Le bureau du Syndicat des journalistes a lancé ce lundi 7 mai 2012 un ultimatum contre le ministre de la Communication, Harry Laurent Rahajason, ancien journaliste connu sous le pseudonyme de Rolly Mercia. Le président de ce syndicat, en la personne de Rocco Rasoanaivo, lisant un communiqué, a expliqué les raisons de cet ultimatum : « le ministre n’a jamais défendu la liberté de la presse à Madagascar et encore moins la cause des journalistes puisqu’il a toujours usé de la méthode de deux poids deux mesures. L’ultimatum va expirer ce mercredi ». Le ministre de la Communication est accusé de partialité à l’égard des organes de presse et fermerait les yeux sur de supposées dérives des organes de presse qui sont considérés proches du régime de transition. Par contre, selon toujours le syndicat, il fait fi des autres préoccupations de ceux qui ne sont pas proches du régime.
Le syndicat a ainsi rappelé les événements du 15 mai 2010, durant lesquels la station de radio privée Fréquence Plus a été assaillie par des éléments des forces de l’ordre. « Cela fait 2 ans que 2 plaintes ont été déposées sur cette affaire, dont une auprès des forces de l’ordre et une autre au Parquet. Pourquoi n’a-t-il pas été donné suite à cette affaire jusqu’à présent alors qu’il y eut des blessés et des dégâts importants ».
Rocco Rasoanaivo a annoncé lors de cette rencontre avec la presse, la participation active du syndicat des journalistes malgaches à la célébration du premier anniversaire de la station radio privée Free FM, le 13 mai prochain. Le syndicat soutient cette station radio qui est dirigée par Lalatiana Rakotondrazafy qui est accusée par Mamy Ravatomanga, PDG du groupe SODIAT, de diffamation et autres tels la diffusion de fausses nouvelles et d’incitation à la haine. Il est à noter que Lalatiana Rakotondrazafy est secrétaire général du syndicat et qu’elle a aussi déposé plainte contre le PDG du groupe SODIAT auprès du BIANCO.
Ensemble donc, la station Free.fm et le syndicat ont réclamé ce lundi la réouverture des stations radios et télés fermées par les régimes qui se sont succédés mais aussi l’octroi de nouvelles licences audiovisuelles ainsi que l’ouverture des enquêtes sur l’incendie et les actes de pillages dont ont été victimes la RNM et la TVM le 26 janvier 2009.
Recueilli par Bill







