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mercredi 17 août 2022
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Economie

Rejet de la loi de règlement 2004

L’effet du point d’achèvement évoqué

vendredi 22 juin 2007 | Adrien R.

Le rejet de la loi de règlement de la Loi des Finances 2004 par la Chambre Haute continue à alimenter des conversations.

C’est pour la première fois qu’une loi de règlement de la Loi des Finances a été rejetée au niveau de l’institution législative malgache et ce, après le rapport de la Cour des Comptes. A rappeler que le 13 juin dernier les sénateurs se sont démarqués de leurs collègues de Tsimbazaza qui, le 23 mai 2007, ont disculpé l’Exécutif concernant le dépassement de plus de 1.611 milliards fmg dans les dépenses par rapport aux prévisions autorisées par les chambres législatives. En marge de ce rejet historique, des observateurs avertis ne manquent pas de faire le rapprochement du fait avec l’influence de nos bailleurs de fonds classiques, le FMI et la Banque Mondiale. Qu’on se le dise, l’exécution de ce dépassement exorbitant des dépenses publiques coïncide avec l’année où Madagascar a récolté la manne financière découlant de l’atteinte du point d’achèvement en 2004.

444 millions de dollars dans le cadre de l’IPPTE

Après l’atteinte du point d’achèvement, décidée le 21 octobre 2004 pour Madagascar, les institutions de Bretton Woods ont accordé dans le cadre de l’IPPTE (Initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés) une enveloppe de 444 millions dollars. Il s’agissait d’une étape importante ayant débouché à la décision du G-8 au mois de juillet 2005 de procéder à l’annulation de la dette extérieure de la Grande Ile. Notons que le montant total de la dette épongée pour Madagascar est, selon la Banque Mondiale, de 2, 213 milliards de dollars dont 1, 768 milliard de dollars sont attribués à titre de l’« Initiative pour l’Allègement de la Dette » (MDRI) tandis que 444 millions ont été accordés au nom de l’IPPTE.

De ce qui précède, les observateurs estiment que l’installation des 22 régions, la fréquence de remaniement gouvernemental et les passages cycloniques en 2004 qui, selon la version de l’Exécutif, comme étant à l’origine du dépassement en question, ne sont que la partie visible de l’iceberg. Pour les analystes, l’effet du point d’achèvement n’est pas si loin de cette histoire de dépassement des dépenses en 2004.

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