministre des travaux publics,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 15 m&#232;tres de part et d'autre de l'axe des routes provinciales, ainsi que de l'axe des routes assimil&#233;es ou des voies inscrites sur une liste publi&#233;e par arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; b. - Ces dispositions cessent de s'appliquer &#224; l'int&#233;rieur des parties agglom&#233;r&#233;es des villes et bourgs. Sera retenue comme limite des parties agglom&#233;r&#233;es la limite de l'agglom&#233;ration telle qu'elle est d&#233;termin&#233;e et mat&#233;rialis&#233;e en application du code de la route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;c. - Des d&#233;rogations aux r&#232;gles de recul d&#233;finies ci-dessus peuvent &#234;tre autoris&#233;es, en raison notamment d'une topographie particuli&#232;re par le pr&#233;fet sur proposition conjointe du repr&#233;sentant local du service de l'architecture, de l'urbanisme et de l'habitat et de l'ing&#233;nieur, chef d'arrondissement des ponts et chauss&#233;es.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Art. 147 - Lorsque le b&#226;timent est &#233;difi&#233; en bordure d'une voie ou d'un chemin public, la distance compt&#233;e horizontalement de tout point de l'immeuble au point le plus proche de l'alignement oppos&#233; doit &#234;tre au moins &#233;gale &#224; la diff&#233;rence d'altitude entre ces deux points. Lorsqu'il existe une obligation de construire en retrait de l'alignement, la limite de ce retrait se substitue &#224; l'alignement. Il en sera de m&#234;me pour les constructions &#233;lev&#233;es en bordure des voies priv&#233;es, la largeur effective de la voie priv&#233;e &#233;tant assimil&#233;e &#224; la largeur r&#233;glementaire des voies publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aucun b&#226;timent ne pourra &#234;tre &#233;rig&#233; &#224; moins de 2 m&#232;tres de la ligne m&#233;diane de chemins pi&#233;tonniers qu'ils soient priv&#233;s ou publics et ayant moins de 4 m&#232;tres de largeur. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Fiscalit&#233; meurtri&#232;re</title>
		<link>https://madagascar-tribune.com/Fiscalite-meurtriere,20245.html</link>
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		<dc:date>2014-09-16T05:02:14Z</dc:date>

      <pubDate>Tue, 16 Sep 2014 08:02:14 +0300</pubDate>

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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tsimandry Pascal</dc:creator>



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&lt;p&gt;2.000 ariary. Qu'est-ce que c'est ? C'est un peu plus que le prix d'un kilo de riz. Cela ne para&#238;t rien. Mais pour les petites bourses, pour celles qui ne touchent que le salaire minimum, ces 2.000 ariary, ces &#171; dimile &#187; (francs) sont ceux de la fin de mois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces 2000 ariary, c'est ce qui est ponctionn&#233; en plus chaque mois depuis le mois d'ao&#251;t sur chaque salari&#233; de Madagascar. La mesure a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e en catimini, sans concertation aucune avec les syndicats de travailleurs ou avec les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://madagascar-tribune.com/-Editorial,002-.html" rel="directory"&gt;Editorial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;2.000 ariary. Qu'est-ce que c'est ? C'est un peu plus que le prix d'un kilo de riz. Cela ne para&#238;t rien. Mais pour les petites bourses, pour celles qui ne touchent que le salaire minimum&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le salaire minimum d'embauche est d'un peu plus de 124 000 ariary&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ces 2.000 ariary, ces &#171; &lt;i&gt;dimile&lt;/i&gt; &#187; (francs) sont ceux de la fin de mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 2000 ariary, c'est ce qui est ponctionn&#233; en plus chaque mois depuis le mois d'ao&#251;t sur chaque salari&#233; de Madagascar. La mesure a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e en catimini, sans concertation aucune avec les syndicats de travailleurs ou avec les organisations patronales. Les techniciens du ministre des Finances ont ensuite benoitement expliqu&#233; que la mesure avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e pour mieux recenser les travailleurs formels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue donc aux petits salari&#233;s dans le club des futurs rackett&#233;s fiscaux. Pendant que les Hummer roulent, notamment dans la r&#233;gion Sava, sans intriguer davantage que cela, pendant que les op&#233;rateurs du change au noir op&#232;rent &#8212; y compris devant les commissariats de police &#8212; sans que personne ne s'interroge sur l'origine des sommes qu'ils manipulent, ces petits salari&#233;s formels sont promis &#224; la r&#233;ception dans un avenir proche de notifications fiscales auquel ils ne comprendront goutte, si ce n'est qu'ils devront payer un redressement cons&#233;quent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas que les salari&#233;s qui n'y comprennent goutte &#8212; ou qui comprennent trop bien, mais ne peuvent malheureusement rien y faire &#8212;. &#171; En faisant pression sur les entreprises, l'administration fiscale ne fait que favoriser les corrupteurs et les corrompus &#187; a d&#233;clar&#233; Ntsoa Randriamifidimanana, pr&#233;sident du FivMpaMa lors de l'ouverture du SIM (Salon des industries de Madagascar).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique fiscale du R&#233;gime Rajaonarimampianina &#8212; qui au lieu de marquer une rupture claire avec celle du r&#233;gime HAT que le Ministre Rajaonarimampianina avait instigu&#233; ou du moins sanctionn&#233; &#8212; est tout simplement meurtri&#232;re dans la mesure o&#249; elle :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Tue&lt;/i&gt; la croissance &#233;conomique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Tue&lt;/i&gt; l'activit&#233; &#233;conomique, &#233;paul&#233;e principalement par le secteur priv&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Tue&lt;/i&gt; l'emploi formel, fourni principalement par le secteur priv&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Enterre (car elle est d&#233;j&#224; &lt;i&gt;morte&lt;/i&gt;), toute confiance entre les contribuables et une administration fiscale consid&#233;r&#233;e comme pr&#233;datrice et connue pour la gourmandise de ses agents, pour la plupart, corrompus&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Enterre (car elle est d&#233;j&#224; &lt;i&gt;morte&lt;/i&gt;), toute confiance en un &#201;tat de droit o&#249; les voies de recours peuvent assurer une application juste des r&#232;gles de droit fiscal&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Principes fondamentaux : &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant de pr&#233;senter chacun de ces points en d&#233;tail, reconnaissons les principes fondamentaux et faits ind&#233;niables suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'&#201;tat a besoin de recettes pour accomplir son devoir r&#233;galien et de fournir les services publics de base qui font si p&#233;niblement d&#233;faut &#224; Madagascar : &#233;ducation, sant&#233;, infrastructures (routes, eau, &#233;lectricit&#233;), s&#233;curit&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Il est pr&#233;f&#233;rable que ces recettes viennent des contribuables locaux (et non des contribuables d'autres pays) pour ainsi r&#233;duire la d&#233;pendance du gouvernement des bailleurs de fonds et renforcer la capacit&#233; d'action libre de l'&#201;tat et am&#233;liorer ses propres comp&#233;tences&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La Constitution, en son article 36, dispose que &#171; la participation de chaque citoyen aux d&#233;penses publique doit &#234;tre progressive et calcul&#233;e en fonction de sa capacit&#233; contributive &#187; . Ainsi, tous Malgaches, y compris les &#233;lus, devraient payer une part, m&#234;me si minime, d'imp&#244;t.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La vaste majorit&#233; (sinon la presque totalit&#233;) des imp&#244;ts collect&#233;s &#224; Madagascar est vers&#233;e par les entreprises du secteur priv&#233;, qui paient leurs propres imp&#244;ts, mais qui retiennent et versent aussi, au nom des contribuables individuels, les imp&#244;ts &#171; personnels &#187;, comme l'Imp&#244;t sur le Revenu des Salari&#233;s (IRSA) ou la Taxe sur la Valeur Ajout&#233;e (TVA). Ainsi la vaste majorit&#233; des citoyens &#233;lecteurs ne se sentent pas concern&#233;s par la fiscalit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Tout patriote voudrait bien payer ses imp&#244;ts s'il &#233;tait convaincu de la bonne utilisation des recettes collect&#233;es et s'il ne se sentait pas abus&#233; par l'administration qui les collecte.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La politique fiscale de Rajaonarimampianina (pendant la HAT et actuelle)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La politique fiscale de la Transition, qui se voit actuellement non seulement perp&#233;tu&#233;e mais en quelque sorte l&#233;gitim&#233;e, se base sur des v&#233;rifications fiscales sans merci, de tous secteurs, et toutes tranches de revenus. Ces v&#233;rifications fiscales, faites rapidement et de raccourcis (comme la simple comparaison des d&#233;clarations TVA et les mouvements bancaires), r&#233;sultent inexorablement en des notifications de redressement fiscal astronomiques. Ces notifications invitent, soit &#224; la &#171; n&#233;gociation &#187; d'un &#171; compromis &#187; avec l'agent fiscal &#8211; soyons clair, nous parlons de la corruption &#8211; , soit au paiement de la taxe, au d&#233;triment de tout autre investissement, c'est-&#224;-dire une fiscalisation entra&#238;nant un important d&#233;sinvestissement par les soci&#233;t&#233;s en leur ressources humaines, en leurs mat&#233;riels et &#233;quipements, et en leurs infrastructures de travail (bureaux, usines)&#8230; Le pourcentage des recettes g&#233;n&#233;r&#233;es par l'&#201;tat par la p&#233;nalisation n'est pas publi&#233;, mais il n'est s&#251;rement pas n&#233;gligeable. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle va &#224; l'encontre des promesses pr&#233;sidentielles de croissance &#233;conomique, de cr&#233;ation d'emploi, de d&#233;veloppement durable et d'&#201;tat de droit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La collecte fiscale agressive, bas&#233;e sur la p&#233;nalisation, tue la croissance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la croissance sinon la cr&#233;ation de plus d'activit&#233;s et la production de plus de valeur ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e ? Mais le matraquage fiscal fait que l'on a moins de ressources pour investir, pour acheter de nouveaux &#233;quipements (ordinateurs, v&#233;hicules), ou int&#233;grer de nouveaux locaux (plus salubres pour les employ&#233;s et propices &#224; la productivit&#233;, tout en cr&#233;ant de l'activit&#233; pour les entrepreneurs en BTP), ou recruter de nouveaux employ&#233;s. Il en r&#233;sulte que l'on produit moins et moins bien. Un exemple de p&#233;nalit&#233; fiscale est celle pour une soi-disant sous-d&#233;claration de la TVA, qui est de 150% du montant soi-disant non d&#233;clar&#233; (en plus de toute r&#233;int&#233;gration &#233;ventuelle). Payer 150% d'un chiffre d'affaires &#171; fictif &#187; (car l'administration fiscale l'invente) &#233;quivaut &#224; d&#233;truire l'entreprise, car qui peut payer la totalit&#233; de ses revenus, plus 50%, &#224; moins que l'on soit une soci&#233;t&#233; &#224; capitaux &#233;trangers, capable de renflouer les caisses locales &#224; partir de ressources &#224; l'ext&#233;rieur ? Pour les PME, le plus souvent de souche malgache, l'effet est d&#233;vastateur. Car l'administration agit comme si les moyens avec lesquels les p&#233;nalit&#233;s sont pay&#233;es venaient d'ailleurs, tombaient du ciel, et ne sortaient pas des caisses d&#233;j&#224; vides, de ladite soci&#233;t&#233; ! En r&#233;sulte la fermeture, le ch&#244;mage technique, le d&#233;sinvestissement, la d&#233;croissance. De quelque mani&#232;re que l'on regarde, la fiscalisation par la p&#233;nalisation tue la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La collecte fiscale agressive, bas&#233;e principalement sur la p&#233;nalisation, tue l'activit&#233; &#233;conomique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La croissance est li&#233;e &#224; l'activit&#233;, si l'on vend deux voitures une ann&#233;e, et trois voitures l'ann&#233;e suivante, l'on contribue &#224; la croissance. Or, comme expliqu&#233; ci-dessus, la p&#233;nalisation &#224; outrance fait que les personnes et les entreprises n'ach&#232;tent plus de quoi faire tourner leurs machines ou de quoi faire travailler leurs employ&#233;s. Pendant la crise, presque tous (&#224; l'exception des &#171; bois de rosiers &#187; et de ceux profitant de la corruption) ont d&#233;sinvesti : nouveaux achats de mat&#233;riels et d'&#233;quipements, de fournitures et d'immeubles, ont &#233;t&#233; drastiquement r&#233;duits. Le commerce a recul&#233;. Comme l'&#201;tat, les entreprises ont besoin de se redresser et de r&#233;investir. Des investissements red&#233;marrerait l'activit&#233;, feraient tourner la machine &#233;conomique et contribueraient &#224; la croissance. Mais au lieu d'investir, les soci&#233;t&#233;s d&#233;j&#224; &#233;puis&#233;es paient les p&#233;nalit&#233;s fiscales (ou les pots de vin pour y &#233;chapper) ! Les caisses de l'&#201;tat pourraient &#234;tre partiellement renflou&#233;es &#224; court terme mais il n'y aura plus rien demain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La collecte fiscale agressive bas&#233;e principalement sur la p&#233;nalisation tue l'emploi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s malgaches (publics comme priv&#233;s) ne font pas de d&#233;claration annuelle d'imp&#244;ts, et &#224; moins de scruter et comprendre leurs fiches de paie, ne savent pas que 20% de leur salaire brut est vers&#233; par l'employeur &#224; l'&#201;tat (m&#234;me si l'&#201;tat est lui-m&#234;me l'employeur, selon l'article 01.03.02 du CGI). Les charges des entreprises comprennent &#233;galement des versements de cotisations &#224; une des grandes vaches &#224; lait des dirigeants en place, comme la CNAPS, dont les revenus annuels d&#233;passent s&#251;rement de loin les d&#233;penses en faveur des anciens employ&#233;s. Face &#224; une p&#233;nalit&#233; fiscale, l'employeur doit choisir entre un ch&#244;mage technique ou payer l'amende fiscale, entre cr&#233;er un nouveau poste ou payer la p&#233;nalit&#233; fiscale. Le choix se fait rarement en faveur des employ&#233;s et de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La politique fiscale bas&#233;e sur la p&#233;nalisation encourage la corruption&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ironie est que les investissements effectu&#233;s (notamment durant le r&#233;gime Ravalomanana) pour num&#233;riser la fiscalit&#233; sont venus amplifier la cha&#238;ne de corruption &#224; l'int&#233;rieur de l'administration fiscale. Au lieu d'avoir affaire avec un seul inspecteur, nous montons maintenant la cha&#238;ne et le prix du pot de vin a augment&#233;. Comment expliquer que les inspecteurs des imp&#244;ts ont comme voiture des Audi Q7 et des Touareg ? Les bonus du travail, diront-ils ! Car, en effet, la num&#233;risation et les r&#233;formes pro-collecte font que toute recette r&#233;colt&#233;e apr&#232;s un redressement voit une partie (dont ni le pourcentage ni la cl&#233; de r&#233;partition entre agents fiscaux ne sont publi&#233;s) revenir aux agents assesseurs et leurs sup&#233;rieurs : quel ph&#233;nom&#233;nal conflit d'int&#233;r&#234;t ! Quelle incitation &#224; gonfler le chiffre du redressement !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La corruption fiscale est un des principaux freins &#224; la &#171; formalisation &#187; des activit&#233;s informelles (en plus de la lourdeur administrative et le co&#251;t de rester en r&#232;gle)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'administration pr&#233;datrice court apr&#232;s le secteur informel, sans pour un seul moment contempler comment inciter, de mani&#232;re correcte et p&#233;renne, ces commer&#231;ants informels &#224; se formaliser. Les raisons pour fuir l'administration sont bien plus grandes que les raisons d'int&#233;grer le secteur formel, et c'est ainsi qu'un &#233;norme manque &#224; gagner pour l'&#201;tat se propage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La corruption fiscale est un des principaux freins &#224; un environnement des affaires incitatif, comp&#233;titif, stable et rassurant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une victime particuli&#232;re du harc&#232;lement fiscal est l'investisseur &#233;tranger, qui peine &#224; expliquer &#224; sa maison-m&#232;re non seulement le fondement du redressement, mais aussi l'inexistence d'un recours cr&#233;dible. Force est de choisir entre quitter Madagascar ou payer, &#224; contre c&#339;ur, l'importante amende. Il faut dire qu'au cours des ann&#233;es, les grosses entreprises ont rectifi&#233; le tir apr&#232;s un redressement surprise, rendant alors l'administration plus f&#233;roce, soit en imposant des r&#232;gles encore plus faramineuses et inimaginables, soit en se retournant contre d'autres victimes, moins grosses et moins bien d&#233;fendues. Le tout r&#233;sulte en un environnement des affaires effrayant, en une instabilit&#233; d&#233;testable et en une fuite des investisseurs d&#233;sirables, &#224; l'oppos&#233; des mafias et autres cat&#233;gories sans scrupules.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le manque total de recours donne un champ libre &#224; l'administration pour tout abus de pouvoir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Cour Supr&#234;me est cens&#233;e faire un rapport annuel de ses activit&#233;s et il serait fort int&#233;ressant de voir le nombre de dossiers fiscaux et leur croissance pendant les ann&#233;es de la Transition. Ce qui est s&#251;r, c'est que le nombre de jugements en faveur de l'investisseur est minime et que la plupart du temps, le Conseil d'&#201;tat ne juge pas sur le fond. Ceci contribue &#224; l'impunit&#233; de l'administration et de ses agents, qui sont encourag&#233;s par le fait que le tribunal ne trouvera jamais en leur d&#233;faveur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La quasi-impossibilit&#233;, &#224; moins de verser dans la corruption, de gagner un contentieux fiscal contre l'&#201;tat affaiblit l'&#201;tat de droit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est important de se souvenir qu'un principe de base de la d&#233;mocratie est le consentement des gouvern&#233;s. L'&#201;tat n'agit pas en seul souverain, il demande le consentement des contribuables en faisant voter la loi sur le pr&#233;l&#232;vement des taxes et sur l'utilisation de ces recettes. Le vote de la loi de finances devrait d&#233;sormais faire l'objet, au minimum, de la participation des contribuables principaux, repr&#233;sent&#233;s par le GEM, le FivMpaMa et le SIM, entre autres. Les travailleurs malgaches, et donc les &#233;lecteurs directs, ne se sentent pas concern&#233;s, et pourtant ils versent 20% de leurs salaires &#224; l'&#201;tat. Au lieu d'&#234;tre mis &#224; disposition du public, les projets de texte sont consid&#233;r&#233;s comme des secrets d'&#201;tat. Mais les contestations au niveau du Conseil d'&#201;tat, de la CFRA, et celles publi&#233;es par le patronat, sont embl&#233;matiques du refus du gouvern&#233; de la pratique du gouvernant ; pourtant elles sont compl&#232;tement ignor&#233;es. L'impossibilit&#233; d'avoir un recours est un d&#233;ni de la d&#233;mocratie et affaiblit l'&#201;tat de droit tant vant&#233; &#224; Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il ne suffit pas de d&#233;clarer que la croissance &#233;conomique et la cr&#233;ation d'emplois constituent les priorit&#233;s du nouveau r&#233;gime, et que ce sera. Il ne suffit pas de voter une loi de finances bas&#233;e sur des pr&#233;visions de croissance extraordinaire pour faire que cette croissance se r&#233;alise. Il ne suffit pas de d&#233;clarer que faute de soutien des bailleurs internationaux que les contribuables locaux doivent combler, co&#251;te que co&#251;te, &#224; n'importe quel prix, le vide. Non, il faut une politique &#233;conomique, qui se traduira en politique fiscale, claire et r&#233;fl&#233;chie, donneuse d'espoir et de confiance, qui prend en compte les contraintes du secteur priv&#233;, lui aussi essouffl&#233; par une longue crise. Il faut surtout des r&#233;formes en profondeur, audacieuses et encourageantes, comme :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; imposer la transparence sur le syst&#232;me de primes des agents du fisc,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; ouvrir la discussion du projet de Loi de Finances au grand public et d'avoir surtout une discussion de qualit&#233; sur la politique &#233;conomique et son lien &#224; la politique fiscale (voir site web du Minist&#232;re des Finances fran&#231;ais pour voir comment ils pr&#233;sentent leur loi de finance &#224; la presse et au grand public),&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; faire des audits fiscaux l'exception plut&#244;t que la norme dans la collecte fiscale,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; mettre en place les d&#233;clarations individuelles et annuelles d'imp&#244;ts, qui permettraient, d'une part, de confirmer que les &#233;lus, les fonctionnaires, les dirigeants de soci&#233;t&#233;, les gros poissons paient leurs parts d'imp&#244;ts, et d'autre part de permettre &#224; chaque contribuable de voir ce qu'il verse chaque ann&#233;e &#224; un &#201;tat qui lui doit en retour des services publics,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; faire valoir dans des lois de r&#232;glement (et pr&#233;senter ces lois de r&#232;glement annuellement comme l'exige la loi organique relative aux lois de finance) le pourcentage de la recette qui r&#233;sulte de la sanction,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; maintenir les taux fiscaux en vigueur pour une p&#233;riode de deux ans, et donner ainsi un signal fort au secteur priv&#233; que sa relance est une priorit&#233; nationale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce serait mettre en place le contraire de ce que nous vivons actuellement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le salaire minimum d'embauche est d'un peu plus de 124 000 ariary&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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