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jeudi 2 décembre 2021
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Société

Trafic de drogue

Toamasina : Découverte record de 600 kg de cocaïne

mardi 23 novembre | Mandimbisoa R.

Madagascar est une plaque tournante du trafic de drogue dure de l’océan Indien. Les révélations de la gendarmerie nationale hier sur la saisine de 600 kilos de cocaïne de base ou crack à Toamasina le 3 novembre dernier semble bien le confirmer. C’est un record en matière de saisie de drogues.

La gendarmerie nationale était sur l’affaire depuis le mois d’août mais la saisie n’a eu lieu que le 3 novembre dernier. Ainsi, les 600 kg de cocaine étaient cachés avec du sucre, un procédé souvent utilisé par les trafiquants. Un suspect a été arrêté dans le cadre de cette affaire et l’enquête se poursuit pour trouver ses autres complices. Les autorités françaises et américaines participent également à l’enquête d’après le secrétaire d’Etat à la gendarmerie. En effet Madagascar ne serait pas la destination finale pour ces marchandises. Un réseau de trafiquants opère dans le pays et Madagascar sert comme base pour les trafics.

Au mois de juin dernier, le journal de Mayotte a révélé des enquêtes menées par l’ONG Global Initiative et des journalistes d’investigation. Elles montrent que le trafic de stupéfiants a explosé dans la zone Océan Indien. Madagascar produit ou dispatche une grande part de ces drogues, mais subit aussi la criminalité que ces trafics génèrent. Madagascar s’est imposée comme une plaque tournante majeure des trafics de produits stupéfiants, tel est le premier constat de l’ONG Global Initiative qui a chapeauté ces enquêtes avec l’aide de services d’enquête occidentaux. Les drogues dures notamment comme l’héroïne ou la cocaïne y transitent par centaines de kilos à chaque livraison, avant d’être empaquetées et redistribuées soit par avion, soit, de plus en plus, par des vedettes rapides de type “Go Fast”. Madagascar exporterait aussi “des volumes croissants d’héroïne” selon le dernier rapport de l’ONG mais aussi de cannabis. L’héroïne est produite en Afghanistan et transite par l’Afrique de l’est avant d’arriver à Madagascar.

La situation est inquiétante d’autant plus que le pays n’est pas assez armée pour contrôler ces transactions transnationales, de même derrière les trafics, il y a souvent une plateforme de blanchiment d’argent ou un réseau de financement du terrorisme international. Parallèlement à cela, la consommation de drogues à Madagascar a explosé ces cinq dernières années d’après le rapport publié par Global Initiative.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 23 novembre à 10:11 | kartell (#8302)

    Madagascar, une plaque tournante favorisée par la corruption et les soutiens hauts placés.
    La Grande Île est devenue ces dernières années une véritable plaque tournante où les drogues sont reconditionnées et redistribuées vers toutes les îles et les pays proches du continent. Et parallèlement, la consommation a explosé ces cinq dernières années, comme l’explique Lucia Bird, analyste et auteure principale du rapport publié par Global Initiative.

    Pourquoi Madagascar occupe une place pivot dans ce marché des drogues ?
    L’émergence de Madagascar comme la principale plaque tournante est largement ignoré et passe inaperçu. L’île est vulnérable à cause de plusieurs facteurs. D’abord, sa position géographique, proche du continent. Et comme certains lieux de débarquement des drogues de la Route du Sud ont été repoussés, Madagascar est une alternative pratique. L’île est grande, difficile à contrôler, la côte est très poreuse et la gouvernance a des faiblesses. Tout cela fait que Madagascar est commodément utilisée comme base pour les trafics….

    Sait-on qui est impliqué dans ces trafics ?
    ….. À Madagascar, on estime que le marché est contrôlé par un petit nombre de gros trafiquants pour ce qui est de l’héroïne, de la cocaïne et des méthamphétamines. Des sources au sein des services de renseignement malgaches suggèrent que ces gros bonnets pourraient être seulement cinq et qu’ils ne sont pas de nationalité malgache mais qu’ils viennent du continent africain. …
    RFI

    Répondre

  • 23 novembre à 11:03 | Yet another Rabe (#4812)

    Bonjour à tous,

    C’était pas un peu trop tôt cette découverte.

    Je joue un peu à l’avocat du diable, mais 600 kg de cocaïne, il y a de quoi mettre plein de US$ ou d’ € dans un fonds souverain malagasy.

    Celui qui pourrait jouer le rôle du "Net à Sec" international toute catégorie est déjà tout trouvé, c’est le cabinet Rothschild.

    Cordialement.

    Répondre

    • 23 novembre à 11:33 | MALIBUC (#9345) répond à Yet another Rabe

      Je n’y crois pas trop non plus.
      600Kg représente à peu prés 60 Millions de dollars et je doute fort qu’au vu de la corruption à Madagascar les gros bonnets proprio de ces 600Kg les ont laissé entre les mains des Gasy.

  • 23 novembre à 12:33 | vorona (#8254)

    C’est une combine des trafiquants ! On fait prendre 600 kg pour permettre aux 3 ou 4 "voyages" de 1000 kg de passer à côté incognito parfois en même temps ! Dans ce cas des 600 kg c’est la gendarmerie qui "découvre" le pot aux roses blanches. Les douaniers n’auraient rien vu. Parce qu’ils avaient les yeux baissés pour contrôler le nombre de billets ? Coïncidence ?

    Répondre

  • 23 novembre à 14:24 | Vohitra (#7654)

    On se rappelle encore des 22,5 kilos d’or intraçable au départ de Nosibe au mois d’octobre 2021 mais une fois aux Seychelles démasqués suite à une demande de contre-visite par l‘autorité douanière Malagasy !

    Lisez un peu l’extrait qui suit…

    « Les éléments de l’APMF (Agence portuaire maritime et fluviale), ceux de la Police aux frontières ainsi que la gendarmerie de la douane ont contrôlé ce bateau.

    Demande de coopération

    La douane a expliqué que ce trafic a été effectué lors d’un transbordement, réalisé en mer, une pratique bien connue des trafiquants qui ont été appréhendés au-delà des frontières nationales. Face à cette situation, les autorités malgaches ont sollicité "les autorités seychelloises aux fins de contre-visite du navire et de coopération"…

    https://www.linfo.re/ocean-indien/madagascar/madagascar-recrudescence-des-trafics-de-tout-genre

    Comment pourrait-on savoir qu’il y aura « un transbordement » à l’aller…et comment ne pas penser à un autre « transbordement » juste avant l’arrivée au port de débarquement…pour en extraire des centaines de kilos et laisser les 22,5 kilos comme appât ?

    Où voudrais-je en venir alors ?

    600 kilos de kracks en transit attrapés par des bidasses…et comment ne pas penser encore dans le cas d’espèce à un « transbordement » en pleine mer pour embarquer des milliers de tonnes plus tard ?

    Dis, mais pourquoi ils font passer en « transit » ici ces matières alors ? Qui pourrait affirmer qu’il n’y a pas encore d’usine de fabrication clandestine de produits finis dans le pays alors ? Tellement, quelques parts, on est pressé et si prompt de dire le passage en transit !

    Dis, dans cette partie de l’océan indien, et de l’Afrique de l’Est, où est-ce qu’on peut trouver un régime politique truffées de voyous et truands, des menteurs invétérés…et épaulé par des mercenaires pompeusement appelés force de l’ordre semant le désordre ? Ni au Kenya, ni Tanzanie, ni Afrique du Sud, ni Maurice, encore moins La Réunion, ni Maldives, ni Seychelles…

    Ici, on préfère importer des PPN par bateaux (on espère l’arrivée à bon port des 20 navires !) au lieu d’en produire sur place alors qu’on en a les moyen de le faire…et qu’est-ce qu’il vont emporter au retour ces navires alors ? Des bidons jaunes ?

    Al Capone n’a-t-il pas des liens avec des sociétés turques pour ne citer que le transfert par voie d’exfiltration d’un Carlos Ghosn de Japon ?

    Répondre

    • 23 novembre à 15:36 | kartell (#8302) répond à Vohitra

      @ Vohitra

      Il est clair que le pays est devenu un petit eldorado du trafic où la corruption ancestrale offre à celui-ci un terreau des plus favorables pour fructifier..
      Un pays de transit de cette cocaïne, made in Amérique du Sud, pour être apparemment redistribué dans les îles de l’océan indien où le tourisme de luxe n’est une option d’avenir mais une réalité qui font de ces destinations des terres de prédilection d’un tourisme pour BCBG et assimilés ..
      Que Nosy-Be soit un lieu privilégié pour décharger du matos de certaines embarcations dans la nuit et récupérer plus tard par des pêcheurs locaux semble devoir être une réalité courante.
      J’en veux pour preuve un ami, résidant sur cette île et bon connaisseur des fonds marins qui m’a dit être très surpris à plusieurs reprises par des embarcations locales se livrant à la plongée sous-marine dans des endroits sans intérêt pour ce genre d’activité …
      Il faut ajouter que le GPS facilite le repérage des colis immergés dans la nuit et récupérer plus tard en toute discrétion ou presque …
      Bref, entre ces genres de récupérations, le convoyage clandestin vers Mayotte, la fuite réussie de certains repris de justice en cavale auxquels on peut y adjoindre celui d’or voir de devises, Nosy-be semble posséder toutes les commodités pour être un des centres névralgiques des trafics, sans entrave du pays et avec un très bel avenir !

  • 23 novembre à 19:46 | bekily (#9403)

    Macagascar n’est plus un ETAT DE DROIT depuis 2009 le putsh du DJ mamin-bahoaka ,,,
    Mada devient un ETAT PRIVILIGIE PAR LE KARTEL DE LA DROGUE
    comme la Jamaïque , pourri par la corruption,
    ou même Saint Martin et la Guadeloupe qui échappent complètement à l’Etat français...trop loin !
    RIEN D’ETONNANT !!!
    CE N’EST QU’UN COMMENCEMENT !!!!!!!!!!!!!!!

    Répondre

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