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Divers

Nosy-Be

Un scandale explosif en vue

lundi 31 mars 2008 | Alphonse M.

Un simple dossier pénal se rapportant à une affaire de faux, d’usage de faux et d’escroquerie, risque de se muer en un véritable scandale à Nosy-Be. En effet, un personnage dénommé M. P, a eu maille avec la Justice suite à des plaintes pénales déposées par quelques personnes en résidence dans cette île aux Parfums. L’un des dossiers judiciaires afférents a été instruit par le tribunal local, en avril 2007. Ayant senti le danger, le présumé malfaiteur, prétextant un deuil familial à Ambanja, a pu quitter Nosy-Be alors qu’il était en pleine enquête préliminaire diligentée par la police locale. En d’autres termes, il a pu s’extirper des griffes des enquêteurs qui allaient pourtant le déférer au Parquet. En tout cas, il a immédiatement rejoint la capitale, au lieu de rester à Ambanja.

Désabusé, le juge d’instruction du tribunal de Nosy-Be a donc lancé un mandat d’arrêt contre M. P. Un mandat qui a permis à la police tananarivienne de l’appréhender, en mai 2007, du côté des 67ha et de le jeter à la prison d’Antanimora, en attendant son transfert à l’île aux Parfums. Un transfert qui n’a pour autant pas été exécuté, pour des raisons ignorées, jusqu’à l’expiration du délai de 8 mois de sa détention préventive. En clair, M. P a pu retrouver sa liberté en janvier 2008. Néanmoins, sa victime, un sexagénaire qu’il a voulu escroquer par l’usage de fausse signature et de faux documents, a retrouvé le sourire quand le tribunal de Nosy-Be a décidé de tenir, la semaine dernière, le procès de cet individu. Là où il a été condamné à une année de prison ferme pour escroquerie et une autre année pour faux et usage de faux. Le tout, arrosé d’un mandat de dépôt à l’audience.

  • Transféré à Tanà

M. P. a immédiatement été conduit à la prison nosybéenne à l’issue de son procès. Mais, curieusement, son séjour carcéral dans cette geôle de Nosy-Be n’a été que de courte durée. En effet, il a quitté cette prison, samedi dernier, pour être transféré dans la capitale. Un mode de transfert qui a laissé bouche bée le tout Nosy-Be dans la mesure où ce fut son propre véhicule 4x4 qui a été utilisé pour ce faire. Pire, il a pu sortir, vendredi dans l’après-midi, de sa cellule pour soi-disant parfaire les préparatifs de son voyage.

En d’autres termes, ce condamné pas comme les autres s’est comporté comme une personne libre, voire comme un véritable pacha. Des Nosy-Béens ont même déclaré n’avoir vu qu’un seul pénitencier l’escorter dans ce voyage de la « délivrance ».

En tout cas, les autres victimes de M. P, dont les plaintes restent encore pendantes devant le tribunal de Nosy-Be, n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Elles ont perdu tout espoir de revoir ce personnage trouble revenir dans cette île paradisiaque afin que les enquêtes et procès relatifs à leurs dossiers pénaux puissent être tenus.

D’ailleurs, ils ont déclaré avoir en tête la vantardise des proches de ce personnage qui se sont targués que ce dernier, durant sa détention préventive de 8 mois à Antanimora, a vécu comme un homme libre, ayant bénéficié d’une hospitalisation qui ne fut que de façade. Aux dernières nouvelles, l’on apprend que M. P aurait bénéficié de ce transfert dans la capitale pour la préservation de sa sécurité personnelle.

Si tel est le cas, toutes ses victimes à Nosy-Be pourraient donc dire adieu à la préservation du traitement judiciaire de leurs plaintes. Le Bianco aura ainsi à éplucher cette simple affaire pénale pouvant déboucher vers un véritable scandale explosif.

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