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Santé

Maladies pulmonaires

Un Malgache sur 4 en est victime

jeudi 27 mars 2008 | Herimanda R.

Voilà une maladie qui présente un danger pour nous. Les Malagasy attrapent facilement la pneumopathie d’après le Dr Orelys Ratsirahonana du Service de pneumologie à l’hôpital de Befelatànana. « Cette situation peut s’expliquer par la pollution atmosphérique. Les Malagasy ne résistent pas à une telle maladie car leurs anti-corps sont faibles. Ils sont malnutris et ne mangent pas des aliments de qualité riches en éléments énergétiques », explique ce spécialiste. D’autres sources avancent même qu’un Malgache sur quatre souffre d’une des nombreuses maladies pulmonaires existantes. Pour mieux comprendre, la maladie pulmonaire appelée généralement pneumonie est une infection des poumons provoquée par divers germes (bactéries, virus ou champignons). Lorsque l’individu respire, les germes vont se loger dans les alvéoles des poumons, où ils peuvent se développer et vaincre la défense naturelles du corps humain.

  • Inflammation

Alors que le corps tente de combattre l’infection, les sacs d’air des poumons se remplissent de pus et de mucus. Cette inflammation nuit à leur élasticité et à la distribution efficace de l’oxygène dans le sang. En général, les maladies pulmonaires sont guérissables. A condition que le patient n’attend pas la phase terminale de son état de santé pour consulter un médecin. Selon le Dr Orelys Ratsirahonana, le service de pneumologie à Befelatanana a suffisamment des matériels pour traiter la maladie. « Mais le problème auquel font face les malades est d’obtenir les médicaments. Ils n’ont pas les moyens financiers pour l’acheter. Les médicaments utilisés pour le traitement de la tuberculose ne sont pas concernés. Ils sont gratuits ».

- « Les chambres de malades parfois insuffisantes »

« Depuis un certain temps, je constate personnellement que le nombre de personnes qui sont atteintes des maladies pulmonaires dont la tuberculose augmente ». Le Dr Orelys Ratsirahonana, médecin travaillant dans le service de la pneumologie, Unité de soin, formation et recherche en pneumologie, au sein du Centre hospitalier universitaire de Béfelatanana l’a dit hier au cours d’une interview. Bien qu’elle n’ait avancé aucun chiffre à ce sujet, elle s’appuie sur la situation qu’elle voit dans son service. « Parfois, nous sommes ici débordés. Il y a des malades qui, en raison de l’insuffisance de lits et de chambres, doivent être mis dans d’autres salles qui sont utilisées à d’autres fins mais non pas pour les accueillir. Nous conseillons aussi certains malades de revenir le lendemain après avoir reçu le premier soin et les médicaments nécessaires. Une autre solution que nous avons adoptée pour y faire face consiste à faire rentrer les patients dès que nous trouvons leur état de santé s’améliorer ». En fait, ce n’est pas tout le temps qu’on assiste à ce phénomène. Il y a de moments où le taux d’occupation des lits reste faible. Hier, lors de notre passage sur le lieu, il y a eu quelques chambres qui sont inoccupées.

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