Le gouvernement accélère ses initiatives pour faire face à la crise énergétique. La JIRAMA a reçu l’ordre de procéder à l’acquisition de 18 groupes électrogènes auprès de Malmekhservice, une entreprise de droit russe. Cette opération, décidée dans le cadre de l’état d’urgence énergétique, sera réalisée sans appel d’offres.
Chaque équipement devrait développer une puissance de 1 mégawatt, selon les indications d’un technicien de la compagnie nationale. Les installations permettraient ainsi d’injecter 18 mégawatts supplémentaires dans le réseau interconnecté d’Antananarivo. Cette capacité pourrait compenser le déficit électrique actuellement constaté dans la capitale.
Le recours à une procédure exceptionnelle intervient après la prolongation de l’état d’urgence énergétique, décidée lors du Conseil des ministres du 29 septembre. Les autorités privilégient une acquisition rapide pour limiter les conséquences des interruptions répétées de l’approvisionnement électrique.
Une décision qui soulève des interrogations
L’attribution directe de ce marché à une entreprise russe suscite néanmoins des questions concernant les critères de sélection du fournisseur, le montant de la transaction et les garanties entourant cette acquisition. Ces éléments n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.
Cette opération intervient également dans un contexte de rapprochement diplomatique entre Madagascar et la Russie. Elle pose la question de la transparence des dépenses publiques, alors que les autorités de la Refondation affichent leur volonté de renforcer les mécanismes de contrôle et de combattre la corruption.
Pour les ménages et les entreprises, l’urgence reste toutefois le rétablissement d’une alimentation électrique régulière. À Antananarivo, certaines coupures atteignent quotidiennement quatre à six heures, parfois davantage. Les activités économiques, les commerces et les services essentiels en subissent directement les conséquences.
La saison sèche accentue les inquiétudes
L’arrivée de la période d’étiage constitue une difficulté supplémentaire. Une baisse importante des ressources hydriques pourrait affecter la production hydroélectrique, notamment à Andekaleka, et aggraver les tensions sur le réseau.
La situation rappelle les événements de septembre 2025, lorsque les pénuries d’eau et d’électricité avaient alimenté une contestation populaire majeure, portée notamment par la Génération Z, avant la chute du régime d’Andry Rajoelina.
Un an plus tard, les difficultés d’approvisionnement persistent, particulièrement à Antananarivo et Toamasina. Au-delà de l’achat des équipements, plusieurs questions demeurent : leur délai de livraison, leur installation, leur approvisionnement en carburant et leur coût d’exploitation.
L’efficacité de cette mesure dépendra finalement de la rapidité de sa mise en œuvre et de sa capacité à réduire durablement les délestages.
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Vos commentaires
Même qualité que leurs voitures lada ? Zero transparance sur cet acquisition ? Toujours pas de transition vers des sources d’energie durable ? Quelq’un a ecrit sur FB : ce n’est pas une refondation mais une refozation !
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Bonjour a tous,.
Espérons que cette opération réussisse tres vite.
Que sont devenus les gros groupes qui a aie.t. excessive le renforcement des Ponts de la RN2 pour leurs transferts a Tana ?
Le milliardaire Nigéria, Aligo Dangote, va installer une raffinerie à vocation africaine au Kenya.
Le maintien de l’énergie thermique n’est pas louable...admettons l’urgence (politique ?)
Mais par ailleurs :
Une raffinerie,infrastructure de base, serait souhaitable pour éviter la dépendance pétrolière.
QUOIQUE LES ENERGIES PROPRES ET RENOUVELABLES AURAIENT.DU ETRE PRIORISEES.(solaire,éolienne au nord et au sud)
Mais faute de mieux ,
ce projet kenyan permettra sans doute un approvisionnement à prix plus avantageux , en circuit court.
@ Vazaha
Le handicap du à l’abandon du ferroviaire,
pour le transport de matériau et matériel pondéreux..
"La JIRAMA a reçu l’ordre de procéder...sans appel d’offres". Du coup, la facture russe va augmenter et ceux qui importent le diesel vont pouvoir se régaler.
Aucune inspiration, même avec 365 jours d’ensoleillement.
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Nous sommes à Madagougou.
Contexte :
Une piqûre de rappel avant que les racailles sauvages venues d’ailleurs nous sautent dessus,
– le délestage en matière l’éléctricité et l’insuffisance chronique de l’approvisionnement en eau potable, constituent un" enfer au quotidien" que vivent l’ensemble de la population malgache actuellement : ménages, agents économiques....
– la JIRAMA représente l’un des plus importants risques budgétaires pour l’économie du pays. Ses difficultés chroniques pèsent lourdement sur les finances publiques.
– dont la tête accumulée globale est d ’un montant de 2500 mds d’ariary= 600 m usd ( source la cour des comptes)
– Faute de rentabilité, l’État malgache maintient la compagnie sous perfusion en lui injectant chaque année des subventions colossales, dépassant régulièrement les 800 à 1000 mdsar./an
– une situation explosive à laquelle la junte militaire n’est en rien comptable du GOUFFRE FINANCIER encore moins de la vétusté du matériel de la jirama, ni de la crise de la gouvernance et de la corruption inhérente à cette compagnie = les traits caractéristiques de l’ex présidence de Cédric RAJOELINA le mafieux
Les tenants du pouvoir ont fait un choix INCONTOURNABLE, en tte âme et conscience en dépit des interrogations d’une autre nature que peuvent se faire à l’idée certains forumustes ici, légitime ou pas !
Wait and see
"... A reçu l’ordre..."
La situation d’urgence est brandie comme un justificatif...
Mais ça n’empêche la nécessité de transparence eu égard aux pratiques mafieuses d’un certain Al Capone et ses amis "barons voleurs" du temps du Calife, pardon, du français Calife déchu...
De plus, l’implication de cette société russe me rappelle ce qui s’était passé avec la société russe Ferra Mining qui avait ravagé la société d’Etat "KRAOMA" à Brieville autrefois...
L’opacité autour de cette opération pose beaucoup de questionnement...
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