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Opinions

La scène et les coulisses

samedi 4 juillet 2009 | Andriantsolo G.

Le sommet de l’Union Africaine va décidément nous manquer. On sait que les banques ne sont pas prêteuses et que c’est leur moindre défaut – ce qui ne les empêche pas de faire des profits que leur envient les collègues banquiers des autres pays. Elles avaient toutefois prêté en voyant des bizness plan – ça veut dire quoi ? – qui les assuraient contre le risque de ne pas revoir leurs pépites. Le sommet de juillet 2009 et celui de la Francophonie l’année suivante leur étaient des garanties suffisantes. Des petits et des grands hôtels se sont montés pour être prêts en juillet 2009, c’est-à-dire maintenant.

Mais TGV est passé par là et a fait fuir le sommet vers le rivage des Syrtes, un endroit identifié récemment par Julien Gracq et très célèbre à l’époque hellénistique il y a plus de 2.000 ans pour un produit recherché dans tout le monde méditerranéen mais toujours non identifié.

Ici, les constructions commencées ne sont pas toutes terminées. Sans doute selon le principe de précaution. Mais récemment un grand hôtel Ibis à l’enseigne internationale a été inauguré en grande pompe dans le quartier d’Ankorondrano. Son propriétaire indiquait que dans ses dizaines de chambres, il avait réussi à caser son premier et unique client. Et qu’il n’y en avait pas un autre en vue. Quand on lui a fait remarquer que le lieu choisi n’était pas particulièrement touristique, il en a totalement convenu, mais a rétorqué que, dans les plans d’urbanisation de la capitale, le quartier changerait de nature avec le déplacement déjà prévu des infrastructures pétrolières. Ne se limitant pas au court terme, il envisage déjà Antananarivo dans vingt ans. Dans le temps présent, c’est beau l’optimisme.

Quant à l’économie hôtelière à court terme, elle continue à fonctionner au ralenti. Un autre grand et ancien hôtel a adopté le même rythme. Après les deux mois de chômage technique qu’il avait accordé à une bonne partie de son personnel en suivant les dispositions légales, il leur a accordé le Vrai Bonheur radzouëlien du licenciement.

Aussi, dans les banques et chez les investisseurs, la grande question est-elle de savoir ce qu’il en adviendra du sommet francophone prévu pour l’an prochain. Ce serait plus qu’une bouée de sauvetage. Aura-t-on d’ici là reconstitutionalisé le régime ? Et si ce deuxième sommet – je préfère deuxième à second, car second prévoirait qu’il n’y en aurait pas d’autres dans l’avenir – avait lieu, que ne va-t-on pas dire de la main invisible de la France ?

De tout cela, il faut tirer une conclusion essentielle. TGV a eu le grand tort de choisir un sigle réinterprétable selon l’ancienne habitude malgache de rechercher les sens cachés derrière les apparences, tant la pratique de la polysémie est ici du domaine de la coutume. TGV a donné aussi Taranak’i Gallieni Vaovao. Il faut que les contestataires du temps futur évitent dans la nomination de leur mouvement les initiales G et V, mais aussi F. G pour Gallieni, V pour Vazaha et F pour Frantsa et Frantsay. C’est sans doute la seule et grande leçon à retenir à l’avenir.

G. Andriantsolo

2 commentaires

Vos commentaires

  • 4 juillet 2009 à 13:06 | Noue (#2427)

    L’année prochaine ? pas de soucis !! Madagascar y serai sans TGV (train ?) qui fonce nulle part !!

    • 5 juillet 2009 à 00:54 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à Noue

      Le pari est ouvert :"Avec Monsieur Andry RAJOELINA,je l’espère,la réunion de la francophonie aura lieu à MADAGASCAR"
      Basile RAMAHEFARISOA(2)22ramahefarisoa

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