Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
samedi 11 juillet 2026
Antananarivo | 08h04
 

Socio-politique

Conjoncture

« Tuez-moi si vous êtes des hommes » : le Président de la Refondation défie les criminels

samedi 11 juillet | Mandimbisoa R.

« Tuez-moi si vous êtes des hommes. » C’est par ces mots d’une rare fermeté, prononcés lors d’un déplacement à Toamasina dans le cadre de l’inauguration du nouveau bâtiment du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) de la ville du Grand Port que le Président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina s’est adressé aux criminels, auteurs des actes d’enlèvements et de meurtres qui sévissent dans le pays ces derniers jours, ayant déjà fait plus de quatre morts en moins d’une semaine.

« Pourquoi ne pas me tuer moi, si c’est moi qui dérange ? Tuez-moi, mais ne tuez pas les enfants malgaches », martèle-il, comme pour confirmer la suspicion d’un acte de déstabilisation politique derrière ces actes.

Le président de la Refondation a assuré que les auteurs de ces crimes ne resteraient pas impunis. « Quels que soient ceux qui sont derrière cela, nous avons déjà commencé à enquêter. Quelle que soit l’organisation qui se cache derrière ces actes, je la détruirai », a déclaré le colonel Michaël Randrianirina. Cette mise en garde vise aussi bien les exécuteurs que les commanditaires de ces actes.

Le chef de l’État a également établi un lien entre cette recrudescence de l’insécurité et la corruption. Selon lui, l’absence de patriotisme favorise les actes criminels. Il estime que la recherche de profits pousse certains à s’en prendre à leurs concitoyens. À ses yeux, les violences récentes participent aussi à une entreprise de déstabilisation du pays.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs organisations de la société civile ont publié une prise de position commune. Elles dénoncent la multiplication des disparitions, enlèvements et assassinats. Les victimes sont des enfants, des jeunes, des adultes et des personnes atteintes d’albinisme. Les organisations expriment leur solidarité envers les familles endeuillées. Elles soutiennent également celles qui vivent toujours dans l’angoisse de la disparition d’un proche.

Les signataires estiment que ces crimes constituent une grave atteinte aux droits fondamentaux. Ils évoquent notamment le droit à la vie, à la sécurité et à la dignité humaine. Ils rappellent que ces droits sont garantis par les lois nationales. Ils sont également protégés par les conventions internationales ratifiées par Madagascar. Selon eux, la peur limite désormais la liberté de circuler, de travailler et d’étudier. Elle aggrave également la précarité de nombreux ménages.

Face à cette situation, la société civile appelle les autorités à accélérer les recherches des personnes disparues. Elle demande des enquêtes approfondies sur chaque affaire. Elle réclame aussi l’arrestation et la poursuite judiciaire des responsables. Les organisations souhaitent une communication officielle plus régulière et plus transparente. Elles estiment qu’elle permettra de rassurer la population et de renforcer la confiance envers les institutions.

Les organisations condamnent toute forme de justice populaire et de représailles. Elles rappellent que seule l’application de la loi permettra de combattre durablement cette criminalité. Enfin, elles appellent les parents, enseignants, responsables religieux, autorités locales et associations à agir ensemble. Elles invitent tous les citoyens à renforcer la protection des personnes les plus vulnérables.

-----

Réagir à l'article

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, merci de vous connecter avec l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Publicité




Newsletter

[ Flux RSS ]

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS 
 
{#URL_PAGE{archives}}