Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
lundi 27 septembre 2021
Antananarivo | 20h16
 

Tribune libre

Lettre ouverte : Délestage

Que fait la JIRAMA ?

mercredi 1er août 2007

Contrairement à ce que d’aucuns ont pu lire dans les colonnes de la presse nationale, le délestage continue à Toliara. Il n’aura cessé de torpillé à la base le fonctionnement de plus d’une société. On ne parle plus des mauvais désagréments causés au sein des foyers.

Contre un fléau qui écume la ville, de jour comme de nuit, des ordinateurs, poste-téléviseurs, radio…pètent en série. Les onduleurs et autres palliatifs au délestage (groupe électrogène) ne sont pas à la portée de quiconque veut ; du reste, ceux-ci tombent en panne, n’ayant pas été prévu pour fonctionner des semaines durant.

Farce

Du coup, on mesure l’énormité de la bourde, voire, l’intoxication jetées ces deux dernières semaines dans les journaux après le passage du ministre Patrick Ramiaramanana au sujet du rétablissement de la JIRAMA. Une mauvaise farce, si l’on ose dire. Les coupures de courant se perpétuent.

A croire que dorénavant, c’est au prix de l’intox que nos dirigeants dissimulent une impuissance flagrante à régler un problème immanent, tel celui du délestage.Si l’exemple est de ce fait venu d’en haut, nos responsables régionaux en profitent pour jouer leurs propres partitions.

Au risque, par exemple, pour la Direction de la Jirama Tuléar de couper le courant et de le rétablir quand bon lui semble.

Samedi dernier, le directeur de ladite société devait assister à un mariage, à l’hôtel Palétuvier. Après des semaines d’obscurité, la lumière fut rétablie sur ce quartier-ci du boulevard Lyautey de sorte que la curiosité en fut ravivée. Il ne fallait pas gêner nos fêtards.

Calvaire

Au fait, le phénomène ne serait plus étranger à la Cité du Soleil. A toutes les festivités auxquelles assistent les pontifes de la société d’énergie, le courant est vite rétabli. On ne peut cependant pas dire autant, loin s’en faut, du commun des tuléarois (le citoyen lambda) lequel n’a pas toujours les moyens de fêter sa réussite. Faudrait-il que les tuléarois s’essaient à un simulacre de mariage pour qu’enfin les quartiers de Mahavatse, Tsimenatse, Ambalanombikamoa, San Fil, TSF Nord puissent jouir de l’électricité. Nous faisons ici-bas grâce du véritable calvaire de certaines familles lesquelles, à l’heure où nous mettons sous presse, veillent leur mort dans le noir au moyen de quelques tiges de bougies. Evidemment, c’est loin d’être réjouissant. Mais y a-t-on vraiment pensé à la misère majuscule de la population ? C’est ce genre de mauvaise passe qui a causé, en tout cas, un débordement social, avec en prime le soulèvement du milieu estudiantin. Nos responsables jusqu’à présent ne semblent en avoir cure. Ben Laden (ancien PDS), le préposé au maintien de la sécurité n’est-il pas encore là pour brimer les mouvements ou, comme Tuléar avait pu le constater, mettre en taule les mauvais récalcitrants ? Il n’y a donc pour le moment matière à s’inquiéter outre mesure. Du reste, comme l’a fait le ministre de l’Energie, à l’occasion de son passage, pourquoi ne pas jouer le faux-semblant, en promettant une hypothétique remise du courant ? Les « Tsiboko » de Toliara ne peuvent que…marcher !

R. Latimer

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS