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mercredi 26 janvier 2022
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Economie

Croissance économique

La Banque mondiale prévoit un ralentissement jusqu’en 2023

jeudi 13 janvier | Mandimbisoa R.

Dans une étude récente, la Banque mondiale a indiqué que croissance mondiale ralentira jusqu’en 2023. Ce qui amplifierait le risque d’un atterrissage brutal » dans les économies en développement. Ainsi, la croissance mondiale devrait ralentir sensiblement, pour s’établir à 4,1 % en 2022 et 3,2 % en 2023, contre 5,5 % en 2021, sous l’effet de l’essoufflement du rattrapage de la demande et du retrait des mesures de soutien budgétaire et monétaire à travers le monde.

Dans ses Perspectives économiques mondiales, la Banque mondiale rapporte qu’après un « fort rebond en 2021, l’économie mondiale entre dans une phase de ralentissement prononcé dans un contexte marqué par la menace de nouveaux variants de la COVID-19 et une montée de l’inflation, de la dette et des inégalités de revenus qui pourraient mettre en péril la reprise dans les économies émergentes et en développement ». La propagation rapide du variant Omicron laisse présager que la pandémie continuera probablement de perturber l’activité économique à court terme.

Le ralentissement de l’économie mondiale s’accompagnera d’une divergence progressive des taux de croissance entre économies avancées et économies émergentes et en développement. Pour Madagascar toutefois, la tendance à la croissance est manifeste sur le papier, puisque les autorités Malgaches prévoient un taux de croissance de +5,4% cette année si elle était en dessous de zéro deux années plus tôt, à cause toujours de la Covid-19 et de la récession économique mondiale. L’optimisme des dirigeants malgaches et leur perspicacité devraient ainsi transformer ces croissances en quelque chose de vraiment palpable au quotidien. Mais pour l’instant, la réalité semble être tout autre.

5 commentaires

Vos commentaires

  • 13 janvier à 10:16 | Albatros (#234)

    Madagascar plus fort que le reste du Monde !
    Les « autorités » malgaches prévoient une croissance de + 5,4% !. Elles sont fortes ces autorités malgaches !.
    C’est beau l’optimisme !.
    Bon courage amis malgaches !. Puisqu’on vous dit que vous êtes entre de bonne mains !.

  • 13 janvier à 10:21 | Isandra (#7070)

    « Pour Madagascar toutefois, la tendance à la croissance est manifeste sur le papier, puisque les autorités Malgaches prévoient un taux de croissance de +5,4% cette année si elle était en dessous de zéro deux années plus tôt, à cause toujours de la Covid-19 et de la récession économique mondiale. L’optimisme des dirigeants malgaches et leur perspicacité devraient ainsi transformer ces croissances en quelque chose de vraiment palpable au quotidien. Mais pour l’instant, la réalité semble être tout autre. »

    D’après le rapport de comptes nationaux publiés par Instat, le taux de croissance de PIB cumulé au 3 trimestre 2021, s’élève à 14%.

    En 2022, l’Etat veut mettre de paquets pour que les choses bougent, à part les plusieurs réformes, le volume d’investissements publics pour réaliser ces grands chantiers sera triplé.

    Les investissements publics, génèrent non seulement de la création d’emploi, mais, surtout, font augmenter le PIB.

    • 13 janvier à 10:46 | Tsisdinika (#3548) répond à Isandra

      Le taux de croissance trimestriel de 14%, partie d’une base négative en 2020, est à mettre surtout sur le compte du secteur privé, sans aucune aide d’un Etat déjà sous perfusion de fonds de solidarité. Si encore, il y avait une petite volonté à défaut de compétence, mais là encore, rien à espérer.

      Le secteur privé attend toujours un plan de relance sous forme d’une politique articulée en consultation avec toutes les parties prenantes. Cet interview du patron du GEM sur un média d’opposition (RFI) n’a pas pris une ride depuis sa parution novembre dernier.

      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211115-madagascar-le-secteur-priv%C3%A9-demande-en-urgence-une-politique-de-relance-post-covid

      Extraits :

      "En 2021, le pays a enregistré une récession de 2% et une inflation de 3% : « Entre 2020 et 2021, le PNB par habitant a baissé de 13%. Donc on continue à s’appauvrir. Il est important que le secteur privé et les autorités puissent se mettre autour d’une table pour envisager une vraie politique de relance, pour que très rapidement, dès 2022, puisque 2021 est déjà compromise, on puisse envisager des taux de croissance à l’ivoirienne, qui sont de l’ordre de 9%."

      "Le secteur privé a listé une série de mesures, qui pourraient impacter à court terme la donne. Augmentation des investissements publics dans les routes, urgence absolue de signer les contrats de construction des deux barrages hydroélectriques – en attente depuis 2016 – pour augmenter la capacité de production d’énergie du pays, mais aussi amélioration du climat des affaires : « L’investissement privé a été ralenti, parce que nous ne voyons pas aujourd’hui une réelle volonté des autorités pour faire en sorte que ces investissements privés puissent venir et s’implanter de façon importante et rapide à Madagascar."

      "Une autre difficulté est le monopole de la prise de décisions au plus haut sommet de l’État, confie le président du GEM. « Malheureusement, nous constatons dans plusieurs cas que les ministres en charge ne sont pas des décideurs et que malheureusement, beaucoup de décisions remontent au-dessus, avec le président de la République, ou on ne sait pas trop bien, ce qui fait que les prises de décisions tardent à venir."

  • 13 janvier à 10:38 | luczanatan (#321)

    "Les autorités malgaches prévoient"
    De l’investissement public avec l’argent des autres ( les prêts et dons)
    Quand les autorités comprendront que c’est le secteur privé qui tire l’économie ?
    Mais un secteur privé transparent qui paye des impôts...
    Et qui reinvestit dans le pays.
    Comment on dit "transparent" en malgache ?
    Ce mot est même je le soupçonne contraire à la culture malgache.
    C’est une des causes profondes du sous développement de ce pays.
    Essayez par exemple de trouver les bilans et comptes d’exploitation des 100 premières entreprises malgaches, essayez de trouver leur liste d’abord, puis leurs actionnaires, puis leur mode de gouvernance .
    Alors la planification sans moyens financiers...
    Veloma

  • 13 janvier à 15:45 | Albatros (#234)

    Pour info :

    Rappelons le différence entre le PIB (Produit Intérieur Brut) et le PNB (Produit National Brut).

    Le PIB.
    Avec le PIB, on évalue le montant de la richesse créée par les activités économiques d’un pays sur une période donnée, sans tenir compte de la nationalité des producteurs.

    Le PNB.
    Avec le PNB on calcule le montant des richesses créées par des acteurs économiques de même nationalité et ce quel que soit leur emplacement géographique.

    Ainsi la valeur du PIB de Madagascar dépend en parti des activités des compagnies étrangères qui "produisent" des richesse à Madagascar en faveur de leur propre pays. C’est le cas des sociétés exploitant pour leur compte le sous-sol de Madagascar.
    D’autre part, les trafics divers (Bois de Rose, Or, pierres précieuses, tortues...., ) ne créent pas de Valeur Ajoutée !. Donc ne favorisent pas la progression du PIB de Madagascar.

    Que produit actuellement Madagascar :
    - du ciment ?,
    - des câbles de téléphérique ?,
    - et les cabines qui vont avec ?,
    - du riz, en quantité suffisante, pour ses habitants ?,
    - des machines outils ?,
    - des transformateurs ?,
    - des tractopelles pour la construction des routes et leur entretien ?,
    - ........

    Je vous laisse compléter la liste des "Valeurs Ajoutées" malgache pouvant entrer dans le calcul du PIB de Dago !.

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