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vendredi 7 août 2020
Antananarivo | 18h54
 

Economie

Toamasina

Le projet Ambatovy projette de reprendre ses activités

mardi 28 juillet | Mandimbisoa R.

Sumitomo Corporation, premier actionnaire au sein du projet Ambatovy, cherche à reprendre ses activités aussi tôt que possible. Ses activités de production du nickel et du cobalt ont été temporairement suspendues depuis plusieurs mois. A cause de la propagation du coronavirus dans la ville de Toamasina, des centaines d’employés étrangers ont dû être rapatriés dans leur pays d’origine et les salariés mis au chômage technique.

Ces derniers jours, la compagnie, avec l’appui de l’ambassade du Japon à Madagascar, multiplie les actions et les lobbys auprès de l’Etat malgache pour pouvoir reprendre ses activités. Deux semaines plus tôt, le 13 juillet dernier, l’ambassadeur du Japon, Yoshihiro Higuchi s’est entretenu en visioconférence avec le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra à ce propos.

Le projet Ambatovy est le plus grand investissement du Japon à Madagascar et joue un rôle important dans le développement économique et social à Madagascar, avance l’ambassadeur japonais. Il sollicite ainsi l’assistance du gouvernement malgache afin que la production puisse être reprise dans le plus bref délai et dans les meilleures conditions.

En attendant cette reprise très attendue des activités d’Ambatovy, Sumitomo Corporation se montre généreuse envers l’Etat malgache et continue d’appuyer les efforts du gouvernement dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Le 17 juillet dernier, elle a remis des dons de masques et d’équipement médicaux aux hôpitaux de la capitale.

Au mois d’avril, Ambatovy a décidé de suspendre ses activités en application des mesures relatives à l’état d’urgence sanitaire et après la découverte des cas parmi son personnel. Un mois plus tard, en mai, lors de la flambée des cas de contaminations au Covid-19 à Toamasina, l’usine d’Ambatovy a été mise en quarantaine.

P.-S.

Article mis à jour le 29 juillet 2020 suite à des précisions d’Ambatovy.

18 commentaires

Vos commentaires

  • 28 juillet à 09:28 | Noue (#2427)

    Tsy mamela mihintsy ny mpitsetsitra.

  • 28 juillet à 09:39 | Vohitra (#7654)

    Le ministere de la sante publique devrait envoyer in situ des experts pour realiser une evaluation rapide en menant une etude d impact sanitaire de la reouverture de l usine avec des mesures et recommandations adequates avant la prise de decision politique y afferente...

  • 28 juillet à 10:17 | Shalom (#2831)

    Une question : pourquoi on montre une photo du monsieur avec le ministre de la défense ?
    C’est ce qu’on appelle peut-être lobbying, lors de la remise des équipements au plateau sanitaire d’Imahamasina géré par les militaires ?

  • 28 juillet à 11:02 | sarah (#4600)

    Avec l’ariary qui dégringole, vivement l’exportation du Nickel, étant donné que l’on ne pourra pas attendre beaucoup de devise du tourisme.

    • 28 juillet à 11:40 | nez_gros (#10715) répond à sarah

      - On s’en fout de l’ariary qui dégringole grosse, fabriquons nous même notre argent, sans contraintes du FMI, en faisant attention aux faux-monnaies.
      T’as capté ou pas ?

      Les devises rentre pour produire, et sortent immédiatement pour ne plus revenir, ça ne reste jamais dans les poches des malgaches. t’as capté ou pas ?

    • 28 juillet à 12:57 | zorey974 (#7033) répond à sarah

      @nez Gros : encore un yakafokon....

    • 28 juillet à 14:44 | nez_gros (#10715) répond à sarah

      @Zorey974 @sarah, La chine a la monnaie faible, mais une économie forte(2è puissance mondiale) , t’as capté ou pas
      - @Zorey974, c’est toi qui utilise le YAKAFON à tout bout de champs , sans argument derrière.

      - A part d’utiliser la formule ou le mot-valise YAKAFON, qu’est ce que tu apportes comme argument

      L’argument de la chine, qu’est ce que tu réponds, gros ???

      t’as capté ou pas gros ???

    • 28 juillet à 18:46 | sarah (#4600) répond à sarah

      nez_gros : ajanony ny daina rehefa tsy zaka

  • 28 juillet à 11:56 | nez_gros (#10715)

    Ouvrir oui....! mais allons-y avec précaution.... .ouverture avec protection maximale garantie ,
    - L’excès de cobalt provoque la maladie pulmonaire, et de l’asthme. fatale en ce période de COVID 19,
    - Le capitalisme a l’habitude de n’avoir rien à faire de la santé des autres, lui c’est money-money...

    - Et ...indemnisez les pauvres ouvriers, 100% de salaire depuis l’arrêt ,
    - doublement de salaire applicable immédiatement dès la réouverture ou la reprise , ...
    - puis construction d’un hôpital avec respirateur et tous les moyens sanitaire tout de suite , dans la région... c’est le minimum..

    • 28 juillet à 12:04 | rapa (#9695) répond à nez_gros

      Nez Gros..je vous lis depuis longtemps..Pourquoi etes vous si vulgaire avec vos interlocuteurs..??
      Vous ne cessez d insulter..Avez vous un problème avec l OBESITE ?
      vous etes d une suffisance maladive à faire...maigrir...vos propos..

    • 28 juillet à 13:46 | Rakoto (#10929) répond à nez_gros

      On n’est pas forcement de même idée sur cette discussion, mais c’est mieux de rester courtois et poli.
      Je n’ai pas de leçon à donner à qui que ce soit. Vous avez compris ?

      Bonne santé à tous
      Rakoto de Montpellier,

    • 28 juillet à 14:58 | nez_gros (#10715) répond à nez_gros

      @rapa@rakoto, gros, cette expression peut être un compliment. gros seins pour une femme, gros -zizi pour un homme , t’as capté ou pas gros.
      sinon tu veux que je t’en mets ma grosse ou pas gros ???

      Gros , c’est aussi une expression entre djeuns pelo, t’as capté ou pas ?

      Et sachez que les Nez-gros sont à la source de la source, de la civilisation Mondiale, gros....
      - 

    • 28 juillet à 18:14 | Rakoto (#10929) répond à nez_gros

      M. Nez_Gros,

      Désolé mais je ne m’adresse pas personnellement à vous,
      Vos expressions ne me dérangent pas du tout, vous pouvez continuer, ici c’est la liberté d’expression. je m’adresse à des personnes vulgaires et impolis, ce qui n’est votre cas.

      Je ne vous capte pas mais je vous comprend gros.

      Bonne santé à vous
      Rakoto de Montpellier

    • 28 juillet à 18:16 | Rakoto (#10929) répond à nez_gros

      lisez : du même idée au lieu de même idée (faute de frappe)

  • 28 juillet à 14:40 | Besorongola (#10635)

    COMMENT LA FRANCE COMPTE GARDER SON INFLUENCE SUR MADAGASCAR ? .

    http://www.senat.fr/rap/r19-243/r19-243_mono.html
    Un groupe parlementaire français était récemment à Madagascar pour voir de près la situation.
    EXTRAIT DE RAPPORT DE COMMISSION.

    En février 2019, la présidence a présenté les 13 axes prioritaires de sa Politique générale de l’État (PGE) afin de répondre aux attentes socio-économiques de la population malgache de rattraper le retard de développement du pays.

    Source : ministère de l’Europe et des affaires étrangères

    Surtout, l’aide fournie par les bailleurs bilatéraux ou multilatéraux n’a pas permis de produire des transformations assez profondes pour enclencher une dynamique de « croissance inclusive » susceptible de faire sortir une part significative de la population de la pauvreté. En outre, comme dans d’autres pays, cette aide court sans cesse le risque de contribuer à perpétuer des rentes et des inégalités défavorables à long terme au processus du développement. Déjà en 1973, dans une étude sur l’impact de l’aide au développement à Madagascar, l’économiste du développement Philippe Hugon soulignait que « l’aide alimente certains groupes sociaux parasitaires et constitue un facteur essentiel de cristallisation des structures sociales », cette cristallisation empêchant le pays d’atteindre un « équilibre plus élevé » permettant de développer l’économie et de réduire la pauvreté. Plus de 45 ans plus tard, les bailleurs sont toujours confrontés à la même difficulté, même si la récente stabilisation politique et la bonne volonté affichée par les pouvoirs publics malgaches les incitent désormais à davantage d’optimisme.

    Lors de leur déplacement, les membres de la mission ont pu observer la mise en oeuvre de plusieurs projets de l’AFD et de ses partenaires, l’agence ayant décaissé à Madagascar entre 18 et 30 millions d’euros par an au cours de la dernière décennie. Ils ont été frappés par la volonté affichée de mener des projets ayant un impact direct en matière d’amélioration de la vie quotidienne, que ce soit au sein d’Antananarivo ou des campagnes de la région d’Itasy, à l’Ouest de la capitale. Ils ont également pu observer la vitalité de la coopération décentralisée et de l’action des ONG et des associations. La mission a également pu observer le rôle important de coordination de l’ambassade, ainsi que son action spécifique en matière d’aide au développement, notamment à travers cinq projets « Fonds de solidarité pour les projets innovants, les sociétés civiles, la francophonie et le développement humain » (FSPI) qui permettent de combiner solidarité internationale et influence française.

    Enfin, les membres de la mission ont pu se rendre en visite à l’Institut Pasteur de Madagascar, créé il y a 120 ans. L’institut accomplit un travail reconnu en matière de lutte contre les maladies tropicales et rend directement service à la population de la capitale en abritant un centre de biologie clinique ouvert en permanence, qui reçoit 600 personnes par jour et participe à l’influence scientifique française. Les membres de la mission ont cependant constaté que l’Institut n’était pas épargné par les restrictions budgétaires affectant le ministère des affaires étrangères : en août 2019, celui-ci a ainsi réduit de six à un le nombre de postes d’experts techniques internationaux qu’il finançait jusqu’alors. Or, une masse critique d’expatriés reste indispensable pour maintenir le haut niveau de compétence et le bon fonctionnement de l’institut, ainsi que l’influence française durement concurrencée à Madagascar, notamment par les États-Unis et par la Chine.

    NB : Cliquez sur le lien au denut pour voir l’intégralité.

  • 28 juillet à 14:46 | Besorongola (#10635)

    L’APIPA (Autorité de Prévention des Inondations de la plaine d’Antananarivo) qui est en charge des infrastructures majeures de gestion des inondations dont le canal Andriantany (vu par la mision) et les stations de pompage (y compris la station visitée) ;

    · Le SAMVA (Service d’Assainissement Métropolitain de la Ville d’Antananarivo) pour les réseaux d’eaux usées des quartiers des « 67 hectares » et d’Ampefiloha mais aussi, sans base contractuelle, d’une partie des canaux secondaires de drainage. Le SAMVA est également l’opérateur en charge de la collecte déchets de la ville d’Antananarivo depuis des bacs intermédiaires ;

    · La CUA (Commune Urbaine d’Antananarivo) pour tous les ouvrages non gérés par l’APIPA et le SAMVA.

    Le financement de l’exploitation et de l’entretien des ouvrages pourrait se résumer comme suit :

    · APIPA : taxe sur les surfaces remblayée dans la plaine d’Antananarivo et allocation budgétaire du Ministère de l’Aménagement du Territoire et/ou du Ministère de l’Eau ;

    · SAMVA : taxe sur les eaux usées pour la partie « Assainissement », facturée avec l’eau potable par la JIRAMA (société nationale d’eau et d’électricité), mais reversée irrégulièrement et au mode de calcul peu transparent ;

    · CUA : financement par le budget général, sans ressource spécifique dédiée au service de l’assainissement.

    Les responsables de l’AFD sont conscients de ce problème et indiquent que le PIAA finance également l’intervention de l’ONG CARE dans les quartiers ciblés par le projet. Il s’agit, avec les associations de riverains des canaux réaménagés (les « RF2 »), de trouver une solution pour la collecte des déchets ménagers pour éviter que ceux-ci ne bouchent les canaux. CARE a aussi pour tâche de sensibiliser la population locale en matière d’hygiène et de santé publique, contribuant à réduire les risques sanitaires liés aux eaux usées. Enfin, CARE doit proposer des activités liées à la réduction des risques et à la gestion des inondations. En outre, l’étude du plan directeur d’assainissement de l’agglomération d’Antananarivo, menée avec l’appui de l’agence, a fait émerger des propositions pour une rationalisation de l’exploitation des ouvrages d’assainissement et un meilleur financement des coûts correspondants. Des « Assises de l’Assainissement » à organiser en mars 2020 devront permettre de valider publiquement les options retenues.

    L’AFD envisage le financement en 2020 d’une seconde phase du projet PIAA qui aura pour vocation de poursuivre l’appui à l’amélioration de la gestion de l’assainissement à Tananarive mais devrait aussi permettre de mettre en place les premiers systèmes de traitement des eaux usées et des boues de vidange, pour améliorer la qualité de l’environnement.

    Selon l’AFD, le soutien du gouvernement à ce projet, via le ministre de l’aménagement du territoire, qui assure la maîtrise d’ouvrage du projet, est fort : « L’amélioration des conditions de vie des habitants de la capitale est une priorité affichée du gouvernement, « alarmé » par des conditions d’insalubrité, d’insécurité et de tensions sociales croissantes à Tana plus qu’ailleurs. Pour cette raison, le ministère de l’Aménagement du territoire, maître d’ouvrage du projet, le soutient fortement. Le projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie du gouvernement ». L’AFD souligne ainsi l’alignement du projet avec la stratégie du Gouvernement.

    Un canal du projet PIAA à Antananarivo

    Au total, Madagascar illustre bien à la fois le caractère indispensable et les limites de l’aide au développement dans un contexte politique et social défavorable.

    Ce déplacement aura ainsi été pour la commission de « tester » et de préciser ce qui constituera son « cahier des charges » pour la loi d’orientation sur la solidarité internationale :

  • 28 juillet à 14:59 | Besorongola (#10635)

    STRATÉGIE DE LA FRANCE.

    Afd ou Agence Francaise de Développement.

    1-la définition d’une stratégie claire et forte pour la politique d’APD française, en lieu et place de l’actuel catalogue de priorités décliné par chacune des entités qui participent à cette politique ;

    2-un pilotage renforcé et une reprise en main de cette politique, dont la conception et la mise en oeuvre ont été trop déléguées à l’AFD ;

    3-une meilleure articulation des financements bilatéraux et multilatéraux. À Madagascar, l’entretien de la mission avec la Banque mondiale et les autres institutions multilatérales n’a pas été de nature à rassurer sur l’alignement de la stratégie de ces dernières avec l’aide bilatérale, notamment française ;

    4-la promotion de l’expertise française, qui passe notamment par la préservation de l’autonomie d’Expertise France au sein du groupe AFD ;

    5-enfin, un effort inédit pour améliorer l’évaluation de l’impact des projets et instaurer un pilotage de l’aide par les résultats.

    EXAMEN EN COMMISSION
    Réunie le mercredi 15 janvier 2020, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, présidée par M. Christian Cambon, président, a procédé à l’examen du rapport d’information de M. Jean-Pierre Vial, Mme Marie-Françoise Perol-Dumont et M. Jacques Le Nay sur l’aide publique au développement à Madagascar.

    M. Christian Cambon, président. - Mes chers collègues, nous passons à la présentation du rapport d’information sur l’aide au développement à Madagascar.

    M. Jean-Pierre Vial, rapporteur. - Nous nous sommes rendus à Madagascar du 21 au 25 novembre dernier dans le cadre d’une mission conjointe avec quatre députés de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, dans l’optique de la préparation de l’examen du futur projet de loi d’orientation sur l’aide publique au développement.

    Madagascar incarne avec une particulière acuité les questions que nous nous posons sur l’aide publique au développement, sur les conditions de son efficacité, et sur les réformes nécessaires pour l’améliorer.

    Dans ce pays, le PIB par habitant a été divisé par deux depuis les années 1970 ! Plus de 74 % de la population vit sous le seuil de pauvreté absolue de 2 dollars par jour. Pourtant, au cours des dix dernières années, Madagascar a reçu environ 5,5 milliards de dollars d’aide de la communauté internationale. Les financements de l’Agence française de développement (AFD) à Madagascar au cours des dix dernières années varient entre 18 et 30 millions d’euros par an, toutes lignes confondues : projets, ONG et Proparco. L’AFD intervient depuis 1952, soit dix ans avant l’indépendance.

    La longue dégradation de l’économie du pays a, pour l’essentiel, des causes politiques et sociales, et non une insuffisance de ressources naturelles, bien au contraire. Madagascar subit les effets des crises politiques régulières qui le font, à chaque fois, repartir de zéro, avec un coup d’arrêt plus ou moins long à l’aide internationale. La dernière crise majeure, en 2009, n’a pas fait exception, même si les bailleurs de fonds affichent un certain optimisme depuis la stabilisation de la situation politique, fin 2018.

    • 29 juillet à 14:20 | dolmi (#10981) répond à Besorongola

      Quelle gourmandise !
      Plus rien pour les malgaches qui seraient tentés de vouloir travailler et avoir des partenaires des autres pays si vraiment ils ne peuvent le faire seuls.
      Et n’en parlons pas des pauvres, perdus entre tous "vazaha et karana".

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